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Pierro

Partie #1 - Meuble de SDB sous vasque en frêne

par Pierro 

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Partie #1 - Meuble de SDB sous vasque en frêne

Bonjour amis boiseux,

Je me suis lancé, il y a ... hum, je n'ose vous l'avouer réellement... enfin, l'histoire ne retiendra qu'à la demande de ma chère et tendre, je m'y suis remis très sérieusement au mois d'avril 2016.

Bref, je me suis lancé dans la construction d'un ensemble de :
- 2 meubles de SDB en frène, l'un sous vasque (pierre naturelle plate), et l'autre sous forme de colonne
- 1 miroir

Je mettrai à l'occasion un scan des plans (format papier), étant sous linux, pas de sketchup ... et puis, j'aime bien bosser avec un crayon et une gomme, même si je suis particulièrement, mais particulièrement nul en dessin, croquis etc ... c'est en faisant qu'on apprend ! alors, j'apprends.

Dans ce pas à pas, je vous présenterai quelques étapes de la réalisation. Je ne pense pas toujours à prendre des photos. Promis, je vais faire des efforts.

L'essentiel est réalisé à la main. Les étapes de sciage et corroyage sont réalisées à la SAR et la dégau/rabot.

Le bois provient d'un frêne de 1m30 de diamètre, pas loin de 400 ans, peut-être plus ... particulièrement dense, car dans le Vercors, les arbres prennent leur temps pour grandir 😏

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Sciage des plateaux

J'ai acheté via mon ami scieur du Val de Lans, dernière scierie locale, quelques plots de frène, en vue de différents projets. L'arbre a poussé très lentement sur Autrans, et présente de jolies couleurs qui vont d'un blanc-jaune au rose.

C'est un frêne "olivier".

Certains plateaux ne sont pas très jolis, remplis de défauts. Il faut faire avec, en acceptant parfois quelques morceaux limites. Un vrai casse-tête pour optimiser les coupes.

Certains plateaux pèsent plus de 150 kg. Même à deux, les premères coupes sont compliquées ... parfois je fais une première coupe à la main, pour alléger la bête.

Le meuble est destiné à une pièce humide. J'ai du coup pris le plus de soin possible à choisir des bois en fonction de leur destination :
- quartier : pour la structure (ici, essentiellement les pieds)
- dosse, contre-dosse pour les tiroirs, fond de tiroirs, panneaux ...

Pour ceux qui veulent plus d'infos sur les débits.

J'ai du mettre trois jours pour faire mes premiers traçages, découpes ... puis, après 2 semaines d'attentes, encore bien 2 jours pour corroyer toutes les pièces.

L'hiver arrivant, j'ai tout stocké bien à plat, et surtout sanglé ... malgré tout, après 6 mois, certains morceaux sont repassés à la dégau.

J'ai du revoir mes cotes, en particulier la longueur de mes tenons (car, j'ai du reprendre la taille des pieds) ... rien de méchant ! J'apprends de mes erreurs.

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Montage de la structure du meuble sous-vasque

L'été dernier, nous avons (enfin) fini la chambre et SDB du "bas". Après ces long mois de travaux, il était temps de se mettre à fabriquer les meubles qui allaient dans la SDB !

La maison est vieille, et nous sommes très loin d'avoir fini les travaux. Mais j'ai en projet de m'attaquer cet été à la SDB du "haut" ... or, pour la faire, il faut que celle "du bas" soit opérationnelle ... bref, de plus en plus de pression pour réaliser ces meubles, en particulier celui "sous-vasque".

Le meuble est relativement simple en terme de conception : 2 tiroirs sur glissière de marque Hettich, eux-même comptant chacun un tiroir "à l'anglaise", mais je ne suis pas sûr de cette terminologie en fait.

Les façades des tiroirs viennent en applique, et je pense réaliser une sorte de biseau à 45° dans le haut de la façade pour poignée.

J'ai commencé par faire les montants des 2 côtés, puis les traverses, avant de m'attaquer aux 2 tiroirs.

26 mortaises au programme.

Les tenons du haut et du bas sont à épaulement, ce qui permet de renforcer la structure.

Une fois les côtés réalisés, j'ai tracé et mortaisés les pieds.

