L'Air du Bois est une plateforme Open Source de partage collaboratif ouverte à tous les amoureux du travail du bois. (En savoir plus)

Rejoindre l'Air du Bois Se connecter

Partager   J'aime  
Mig

Un Atelier bien dans son Jus ...

Un Atelier bien dans son Jus ...

L’amateur n’est pas du tout comme un professionnel du bois contraint par des normes draconiennes en matière de sécurité électrique. La plupart du temps, l'amateur bidouille son installation « tant que ça marche,… donc ça marche… ». Mais dans la pratique, un bon nombre d’installations que j’ai pu voir présente un réel risque de complications sévères, au mieux une gêne occasionnée dans la pratique courante avec des fusibles ou disjoncteurs qui sautent de façon ulcérante en plein toupillage, voire le fusible introuvable que l'on recouvre de papier alu pour ne pas rester bloqué un dimanche d'atelier (Allez.... vous ne l'avez jamais fait???)

Liste des articles

Mis à jour

Partager  

Quels sont les véritables risques

Pardonnez-moi de vous cueillir ainsi à froid avec des données alarmistes, mais c’est malheureusement une réalité quotidienne.

En France, il y a 250 000 incendies chez des particuliers chaque année et 10 000 personnes en meurent. Toutes les deux minutes, un feu démarre, le plus souvent la nuit.

Un quart des incendies domestiques est lié à une installation électrique défectueuse. Il peut s'agir de câbles anciens ou rafistolés, défectueux ou d'une surchauffe car une demande trop élevée en électricité, mais dans 60% des cas c’est un « bricolage » dangereux.

Utiliser une scie circulaire électro portative de 1000 W avec un aspirateur de 800 W sous un éclairage total de 300 W, ne va nécessiter qu’environ 10 ampères.

Utiliser une toupie de 3kW avec son entraîneur de 1000W et une aspiration centrale de 3kW et le même éclairage de 300 W va demander 33 ampères… chaud devant !

Enfin un ennemi insidieux de l’électricité dans l’atelier est cette poussière fine, très très fine, qui peut se glisser jusque dans les mécanismes des disjoncteurs et autres interrupteurs du tableau électrique amenant soit un encrassement des contacts favorisant les étincelles et l’érosion, soit une ignition lente avec auto combustion.

Je traiterai enfin le risque d’auto-ignition et de déflagration dans le système d’aspiration à l’atelier.

Publié Mis à jour

Partager  

Volts... Courant... Résistance... vous pétez les plombs ?

J’aime assez bien l’analogie entre l’électricité et une rivière.

L’électricité est un déplacement d’électrons entre deux points présentant un potentiel électrique différent, telle une rivière se déplaçant d’un lac d'altitude jusqu’à la mer.

La tension correspond à la différence de niveau de la rivière entre le point haut (lac) et le point bas (mer). L’intensité quant à elle est l’équivalent du débit d’eau de cette rivière.
La résistance électrique d'un câble pourrait être comparée au freinage occasionné par les remous, les méandres et les cailloux.

On va quand même pas partir dans un traité de physique de l’électricité…
mais il convient quand même de retenir ici au moins 2 équations :

P = U x I

La puissance P (en watts) est égale à la tension U (en volts) multipliée par l’intensité I (en ampères)

P = R x I²

La puissance P (en watts) est égale à la résistance R (en ohms) multipliée par le carré de l’intensité I (en ampères)

Par la suite, nous resterons volontairement simplistes avec ces équations quant au courant électrique alternatif en 230 V ou 380 V que nous utilisons dans nos ateliers.

Ainsi, en connaissant la puissance d’un moteur Watts ou kW et la tension du secteur en Volts, nous pourrons aisément en déduire l’intensité maximale en usage prolongé. I = P/U

Ainsi, en connaissant la puissance d’un moteur Watts ou kW et l'intensité demandée au carré, nous pourrons aisément en déduire la résistance (en Ohm) en usage prolongé. R = P/I²

Cependant, nous verrons également plus tard que les moteurs électriques ont la particularité lors de leur démarrage de nécessiter un ampérage jusqu’à 15 fois supérieur à celui nécessaire en régime constant. Mais restons toujours simples pour l’instant.

Publié Mis à jour

Partager  

La NORME... c'est énorme.

Pour ceux d’entre vous qui sont en 380 V triphasé, je suis au regret de devoir leur dire que ces propos sont essentiellement dédiés aux 230 V monophasé, et donc je ne puis leur garantir une stricte équivalence proportionnelle dans le 380V du fait de son aspect triphasé.

