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Blanche

Bureau Écorce

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

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Travail rendu au BMA

Pour le diplôme on devait rendre un dossier artistique qui retraçait la méthodologie de recherche (des premiers croquis à un projet abouti) et un dossier technique (plans, analyses de fabrication pour certains éléments, ébauche de coût matière).
On avait comme contraintes de pouvoir ranger des choses dans ce meuble, de pouvoir écrire dessus et que sa forme soit inspirée d’une œuvre d'art en lien avec un thème choisi : mon thème était l'écorce.

Ci-dessous la vidéo de mon dossier d'arts appliqués. On y voit toute la progression : exposition du thème (fond noir), choix de 3 formes relevées dans 3 œuvres (les 3 "axes" avec un fond gris, puis vert puis jaune) et croquis de meubles à partir de chacune de ces formes (souvent représentées en relief), historique du bureau, puis le meuble final.

Quelques détails du livre et une maquette en cp de 3mm à l'échelle 1/5.

Le principe du bureau est que 3 "feuilles" d'essences différentes se superposent, se détachent et s'enroulent.
Les parties cintrées seront moulées, les parties droites seront en cp alésées dans la continuité du chant des parties cintrées. Les parties cintrées et droites seront assemblées avec des dominos et le tout sera plaqué en travers fil.

Voilà le dossier technique que j'ai rendu à peu de chose près. Les tableaux à la fin sont des "analyses de fabrication", c'est comme les processus de l'air du bois, il y manque les croquis que j'avais faits à la main dans la version rendue. J'avais également fait une ébauche de coût matière mais je posterai plus tard quelque chose de plus complet.

Depuis le projet a évolué, les plans ont un peu changé et certains points techniques ont été approfondis. Il reste encore beaucoup d'éléments à préciser.

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Coûts matière et choix techniques

Pour obtenir ces formes cintrées, la théorie est de superposer des feuilles de contreplaque (feuilles de bois massif d'environ 15/10 à 20/10 de mm d'épaisseur) et pendant qu'on les colle toutes ensemble de les contraindre dans une certaine forme pour que quand la colle aura pris, elles gardent cette forme. On alterne le sens du fil des différents plis (couches) de manière à avoir un panneau costaud et on essaie de limiter les déformations postérieures en superposant un nombre impair de plis.
Dans la suite on appellera ce contreplaqué "cp fait maison".

Matière

Pour avoir des chants jolis qui montre les différents plis j'ai deux possibilités :

  • faire un cp maison et en montrer les chants
  • utiliser un cp fait en industrie (cp plat pour les parties planes, cp cintrable pour les parties cintrées) et en aléser les chants avec du cp maison

J'ai calculé en gros le coût de 3 solutions :

  • tout en cp fait maison
  • mix cp fait maison pour les cintres + cp industriel pour les parties planes
  • tout en cp industriel

Je mets le tableau complet plus bas mais pour résumer j'ai deux fois plus de surfaces planes (2,7m2) que de surfaces courbes (1,35m2), du coup autant utiliser des panneaux de cp plans fabriqués en industrie plutôt que d'en faire moi-même, ça réduit le cout global d'un tiers par rapport à si je fais tout en cp maison (on passe de 920€ à 600€).
Le cp cintrable quant à lui n'est pas donné donc la différence de prix cp cintrable/cp maison n'est pas énorme et certaines parties cintrées qui ont besoin d'être vraiment costaudes assureront beaucoup mieux leur rôle en étant moulées en cp fait maison.

J'opte donc pour la solution "mix" : les parties planes en cp industriel alaisées avec du cp maison et les parties cintrées moulées en cp maison. A priori, le tout sera assemblé avec des dominos.

Méthode de serrage

Pour maintenir les plis ensemble lors du collage il existe en gros 2 méthodes :

  • un moule en deux parties, forme et contreforme qui s'emboitent avec un jeu correspondant à l'épaisseur de tous les plis + la colle et qu'on serre ensemble avec des serre-joints
  • un seul moule et une manière de serrer qui s'adapte à la forme (sac de sable, sangles, poche à vide...) : le même principe que la première méthode mais avec une contreforme dynamique

Vu qu'au lycée c'est grand luxe on a une presse à membrane. C'est une table d'environ 1m50 par 2m50 sur laquelle on pose son moule avec ce qu'on veut cintrer dessus puis on baisse jusqu'à la table une membrane plastique tendue sur un cadre. Ce cadre écrase un gros joint qui rend tout ça étanche et une pompe fait le vide pendant qu'on masse la membrane pour l'aider à prendre la forme et s'assurer que tout se passe bien.
Elle est aussi chauffante par dessus et par dessous.