En façade, il y a 4 traverses :
- 2 en haut, qui s'emboîteront l'une dans l'autre
- une au milieu
- une en bas, mais dans le sens de sa largeur, d'où le "double tenons".

A l'arrière, ce sera plus simple, pour des raisons de "logistique de tuyauterie" ... en gros, pour laisser la place à ce qui fait qu'un meuble sous vasque ait une vasque.

Il y a donc une traverse basse assez large (double tenon à épaulement central), et une haute.

Chaque tenon à ajuster à sa mortaise. L'occasion de sortir deux outils géniaux :
- la guimbarde, outil génialissime pour ce gendre de travail
- le guillaume pour les finitions d'épaulement et pour garantir l'équerrage

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Premiers panneaux

En parallèle de la réalisation de la structure, j'ai réalisé des panneaux pour les côtés : 4 panneaux, qui sont issus de la même planche refendue en hauteur afin de jouer sur un effet de symétrie.

Les panneaux font un peu moins de 1cm d'épaisseur, 3/8ème de pouce pour être exact ... les joies des mesures impériales ! Mon bouvet vient de Grande-Bretagne ... je m'adapte !

Pour limiter les travail post-collage, j'ai également réalisé une très fine rainure avant assemblage et apporté une fine languette (3mm max). Cette opération limite le risque de désafleurement, et permet de passer rapidement à la finition du panneaux, dans l'ordre :
- rabottage au Stanley N°3
- Stanley N°80 (encore une superbe invention)
- racloirs fin
- papier de verre 240

La recherche de l'établissement idéal sera très rapide ... et le résultat global à la hauteur de mes espérances. J'adore travailler cette essence de bois.

Oups, j'anticipe l'étape suivante : la fabrication des tiroirs.

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Focus sur une technique très particulière : l'embrèvement à queue d'aronde

Avant de vous parler des tiroirs, petit focus sur une technique un peu particulière, que j'expérimente ici. J'avais déjà pratiqué l'embrèvement avec une demi-queue d'aronde (1 bord droit, l'autre avec un biseau). Je n'ais jamais expérimentée la version complète ... et, c'est vraiment extra en terme de tenue.

Donc, voici un petit "focus technique", sur l'embrèvement à queue d'aronde :

Les deux tiroirs sont larges (77 cm), et les bois les constituants peu épais (14 mm en façade avant et arrière et 9 mm en côté). Du fait de la façade rapportée, j'avais peur que les tiroirs cintrent en leur milieu.

Pour limiter ce cintrage, j'avais pour idée au départ de n'ajouter qu'une traverse sous le tiroir, de l'épaisseur différentielle entre le fond du tiroirs et le bas de rainure. Cette traverse aurait été taillée en queue d'aronde.

Si elle limitait le cintrage à la base du tiroir, rien n'empêchait la déformation du haut, d'où vient le principal effort lors de l'ouverture du tiroir. D'autant plus que la poignée devrait être intégrée à la façade rapportée.

Bref, je me suis lancé dans une technique que je n'avais jamais expérimentée auparavant, en tous les cas sur cette version.

Il s'agit de la technique de l'embrèvement à queue d'aronde arrêté. Bon, ok, j'ai aussi fait la traverse de dessous ... mais plus pour une question esthétique.

Après avoir testé la méthode sur une pièce d'épicéa, je me suis lancé.

J'ai commencé par réalisé la partie mortaise. Je crois que c'est essentiel ici, de bien repéré à la fois le bord fini, mais aussi la partie la plus étroite de la mortaise.

Je trace tout d'abord un trait d'équerre sur les deux façade de tiroir qui seront associées par cette pièce de bois supplémentaire, en leur milieu.

Je repère également l'arrêt de la mortaise (partie haute) au trusquin, que je garde règlé afin de reporté cette dimension sur la partie tenon (pour "arrêter" la queue d'aronde, et faire ce petit épaulement que l'on voit sur la 1ère photo).

Avant, j'aurai tracé et découpé un support/guide 1:7 (ce qui correspond à une sorte de triangle rectangle où le petit côté fait 1 cm et le grand fait 7 cm ... ce qui correspondra à la pente de la queue d'aronde.

Ce guide servira à la fois pour scier les bords de la mortaise, mais aussi quider le ciseau à bois en respectant assez précisément l'angle de la queue.