Normes imposées en électricité domestique 220 V monophasé 50Hz

Le réseau domestique est relié par un câble au réseau électrique de la compagnie de distribution de l'électricité. Celui-ci est réalisé à l’aide de deux conducteurs : un est appelé phase symbolisé par la lettre L, l’autre est appelé neutre symbolisé par la lettre N.
Comme la rivière, c’est la différence de potentiel électrique entre la phase (lac) et le neutre (mer) qui équivaut à 220V de tension.

Cette tension est dite alternative car sa polarité est inversée de façon cyclique. Une inversion de courant (appelée Période) se produisant une fois par seconde équivaut à 1 Hertz (Hz). Notre tension domestique ErDF en 50 Hz change donc de polarité 50 fois par seconde.
Imaginez donc une rivière qui changerait de sens d’écoulement 50 fois par seconde… quelle pagaille !

Mise à la terre

La mise à la terre permet de dévier le courant en cas de défaut d’isolation d'un équipement électrique.

Il convient de n'avoir qu'une seule prise de terre sur un même site, toutes les liaisons de terre doivent être interconnectées pour rester au même potentiel. Généralement, elle se trouve près du compteur électrique de la maison. On relie également à la terre toutes les parties conductrices de l’atelier (canalisations, charpentes ou huisseries métalliques, etc.).
Attention, la section du câble de terre qui protège l'atelier doit être au minimum égale à la section du plus gros câble phase ou neutre de votre installation.

Assurez-vous parfaitement que tous vos équipements, machines, prises, éclairages, tuyaux métalliques, châssis, carters, portes métalliques soient parfaitement et individuellement reliés à la terre, c’est primordial pour votre sécurité.

La norme française actuelle impose une différence de potentiel maximale en courant de fuite de 30 milli-ampères (30mA). Tout disjoncteur auquel sera reliée l’installation de votre atelier doit ainsi avoir une sensibilité maximale de 30 mA avant de se déclencher pour couper l'alimentation électrique. C'est encore plus nécessaire en milieu humide ou à l'extérieur, même sous abri !
Pour mémoire, l’ancienne norme était calée à 50 mA… alors attention à la récup !
Pour info, un disjoncteur général de tableau électrique central d’une maison est calé à 500 mA, c’est à coup sûr mortel ! (voir photos)

Couleur de Câblage

Beaucoup d’ateliers sont équipés d’installations électriques à base de câble de récupération ou de reliquats de bobines que l’on a sous la main.
Utiliser un code de couleur normalisé est gage d’une bien plus grande sécurité et permet une maintenance beaucoup plus aisée.
Un code de couleurs standard est normalisé par l’IEC 60446. Il est utilisé par exemple en Europe et en Australie :
• les conducteurs de phase sont de n'importe quelle couleur sauf bleu et vert/jaune, mais on utilise généralement les couleurs rouge, marron et noir, violet, orange
• les conducteurs du neutre sont toujours bleus
• la terre est verte et jaune voire dans certains cas nus (ce dernier cas étant valable pour les liaisons équipotentielles ou les boucles à fond de fouille);
• la navette d'un circuit va-et-vient peut être de toutes les autres couleurs, de même pour les retours de lampes ou interrupteurs (couleurs de phase voire autres mais pas bleu ni vert/jaune).

Section des câbles électriques

Au quotidien, la tension est de 220 V. Voici une indication sur la section des fils adéquate en fonction de l'intensité ou de la puissance nécessaire :
• 1,5 mm² → 10 A → 2 300 W maxi
• 2,5 mm² → 16 A → 3 680 W maxi
• 4 mm² → 25 A → 5 750 W maxi
• 6 mm² → 32 A → 7 360 W maxi
• 10 mm² → 40 A → 9 200 W maxi
À titre d'exemple :
• les sections de 1,5 mm² serviront pour l'éclairage
• celles de 2,5 mm² seront utilisées pour les prises de courant, telles que celles servant aux appareils classiques ou électroportatifs
• celles de 4 et 6 mm² sont réservées aux circuits de puissance (moteurs de machines à bois de puissance >2.5 kW)

Tout ceci n’est vrai que pour des longueurs de câble inférieure à 15 m, au-delà il conviendra de vous référer au tableau ci-joint en photo pour évaluer la section de votre câble conducteur en fonction de la distance parcourue.