J'aurais bien aimé mouler tout le bureau d'un seul tenant, seulement mis à part le prix du bois du bureau lui-même (au moins 600€) les moules et contremoules nécessaires auraient pesé un poids monstrueux et auraient été autant de matière gâché. La mise en œuvre aurait été très compliquée.
Une fois cette idée abandonnée et vu qu'on a cette presse à membrane, j'opte pour la seconde méthode et dessine les 5 moules qui seront nécessaires à la fabrication de toutes les parties cintrées. Certains moules seront utilisés plusieurs fois.

Pour chaque moule je calcule son poids et son coût selon deux techniques différentes :

  • MDF plein : sections de MDF identiques collées ensemble pour former un moule plein
  • contreplaqué : sections de cp identiques dont l'écart est maintenu par des tasseaux vissés entre chaque section et cp cintrable vissé par-dessus

Je retiens donc la méthode du MDF plein pour les moules A (cintre principal), C (caisson du tiroir) et E (façade du tiroir), la méthode du contreplaqué pour le moule B.
Pour le moule D (porte-document), ça sera soit un bout de massif profilé, soit la méthode du mdf plein.

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1er moule en MDF plein : façade du tiroir

Parce qu'il fallait bien en faire un premier, autant choisir le plus petit et le moins exigeant : celui de la façade du tiroir.

J'ai d'abord dessiné, scié, chantourné, rapé, raclé et poncé un gabarit. C'était la première fois que je faisais ça : pas facile d'avoir une courbe douce, sans défaut et en gardant le chant d'équerre.
Le chant doit être bien d'équerre pour l'user le moins possible lors des passages à la toupie et pour toujours trouver la même courbe quelle que soit la hauteur de l'arbre.
Sur la photo du montage la sauterelle est dans le mauvais sens, je l'ai déplacée ensuite : du fait qu'elle n'appuie pas vraiment à la verticale mais qu'elle tourne, elle tire légèrement la pièce à usiner vers elle. Mieux vaut alors qu'elle la tire vers les butées et qu'elle la serre davantage contre elles plutôt que de l'en écarter.

Puis vient le débit et le dégrossissage des sections de MDF de 40mm d'épaisseur à la scie à ruban avant de les passer à la toupie.

Je voulais utiliser deux tourillons pour placer chaque section sur le montage lors du toupillage et réutiliser ces trous pour bien aligner les sections lors du collage.
J'ai donc troué chaque section à la perceuse à colonne en utilisant les butées du montage pour toutes les placer au même endroit. J'ai donc percé, repercé, rerepercé mon montage e-xac-te-ment au même endroit. Enfin c'est ce que je croyais... : ibb.co/0tv0jbm
Comme mon perçage était hyper foireux j'ai lâché l'affaire et j'ai tout usiné en utilisant les butées, puis j'ai tout collé en utilisant les chants droits comme référence. Puis j'ai bien bien poncé pour éliminer les défauts.

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2ème moule : il fait la banane

Le deuxième moule
Il est fabriqué sur le même principe que le premier. J'ai utilisé le même bout de mdf comme gabarit.

  • Chantourner, raper, racler, poncer le gabarit
  • Débiter, chantourner les 18 sections de mdf 40mm
  • Copier sur chacune le même profil à la toupie avec le gabarit
  • Coller le tout
  • Racler, poncer, scotcher

Et comme le premier, il fait la banane parce que j'ai été trop bourrine sur le serrage lors du collage. C'est ça que je montre avec la règle.
Le premier moule qui servira à fabriquer la façade étant moins long, la banane se voyait moins. Aussi, comme la façade ne fait pas partie du corps du meuble elle peut faire un peu la gueule c'est moins grave, ça ne reportera pas d'erreur sur le reste.
Pour celui-ci c'est un peu plus embêtant.
Je l'ai donc scié en deux puis j'ai recollé les deux parties en les inversant de manière à faire deux demibananes au lieu d'une grande. Comme ça j'ai moins à poncer pour le rendre plan.
Enfin, c'est la théorie parce que devinez quoi... je crois bien avoir moins serré lors de ce re-collage mais j'ai toujours une grosse banane 😅
Bon, je ponce un peu, et puis je me dis qu'avec la dépression ça va peut être le décintrer donc si je ponce trop ça risque de me faire la banane dans l'autre sens. 🍌👋
On verra donc ce que je fais de ce cintre après le premier essai.

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3ème moule : le cintre principal

Le troisième moule que je réalise est celui qui servira le plus.
Il permettra de réaliser la plupart des cintres en l'utilisant "nu" ou bien en cintrant par-dessus une feuille déjà cintrée.

Celui-ci je le réalise en utilisant des tourillons pour aligner les sections lors du collage.
Au lieu de percer les trous à la perceuse à colonne, je le fais à l'"entraxe 32", encore une machine de luxe qu'on a à l'école et qui permet d'être sûr de l'écart entre ses perçages. On peut y placer des fraises tous les 32mm et on dispose de butées et de vérins pneumatiques pour le serrage.