Donc, une fois tracé, je mets un coup de scie à dos bien aiguisée, et j'évite d'aller trop loin, en ayant préalablement pris soin de mesurer et tracer avec un second trusquin la profondeur de ma queue d'aronde.

Second trusquin ?

Oui, car c'est utile pour reporter cette mesure lors de la fabrication de la partie mâle de la queue d'aronde, le tenon. Le trusquin permettra de mesurer, sans mesurer ... et donc pas d'erreur.

Le coup de scie se fait avec la scie contre le guide en bois (guide toujours à l'extérieur). Je ne sais pas si c'est la meilleure méthode, en tout cas, elle fonctionne ici très bien, et le résultat est limite "trop" précis : beaucoup de frottements.

On évide la queue, comme on fait une mortaise. N'ayant pas de guimbarde miniature, je m'en fait une avec un ciseau et un tasseau à la méthode de Paul Seller.

Une fois terminée, il faut passer à la partie tenon, assez simple car réalisée au ciseau : le bois n'étant pas assez épais pour avoir une prise de scie franche.

L'angle de la queue d'aronde aura été tracé avant pour le respecter.

On peut également réaliser un gabarit, mais n'ayant que 2 morceaux à réaliser, ça va assez vite à la main.

Enfin, pour terminer, il ne restera à réaliser que la traverse sous-tiroir, avec 2 queues d'aronde traversantes.

Pour ce genre de travail, je préfère réaliser d'abord la partie mâle, puis je reporte le tracé exact, sous le tiroir monté, et traverse mise parfaitement déquerre.

Et le résultat dans le premier tiroir 😂

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Tiroirs à l'anglaise

Tout d'abord, je tiens à m'excuser si le terme n'est pas le bon. Pour moi, un tiroir contenu dans un autre est dit "à l'anglaise".

Chacun des 2 grands tiroirs a un petit tiroir à l'intérieur, supporté par des glissières en frêne.

Pour construire ces 2 tiroirs, j'ai utilisé une autre technique d'embrèvement, mais celle-ci, classique, sans queue d'aronde.

Mais avant de réaliser les embrèvements, il faut tout d'abord faire les tiroirs (ici queue d'aronde recouverte, puis la rainure pour le fond.

Le fond est un CP de 5mm, pour aller un peu plus vite, car je n'avais pas de planchette suffisamment épaisse pour le faire en frêne.

Une fois le tiroir réalisé, je m'attaque aux embrèvements. Le travail se fait exclusivement au ciseau et au ciseau.

Pour ne pas se planter, la technique est très simple :
- mettre les 2 planchettes opposées du tiroir à plat, l'une contre l'autre, de manière symétrique
- tracer un premier trait perpendiculaire sur les 2 planchettes

On ne trace pas les 2 bords en même temps, c'est le meilleur moyen de faire un embrèvement trop lache.

  • tracer au "couteau" (par ex)

    d'abord doucement une, puis 2 passes, puis à partir de la 3ème, on appuie de plus en plus fort.

  • au ciseau, le plus large possible, biseau vers le haut, on fait sauter les petits copeaux.

  • une fois à niveau, on place la planchette de séparation dans ce "trou", afin de marquer très précisément le côté opposé

  • puis, même méthode ... compter 7 à 10 min par embrèvement.

J'ai également fait un épaulement, pour que l'embrèvement soit "invisible"

Une fois réalisé, la "séparation" doit tenir toute seule sans collage.

Donc, pour un tiroir, j'ai réalisé 4 embrèvements. Pour le second, j'en ai fait également 4, mais avec ici, un montage en "T".

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Tiroirs sur glissières

Une fois la structure montée à blanc, je me suis lancé dans les tiroirs.

Le bois a été établi préalablement, en parallèle de la construction de la structure. Les panneaux pour le fond des tiroirs ont été également réalisés avant.

Ces panneaux sont composés de 2 planches de env. 9,52mm (toujours la fameuse mesure impériale : 3/8ème), avec une languette de 1/8ème de pouce environ 3mm.

Les 4 façades sont plus épaisses que les côtés. J'ai utilisé un gabarit pour une fois, et pour aller un peu plus vite.