ATTENTION, LES CÂBLES SONT TOUJOURS BIEN PLUS LONG QUE L'ON NE LE CROIT !!!

Publié Mis à jour

Partager  

Et pourquoi pas un tableau électrique

Le principe d'un tableau électrique dédié exclusivement à votre atelier est de contenir au moins un disjoncteur qui sert d'interrupteur général et qui permet de protéger intégralement votre installation.
Ce tableau devra être de type étanche pour éviter que la poussière ultrafine ne s’infiltre dans les appareillages.

Ce tableau d’atelier sera relié au tableau de la maison par un câble de section appropriée. Cette section se calcule en faisant la somme de toutes les situations dans l'atelier consommant de l’électricité susceptible de marcher ensemble dans la pire des situations (ouf !!!!) et en faisant référence au tableau précédent.

En ce qui me concerne, la consommation maximale simultanée de mon atelier ne dépassant pas 8000 W en 220 V, l’ampérage ne devrait pas dépasser I = P/U = 8000/220 = 36,4 A soit arrondi à 40 A. Le tableau électrique de la maison étant éloigné de 12 m de mon tableau d’atelier, le tableau de synthèse m’indique un câble de section minimale de 10mm² et d'une longueur maximale de 38m... c'est bon. Et voilà !

Les règles d'or :

  • ATTENTION LA TERRE DE CE TABLEAU DOIT ÊTRE EXCLUSIVEMENT RELIEE A LA TERRE DU TABLEAU PRINCIPAL DE LA MAISON
  • NE JAMAIS CREER DE NOUVELLE TERRE POUR L'ATELIER
  • PLACER AU TABLEAU DE LA MAISON UN SECTIONNEUR POUR LA LIGNE QUI MENE A L'ATELIER
  • L'INTERRUPTEUR DIFFERENTIEL DE L'ATELIER SERA DANS LE TABLEAU DE L'ATELIER
  • EN CAS D'INCIDENT SUR LE CÂBLE ENTRE LES DEUX TABLEAU C'EST LE DISJONCTEUR ErDF QUI AGIT

Choisir son interrupteur différentiel

L’idéal ensuite, sera de monter en tête de ligne du tableau un interrupteur différentiel (ID) ( d'une valeur minimale de 40A et une sensibilité de 30mA dans mon cas ) qui agira dès qu’il y aura une fuite de courant de votre circuit vers la terre supérieur à 30 mA. C’est lui le garant de votre sécurité en matière d’électrocution, donc de votre vie.

Sur celui-ci, viendront se connecter à la queue leu leu les différents disjoncteurs (DJ)pour chaque ligne électrique que vous allez considérer (éclairage, prise de courant, ligne haute puissance…). Ils couperont le circuit chaque fois qu’une intensité plus élevée que le calibrage pour lequel ils sont prévus est appliquée (surcharge de puissance, court-circuit, branchements multiples, appareils trop gourmands…). En évitant la surchauffe des fils par une intensité excessive, ce sont eux les garants de votre sécurité en matière d’incendie, donc de vos biens.

  • ACHETEZ DU NEUF
  • AUCUN MATERIEL DE RECUPERATION CAR VOUS NE SAVEZ PAS S'IL A ETE DEGRADE AUPARAVANT
  • NE PRENEZ QUE DES MARQUES CONNUES ET LABELLISEES NF

Il existe sur le marché trois types de disjoncteurs à mettre en tête de ligne du tableau. Cependant, l’électronique désormais a envahi notre atelier et il faut reconnaître que la plupart de nos machines, surtout les plus puissantes, bénéficient aujourd’hui de régulation électronique qui leur confère des qualités bien supérieures qu’auparavant. Sachant que tous ces systèmes électroniques travaillent la plupart du temps en courant continu, il arrive que des fuites de courant continu viennent se superposer sur un fond de courant alternatif nécessaire à l’alimentation. Ce phénomène n’est pas suffisant pour faire sauter l’interrupteur différentiel, en revanche, le disjoncteur peut se déclencher de façon intempestive ce qui finira par vous mettre les nerfs en pelote.

