Je ne sais pas pour cette histoire de salinité. Par contre le Douglas est souvent un bois de culture avec de large cernes d’accroissements (voir extra large ). C’est difficile de trouver du Douglas de qualité qui a poussé un peu moins vite.
Et même si cette histoire d’ambiance marine ferai une différence ( mais j’ai des gros doutes, les commerciaux raconte parfois n’importe quoi…), au vu de la qualité moyenne voir médiocre du Douglas je préférais le mélèze d’un point de vu durabilité.
Ceci dit le mélèze proviens soit des hautes alpes, soit de Sibérie. Alors que le Douglas peut être originaire de Bretagne. Donc si on fait un peu attention à l’impact des bois qu’on utilise le Douglas se distingue ici (si acheté à la scierie locale bien sûr. Chez le grossiste on contrôle rien…)
En complément des réponses déjà apporté:
(attention, réponse fleuve ^^)
Je suis un reconverti en charpente et couverture depuis 6 ans environs.
Commençons par la bonne nouvelle, il est facile en France de travailler dans le patrimoine en charpente et encore plus facile en couverture (la conjoncture économique est en train de changer donc à voir si la situation reste comme cela) Enfin facile… à une condition : avoir peu de contraintes et pouvoir travailler en déplacement (ça veut souvent dire partir le lundi de chez soi entre 4h et 6h du matin et rentrer plus ou moins tard le jeudi chez soi). Si tu ne veux pas faire de déplacement, cela peut être un peu plus compliqué mais c’est toujours largement possible en fonction de l’endroit où tu t’installes (par contre si tu veux faire de la cathédrale, du château, des grosses églises etc. bref des gros chantiers en monument historique, c’est très très souvent du déplacement).
Maintenant une description pas vendeuse de la charpente en rénovation :
Tu sembles vouloir travailler dans la rénovation (puisque pans de bois). La rénovation c’est classe néanmoins quelques mises en garde sont de mise.
La charpente n’est pas un métier “intellectuel”, c’est un métier salissant et physique (notamment en rénovation du patrimoine), avec des collègues parfois très sympa mais aussi parfois moins, c’est un métier du bâtiment et les clichés ont hélas une par de vérité (racisme possible, sexisme primaire probable etc.). Collègue avec qui tu vas dormir le soir en déplacement, manger etc. ambiance que tu ne connais peut être pas si tu viens d’un métier plus “bureau”.
C’est aussi un métier ingrat qui pour une belle pièce de bois taillé aura nécessité des heures à récurer des combles et arases de mur recouvertes de fientes de pigeon, poussières diverses, à brasser des bois lourds, construire des structures de protection, d’étaiement divers et varié et de potentiel prise de risque (travail en hauteur, parfois dans des situations précaires). Bref quand tu rentres le soir, tu es les bon jours un gros tas de copeaux et les mauvais un gros tas de poussières de natures diverses. C'est éventuellement stressant aussi, couper trop court une grosse pièce de bois ("faire un mort" comme on dit) peut être problématique.
Le ratio travail de taille et levage vs le travail autours beaucoup moins intéressant est parfois très faible. De manière général plus la boite travail sur des gros chantiers moins il y a de travail chiant (il est délégué au moment de l’appel d’offre souvent), plus les chantiers sont petit, plus « tous est pour ta pomme ».
Également ne pas négliger le coté physique et éreintant du métier (si tu as du mal à t’endormir sache que ca risque d’etre de l’histoire ancienne...). Quasiment tous les charpentiers que je connais qui ont commencé à 16-18 ans on un début de mal de dos à 30 ans seulement (voir un mal de dos sévère). Commencer à 35 ans est un avantage, tu n’as pas déjà usé ton corps, et tu as moins l’énergie de faire des truc mauvais pour toi. Mais la restauration ca reste physique. Le travail est souvent dans des endroits ou les moyens de levage n’ont pas accès, le chêne c’est lourd et les accès pas toujours évident.
(j’ai vu des reconvertis au mode de vie particulièrement passif, qui n’avaient jamais vraiment fait d’activité physique, galérer sérieusement sur les chantiers) .
