Pour l'arrêt du Sintobois FIN, ça se confirme : chez Setin il est passé en "article en fin de vie", et sur Amazon FR c'est "indisponible" depuis un bon moment. Plusieurs fournisseurs pro sont en rupture sans date de réappro.
Medalegno a déjà bien couvert les alternatives. Juste quelques précisions :
Le Blanchon Mastic Bois Polyester (bi-composant avec durcisseur BPO, pas celui à l'eau que tu as déjà testé) est probablement le plus proche en comportement : séchage 20 min, sans retrait, ponçable. Attention c'est un grain un peu moins fin que le Sintobois FIN, mais pour de la menuiserie courante ça reste très correct. Disponible en plusieurs teintes chez les négociants pro.
Surgand fait aussi un polyester bi-composant correct, fabrication française (Cernay, Alsace). Grain standard, pas fin. Pour du travail de finition type moulures, il faudra un ponçage un peu plus poussé qu'avec le Sintobois FIN.
La piste Würth est intéressante : leur mastic bois bi-composant sans styrène (nouvelle génération) a une bonne ponçabilité et une adhérence solide. Par contre accès réservé aux pros via leur e-shop ou en Proxi Shop.
Salut Manitoba,
Beaucoup de bonnes choses ont été dites ici, je vais essayer de ne pas trop répéter. Je suis ébéniste, et aujourd'hui je fais un mélange de mobilier sur mesure et d'agencement ; exactement le croisement que tu décris.
Sur le choix CAP menuisier fabricant vs ébéniste, je rejoins plutôt JulesL et Rob1dbois : la base menuiserie te donne un socle plus large et plus exploitable au quotidien. Et le point d'EstOuest sur la décennale n'est pas un détail ; c'est un verrou qui peut te fermer la moitié de ton marché potentiel si tu pars sur le CAP ébéniste seul. Quand tu es à ton compte et que tu veux pouvoir poser un meuble vasque encastré, fabriquer un dressing sous rampant ou intégrer une bibliothèque dans un mur existant, c'est du bâtiment. Sans la bonne qualification, aucun assureur sérieux ne te couvrira.
Là où je veux apporter un truc que personne n'a mentionné, c'est sur la réalité de ton modèle à 40% artisan + 60% ingénieur. Je ne vais pas te décourager, c'est même plutôt malin comme approche. Mais sois lucide sur un point : à 40%, tu ne peux pas faire du mobilier d'art. Pas parce que tu n'en serais pas capable, mais parce que les délais de fabrication d'un meuble ébénisterie pure ; avec placages, finition au tampon, marqueterie — sont incompatibles avec deux jours par semaine. Tes clients ne t'attendront pas trois mois pour une commode.
En revanche, du mobilier massif en bois local, de l'agencement soigné, des cuisines, des bibliothèques ; ça, c'est tout à fait faisable en complément d'activité. Et c'est là que le CAP menuisier fabricant te sera beaucoup plus utile au quotidien.
Dernier point : tu parles de Fusion 360, et c'est un vrai atout. La plupart des artisans de ma génération dessinent encore à la main ou sur SketchUp. Savoir modéliser proprement en 3D avec un outil paramétrique, c'est un avantage commercial énorme face au client — tu peux montrer le rendu, ajuster en direct, et ça inspire confiance. Ne sous-estime pas ce que ton parcours d'ingénieur apporte au métier.
Bons copeaux et bon courage dans ta démarche.
Bonjour,
Les deux réponses précédentes se complètent bien. Juste un point sur l'ordre d'intervention, parce que sur une porte d'entrée ça vaut le coup de procéder méthodiquement :
- D'abord vérifier l'usure des paumelles. Sur ta photo du bas, on voit des traces de contrainte autour de la paumelle inférieure ; c'est elle qui encaisse l'essentiel du poids. Ouvre la porte et soulève-la par la poignée : si tu sens du jeu vertical (même 2-3 mm), les axes des paumelles sont usés et la cale ne sera qu'un palliatif temporaire.
- Ensuite, la solution de Paul26 avec les cales fonctionne bien pour rattraper l'affaissement si les paumelles sont saines mais se sont simplement « couchées » sous le poids. 7 mm derrière chaque paumelle, c'est cohérent avec ce que je vois sur tes mesures.