Le résultat fait un peu "industriel" mais est vraiement précis. Petit inconvénient tout de même, il laisse 1mm côté mortaise car la fraise est ronde. Voila ce que c'est d'utiliser une fraise avant la saison ;-) .

Bien entendu, que ce soit à la main, ou à la machine, il faut recaler les coupes, pour assurer une perpendicularité parfaite. Ce geste devient vite une habitude, et avec un rabot bien aiguisé, en 2 ou 3 passes, c'est fait.

Le travail sur les fonds est assez classique une fois collé, je laisse sous presse au moins 12h, puis :
- enlever le gros de la colle au ciseau
- rabot stanley #4 fin (en diagonale)
- rabot stanley #3 très fin (idem)
- stanley #80
- racloir
- papier de verre 240 à la cale à poncer dans le sens des fibres

Les rainures sont réalisées au bouvet à combinaison (Stanley #55). Ce travail est rapide, mais nécessite un fer ultra bien aiguisé. D'ailleurs, j'ai une pierre d'affûtage à porté de main, pour le faire avant et après, à chaque fois. 2 p'tit coups, et c'est prêt.

Pour faire tenir les glissières, je n'ai pas suffisamment anticipé ce pb dans la conception de mon meuble.

J'ai constitué un petit cadre avec 4 tenons/mortaises simples, chevillées à la tire. Ce cadre sera fixé directement sur la structure, par 4 visses, cachées par des bouchons.

Je sais, c'est très moyen, surtout vu le travail réalisé avant ... mais il me fallait assurer parfaitement l'alignement au 1/10ème de mm ... du coup, j'ai préféré cette solution qui m'a semblé simple.

Avec du recul, j'aurai du insisté auprès de ma chère et tendre, pour faire des glissières en bois.

Avez-vous remarqué le petit carré dans la 3ème photo au dessus ?

Allez, je fais une pose "jeu" dans ce pas à pas pour vous faire deviner pourquoi ... 😏

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Un ptit bouchon dessous le meuble

Quel millésime ce meuble ! 😏

Le meuble sera donc dans une SDB, enfin, une pièce où il y a aussi un espace SDB. Pour éviter tout risque de remontée par capilarité, je me suis dit de mettre sous les pieds du meuble, une plaque de liège.

Il n'y a pas longtemps, j'avais échangé avec un de mes étudiants sur le recyclage des bouchons de vin, d'où une petite idée d'associé ce meuble et quelques bouchons ...

J'ai donc collé entre eux 4 bouchons, avec au centre un bouchon équarri. Pour les tenir, n'ayant pas de serre-joint adapté, j'ai utilsé des morceaux de chambre à air de VTT, pour maintenir le collage.

Puis, je découpe à la scie à ruban, mes 4 "patins" de liège. Je les collerai directement sous les pieds.

Découpe à la scie à ruban, en utilisant des cales.

Et après discussion avec mon père, je décide de tester la résitance à l'humidité avec un bout de frêne de même épaisseur et même dimension. Je plonge les 2 morceaux dans l'eau 30 sec, puis je mesure l'humidité à 30 min, 2h, et 4h ...

Bon, ben ... va falloir que je revois mon idée de départ, le liège ça ne le fera vraiment pas !

Pourtant je me disais que ça reste hermétique, plus ou moins avec les bouteilles de vin ...

Tant pis pour le recyclage de bouchon, ça pourrait aller pour d'autres meubles, comme un lit par ex !

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Avant collage de la structure, puis collage

Dernier montage à blanc ... pour repérer le trous des chevilles dans les tenons : je cheville à la tire, c'est à dire, que je crée un léger décalage de 1mm entre le trou dans la mortaise, et celui du tenon.

Concrètement le trou du tenon est décalé vers l'épaulement, afin que la cheville agit sur ce dernier et le tire littéralement dans la mortaise.

Cette technique est assez ancienne, et permettait de se passer de colle.

Avant le monatge à blanc, je repère tous les tenons qui seront chevillés, et où il faut percer. Je perce les trous (ici, non débouchant) au forêt de 6mm (perceuse à colonne pour assurer la perpendicularité).

En parallèle, je refais un stock de chevilles car il m'en faudra 26 + 3 ou 4 au cas ... le au cas, sert. On n'est jamais à l'abris d'une cheville qui casse ... et ce n'est pas au moment de coller, qu'il faut refaire des chevilles.