Puis j'usine et je colle... Je constate que ce troisième gabarit a été hyper rapide à chantourner, racler, poncer. J'ai pas mal progressé en 3 profils.

Et alors, la 🍌 ? Et bien malgré tous nos efforts il y en a quand même une, mais assez légère par rapport à celle du deuxième moule. 😙
Comme ce dernier, je ponce un minimum, je remplis quelques imperfections à la pâte à bois et j'attends d'essayer le second moule pour fignoler.

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Raidir l'étagère du dessus ?

Je me suis rendue compte que l'étagère du dessus ne pouvait pas supporter plus de 5kg selon cette excellente feuille de calcul créée par des copains des copeaux

Du coup j'essaye de trouver une solution, dans l'idéal j'aimerais qu'elle puisse porter autour de 60kg (masse d'une rangée de BD sur toute la longueur de l'étagère), sinon à partir de 30-40kg ça commence à être satisfaisant.

Différentes propositions :

J'ai fait un petit sondage autour de moi : pour l'instant c'est la barre diagonale qui traverse tout qui fait l'unanimité chez mes profs, certains élèves préfèrent la feuille courbée (qui est exclue d'office car je trouve qu'elle charge trop et qu'elle ajoute beaucoup de difficulté pour un résultat assez bof), d'autres dont moi préférons un genre de treillis déstructuré... mais pas comme celui qui est dessiné là. Il faut que je continue d'explorer certaines pistes.

Les recherches sont toujours en cours. Je trouve ça difficile de me représenter ce que ça donnera en vrai. Je continue de réfléchir mais peut-être que je dessinerai le projet final une fois la partie basse du bureau déjà réalisée.

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Premiers essais de cintrage : façade du tiroir

Après un bon temps mort pour cause de fuite dans la presse à membrane, j'ai pu réaliser mes premiers essais de cintrage et tester si mes moules marchaient bien.
J'ai donc commencé par le plus petit, le plus facile : la façade de tiroir.

Je colle avec de la formaldéhyde et à chaud (60°C). C'est une poudre blanche qu'on mélange avec la moitié de son poids en eau. Froide elle sent la pâte à sel, mais une fois chaude en sortant de la presse elle émet des vapeurs qui puent et qui parait-il peuvent provoquer des cancers.

Pour le premier essai j'empile 9 plis : 4 plis de contreplaque peuplier en fil, 3 plis de contreplaque en travers-fil, et 2 plis de placage hêtre de chaque côté en parement.
Le travers-fil est trop rigide et si les deux plis les plus bas prennent plus ou moins la forme voulue, à partir du premier pli en travers fil, le reste du paquet refuse de se plier et reste droit.

Deuxième essai, j'empile cette fois-ci 11 plis : 5 feuilles de contreplaque en fil, 4 feuilles de placage de hêtre en travers-fil et 2 feuilles de placage en fil pour les parements.
Cette fois-ci ça tourne bien. Je dégauchis un chant puis calibre les autres à la circulaire. Je fais un essai rapide de queues d'aronde courbes pour voir ce que ça donne. Je trouve le cp étonnamment agréable à travailler. Il faudra que je me chantourne un gabarit pour tracer les queues et que je sois plus soigneuse quand je travaille le massif. En imaginant l'assemblage avec moins de jours et plus de contraste entre les teintes des pièces de bois je pense que ça peut être sympa.

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Premiers essais de cintrage : la suite

J'enchaine en essayant des deux autres moules déjà fabriqués.
Pour celui qui servira à quasiment tout, le moulage se passe plutôt bien mais dès le lendemain l'angle à 90 se resserre de quelques degrés. À l'avenir, je contraindrai systématiquement mes pièces dès leur sortie de la presse pour en garder l'équerrage le temps de les assembler.

Je plaque un bout de cp plat pour en mesurer l'épaisseur : 16mm. Mon cp cintré 11 plis lui, fait 15mm. Pour la suite des essais j'ajoute donc 2 autres plis de placage en travers-fil à mon cp cintré.
D'une part ça permettra de joindre les parties planes et cintrées le plus affleur possible et d'autre part ça stabilisera davantage la forme des parties cintrées dans le temps 🤞.
Le bureau complet compte environ 1,34m² de cintre. Avec tous ces plis on se retrouve à environ 110€/m² sans compter les placages de parement. En comptant 20% de pertes (sans compter les essais foireux) et en estimant à 50€/m² le parement, on arrive à 260€ de bois pour les parties cintrées.

Le dernier moule quant à lui, celui qui a les plus petits rayons de courbures et qui surtout présente la forme concave la plus profonde, n'a pour l'instant donné que deux échecs.