Bref, j’ai volontairement mis les cotés négatifs en avant car tu t’apprêtes quand même à de gros changement (changement de pays etc.), et y a un paquet de gens qui font le CAP et qui devant la réalité du métier ne poursuivent pas (là j’ai parlé de la restauration du patrimoine, mais ensuite il y a aussi la réalité du travail de charpente hors patrimoine, qui est assez loin de l’image du « charpentier »).
Et ais-je parlé de la météo ? Car si sur les gros chantiers de patrimoine tu as souvent des toits parapluies (merci mon dieu), sur tous les autres généralement pas...
Et comme tu vois je ne parle pas de trait de charpente car le trait de charpente n’existe pas sur le chantier. Ni en atelier. Il est réaliste de trouver une boite qui fait du piquage (dans les boites de restauration on connaît le piquage, au moins le piquage basique, même si tous les chantiers ne nécessitent pas forcement de piquage). Il est par contre extrêmement peu probable que tu utilises le trait de charpente plus de quelque fois dans ta carrière.
Par contre en CAP de charpente et si tu as ton bac (ou équivalent j’imagine) ce n’est que de l’atelier et du dessin et donc du trait. Idem pour le BP (ou tu as un peu de rdm et de CAO aussi). Bref ou que tu ailles, si tu fais CAP ou titre pro (j’ai fais un CAP perso mais je connais des gens qui ont fait un titre pro, ca a l’air équivalent) tu auras du trait.
Par contre du piquage en formation ? Trois fois rien… Et oui, le CAP et le BP ne sont pas très adapté au chantier/ « vrai » travail (mais ultra cool si tu aimes le trait et les maquettes !)
Egalement fait un CAP en formation adulte (GRETA ou autre titre pro), pas de CAP avec les jeunes (en BP ça passe mais en CAP c’est vraiment pas ouf). La majorité des formation en France qui accueil les adultes sont géré par les compagnons (Association ou Fédération) mais c’est pas un signe de qualité en soit, ca dépend beaucoup plus du formateur.
Et finalement le conseil je crois le plus important :
Fait ton CAP en Alternance si tu arrives à trouver (pas facile pour les + de 30ans, sombre histoire de financement, d’autant plus que pour les étrangers je sais pas comment cela fonction) , c’est beaucoup beaucoup mieux (et tu auras un salaire)!
Mais je suis toujours charpentier, et globalement j'aime ça, mais tu l'auras compris, faut être rustique, un peu ;)
D’après votre document vs avez fait appel à un bureau d’étude. il est marqué : "sous réserve des assemblages". Ils ne peuvent pas vous donner les assemblage ?
Cette conception va pousser horizontalement sur les murs, vos mur peuvent-ils reprendre des effort de poussés horizontales (les BE que vous avez mobilisé peut vous donner la valeur de cette force) ?
L'entrait retroussé doit être moisé et boulonné ! Il va très probablement travailler en traction vu la faible pente.
Pour l’assemblage en pied d'arba je ne me mouillerai pas, sans avoir les efforts à reprendre et leur direction. (je pense qu'il faut un assemblage capable de travailler vers le bas mais aussi vers le haut !)
Pour compléter les autres réponses:
Pourquoi veux tu faire une épure ?
Si c'est pour trouver les angles et les vrai longueurs : un plan informatique ou papier à n'importe qu'elle échelle te permettra de les obtenir.
Parce qu'on t'a dit de faire comme ça: Alors en 2026, depuis les plans informatiques l’épure c'est plus forcement nécessaire. On s'en sert quand les bois une fois posé ne seront pas rectiligne et/ou la section n'est pas d’équerre. Généralement c'est pour des bois qui gardent la forme du tronc original (équarrissage à la hache etc.), vieux bois bien tordu avec le temps qu'on ne va pas "forcer" (ca risquerai de le fragiliser ou pire casser), bois trop tordu/vrillé/équerrage pas terrible qu'on n'arrivera pas a forcer (généralement car le rapport longueur/section est faible, ou juste des pièces de grosse section). Bref c'est quand le bois fait la banane et qu'on peut rien y faire. La on fait du piquage et épure si besoin.