L’interrupteur différentiel de type AC
Il est utilisé pour la protection des circuits communs, ceux de l’éclairage et des prises de la maison
Il est reconnaissable grâce au symbole AC inscrit sur l’interrupteur différentiel, au dessus du bouton de test

L’interrupteur différentiel de type A
Il est utilisé pour la protection des circuits spécifiques ( qui peuvent induire un courant de fuite ou composante continu): Appareils électroménagers récents embarquant de l’électronique (Machine à Laver, plaque de cuisson)
Il est reconnaissable grâce au symbole A inscrit sur l’interrupteur différentiel, au dessus du bouton de test
N'HESITEZ PAS A INVESTIR DANS UN MODELE DE TYPE A

L’interrupteur différentiel de type Hi / Si ou Hpi
Il est utilisé pour les appareils qui sont sensibles aux coupures de courant intempestives : congélateur, alarme, informatique
Il est reconnaissable grâce au symbole Hi Hpi ou Si inscrit sur l’interrupteur différentiel, au dessus du bouton de test
Il ne concerne pas nos ateliers.

Choisir son disjoncteur

Un disjoncteur est un dispositif électromécanique, voire électronique, de protection dont la fonction est d'interrompre le courant électrique en cas de surcharge ou de court-circuit dans une installation.

Le courant d'enclenchement ou courant d'appel est le nom donné à la surintensité transitoire qui se produit lors de la mise sous tension de machines électriques comportant un circuit magnétique, principalement les transformateurs et les moteurs électriques. Le moteur asynchrone d'induction possède un fort couple de démarrage, mais il a l'inconvénient d'absorber environ 15 fois son intensité nominale (en ampères) et peut nécessiter d'utiliser des dispositifs de protection adaptés qui permettront le passage de ce courant élevé.

On pourrait comparer cela à un wagon de 10 tonnes sur des rails horizontaux. Une fois démarré et à vitesse stabilisée, mettons 10km/h, un seul rude gaillard bien charpenté peut très bien entretenir la vitesse de façon régulière et constante tout seul. Cependant, pour démarrer ce wagon, le zigue aussi nerveux soit-il, n’y arrivera jamais avec ses bras. Il aura besoin d'un levier amplificateur de poussée pour vaincre cette inertie de démarrage. Dans le cas de nos moteurs électriques, nous pourrions pour simplifier à l'extrême comparer cela à de l’inertie au démarrage.

Or, qui dit bien plus gros effort au démarrage, dit plus de puissance nécessaire, donc plus d’intensité de courant utilisée.

Retrouvons désormais notre bon copain Séraphin pour une application pratique dans son atelier. Celui-ci vient de s’offrir une rabot-dégau doté d’un moteur de 3,1 kW monophasé 220 V/50 Hz. Il peut donc la brancher directement sur un réseau domestique standard .

Une fois lancé et stabilisé à plein effort, son moteur va nécessiter une intensité maximale de, rappelez-vous :

P = UxI d’où I = P/U = 3100W/220V = 14,1 A

Donc, a priori, un disjoncteur de 20 A devrait suffire...

Cependant, le courant d’appel au démarrage pouvant multiplier cette valeur par 12 fois (en moyenne), il conviendrait de mettre un disjoncteur pouvant accepter 14,1 x 6 soit 169 A … un paradis de vendeur de matériel électrique !

Heureusement deux solutions viennent à la rescousse de notre ami Séraphin :

1. D’abord, la plupart de nos machines d’atelier sont aujourd’hui gérées électroniquement, ce qui atténue grandement le courant d’appel. Certaines machines sont même équipées de moteurs 380 V avec démarrage étoile contrôlés électroniquement et à brancher néanmoins sur du 220 V monophasé classique. Le courant d’appel s’en trouve fortement diminué et n’excède pas 8 fois la valeur nominale (ici 14,1 x 2 = 28 A au lieu de 85), et le couple de démarrage reste optimal.

2. Ensuite, il est certain que ce courant d’appel en excès ne va agir que pendant une fraction de temps de démarrage du moteur… quelques secondes. Il suffirait que notre interrupteur puisse tolérer cette surcharge d’intensité pendant un temps limité pour que le démarrage puisse s’accomplir sans faire disjoncter le circuit.

C’est pour cela que les interrupteurs ont été classés en fonction de leur courbe de réponse à une sollicitation excessive en intensité.

En usage domestique, la plupart des interrupteurs sont dits à courbe C soit un seuil de déclenchement magnétique entre 5 et 10 fois l'intensité nominale.

Je vous invite à utiliser pour vos grosses machines des interrupteurs dits à courbe D dont le seuil de déclenchement magnétique tolère entre 10 et 20 fois l'intensité nominale sur un temps bref.