Ma théorie est que la membrane presse d'abord sur les points hauts et empêche donc les plis d'aller jusqu'au fond. Avec les copains on a pensé à plusieurs solutions pour arranger le problème :

  • commencer le collage à froid pour donner plus de temps au placage pour bouger avant que la colle ne fige le tout
  • donner une pente différente au moule
  • ajouter une cale au milieu pour transformer le point le plus bas en point le plus haut
  • fabriquer un contremoule

J'essaierai sur une partie du moule certaines des premières idées puis si ça ne suffit pas, je fabriquerai un contremoule : là au moins on sera sûr 💪

À suivre...

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Débit des placages et contreplaques pour les parties cintrées

Voilà les heureux placages élus ! Pour le plan de travail, de l'érable ondé très joliment maillé. Pour la feuille d'en-dessous du noisetier tout doux. Et pour la feuille la plus basse du noyer avec de belles veines marquées, de la flamme, du fil et des reflets arc-en-ciel.
Certains parements seront invisibles une fois les différentes pièces assemblées, j'utilise alors du hêtre.

Avant de tout couper je commence par aplanir la contreplaque qui est gondolée et fendue par endroit. Je la mouille et la laisse sous presse à 80°C pendant 6h puis à froid pendant une nuit.
Elle sort lisse de chez lisse et se cintrera mieux, jointera mieux avec les autres feuilles et se stockera plus facilement sans abimer le reste. Aussi certaines fentes se referment, d'autres s'ouvrent d'avantage. Les défauts inarrangeables et ceux qu'on peut facilement réparer deviennent évidents à identifier.
"jointera mieux avec les autres feuilles" car quand c'est possible mes différents plis sont faits d'une seule feuille mais souvent je n'ai pas la largeur de placage ou de contreplaque nécessaire et j'assemble donc plusieurs feuilles que je coupe ensuite aux bonnes dimensions. Pour les assembler j'utilise du papier gommé troué qui permettra à la colle de passer par endroits.

Et c'est parti pour le débit !
Je coupe tout au massicot, lèche des mètres et des mètres de papier gommé et me perds dans mes calculs. "Si je mets cette feuille d'érable dans ce sens là alors il faut que dans cet autre moulage elle soit dans ce sens... Ah non cette partie là est invisible, je mets du hêtre. Ah non on va peut-être voir la jonction, hêtre ou pas hêtre ? Érable, c'est plus sûr. Mais c'était 270 ou 340 déjà ? Hé merde j'aurais du prévoir plus long, j'aurai que 20mm de surcote après moulage..."

Aussi au lieu d'une couche de parement de chaque côté, on me conseille d'en mettre deux de manière à pouvoir racler, poncer sans avoir peur de percer le placage, "choper la perce" comme on dit. Comme j'assemble pleins de parties ensemble c'est une sécurité supplémentaire car les épaisseurs de mes différentes pièces auront vite fait d'être légèrement différentes et mes assemblages légèrement imprécis.

Mes pièces cintrées représentent en tout 2m2 avant usinage. Je débite donc 12m2 de placage de hêtre, 10m2 de contreplaque de peuplier et 8m2 de placage pour les parements.

Une fois le tout débité (environ 2 jours de travail) et en attendant de mouler chaque partie, je stocke tous mes paquets sous mes moules ou sous des panneaux.

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Traitement des chants

Le temps filant je ne pourrai sans doute pas réaliser deux bureaux comme prévus (un pour moi un pour le lycée). Aussi pour accélérer les choses j'ai lâché l'idée de laisser les chants visibles. Ça élimine l'étape d'alésage des parties planes ainsi que pleins de problèmes de jointage compliqués entre les différentes parties.
Je laquerai sans doute les chants pour souligner les courbes et cacher les différences de compositions des parties planes et cintrées, soit avec des couleurs neutres (noir, gris...) ou alors avec des couleurs pétantes... On verra ça à la fin.
J'ai fait un petit essai de moulure à la main.

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Premiers essais de cintrage : la fin

Alors, contremoule ou pas contremoule ?

On se retrouve avec les derniers essais concernant le moule foireux.

Premier essai
Pressage sans colle, à froid, j'ai ajouté de la pente et une barre métallique pour presser au fond.

La pente c'est pas mal : sans elle les feuilles de contreplaque en fil se fendaient au milieu. Là non.
Mais la barre roule et ne presse pas au fond.

Deuxième essai
Collage, je commence à froid puis monte en température, toujours en pente et j'ai remplacé la barre cylindrique par un tasseau arrondi (un pied appartenant à un autre meuble)

Le parement fait des bourrelets aux frontières avec la barre, mais je m'en doutais. C'est arrangeable en collant en deux fois : d'abord tout jusqu'au dernier pli en contreplaque, puis les dernières feuilles de placage mais sans la barre. Elles n'auront pas de mal à venir s'appliquer sur la forme déjà cintrée.
Cependant le pressage ne va pas jusqu'au fond donc ce n'est pas bien collé et la barre laisse une grosse marque sur la contreplaque également. Pour arranger ça il faudrait un plat un peu plus long, et puis que la courbe ne soit pas aussi prononcée mais remonte légèrement sur la pente. Mais alors il y aurait une marque là où la contreforme s'arrêterait sur la pente, donc faudrait qu'elle remonte un peu plus que ça... Bref, je fais un contremoule.