Donc, pour assurer que ça tire, je monte à blanc le meuble, avec serre-joint. Je place le forêt de 6mm dans chaque trou, puis un petit coup de marteau suffit pour repérer le point qu'il faudra décaller de 1mm vers l'épaulement.

Je redémonte le meuble et perce en décallage les 26 tenons.

Pour éviter que le forêt soit "mal" guidé, je mets un coup de pointe carré avant.

Les 4 panneaux sont vernis 3 couches, et poncés au 240 à la cale à poncer.

L'ensemble des pièces sont repérées, puis elles passents toutes au racloir et au 240 également. Cela me facilitera le travail de fond après collage.

Avant de coller, je dispose les pièces au sol, dans l'ordre dans lequel elles seront montées.

C'est à ce moment, qu'il faut souffler un grand coup ! Le collage, c'est toujours un grand moment de stress et de solitude immense. Il faut être à la fois concentré, rapide, pas de gestes stupides, concentré (ah, je l'ai déjà dit) ... mais c'est le mot qui résume l'état d'esprit ce cette phase.

Tous les serre-joints auront été disposés avant à la bonne dimension, histoire de ne pas se planter.

Et c'est parti ! 18 serre-joints plus tard ...

Avant de serrer le dernier coup, il faut aussi cheviller ...

Cette étape est assez rapide, quand tout se passe bien. 24h plus tard ...

Il faut ajuster les petits désafleurements ... de l'huile de coude ... et de longues heures pour enlever les éventuelles traces de colle.

Je ne sais pas vous, mais je trouve qu'il est plus facile d'enlever un petit tas de colle non essuyé, qu'une plaque de colle essuyée au préalable, durant le collage ???

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Fin de préparation des tiroirs

Une fois les tiroirs terminés, et ajustés à blanc, je m'attaque à finaliser les glissières intérieurs.

Elles sont constituées de 2 planchettes de la longueur intérieure du tiroir, et de 3cm de hauteur. Elle repose à la fois sur la traverse avec l'embrèvement à queue d'aronde, et 2 petite cales de même épaisseur.

Ici l'intérêt principal est de facilité la mise en oeuvre.

Passage rapide au racloir, puis ponçage manuel au 240. Et c'est parti pour une petite séance rapide de collage.

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Vernis

Je n'ai pas de photo de cette phase là, donc peut intéressant dans ce pas à pas.

Ceci dit, quelques retours sur ce que j'ai employé.

J'ai verni avec un produit V33 de la gamme "PureProtect", avec moins de 4gr de COV/l, à base de résines naturelles.

Ce vernis est sec au toucher assez rapidement et tire plutôt bien. J'ai passé 5 couches sur la structure, et 4 sur les tiroirs + 1 cinquième couche sur la façade.

Entre chaque couche, j'ai pris soin de bien poncer à la main, au P240 usé. C'est juste histoire de rendre lisse et soyeux le contact du bois. Les fibres relevées par le vernis, sont recouchées.

Ce n'est pas ce que je préfère faire. Cependant les finitions valorisent aussi le travail réalisé et les nombreuses heures à bosser !

Ça sent la fin de cette première partie..

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Lancement de la créa

C'est par ici !!!

Merci à tous ceux qui ont suivi ce pas à pas, pour vos conseils et encouragements.

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Contenus associés

On en parle ici

Pierro a publié le pas à pas "Partie #1 - Meuble de SDB sous vasque en frêne".il y a 7 mois
Pierro a publié l'article "Montage de la structure du meuble sous-vasque".il y a 7 mois
Pierro a publié l'article "Premiers panneaux".il y a 7 mois
mattlalielouise
 

D'abord merci pour ce pas à pas, il n'y en a pas assez je trouve.
Impatient de voire la suis, ça sens les beau meubles en perspective.

Ensuite pour SketchUp sous GNU/Linux c'est possible avec win, la ou j'ai eu le plus de soucis c'est pour installer les bon microsoft framework mais après cela ...

Pierro
 

Merci @mattlalielouise Je dois bientôt faire une montée de version de ma distrib (fedora), j'en profiterai pour tester. Après, il faut que cela me serve vraiment ... l'intégration des fiches de débit est une option assez intéressante.