Vous verrez sur les photos ci après deux interrupteurs :

• un interrupteur de 20 A en courbe C dénommé C20

• un interrupteur de 25 A en courbe D dénommé D25

Même si les deux interrupteurs permettent un fonctionnement du moteur de rabot-dégau en continu, même à charge maximale, notre ami Séraphin fera mieux de monter un interrupteur de même calibrage d’intensité 20A mais en courbe D et non pas C.

C’est là toute la différence qui va certainement lui éviter de maudire à la fois EDF et son épouse avec son four électrique, ou encore le bon copain qui lui a fait l’installation électrique de l’atelier.

Dans la pratique sur le tableau

1- Toutes les lignes d’éclairage se montent avec des disjoncteurs de 10 A Courbe de type C, soit tout de même 2200 W. Sachez qu’une ampoule à LED consomme 20 fois moins qu’une lampe à incandescence pour le même rendement lumineux.

Au passage, préférez une lumière homogène et neutre de 4000 °K. Évitez les lumières trop chaudes à 2700 ou 3000 °K, car cela pourrait fausser votre jugement lors des finitions, vernis et teintures. Tous les éclairages doivent si possible être reliés à la terre

2- Toutes les lignes d’alimentation des prises électriques standards se montent avec disjoncteurs de 20 A Courbe de type C, soit 4400 W. Tous les interrupteurs doivent être munis de la terre, et y être reliés ! (vécu)

Evitez de monter plus de 8 prises en parallèle et 2 prises en série sur la même ligne d'un interrupteur différentiel au tableau.

3- Pour chaque machine munie d’un moteur puissant (> 2500W), calculez la puissance totale de tous les appareils étant susceptibles de fonctionner en même temps et branchés sur cette même ligne de machine (entraîneur, inciseur… ). La puissance totale permet ainsi de définir l’ampérage nécessaire en régime maximal selon la formule I = P / U

Sachant que les interrupteurs sont vendus en 20, 25 et 64 ampères (A), il conviendra de prendre toujours une valeur supérieure à celle obtenue par vos calculs.

Au passage, profitez-en pour vérifier la compatibilité de la section de vos câbles électriques (terre comprise) avec l’intensité demandée pour chaque ligne définie. ATTENTION A LA PUISSANCE ET A LA LONGUEUR (voir tableau photo)

Chaque unité ainsi constituée sera reliée au tableau électrique par un interrupteur indépendant qui lui est propre. Un pour la scie toupie, un autre pour la rabo-dégau., un troisième pour Le tour, quatrième pour la scie à ruban, cinquième pour l’aspiration… etc. Ceci lorsque leurs moteurs ont une puissance supérieure à 2 500 W.

Il conviendra alors de prendre des interrupteurs à courbe de type D pour éviter leur déclenchement à chaque démarrage.

Publié Mis à jour

Partager  

Conclusion... aux treize recommandations tu t'adonneras !

1. Vérifier soigneusement le circuit électrique éxistant d’atelier

2. ne pas hésiter à tout refaire à neuf, c’est plus simple, souvent plus économique à l'usage et surtout plus sûr.

3. le coût de réfection ou de création d’un réseau électrique n’est pas exorbitant par rapport à votre sécurité (10 000 morts par incendie par an) ou la perte de vos biens (25 0000 incendies par an) . Une installation déficiente peut annuler une couverture de dédommagement d’une compagnie d’assurances après expertise d’un incendie.

4. Ne pas hésiter à envisager un tableau électrique propre à l’atelier. Il vaut mieux qu’il soit étanche aux poussières ultrafines.

5. Ne jamais utiliser de matériel de récupération car on ne sait pas combien il a pu souffrir auparavant.

6. Ne jamais utiliser de matériel de récupération car les normes ont changé récemment. Le cuivre des vieux fils a tendance à durcir et se casser, à l’origine de micro arcs électriques générateurs d’incendie.

7. Il faut toujours bien serrer les borniers électriques des fils avec un tournevis bien adapté, ceci évitera également les arcs électriques.

8. Il faut surtout bien calculer la section nécessaire des fils entre le tableau électrique de maison et le tableau d’atelier, mais également pour chacune des lignes constituées dans l’atelier, surtout celles des plus grosses machines.

9. En tête de tableau (à gauche) ce trouvera un interrupteur différentiel calibré à 30 mA, capable de supporter l’intensité maximale que l’atelier est susceptible de nécessiter. Cet interrupteur différentiel sera de type A, seul capable de rester insensible aux courants continus de fuite fréquents dans nos machines à régulation électronique.