Contremoule

Dans mon plan j'ai dessiné cette courbe de manière à ce que les deux rayons de courbure intérieurs soient les mêmes. Pour usiner mon contremoule je devrais donc pouvoir utiliser le même montage que pour mon premier moule.
Mais lorsque j'ai dessiné mon bureau je pensais que les feuilles feraient 16mm d'épaisseur (elles font maintenant 17mm avec les deux couches de parement), et comme j'ai reproduit le profil à la main (scie à format, scie à ruban, rape, racloir et cale à poncer), il se peut que j'ai déformé la courbe originale sans trop m'en inquiéter.
Je trace donc le profil de mon gabarit et sa parallèle à 17mm puis positionne mon gabarit sur la parallèle pour voir si ça correspond.

Et on est pas si mal !! Il y a assez peu d'écart entre le gabarit et la courbe parallèle. L'élasticité du bois suffira sans doute à combler les quelques dixièmes de décalage. Je fais donc un contremoule en utilisant le même gabarit. Je déplace quelques butées, une sauterelle, ajoute une poignée, et je peux fabriquer ce moule de la même manière que les précédents.

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Moulages définitifs : partie 1

– Quoi ? C'est pas vrai...
– Si si t'as bien entendu, j'ai cintré des trucs qui seront réellement dans le meuble.
– Non arrête, des pièces définitives ? Je croyais que tu faisais jamais que des essais moi... T'as pas eu les jetons ?
– Je croyais que si, mais finalement ça s'est pas trop mal passé 😃

– Mais on dirait qu'en 2 semaines ton meuble a plus avancé qu'en 3 mois !!
– Oui, dommage que ça s'arrête là.
– Bah, comment ça ?
– Le lycée ferme à cause de la pandémie de corona.
– Meeerde...

Voilà les premières pièces définitives du bureau. Ce sont les cintres qui seront superposés pour former l'arrondi du pied, à droite.

J'ai cintré la partie en noyer le matin, elle a attendu en presse quelques heures, puis dans l'après-midi j'ai pu cintrer la seconde couche plaquée noisetier puis quelques heures plus tard la dernière couche en érable.
J'ai eu quelques problèmes de bulles mais la découverte du rouleau à maroufler a été une révélation.
Aussi j'ai arraché du scotch sur le placage de noyer et arraché des fibres... Les deux couches de parements ont immédiatement montré leur utilité !
Puis lors du moulage de la partie plaquée en érable, ça a pas été facile de le positionner au bon endroit sur le moule et le fil parallèle à la courbe.
Finalement à part cet arrachage de fibre qui aurait largement pu être évité mais qui ne devrait pas être trop grave, le résultat est pas mal : lisse, le fil parallèle, pas de chevauchements de placage ou de défauts notables... Le plus dur reste à venir : calibrage, moulurage, assemblage...

Je ne sais pas quand le lycée rouvrira. J'ai couvert mes placages, descendu mes paquets débités à la cave, contraint mes parties cintrées sur le moule et dit au revoir à tout ça. Je reprendrai sans doute en mai... ou en septembre ^^. J'espère que mes bouts de bois auront la patience de m'attendre bien à plat.

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Bureau écorce 2 : Le retour

Le lycée a rouvert le 3 juin. Ils ont mis en place tout un tas de protocoles à base de désinfection des machines, de masques, de pas se prêter d'outils, l'internat est fermé... On est tout de même quelques élèves à être revenus.
J'ai pu avancer sur le débit : il ne me reste plus que deux pièces à mouler et j'ai terminé de débiter les panneaux plans et le placage qui va se retrouver dessus. Le débit du placage m'a pris à lui seul 3 ou 4 jours le temps de pas se gourer sur les parties visibles/invisibles, d'essayer que les différentes parties se suivent à peu près et de coller des mètres de papier gommé 🤣. J'espère plaquer les panneaux lundi.
Je n'ai maintenant a priori plus que 3 semaines pour terminer le bureau.