- En dernier, le réglage des galets excentriques comme le suggère Germain — une fois la porte remise en position correcte, tu ajustes la compression du joint sur tout le périmètre.
Si tu fais l'inverse (régler les galets avant de corriger l'affaissement), tu vas compenser un défaut de positionnement par un excès de compression en bas et un manque en haut.
Bonjour,
Beau projet bien dimensionné. Quelques points concrets sur tes interrogations :
Sablière et poteaux 100x100 ; pour une portée de 4,93m entre poteaux, du 100x100 en douglas ou pin traité classe 4 est suffisant. Pour la liaison poteau/sablière, une entaille à mi-bois + boulons tire-fond M10 est la solution la plus solide en autoconstruction. Les sabots métalliques type Simpson sont une alternative plus rapide mais moins esthétique.
Chevrons : sans toiture ni charge de neige/vent significative, du 63x150 en douglas tous les 60cm suffira largement pour une pergola ouverte de cette largeur. Pour la fixation côté mur, une panne muralière (LVL ou bois massif 80x160 minimum) chevillée dans la maçonnerie tous les 60cm est plus propre et solide que des sabots individuels.
Contreventement : avec des poteaux en pied fixés sur platines métalliques, prévois des jambes de force à 45° en about de sablière (section 80x80 minimum, assemblées à tenon/mortaise ou à mi-bois). Sur une longueur de 7,47m ça limitera le balancement.
Assemblages : avec ton CAP ébéniste, un tenon mortaise sur les angles poteaux/sablière te donnera un résultat propre et durable. Sinon les équerres Simpson en complément d'une entaille restent très fiables.
Bon chantier !
Salut Jean-Baptiste,
Beau choix la Felder AD531, c'est du solide !
Pour les fers jetables, c'est un peu le débat éternel... Perso j'ai eu le même ressenti que toi, sur du bois un peu dur (chêne, hêtre) ça s'émousse quand même plus vite que des fers classiques qu'on peut réaffûter. L'avantage c'est la facilité de changement, tu retournes le fer et c'est reparti, pas besoin de galérer avec le réglage.
Après pour le passage en fers classiques, faut voir si Felder propose un arbre compatible pour ton modèle. De mémoire c'est pas donné, faut compter dans les 400-500€ minimum pour un arbre porte-fers classique, voire plus selon la config. Le mieux c'est de contacter directement Felder ou un revendeur pour avoir un chiffrage précis.
À voir si ça vaut le coup selon ton utilisation. Si tu rabotes occasionnellement ça reste rentable de rester en jetables, par contre si tu passes du volume ou du bois dur régulièrement, les fers classiques réaffûtables c'est un autre confort sur la durée.
Bonne journée à toi !
Bonjour,
Pour répondre à Down sur la puissance : en usage courant bois massif et dérivés, la puissance brute change peu de chose sur un 216mm. Ce qui compte davantage c'est le frein de lame (sécurité et confort d'utilisation), la qualité du guidage de tête et la précision des butées d'angle.
Sur les gammes Makita et DeWalt en 216mm, la différence de prix entre modèles correspond surtout à des fonctions supplémentaires : double glissière vs glissière simple, laser intégré, frein électronique. Pour un usage pro en atelier fixe, la double glissière vaut vraiment le surcoût — elle permet les coupes larges sans avoir à décaler la pièce.
Le conseil d'Erasmus sur le traîneau est pertinent pour la précision absolue, mais pour du débit quotidien sur chantier ou en atelier, une bonne scie à onglet reste irremplaçable en rapidité.
Bonjour,
MartMan a bien posé les bases avec les références leboncoin. Un point complémentaire : pour les frais annexes (électricité, téléphone), la prise en charge par la société est généralement plus simple à justifier que le loyer ; garde bien les factures et applique un prorata usage pro/perso documenté.
Pour le loyer, un bail de mise à disposition rédigé par un notaire ou un avocat coûte quelques centaines d'euros mais te protège vraiment en cas de contrôle ; c'est le genre de dépense qui vaut le coup sur ce type de montage.