Il existe une méthode pour des bois pas parfaitement rectiligne (mais de section correctement d’équerre) : tracer sur un gabarit (typiquement règle de maçon, il en existe de 1m50 à 6m ou bout d'osb/contre plaqué etc...), ta pièce. Libre à toi de présenter ensuite ton gabarit sur ton bois comme tu le souhaites et de reporter.Pour le fun de faire du piquage: tu peux court circuiter l'étape épure. Ligne tes bois. marquer sur tes poteaux des points de références. Utilise les comme base à la place de l’épure. Attention une fois en place faudra pas les faire bouger... ça peut compenser un sol pas plat.
Pour le fun de faire une épure: dans se cas pas le choix il te faudra trouver une surface plane pas le choix...
Tu peux diviser le problème en deux pytagore successif :
d’abord pour obtenir ta longueur en plan qu’on peut appeler (AB)’ = sqrt((xb-xa)^2+(yb-ya)^2)
Et à partir de cette longueur re appliquer pour trouver (AB) qui est en faite l’hypotenuse d’un triangle rectangle de base (AB)’ et de hauteur zb-za. (Ce que tu as spontanément fait sur ton épure en fait pour dessiner la vrai longueur)
Donc : (AB) = sqrt((AB)’^2 +(zb-za)^2) tu développes et miracle ^^ !
Le probleme des logiciels de calcul c'est que généralement qu'ils prennent comme référence du bois sec. Hors le bois humide se déforme beaucoup plus que le bois sec, et en charpente on utilise souvent du bois pas vraiment sec voir "abattu la veille".
Donc tous dépend si tu prend un BMA/Contrecollé/lamellé de douglas/meleze une section de type 8x20 est suffisante. Si tu prend du frais de sciage, tu auras significativement plus de flèche (âpres sur 7m même si tu a 2cm pas sur que çela se voie !). Dans ce cas c'est important de se souvenir de mettre le "cœur au soleil", c'est a dire le cœur de la poutre vers le haut. Ça atténuera un peu la flèche. Par contre si les cœur est en bas ça augmentera la flèche. (Après sur un madrier industriel le cœur est souvent au milieu d'une face, donc tu pourra pas jouer la dessus). Si ce n'est pas clair pour toi tu peux regarder un document sur la déformation d'une poutre suite au séchage.
En essence de bois. Le meilleurs Chêne/châtaignier (mais tannique ça va te noircir le sol dans un premier temps) puis mélèze puis douglas.
Délarde avec au moins 15° le dessus de tes pannes pour évacuer l'eau. Idem pour tes poteaux (mais pour les poteaux des capuchons serait mieux). Sinon si tu as le courage tu peux aussi prévoir des couvertines sur toutes les surface horizontale ! En zinc ça fera du plus bel effet mais ça demande des connaissances, des compétences et du matériel. Faut être zingueur quoi ! 
ses idées ici pour ameliorer la durabilité de ta structure :
L'entrait retroussé n'a de sens en traction que si c'est un entrait moisé avec tige filetée. On peut faire des entraits retroussé tenon-mortaise uniquement quand il travail en compression
Dans ton cas il travaillera en traction, tu ne peux donc pas faire un entrait sans moise.
La bonne nouvelle c'est qu'il ne sert à rien dans ton cas précis. Tes deux liens contreventes déjà ta structure, l'entrait n’améliorera pas spécifiquement ton contreventement.
Pour ameliorer ta structure tu peux modifier le lien de droite. Le mettre plus à la verticale pour qu'il pousse moins latéralement sur le poteau et le positionner un peu plus sous la panne. Tu peux aussi faire des dépassées de toiture de 50cm en égout et au faitage. ça améliorera legerement la flèche de ton arba et limitera la poussée latérale sur les poteaux. Mais surtout ça protégera tes assemblages et tête de poteaux des intempéries.
Pour les sections le bac c'est très léger. Pour l’esthétique je mettrais 15x15 en poteaux et arba et 12x12 ou 10x10 en lien.