10. En aval de l’interrupteur différentiel, seront disposés les disjoncteurs (à droite).
Pour l’éclairage, un disjoncteur de puissance 10A.
Pour les prises simples de l’atelier, un disjoncteur de puissance 20A.
Pour les grosses machines, un calcul spécifique devra adapter la capacité d’acceptation du disjoncteur, mais également vérifier les sections de fil adéquates. Ici, il conviendra de choisir des disjoncteurs "retardé" à courbe de type D.

11. Ne prendre que du matériel électrique de marque connue. Chaque unité doit être estampillée NF et CE. Chaque unité doit porter un numéro de série imprimé au jet d'encre et non pas une étiquette collée.

À ce propos, vous pouvez faire d’excellentes affaires sur Internet mais il existe également des copies de grandes marques qui sont très dangereuses. Je n’hésite pas à citer entre autres le site « 123élec » qui vend des marques authentiques et de qualité à des prix ultra compétitif.

12. Enfin, veiller à relier à la terre tous vos appareillages et pièces métalliques de l’atelier, vérifier surtout que votre terre soit efficace dans l’instant mais également dans le temps car les électrodes enfouies peuvent s’user rapidement.

13. Après une pertinente remarque de @Smaug, minimisez les rallonges et câbles trainants au sol, source de danger avec les machines en marche ! Soyez patients, je vous montrerai bientôt ma "girafe d'atelier" qui apporte par le dessus du site de travail l'électricité, l'aspiration, l'air comprimé et même la dépression pour le pressage à vide !

Pensez à vérifiez également le voltage du sonotone !

Voici pour finir le schéma de mon tableau électrique d'atelier

Publié Mis à jour


Discussions

Mig a publié le pas à pas "Un Atelier bien dans son Jus ...".il y a 1 an
sylvainlefrancomtois
 

Très pertinent pas à pas !! l atelier et son système électrique n est il pas le premier outil majeur des boiseux ??
super !!!!!!!!

Syldesalpes
 

J'applaudis aussi, ça m'aurait été bien utile cette synthèse. Ce sera pour le prochain atelier ...

bensz

Intéressant,
Par contre pour les longueurs de câbles, j'ai un gros doute, tes longueurs me paraissent très courtes. Jusque plus de 50m, pas de soucis.

Pour correction, les protections ne sont pas des interrupteurs, mais des disjoncteurs.
Les tuyaux et huisseries métalliques ne doivent pas être mis à la terre
Dans le tableau, les disjoncteurs ne se mettent pas à la terre, seule la partie terminale
(prise, appareils..) doit être à la terre.

Pour la terre, un piquet galva normalisé de 2m va tenir un paquet d'année et la présence de terre n'est obligatoire que sur les appareils de classe 1. Pour les autres, elle est interdite. Pour les grosses machine, pas de choix, c'est classe 1 pour le reste c'est variable.( la présence de terre n'est pas un gage de qualité, mais d'impossibilité de faire mieux). Pour les pièces métallique, c'est pareil, seule la structure métallique du batiment est à mettre à la terre. En règle générale, les équipements devant être mis à la terre comportent une borne pour cela.

Pour les prises, pour une installation domestique, il ne faut pas dépasser 8. En milieu professionnel, pas de limite. L'important au final, c'est de ne pas dépasser la puissance acceptée par le disjoncteur.

Pour le triphasé, la formule est P=UI1,732 (racine carrée de 3=1,732) U=400V entre phases
pour simplifier P=I
600 environ.

Pour le tableau, le mieux est de le mettre dans un local attenant, pas dans l'atelier directement.
Pour le différentiel il peut être judicieux d'en mettre plusieurs selon la taille et l'équipement de l'atelier.
Attention également à ne pas confondre interrupteur différentiel et disjoncteur différentiel, l'inter comme pour allumer la lumière n'est pas une protection contre les surintensités, il n'assure qu'une protection différentielle.
D'où pour un inter diff la nécessité de le protéger en général par un disjoncteur amont que l'on posera dans le tableau amont. On protège également par ce biais le câble en cas de surcharge.
Pour le câble d'alimentation, 10mm² est un minimum normatif et permettant à l'installation d'évoluer.

Voila voila

bensz

J'ai juste oublié, Promotelec vends pour quelques euros des petits livrets récapitulatif très clairs et précis.