Pour le pas à pas, tu as raison. En même temps, prendre des photos de chaque étape, ou des vidéos (encore mieux), il faut y penser. Dans le feu de l'action, je zappe cette étape trop souvent, et c'est dans l'écriture du pas à pas que je m'en rends compte.

Pourtant, certaines étapes sont ultra importantes ... surtout quand on débute, comme recaler ses débits pour assurer un équerrage parfait ... ou d'autres sont intéressantes : faire un embrèvement à queue d'aronde par ex (prochaine étape que je vais décrire dans ce pas à pas), ou d'autres présentent l'usage d'outils que l'on a tendance à oublier avec les machines : faire une rainure au bouvet, ça prend parfois moins de temps que règler sa machine !

Merci à toi ! Et puis, tous les conseils, commentaires sont bons à prendre, c'est aussi comme ça qu'on progresse.

niconathy
 

Il est chouette ton frêne! Moi aussi les projets durs un peu trop dans le temps. Il faut jongler avec les enfants, le taf, la maison, ...
T'es panneaux sont magnifiques.
Je vais suivre pour me délecter.

Pierro a publié l'article "Focus sur une technique très particulière : l'embrèvement à queue d'aronde".il y a 6 mois
Pierro
 

Voila, je viens de finaliser un article de plus sur la technique de l'embrèvement à queue d'aronde (ici arrêtée par un petit épaulement)... Bonne lecture, et merci de vos conseils si vous connaissez d'autres méthodes ou des compléments de technique qui permettent d'être plus performant. A+

Wil
 

Super pas à pas, très technique ! Merci de nous en faire profiter !

mattlalielouise
 

Tu utilise des ciseau a bois la ou beaucoup sortirait la défonceuse c'est
du travail traditionnelle comme on l'aime !

Wil
 

C'est clair que lorsque je me suis posé la question "comment j'aurais fait ?", j'ai tout de suite pensé à la défonceuse. Et la réponse aurait été : "j'ai pas les bonnes fraises !!!" 😄

Pierro
 

Merci @wil ce n'est qu'un modeste retour comparé à tout ce que j'apprends sur ce superbe site !

Merci @mattlalielouise , mais je ne suis pas un puriste, et je dois dire que mon grand-père ne serait pas totalement fier de la manière dont je travaille certaine fois.

J'utilise une dégau/rabot pour gagner du temps, au lieu de sa magnifique varloppe qu'il a fait à la main, il y a un peu plus de 70 ans ... Ma chère et tendre voulait des glissières comme celles des casseroliers dans les cuisines, vous savez avec le système qui se ferme tout seul en douceur ... bref, j'utilise 4 glissières Hettich. Sauf que cela demande un montage presqu'au 1/10ème de mm, et n'ayant pas ce niveau de précision, j'ai préféré construire un support pour les glissière que j'ai intégré par la suite au cadre du meuble ... avec des visses, cachées par des bouchons. Je ferai un article aussi dessus.

Mais pour cette technique d'embrèvement, je pense que le temps de règler la machine, la partie mortaise est faite : 2 coups de scie, 4 min de ciseau pour dégrossir, puis 3 min pour finir proprement... je pense qu'on peut encore être plus rapide, en maitrisant parfaitement le geste, mais c'est loin d'être mon cas.

Enfin, je me serts aussi de la defonceuse, mais au final, de moins en moins, quand je peux.

Pierro a publié l'article "Tiroirs à l'anglaise".il y a 6 mois
Pierro a publié l'article "Tiroirs sur glissières".il y a 6 mois
Sarahlalala

Superbe pas à pas!
J'aurais utilisé une scie japonaise pour aller plus vite, les joues et les épaulements sont parfaits avec, c'est plus précis qu'aux ciseaux et propre du premier coup.

niconathy
 

Les épaulements, je les ai toujours repris au ciseau pour la précision. J'admire ceux qui arrivent à les réaliser du premier coup à la scie jap.

Wil
 

Qu'est ce que tu entends par "recaler les coupes pour avoir une perpendicularité parfaite" ? Je n'ai jamais fait de queues d'arrondes.

Pierro
 

Merci @sarahlalala !! Pour les tenons, épaulements etc, je préfère le faire à la scie à dos, bien aiguisée, avec une éventuelle reprise en finition. Comme @niconathy je trouve cela plus précis.

