Bonjour,
une question anodine qui pourtant mériterait qu’on s’y attarde. Je fait presque tout à la main, j’ai par exemple découpé avec une égoïne des plateaux de 80mm d’épaisseur pour réaliser mon établi. Au fil du temps j’ai acquis la conviction que le travail du bois avec des outils à main n’a pas grand chose à voir avec le travail réalisé avec l’aide des machines et qu’il est très difficile de maîtriser réellement les deux méthodes.
Il y a déjà le matériel et les techniques, mais plus difficile encore c’est d’acquérir l’expérience, toutes les subtilités du savoir faire et surtout le corps qui doit servir l’outil pour travailler à la main. D’ailleurs si on compare deux commodes Louis 15 l’une d’époque donc à la main et une autre qui lui ressemble mais réalisée au 19eme avec l’aide de machine on s’aperçoit que même si elles se ressemblent elles sont complètement différentes.
Bonjour,
Le poirier est très intéressant pour faire de petites choses comme des manches d’outils, des maillets ou des réglets, des gabarits. Sur ma page on peut voir tout ce que j’ai fait avec un vieux poirier dont le centre était bien pourri.
En plus c’est un bois très esthétique, dense, stable, qui se polit très bien.
Evidemment comme dit glaude pour des planches on oublie.
Bonjour,
une photo éventuellement, j’utilise de l’alcool avec du papier carrosserie grain 400 et 600, ça évacue mieux les déchets. Puis WD40 comme charpentejess.
Bonjour,
oui lexcentrique , je pense aussi que c’est un vieux Ulmia où on a changé fer, contrefer et coin.
Bonjour,
sur une planche à découper ou des couverts il ne faut tout simplement rien mettre et utiliser des bois durs, j'utilise le frêne ou l'érable mais il y a beaucoup d'autres essences qui conviennent. Pour une boite à pain, un range-couverts ou des manches de couteaux j'utilise la gomme laque au pinceau, c'est assez résistant et on peut en remettre une couche facilement si nécessaire.
etiennedesthuilliers a répondu, il n’y a pas grand chose à rajouter sinon de qu’effectivement le papier de verre et le racloir sont à déconseiller sauf exceptions pour la restauration. Perso je conserve les marques d’usage si elle n’impactent pas la solidité et le fonctionnement, un nettoyage/dégraissage pas agressif et éventuellement polissage à la ponce avec un peu d’alcool puis vernis au tampon si c’était la finition originale ou cirage. Dans le cas présent ça peut peut-être encore sauver les meubles. Bon courage, découvrir le travail des anciens c’est un excellent apprentissage.
Bonjour,
Pour mon atelier j’ai gardé le bois brut de sciage et surtout placé les planches en mettant la face proche du cœur de l’arbre vers l’extérieur pour éviter que les côtés se relèvent. Finition huile de lin diluée à 10% White et après 24 heures peinture une seule couche.
Photo aujourd’hui, réalisé 2018, donc ça tient.
Pour le « japaning » il y a ça :
youtu.be/y6BXE4uDW-Q.
C’est du sérieux mais perso en général je laisse dans son jus et quelquefois j’ai complété avec un petit coup de Hammerite.
Bonjour,
Même si une partie du bois est peut-être encore utilisable, il a certainement souffert. Le mieux c’est de faire une découpe pour voir.
Quand on achète du bois qui présente des défauts toutes les autres opérations ( transport, sciage, stockage) vont avoir le même coût que pour du bois de qualité et très rapidement on va s’apercevoir que finalement on a payé plus cher au m3 le volume utilisable. Alors il faut bien réfléchir.
Bonjour,
Ma méthode pour un atelier agréable:
1 Commencer par se débarrasser drastiquement de tout ce qui ne sert plus, ne garder qu’un exemplaire de chaque chose, éliminer tout ce qui est abîmé ou de mauvaise qualité.(c’est le plus important !)
2 Donner à chaque chose un emplacement dédié en fonction de la fréquence de son utilisation.
3 Remettre tout à sa place régulièrement et mettre un coup de balai, ça donne l’agréable sensation qu’on maitrise la situation.
Personnellement j’attache aussi beaucoup d’importance à l’esthétique du lieu, mais ça c’est pas une obligation.