Réponse du chatounet de chez Gepeto 
Très bonne question !
Ce que tu veux fabriquer s’appelle un rideau à tambour ou tambour de secrétaire (comme sur les bureaux à cylindre). Le principe est d’aligner des lattes fines les unes à côté des autres et de les coller sur une toile souple, qui sert de charnière invisible.
Traditionnellement, on utilise :
Toile forte de coton ou toile de lin épaisse : souple mais résistante, facile à coller.
Toile de jute fine (pas trop grossière, sinon ça frotte mal).
De nos jours, certains utilisent aussi du tissu polyester très solide ou même du ruban de fibre de verre pour plus de durabilité.
Points importants :
Colle : une colle à bois vinylique (type D3) suffit, car elle garde une petite souplesse.
Pose : on pose les lattes côte à côte sur un panneau bien plat, espacées d’environ 0,5 mm, face visible contre le panneau.
Toile : on applique la toile encollée sur l’arrière, on maroufle bien, et on laisse sécher sous presse.
Finition : certains artisans rajoutent une deuxième toile croisée (comme une doublure) pour plus de solidité.
Ainsi, la toile fonctionne comme une charnière continue, ce qui permet aux lattes de coulisser et de s’enrouler.
Petite astuce : pour que ça coulisse bien dans la rainure, tu peux cirer ou paraffiner légèrement la face visible des lattes et les glissières.
Veux-tu que je te fasse un schéma explicatif du montage (vue en coupe) pour mieux visualiser ?
Joli, mais de toute façon, ce n'est pas une oeuvre qui va traverser les siècles... Donc, pas besoin de l'encapsuler ou d'essayer de la momifier pour qu'on la retrouve intacte en 4025...
Laisse les trucs comme cela, c'est joli en bois brut, cela fait de l'effet, c'est bien. Si un bout d'écorce tombe, ben tant pis.
Ben, moi, c'est un peu par hasard et c'est à cause de mon fils, quand il avait 8 ou 10 ans....
Avant, j'étais cadre plutôt sup dans la finance et directeur commercial dans une filiale à l'étranger d'une grande compagnie d'assurance et je me suis bien éclaté.
Maintenant, depuis plus de 15 ans, je fabrique des télescopes pour les astronomes amateurs, en bois, avec du carbone, de l'alu, etc, et je m'éclate encore plus...
Un jour, mon fils tout jeune a fait une colonie de vacances dans le sud et on lui a montré les étoiles dans un télescope. Il est revenu en disant, "papa, je veux un telescope!".Je lui ai donc acheté un beau télescope et on a observé ensemble. Et l'astronomie est devenue ma passion.
Quelques années plus tard, j'ai construit un plus grand telescope en bois, en regardant sur internet comment faire. Je l'ai montré sur des forums, et on m'a dit, "c'est génial, est-ce que tu peux m'en faire un ?".J'étais toujours à Paris, et j'en ai fait quelques uns, en rentrant en province les week ends ou pendant les vacances. Et puis, un jour j'en ai eu marre des peaux de bananes dans les couloirs de la Défense, et j'ai dit, j'arrête, je m'installe dans mon petit village et je fais des télescopes! Je crois que j'ai été un précurseur parmi les "job outeurs"...
J'avais un atout: mon père était modeleur, travaillait le bois, et avait un grand atelier tout équipé. Donc, investissement initial 0 et pas d'emprunt. SI je me plantais, je ne perdais rien et je pouvais facilement reprendre le collier (la cravate...).
Finalement, je n'ai jamais remis la cravate, les commandes ont afflué car il y avait alors une demande insatisfaite et je n'ai pas arrêté depuis.
Donc, je n'ai pas fait de business plan ou d'analyse de marché (pourtant, je savais faire...), je n'ai rien calculé, je n'ai pas fait d'analyse SWOT ou autre, j'ai quitté Paris, et je me suis lancé, sans trop réfléchir. J'ai fait le contraire de tout ce que j'avais appris à l'école...
Par contre, j'ai toujours fait attention à être flexible, ne pas m'encombrer d'emprunts, et faire en sorte de tout pouvoir arrêter du jour au lendemain si cela ne marchait pas ou de pouvoir passer les moments difficiles de vaches maigres.
J'ai eu une grande chance: mon épouse qui avait fait 10 métiers auparavant, sans inclure les moments de galère, a toujours partagé mon approche, sait vivre de rien et m'a toujours soutenu.
Mon ancienne vie m'a quand même un peu servi: je parlais bien anglais et allemand, je savais faire du commercial et comment gérer un client, j'étais orienté internet, je savais faire du marketing soft, avoir une approche à la fois de niche et internationale et j'avais une vision.