Mig
 
RIRI212
 

Hé hé Thierry...
Rien à re-dire ?...
Il t'a coupé le sifflet on dirait ...

Mig
 

...

bensz

Je suis désolé, ce n'était pas trop l'idée, je pense que ce pas à pas est intéressant car je vois effectivement trop d'installations pourries. Je suis électricien, ce qui est dit ici relève de mon travail quotidien. Mon objectif était juste de corriger des erreurs, pas autres choses.

Smaug
 

Merci Mig, bravo pour la précision.. tu as totalement raison. Tu as oublié un risque avec de l’électricité en mode rallonges/bricolo: la chute! S’entraver les pieds sur les fils avec des machines potentiellement en fonctionnement autour. Je viens de me faire une Électricité centralisée couplée à une aspiration extérieure.. le bonheur .

Mig
 

As-tu un moment pour allez zieuter mon atelier en construction sur ma page ? Je suis dans ta même démarche, c'est mon 4ème atelier, le dernier j'espère !

Smaug
 

J’ai déjà vu les plans! Quand attaques tu?

Mig
 

Regarde sur le pas à pas tu auras un quasi direct sur l'avancée de travaux

Smaug
 

Oui je suis bête ...😤🥊 j’avais pas fait le lien avec le pas à pas.. que je suis depuis le départ . Un grand merci pour tes retours sur l’apsiration centralisée avec diomedea vous avez changé mon atelier et mes sinus..
petite question; quelle différence entre hammer et felder , du même groupe?

Mig
 

Hammer c'est bien ! Ce sont de très bonnes petites cousines qui profitent des qualités de leurs Tantes, mais je peux t'assurer pour avoir eu les 2 que quand tu gouttes à du Felder , t'est foutu !
Il y a un test rabot inplacable de Samuel Mammias sur la Felder AD740 ICI VIDEO 1 + ICI VIDEO 2, même les bois les plus retors sortent quasi nickel. Depuis peu, j'ai la même AD741 avec arbre à plaquettes et je confirme une sacré pointure au dessus, je n'ai même plus besoin de poncer. A 6m/mn en passe de finition, le bois semble ciré !

Mig
 

Je te suis à 1000000%, mais il faut convaincre de l'importance de la chose.

Padou
 

C'est une pertinente synthèse des bonnes pratiques à adopter au niveau d'une installation électrique.
Je rajouterai, cependant une recommandation supplémentaire : vérifier périodiquement le serrage des cosses, j'ai souvent vu, en milieu industriel, des échauffements intempestifs, pouvant être dangereux, dus à des cosses qui s'étaient desserrées.

Mig
 

Bien vu, Padou
Un électricien industriel professionnel m’a expliqué que sur les alimentations dont les câbles ne sont pas suffisamment dimensionnés, ils se dilataient et se rétractaient fréquemment en raison de leur échauffement. Ceci est également valable dans nos habitations et a fortiori dans nos ateliers.
Ces phénomènes de dilatation–rétraction affectent également la visserie des borniers et finissent par relâcher les visages les mieux serrés. La preuve est faite une fois de plus de l’intérêt du bon dimensionnement des sections de câbles.
Il est bon de trouver les bons abaques et ne surtout plus jamais se fier à la règle des 50 m en deçà desquels il n’y aurait jamais de problèmes ! Cela relève des conseils de l'oncle Paul.

RIRI212
 

Ah si !....
J'avais pas vu !...
....je sors !....

bensz

Sur des sections courantes et en usage domestique, le conseil n'est pas de l'oncle PAUL, et tu ne verras jamais un électricien sortir des abaques pour te câbler une prise 16A. Une prise en habitat c'est 1,5 ou 2,5, c'est la norme. En usage professionnel, ça reste 2,5. Si tu fais de l'entrepôt de grande surface avec des longueurs de plus de 100m, on verra. Mais dans un atelier...
Mais de toute façons, les abaques sont plus compliquées que celle que tu montre, car la section dépend également du mode de pose, de la nature du câble, et du nombre de câble dans la gaine. Cela te donne plusieurs abaques que tu relie entre elle. Mais de toutes façon, jusque 40A, pas de questions, la norme te donne la réponse directement.

Pour le serrage, en domestique, le problème est réglé, car on trouve des disjoncteurs à bornes automatiques. En milieu professionnel, il est recommandé de procéder à un contrôle de serrage annuel.
D'autre part pour avoir des échauffements conséquents, il faut utiliser intensément l'installation, ce qui n'arrive quasi jamais. Si tu as de la connexion à vis en habitat, un contrôle (pas resserage) tous les 5 ans est bien suffisant.