Après, j'ai une Ryoba. Mais c'est impossible d'aiguiser la lame, il faut la changer. Alors, qu'avec ma Spear&Jackson ... elle me survivra c'est sûr. Elle a au moins passé un siècle de bons services à de nombreux artisans. 😏

niconathy
 

Tu aurais une photo de ta scie @pierro .

Pierro
 

@wil je recale toute mes coupes à 90° ou 45°. Je coupe soit à la main, soit à la scie radiale. Je n'ai pas une coupe parfaitement déquerre. Quand tu veux faire des queues d'aronde, si tes 2 morceaux de bois (à 90°) ne sont pas parfaitement jointifs, tu auras un "jour", ou l'assemblage ne sera pas très précis.

Nicolas de copain des copeaux avait fait une video super dessus.

Et Paul Seller a fait aussi une video très enrichissante sur la fabrication d'une planche à recaler avec une scie, un Stanley #4 et un ciseau ... cela laisse rêveur = "shooting board" en anglais. Je l'ai réalisée, et elle est top au quotidien.

Dès que j'ai eu mon premier rabot, je m'en suis fabriquée une. Je l'utilise quasi quotidiennement avec mon JackPlane (#5) et parfois le Stanley #4. Je n'ai pas de rabot spécial planche à recaler. Ca va aussi bien comme ça.

Pierro a publié l'article "Un ptit bouchon dessous le meuble".il y a 6 mois
Pierro
 

@niconathy je t'en mets une demain soir avec plaisir !

bene569
 

superbe pas à pas et beau boulot par dessus le marché, les tiroirs à l'anglaise sont des tiroirs que l'on découvre en ouvrant soit une porte de meuble bas( de grande qualité en général) soit comme on le voit sur les cuisines actuelles un tiroir qui cache d'autres tiroirs ( il n 'y a qu'une façade a ajuster dans ce cas )
Concernant le liège , tes bouchons sont en résidus de liège aggloméré avec une résine et quand tu ouvres une bouteille en général tu fais un trou donc tu as 4 trous par pieds avec bouchons usagés.
Concernant les scies japonaises, Lidl en vend cette semaine à partir de jeudi, un modèle à 2 dentures différentes Je réaffûte les grossières .
Pour scier précis avec une scie japonaise, il faut oublier le sciage classique!.

Pierro
 

Merci @bene569 !

Pour @niconathy , Voici une petite photo de ma S&J de 1800 qql chose, ou début 1900 ? 14 dents-inch, avec un avoyage assez léger, juste ce qu'il faut. Malgré son âge, elle coupe parfaitement, et je la réaffute tous les mois en général. Acier de Sheffield, acheté en Grande-Bretagne, comme une grande partie de mes vieux outils à main.

Pierro
 

Pour les p'tit bouchons, c'était vraiment une idée nulle. J'ai trouvé 4 morceaux de caoutchou un peu épais : 5mm, ça va nickel.

Pierro a publié l'article "Avant collage de la structure, puis collage".il y a 6 mois
niconathy
 

Merci @pierro pour la photo. Ça fait rêver des outils comme ça !

chênedinspiration
 

Pas à pas très instructif. BRavo j'attends la suite ;)

bene569
 

@pierro ,pour les bavures de colle, je place un morceau de ruban adhésif transparent large au ras des assemblages avant serrage, la colle sort va sur le scotch, ensuite après ouverture des serres joints j'enlève les rubans adhésifs et tout est clean! sinon pour des cas spéciaux , film alimentaire.

Wil
 

C'est vrai que pour le collage, j'ai essayé plusieurs méthodes : éponge humide, mais je trouve que ça laisse des traces, grattage, mais c'est un peu fastidieux. Le plus dur est en effet de gratter la colle qui s'est par exemple retrouvée sous une cale martyre !

En fait je choisi la méthode selon l'humeur du moment !🙂

bene569
 

@wil c'est pour cela que j'emballe les cales martyres dans du film alimentaire.
Avantages: tu vois au travers et l'épaisseur du film est nulle et la colle blanche n'adhère pas dessus

niconathy
 

Perso, je fais mes tiroirs qu'après avoir monté ma structure définitivement. J'ai appris comme ça, et je trouve que c'est un peu rassurant.