  • Fin du débit
  • Raclage
  • Calibrage (et fabrication de montages à cet effet parfois)
  • Assemblage à blanc (dominos)
  • Moulurage
  • Assemblage définitif feuille par feuille
  • Ajustements aux raccords
  • Raclage ponçage total
  • Finition des chants (laque noire ?)
  • Vernis
  • Positionnement des coulisses de tiroir
  • Assemblage des trois feuilles ensemble
  • Fabrication du tiroir

Je ne suis pas sûre de parvenir au bout, mais je vais essayer d'aller le plus loin possible 😃

PS : et j'ai oublié - Fabrication des pieds (je ne sais pas encore comment)

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Moulage à la presse à membrane

Voilà quelques photos du procédé de moulage avec la presse à membrane. Elles datent du jour où j'ai renversé deux fois la moitié de ma colle par terre : une fois le matin, une fois l'après-midi. 💪

Je commence par empiler toutes mes feuilles exactement de la manière dont je vais les mouler et je prépare la colle.
Je suis droitière. Là j'ai le placage à droite et le support de mon rouleau à gauche mais j'ai fait l'inverse plus tard, c'est plus pratique d'avoir le support sous la main.

Puis j'encolle, j'encolle, j'encolle, de préférence sur la contreplaque et dans le sens du fil (en travers-fil le placage a vite fait de se déchirer, emporté par le rouleau), en faisant gaffe à ce que mon paquet reste à peu près droit. De temps à autre je maroufle avec mon fidèle rouleau à maroufler.

Ensuite il est temps de mettre tout ça dans la presse à membrane.
En la baissant, la membrane qui est sur charnière a tendance à emporter avec elle le paquet qui glisse sur le moule et se décale. Les bouts de scotch sont là pour se tendre et retenir le paquet afin que je sois sûre que les bandes de placage soient parallèles à la courbe du moule.
Je m'y prend souvent à plusieurs fois : je ferme la presse avec ses 6 fixations "clips métalliques" réparties tout autour, je fais le vide, maroufle un peu par-dessus la membrane, constate que ça a bougé, refais rentrer l'air, rouvre les 6 fixations dans l'ordre pour pas l'abimer, recommence, recommence, la colle tire donc je me presse.
Une fois satisfaite du parallélisme et de la position sur le moule, je ferme le grille pain, chauffe à 60°C environ et laisse en place pendant au moins 4h.
Pour gagner quelques demi-journées j'ai parfois mis deux moules en même temps sous presse comme sur la photo (l'un après l'autre bien sûr).

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Préparation des parties planes

Après avoir débité et assemblé toutes mes feuilles de placage, les collègues m'aident pour plaquer les panneaux avec, à la colle blanche cette fois-ci.
Comme on met deux couches de placage de chaque côté du panneau on colle en deux fois : une première fois le "sous-parement" de chaque côté puis la seconde le parement, de chaque côté.

La presse à plaquer là, c'est encore top moumoute évidemment. On peut régler la pression et la température de chauffe. 6 vérins pressent tout ça et en 20min c'est cuit. La moitié des panneaux seulement rentre sur la table donc on colle tout ça en 4 fournées.

Puis je coupe sur chaque panneau une rive que je pourrai utiliser comme référence pour les calibrer.

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Délignage des parties cintrées

Alors là les ennuis commencent. Comme on s'en doutait y a tout qu'a bougé ! J'essaie tout de même de déligner tout ça : parfois ça va plutôt bien, parfois la pièce est tellement voilée que je ne sais pas sur quel "plat" la brider et j'ai beaucoup de mal à contrôler mes coupes.
Il va falloir faire du cas par cas pour rattraper les degrés perdus. Sur mon épure, le bureau commence à prendre forme.

Et parce qu'on peut toujours rêver j'ai laissé les cintres pressés pour la nuit et j'en ai descendu d'autres à la cave... On verra demain si ça les a remis en place.

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Derniers moulages de pièces cintrés

Porte-document

J'ai enfin fabriqué le moule du porte-document :
Un cylindre tourné et coupé en deux, collé au scotch sur un bout de frêne que j'ai préalablement raboté en angle à l'aide d'une cale et de double face dans la raboteuse. Un coup de rabot à la jonction et le tout vissé sur un panneau de cp pour qu'il tienne debout dans la presse.

Le placage d'érable que j'utilise est fait de bandes collées ensemble, deux bandes se sont détachées lors du pressage et laissent entrevoir la couche d'en-dessous. Je recolle donc une feuille par-dessus au fer à repasser : j'enduis le paquet de colle, j’attends qu'elle soit quasi-sèche au toucher puis j'enveloppe progressivement la feuille autour en appuyant au fer et avec une cale.

Suite et fin des moulages foireux !

Contremoule : premier essai

J'essaie une première fois ce contremoule sous la presse à membrane mais...

  • Le placage a largement fendu
  • En raclant je constate qu'au milieu du moule le placage n'est carrément pas collé.

Contremoule : second essai

Je redébite donc de quoi remplacer l'essai précédent et ajoute des bandes de papier gommé qui, je l'espère, empêcheront le placage de fendre. Je réessaie mais cette fois-ci au chassis.

