Attention, outre la différence du veinage si le joint de collage se retrouve dans la pente ça risque d'être vraiment pas très beau, surtout sur un bois clair comme le frêne.
Alors oui mais attention si on commence a coller 2 épaisseurs différentes on s'expose à des risques de déformation assez important, ça commence à être la roulette russe.
Au vu de tous les éléments mentionnés, du bois consommés (car oui ça fera plus de pertes le collage) du temps que ça représente de bien faire les choses, est ce que chopper une bille d'épaisseur suffisante devient pas plus intéressant
?
Ce que l'on nomme "trait" ou son dérivé "art du trait" est en fait la géométrie descriptive associé à tel ou tel métier c'est bien pour ça que l'on parle de trait de charpente, de menuiserie, taille de pierre ou autres.
La seule différence entre la géométrie descriptive comme l'a définie Gaspard Monge et le trait de métier reside dans le fait que les tracés et donc les éléments que l'on fait apparaître sont propres a l'exécution d'un métier puisqu'ils serviront à la taille.
La géométrie descriptive est la base géométrique alors que la stereotomie ou le trait de menuiserie feront apparaître les assemblages, les traits de coupes, les génératrices permettant la taille...
Il s'agit pourtant des mêmes techniques de tracés nommées différemment. Je ne vois pas le côté ésotérique de ce qui se fait nommé art du trait, parcontre j'admets que certains vieux ouvrages demandent un peu plus d'attention pour être compris.
Pour exemple, tracé le volume d'une arrière voussure (Montpellier par exemple) en géométrie descriptive n'est pas si compliqué et relève d'un exercice de niveau moyen en taille de pierre, alors qu'en trait de menuiserie le tracé de l'arrière voussure est un exercice de très haut niveau.
Les goûts et les couleurs c'est propre à chacun, j'aime les couleurs mais c'est un peu vert pour moi 
Parcontre côté niveau menuiserie je dis bravo, assemblage chevillé, jeux sur la texturé... Chapeau ! C'est de la belle menuiserie.
Si je peux me permettre, je t'invite a travaillé sur tes quincaillerie à l'avenir, la même Ferré sur pivots ça prends une autre mesure !
C'est un peu dur a quantifier parce que j'ai perdu le fil à un moment mais je dirais qqles part autour de 600h de taille. Sans compter l'épure sur laquelle j'ai beaucoup ramé
Je comprends tout à fait ta remarque, ça a été assez dur de trouver un visuel qui allie une esthétique de mobilier qui me plaît et un défi technique de menuiserie ( je souhaitais travailler sur une surface non developpable ).
Au départ ça ressemblait plus a une bibliothèque traditionnelle et l'arrière voussure était sûrement plus discrète, en allégeant le meuble avec ce piètement plus aérien on arrive a ce résultat.
( A titre informatif cette pièce se retrouve avec pleins d'autres de tous métiers au musée du siège national de l'Union Compagnonnique qui se trouve à Versailles )
De ce que je vois de tes photos tu as acheté une planche d'avivé chêne.
Malheureusement ton vendeur n'a pas été honnête car théoriquement dans l'avivé tout le bois est exploitable.
La photo en bois de bout n'est pas claire mais il semblerait que tu sois en possession du coeur de l'arbre qui est inexploitable.
Tes gerces (=fissures) risquent d'évoluer dans le temps et donc celles qui ne débouchent pas aujourd'hui pourraient le faire a l'avenir.
Pour faire les choses bien il faudrait purger la moitié de ton plateau...
Tu peux toujours refendre, éliminer le coeur (une bonne partie au moins) et recoller en insérant de la colle dans les fentes en espérant que ça tienne dans le temps.
Ou retourner voir ton vendeur de bois et procéder à un échange
Qu'il y ai des gerces dans un plots c'est tout a fait normal.
Normalement lorsque l'on toise un plots on compte hors coeur et hors aubier. (Alors forcément la les acheteurs et les vendeurs placent pas au même endroit les limites.) Mais les éventuels défauts sont achetés ( noeuds, gerces...)