Pierro
 

Merci @bene569 pour cette astuce. J'essaie d'éviter le "trop de colle", mais entre "le trop" et le "pas assez" ... je préfère limité le risque ..

@niconathy j'ai commencé le montage des tiroirs, dès la fin de mon 1er montage à blanc. Mais les bois étaient tous prêts, ne restaient que de petits ajustements.

Sinon, le projet est quasi fini pour cette première partie, je suis dans le vernis ! J'ai mis en place le meuble pour faire le carrelage rapidement. Je m'attaque très prochainement au miroir, et à la colonne. C'est le temps qui va me manquer pour tenir le délais de fin juin. On verra ;-)

Je poste un autre article dès que j'ai un peu plus de temps et les photos ...

Pierro a publié l'article "Fin de préparation des tiroirs".il y a 6 mois
Pierro a publié l'article "Vernis".il y a 6 mois
niconathy
 

Y a pas à dire, le vernis met vraiment en valeur le bois et le travail'accompli.
Pourquoi passer le racloir puis un papier au 240, et pas l'inverse? A l'apprentissage, on finissait au racloir, et on obtenait presque le rendu du vernis.

tomailya
 

splendide !
ton travail,le bois ,la finition...tout est la BRAVO et merci pour le detail du pas a pas.

Pierro
 

@tomailya merci pour tes compliments !! C'est gentil.

@niconathy : mon grand-père m'a toujours conseillé de faire le plus gros au rabot, puis au #80, puis au racloir, avant d'utiliser le papier de verre. De cette manière, je ponce finalement très peu.

Je n'ai jamais testé de passer le racloir sur le vernis, mais je testerai sur la construction du miroir, pour voir ce qui marche le mieux. Après, je ne compte pas mes heures, pas de contraintes de rentabilité à ce niveau, si ce n'est le temps que je ne passe pas avec les enfants quand je suis "dans le bois" ...

Après tu as raison, le vernis met en valeur le frêne, j'espère qu'il resistera bien à l'eau.

Pierro a publié l'article "Lancement de la créa".il y a 6 mois
niconathy
 

@pierro , je crois que tu n'as pas compris. Le racloir c'est avant la première couche de vernis. Entre les couches de vernis, c'est égrenage avec papier de verre. Le 80 c'est pour enlever les vaguelettes de la raboteuse, le 120 c'est pour enlever les rayures du 80, le 150 c'est pour enlever les rayures du 120. Puis on mouille pour relever les fibres, on reponce au 150 puis on fini au racloir.
C'est le fait de passer le racloir qui donne au bois un aspect soyeux et qui met en valeur le veinage, presque comme si il était vernis.

Pierro
 

ok, du coup pour te répondre @niconathy, je ne passe pas de papier de verre 80, 120 etc. J'enlève le plus gros très rapidement au rabot à main, avec une prise très fine au No4 puis No3, en 2 ou 3 min c'est fait.

Après avec le No80, c'est un rabot-racloir : il utilise une semelle de rabot avec une lame de racloir assez épaisse dedans, taillée à 45°, ça permet de passer sur les fibres qui sont un peu dans tous les sens, sans arracher.

Le racloir manuel : l'épais puis le fin, en fonction du travail. Comme avec le No80, j'y passe un certain temps. Je finis au P240, mais c'est vrai que parfois ce n'est pas vraiment utile. Je n'ai pas encore le coup de main pour règler la taille du mord-fil de mes racloirs.

Je sais qu'on arrive à avoir un mord-fil très fin, ce qui permet aussi de faire des copeaux ultra fins également. Mais quand je suis à l'affiloir, je ne compte jamais le nombre de passe que je fais, un peu au feeling.

niconathy
 

Perso, le racloir, j'ai rarement réussi à faire le mord fil. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi passer le 240 après le racloir. Ce dernier enlève toutes les rayures et ensuite tu en refais, même de très fine invisible, avec un papier. Quand il est bien passé, le racloir "lustre" le bois alors que le papier lui donne un aspect brut.
Ceci dit, ton meuble a de très jolis veinage qui ressortent superbement bien. Donc ta façon de faire fonctionne bien, et c'est là le plus important. Tout le reste n'est que du felling.

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