J'ai divisé mes revenus par 10, mais au temps où je portais une cravate, je passais une demi heure chaque soir sous la douche pour effacer la crasse du monde que je côtoyais. Maintenant, je n'ai plus besoin, même avec la poussière de l'atelier...
Je suis resté un tout petit artisan, je n'ai pas développé l'activité en embauchant (là encore, rester flexible...), mais je vends un peu partout dans le monde, pas de gros volumes, de tous petits revenus, mais je m'amuse bien.
Poncer, pourquoi pas, mais c'est un travail énorme si on veut faire les choses bien (surtout dans les rainures). Le résultat risque de ne pas être très propre...
Vernir ensuite avec un vernis incolore, pourquoi pas, mais de toute façon, les vernis et le bois jaunissent sous l'effet des UV. Dans quelques années, ce sera pareil que maintenant.
Solution: changer de logiciel, et le remplacer par un qui te dira que c'est très beau tel quel.
Sais tu découper le mélaminé proprement sans faire d'éclat ?
Sais tu faire proprement les chants ?
Pour ce genre de design, il faut que cela soit impecable, que tout jointe bien, etc, etc. Sinon, c'est l'horreur.
Même remarque de Quatermite, dans un pays tropical, ce n'est sans doute pas la meilleure option de faire un placard tout fermé... Je me souviens encore de ma première année à Osaka au Japon, toutes mes belles cravates avaient moisi dans le placard... Mieux vaut mettre des portes à persiennes.
Ben, ça dépend...
Les 50 € en plus, c'est quel % du prix d'origine ? 5%, 10%, 30%... La réponse ne sera pas la même en fonction du surcout relatif.
Le mieux, c'est que tu en discutes avant toute chose avec le client, en lui disant, "voila, y a un truc, qu'est-ce qu'on fait ?"
Si le client sait ce qu'est un artisan, comment il travaille, et combien il gagne (pas grand chose), il sera coopératif.
S'il bloque, ben se sera pour ta pomme, car tu aurais dû mentionner que le devis est "fait en fonction de ton analyse en l'état, mais qu'il pourra varier en fonction de découvertes ultérieures et que les parties se mettront alors d'accord sur la suite à donner"
Le meilleur produit qui soit pour faire ce genre de chose, c'est la marque TALENT.
IL y a aussi les produits de chez SAVOIR FAIRE et EXPERIENCE.
Tu peux aussi rajouter un peu de poudre de chez FOLIE.
Tout cela se trouve dans les magasins de l'enseignes ARTISTES. Attention, ce sont des produits très difficiles à trouver.
1- Attention, dans le cas 1, si l'appui central supporte 1,25q, les appuis aux extrémités n'ont à supporter que 0, 375d.
Donc, certes, l'appui central doit être plus "fort", mais on gagne sur les deux autres appuis.
Au final, pas certain que l'un ou l'autre solution soit plus "économique".
2- D'autre part, je suis très intéressé à voir les éléments de démonstration et de calcul permettant d'obtenir ces résultats.
Ces vieilles charpentes étaient faites pour supporter ce qu'elles devaient supporter, et pas plus, d'autant plus que c'était sans doute une grange, donc pas un truc où des gens vivaient.
Dès l'instant où on veut y rajouter tous les éléments du confort moderne, isolation, etc, etc, et que l'on veut vivre en sécurité dessous, cela devient très problématique.
Question à poser à un expert de ce genre de vieille construction, et pas à un simple charpentier moderne.
Le tilleul, ce n'est pas du chêne ou du hêtre. C'est un bois très tendre, et normalement, on ne fait pas vraiment de meubles avec. On l'utilise pour la sculpture, les petites choses. J'en ai plusieurs plots, et je l'utilise pour faire de petites boites, des objets de déco, etc.
Donc, tu n'as pas besoin de grandes planches parfaites. Même s'il est gercé, même s'il est taché, tu vas trouver de beaux morceaux pour t'amuser.
Pour des kumiko, c'est parfait.
Par contre, le prix est de la rigolade. Le proprio l'a laissé 3 ans couché dehors, et maintenant, il en voudrait 250 €/m3 ?
Proposes lui de le débarrasser gratos. C'est ce que cela vaut.
Il faut savoir que le tilleul ne vaut presque plus rien. Autrefois, il y avait de la demande pour les modeleurs, mais ils n'utilisent quasiment plus le tilleul. Donc, plus de demande importante, sauf pour les sculpteurs, mais c'est pas énorme, donc, prix en chute libre
Sinon, Deboisec vend du tilleul en petits volumes. Sauf si tu fais du kumiko en quantité industrielle, c'est sans doute le plus intéressant...
Pour le noyer, je récupère les bois de lit chez Emmaus. 10 ou 20 euros un lit complet, y a du bois à récupérer pour pas cher...