Ça marche ! C'est bien collé et les fentes sont très petites, il y a même une face qui est restée intacte ! mais... La force au chassis est plus grande que celle à la presse à membrane. Je perds donc 2mm d'épaisseur sur les 16,5 escomptés. Je racle un petit coup et replaque donc tranquillement une feuille de noisetier de chaque côté sous la presse à membrane, à la colle blanche. Je m'épargne du même coup de devoir racler à fond la feuille d'en-dessous, imbibée de papier fossilisé à la colle formaldéhiyde.

Et c'est avec émotion que je retire ces pièces plaquées et replaquées de la presse. J'ai enfin TOUS les bouts du meuble, prêts à être assemblés 🙃 !

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Assemblage : coupes et montage à blanc

Après 3 mois de travail pour préparer les 23 pièces qui constitueront ce bureau, je commence petit à petit à les assembler.

J'ai commencé par couper au plus long toutes les pièces cintrées. Cette phase est très nouvelle pour moi et je navigue un peu au radar. C'est intimidant de commencer à couper des bouts de bois dans lesquels j'ai déjà investi tant d'efforts.

Calibrage des pièces cintrées

Quand les pièces sont "brutes de presse à membrane", leurs chants sont vraiment dégueulasses et comme je vous disais, elles sont si voilées que je ne sais plus sur quel plat danser. C'est donc à tâtons que je réussis à déligner proprement mes pièces :

  • je choisis un plat de référence, je le plaque bien contre mon montage et je déligne un chant.
  • je déligne le second chant et je vérifie aussitôt si les deux chants ont l'air parallèles, si oui je passe à la suite et sinon je recommence
  • grâce à ces deux chants de référence je tronçonne un côté au guide perpendiculaire, souvent en deux fois car la lame n'est pas assez haute donc avec deux appuis différents : si mes deux coupes se rejoignent bien et que je peux poser ma pièce à la verticale sans qu'elle ne tangue alors c'est gagné et je passe à la suite, sinon ça veut dire que mes deux premières coupes ne sont pas parallèles et il faut que je recommence
  • avec ces 3 coupes de faites la 4ème se passe souvent bien
  • je peux alors enfin mesurer les diagonales de ma pièce et contrôler proprement son équerrage

Je répète ces opérations pour chaque pièce et les pose petit à petit sur mon plan, vois comment elles s'assemblent. Je mesure alors l'étendue des déformations et décide de comment arranger ça au cas par cas (déligner ma pièce à la naissance de sa courbe au lieu de garder un plat, perdre 15mm de hauteur sur l'une de mes étagères...)

Une fois satisfaite de ce dégrossissage, je coupe toutes mes pièces de longueur et me dégage une table de collage pour y installer mes bouts de bois.

Assemblage

J'ai plusieurs problèmes à gérer à chaque jonction :

  • les deux pièces ne font pas la même épaisseur : il va falloir en replaquer une ou bien poncer l'autre si c'est possible (si une de ses faces n'est pas visible ou bien si le désaffleur ne dépasse pas une couche de placage)
  • sur ma pièce cintrée je n'ai pas réussi à gérer l'équerrage de ma coupe dans les deux sens (qui correspondraient à l'inclinaison de la lame de la scie et à l'angle du guide s'il s'agissait de panneaux droits), si la pièce à laquelle j'assemble ce cintre est plate alors je peux couper celui-ci avec des angles sinon j'ajuste ma coupe au rabot.
  • les deux pièces une fois assemblées doivent dessiner un élément cohérent avec une autre partie du bureau : par exemple les deux plats de l'étagère en érable doivent être parallèles entre eux et au sol, la hauteur de la double courbure en noyer doit correspondre à la hauteur de la double courbure de noisetier etc...

Je prends mon temps sur chaque jonction car presque toutes mêlent plusieurs de ces difficultés et je pourrais parler de certains de ces assemblages pendant longtemps !

La plupart du temps j'assemble une pièce cintrée avec une pièce plate mais parfois c'est deux pièces cintrées. Ce sont ces jonctions qui me prennent le plus de temps parce que là il faut jouer du rabot et je suis encore loin d'être virtuose... Mais je progresse !

Petit à petit le bureau prend forme.

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Assemblage : tourillons et clamex

Je vous ai parlé des coupes mais pas des assemblages à proprement parler.
Je perce petit à petit mes chants pour y insérer des tourillons (avec l'entraxe 32 dont j'ai parlé plus haut) mais ce n'est pas toujours possible car pour ça il me faut un plat de chaque côté. Dans le cas inverse j'utilise des lamellos clamex autoserrants et invisibles.

Ce sont deux parties en plastique qui sont collées vissées chacune d'un côté de l'assemblage. La fraise qui usine la rainure défonce plus de matière dans le fond et permet de les y glisser.
Tant que je n'ai pas mis de colle dans l'assemblage je peux toujours séparer les deux pièces en forçant un peu, mais une fois collé, ça bouge plus.
Pendant le collage ça aide à serrer les pièces ensemble et les maintient dans une direction de plus que des lamellos classiques.