Ceci étant, je conseille fortement la lecture des petits guides promotelec. le rouge couvre l'habitat ce qui très suffisant pour la majorité des gens ici.

Mig
 

OK bensz, mais 50 m en 2,5mm² cuivre avec 20A tirés c'est 1350 watts de chaleur produite, non ?
Il en est qui chauffent une pièce avec moins que cela ...

bensz

Comment obtiens tu 1350W? Pour le coup heureusement non la valeur est très faible.
Si tu veux absolument faire le calcul, il te faut la résistance linéïque du cuivre en 2.5 (en ohms/m, 17.10⁻⁹ d'après Wikipédia), calculer ta chute de tension sur 50m pour 20A( U=1710⁻⁹50*20=1,7µV), et en déduire l'effet Joule (P=UI d'où P=34µW).
Et pour info 20A est le calibre max du disjoncteur, ta prise est limité à 16A et en usage intermittent.

Mig
 

Tu as ABSOLUMENT raison... j'me suis vautré grave dans mes calculs !
Heureusement que tu étais là.

bensz

Pas de soucis, tu peux donc garder les sections normées sans te poser de questions sur les longueurs.

gabriel
 

Très bon article @thierrymig . Merci

Mig
 

Merci Gabriel !

Niouniou
 

intéressant, mais je suis frustré car mon atelier est en 380...

bensz

C'est pareil, 32A =>-mm²
16A=>2,5mmé ...
ce qui change, c'est la puissance globale, 32A mono donne 6kW, en tri ça donne 18kW.
De toute façon, il faut comprendre que le mono n'est jamais qu'une phase du triphasé.

Niouniou
 

C'est vrai, mais niveau disjoncteur, c'est pas tout à fait pareil, des fois y a le neutre des fois non... D'où ma question etc, je vais essayer de compléter ma question d'ailleurs

bensz

C'est vrai, mais l'intérêt de ne pas mettre de neutre, c'est l'économie sur le câble et le disjoncteur. Sur des grosses puissances, ou quand la prise est dédiée à une machine qui ne risque pas de changer, OK. Sinon, il vaut mieux mettre le neutre.
La grosse différence avec du mono, c'est que le matériel (disjoncteurs et différentiels) coûtent beaucoup plus cher.

Niouniou
 

Et sinon, sujet un poil hors sujet :
quel type de cable (souple ou rigide pour aller de mon compteur à un boitier de dériv, en apparent sous tube IRL dans un local "industriel" (en fait une grange qui va certainement devenir mon local pro)
Est-ce que c'est normé comme en résidentiel , Je suppose mais je n'ai que le petit guide rouge promotélec...?
Note : ça sera du 5G2,5²

bensz

Câble rigide, toujours. Le souple s'emploie pour des liaisons mobiles (machines, rallonges) et à l'intérieur des tableaux électriques (uniquement en milieu professionnel). Le souple doit être embouti. 5G2,5 5G ok si c'est du tri. 2,5 pour alimenter ton atelier, c'est trop court 6² mini et 10² c'est encore mieux. Ton câble (U1000R2V) n'a pas besoin de protection mécanique. Le tube IRL c'est pour faire plus propre. Sinon tu peux te référer au petit guide rouge, ton atelier n'est pas une usine 😂

Niouniou
 

@bensz pour l'instant il y a 10m et ça n'alimente qu'une combiné de 4kW. Le tableau est indépendant de la grange et déjà dans la grange c'est juste pour faire propre vie long du mur au lieu d'avoir une rallonge qui fait la diagonale par terre...

cyrille68
 

Merci, pour ces petits rappels, qui tombent bien pour moi, je suis en train de construire mon atelier et en cours de réflexion sur la partie électrique de celui-ci.

Huiledecoude
 

Article exhaustif, bien pensé, en bon français, et indispensable en particulier aux bricoleurs. Merci et bravo.

Ste24350

tres bon post qui me fait comprendre correctement l'electtricité et le tableau. je te felicite. petit regret que tu ne traite paqs le trphasé aussi.
steve

Connectez-vous pour ajouter un commentaire.
1 173 vues
35 commentaires

Contenus associés

0 plan
0 processus
0 fournisseur
Autres pas à pas de Mig 
Voir aussi
Table des matières