Autre conseil : le bac c'est léger et ça a une grosse prise au vent. C'est egalement solidement fixé aux pannes grâce à de nombreux petits tirefond. Conséquences : en cas de tempête ça tire fort vers le haut sur la charpente. Tes assemblages arba/poteau, arba/lien et lien/poteau peuvent eventuellement se retrouver à travailler en traction ce pourquoi ils ne sont pas fait.
Je ne connais pas le risque objectif, mais une belle vis du genre 8x160 ou 8x200 (a voir en fonction des sections et tu types d’assemblage) vissé par le haut (donc invisible) dans les assemblage sécurisera pour ce cas de figure.
Je n'ai pas l'habitude des charpentes en châtaignier mais si tu as l'impression qu'on le travail en section carré c'est probablement parce que ça fait plus "cossu" et "tradi" et que généralement les charpentes neuve en châtaignier sont des charpentes de luxe où l’esthétique compte et ou on ne cherche pas à optimiser le cubage de bois. Pour les anciennes charpentes, c'est surtout que pour les grosses poutres : "un tronc/une branche = une poutre" donc section carré. Et qu'il fallait en bonne raison pour refendre un poutre en deux.
Je pense qu'il faut désolidariser la partie peigne (en bleu sur mon dessin) du portique/pont en façade (en vert).
Le peigne est fait sur un cadre avec charnière qui permet l’ouverture du coffre. En position fermé il vient crocheter la façade (avec éventuellement des aimants en rouge mais je suis pas sur que ce soit utile, la gravité fait le job) Par contre sur les cotés il faudra soit un tasseau filant avec un contreventement (que j'ai dessiné), soit remplacer le tasseau filant par un contre-plaqué 15mm qui fait mini 15cm de hauteur pour contreventer un minimum les jouées, sinon en mode lit ça va bringuebaler (et eventuellement finir par casser).
On voit beaucoup de lit peigne classique (sans le coté accès par le dessus que tu veux ajouter) 100% contre plaqué peuplier, sans contreventement latérale, je pense qu'en cas d'usage intensif ça vieilli mal.
Après en réfléchissant je me demande l’intérêt de l'accès par dessus ? en sachant qu'en utilisation tu auras deux matelas dessus : l'assise et le dossier), en pratique ça sera bien chiant à ouvrir... non ? tu mets quand même des ouverture en façade ?
Le stockage sous tôle sera-t-il à l'ombre d'un bâtiment/arbre (face nord) ? C'est pour de la menuiserie ? Je n'ai aucune experience de sciage/séchage mais de mon experience de réception de bois de scierie pour la charpente je dirais de peut être attendre l'automne (à minima fin de l'été) pour que le début du séchage ne soit pas trop violent (risque de gerçure en surface, en plus des fentes en bout).
Si c'est plus de pour de la charpente je le laisserai en grume et j'attendrai un projet pour faire le vrai débit. j'avais lu en diagonal, plutôt menuiserie donc.
Que de 3,5x25 tourne dans le vide dans du peuplier pourquoi pas, mais pour avoir pas mal vissé des contreplaqué peuplier de 10 et 15mm, des 3,5x40 ça me parait étonnant que tu n'arrive même pas a noyer la tete. Par curiosité ça ne serait pas un vissage dans du peuplier massif avec le second morceau de bois par bout ? (les vissages par bout ça ne marche pas très bien, prepercer améliore un peu)
Dans tous les cas tu peux utiliser des vis plus longues 3,5x50 par exemple
Ou repasser sur de la vis de 4 ou 4,5. Ça va augmenter ta surface de filetage, et ca ne va pas broyer ton peuplier.
Ensuite pour que ça ne fende pas tes planches : Pre perce au diamètre de l’âme de la vis avec un foret à fraiser.
Ainsi tu pourras serrer ta vis sans que noyer la tête fasse éclater ton bois (grâce au prepercage fraisage) et serrer (délicatement, ca reste du peuplier) ton assemblage grâce a des vis qui ont un filet plus large..
il restera le problème que tu trouve les têtes de vis en diamètre 4 trop grande... !