Et après le prix du cube dépend de la qualité de la bille.
Pour de l'avivé j'ai toujours appris que l'ensemble du bois vendu doit être exploitable donc une petite gerce ou un peu d'aubier dans un coin ça s'entends encore, mais la planche que tu as acheté n'entre pas dans les conditions de vente d'un avivé pour moi.
On paye plus cher l'avivé (quasiment fois 2 au cube) car justement on n'achète pas les éventuelles défauts présent dans une bille. ( Et ça se vends au détail aussi )
Comme via un forum c'est pas simple a expliquer.
J'oriente souvent vers le traité d'ébénisterie de Lucien Chanson pour se familiariser avec le cintré plan élévation je trouve ça plutôt bien expliqué. L'encyclopédie des métiers tomme 3 de l'association ouvrière traite aussi du sujet de façon assez claire il me semble.
Après il doit y avoir plein d'autres ouvrages qui expliquent le principe.
Ah j'avais mal saisis l'image de base, je pensais que ton plan de travail allait jusqu'à l'élément toute hauteur.
Ca change un peu la donne du coup.
Dans ce cas il faut être bien affleurant et au contact de ton élément horizontal de dressing. ( De ce côté tu visses direct sans jeu )
Et côté mur tu t'arrêtes à 10mm du mur pour permettre au bois de travailler et tu habilles le mur d'une genre de crédence de 20mm d'épaisseur De façon a couvrir le jeu laissé.
Parcontre il te faut des tasseaux assez conséquents pour soutenir ton plateau côté mur car il doit pouvoir accepter des gros trous oblongs.
Une moulure suivant un cintre peut bien entendu se raccorder avec une moulure droite sans subir la moindre déformation.
Lorsque l'ensemble est profilé à plat il n'y a pas de déformation à prendre en compte. Auquel cas la méthode des 3 cercles est une résolution géométrique parfaitement juste.
Mais il existe des cas de figures, selon le profil, ou le(s) fer(s) nécessaire au façonnage devront être différents entre le droit et le cintre pour avoir une section identique au final. Connaissant vos qualités de toupilleur, je ne pense pas avoir besoin de développer. Mais la encore le raccord se traite avec la technique des 3 cercles.
Tant que les 2 moulures a raccorder sont sur le même plan et la section identique alors la méthode des 3 cercles et valable.

C'est justement l'inverse qu'il se passe, ton pore absorbe beaucoup plus la teinte. C'est le problème des bois avec des grains grossiers.
Pour des teintes foncées une base d'ammoniaque permet d'avoir qqlchose de bien plus homogène.
L'application qui donne les meilleurs résultats à mon sens est de teinter avec de la mèche de cotton assez sèche prise dans un chiffon non pelucheux. Mais on peut avoir l'effet inverse c'est à dire garder des pores clairs et ne teinter que la surface. Ça demande un coup de main sur le côté "sec" de la mèche
Sinon on peut teinté directement son vernis ou alors vernir dans un 1er temps puis teinter pour éviter que le pore absorbe ou encore teinter plus claire, vernir, poncé la surface uniquement (les pores restent teintés clairs) et teinté la surface à la bonne teinte avant finition.
Dans tous les cas tu vas devoir faire des essais mais ça te donne qqles pistes
Théoriquement on dit de toujours opposé la nature de la teinte et du vernis ( solvanté vs hydro ) sinon le vernis redilue et emporte la teinte.
Moi je fais teinte solvantée et vernis PU (pistolet) généralement et j'arrive à avoir de bons résultats mais attention à isoler sa teinte avec un voile avant de vernir réellement.
EDIT : j'avais pas bien lu, si tu cherches justement un pore beaucoup plus marqué c'est normalement l'effet que tu devrais avoir avec une teinte appliqué mouillé. Je ne comprends pas pourquoi ça blanchi alors. Aurais tu une photo de cet effet blanc ?