J'ai testé en collant deux pièces ensemble et j'ai ajouté des serre-joints seulement pour régler le désaffleur dans le sens de l'épaisseur.

Le résultat est pas trop mal mais comme j'ai laissé une des deux parties dans le vide la gravité a tout de même ouvert un peu le joint. Dommage, j'allais replaquer une face de toute façon mais c'est pas tombé sur la bonne !

Vu que je vais replaquer je me suis pas gênée pour racler la surface en question et j'ai pu constater ce que ça donnait si je chopais la perce... C'est pas beau hein !

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Assemblage : collages collages collages

J'ai tout collé !
J'ai collé pas mal de trucs !

Mais avant ça j'ai :

  • replaqué sur une ou deux faces une bonne moitié des parties cintrées puisque j'avais mal contrôlé le panneau plat que j'ai utilisé et qu'il était par endroit plus épais que prévu.
  • rafraichi pas mal de chants à la ponceuse de chants parce qu'en assemblant puis désassemblant les bouts assemblés avec des clamex tenso j'ai tendance à "touiller" un peu l'assemblage, à ne pas tirer parfaitement dans l'axe, donc à arrondir les chants.
  • repris pas mal de coupes surtout pour l'étagère érable qui étaient pas facile à monter car il fallait que je m'assure à la fois que les deux niveaux de l'étagère soient horizontaux et que les courbes et les plats soient tangents. J'ai perdu environ 2 cm sur la hauteur espérée pour pouvoir satisfaire ces deux exigences.
  • raclé poncé les parties qui seraient plus compliquées à racler et poncer une fois assemblées (merci Leila tu m'as filé un sacré coup de patte !)
  • profilé les moulures des parties qui une fois assemblées ne permettraient plus à l'affleureuse de passer partout.

Les collages étaient intéressants car même quand ils pouvaient se ressembler les problèmes de désaffleurs n'étaient jamais les mêmes. Pas si simple d'assembler des trucs cintrés et souvent gauches ! Heureusement qu'à l'atelier on a un tas de serre-joints rigolos.
J'ai appris à utiliser les crabes (les serre-joints verts sur les photos), j'ai pu essayer la technique de la cale en forme de banane pour pouvoir serrer un panneau au milieu sans serre-joint assez grand pour atteindre son milieu et puis j'ai appris à me détendre pendant que je colle.

À l'heure actuelle les deux étagères ne sont pas encore collées avec le reste car j'attends d'avoir fait et assemblé les deux pieds gauches pour ça. Également les feuilles ne sont absolument pas collées les unes aux autres car j'attends d'avoir vernis certaines parties et installé les coulisses de tiroir pour ça.

Je suis assez contente parce que ça commence à ressembler, et puis y a certains joints qui sont vraiment pas dégueus ! Y a des défauts mais ça aurait pu être pire. On verra comment ça sort au vernis 🙃 !

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Moulures

Avant de faire les moulures j'ai commencé par arrondir les coins des étagères, du plan de travail, du porte document... Tous les coins qui restent "en l'air". J'ai fait une partie des coins à la défonceuse en copiant un gabarit en mdf et une autre partie "à la main" : scie + rape pour le porte-document et scie à ruban + ponceuse de chant pour les autres (dont le gabarit en mdf).

Les trois feuilles ont trois moulures différentes. Elles sont toutes trois profilées sur tous leurs chants (sauf par terre). Sur les étagères la moulure suit naturellement le chant donc si on dit qu'elle est à l'endroit sur la partie plan de travail du bureau elle se retrouve alors à l'envers sur l'étagère.

  • La feuille de noyer sera au contact des cuisses. Elle a donc un genre de "quart d'ovale" fait maison sur le dessous pour être toute douce.
  • La feuille de noisetier va être touchée sans doute davantage par en-dessous pour la partie plan de travail et par au-dessus pour la partie étagère. Elle a un simple chanfrein en-dessous (et au-dessus sur l'étagère).
  • La feuille d'érable sert de plan de travail et d'étagère inférieure, c'est la feuille qui offrira le plus de contacts. C'est elle que le bras raclera pour aller chercher un truc loin dans le tiroir et qu'on se prendra dans les cotes quand on se rapprochera trop vite en chaise à roulettes. Elle a un chanfrein en-dessous, un quart-de-rond au-dessus et un énorme cassage d'arête entre les deux.

Bien sûr toutes les arêtes qui restent brutes sont cassées.

J'ai commencé chaque moulure par un chanfrein à l'affleureuse. Définitif pour le noisetier et l'érable, dégrossissage pour le noyer.
Je travaille avec des fraises à roulement à bille, semelle sur le chant pour pouvoir usiner dans les cintres, et en avalant (dans le sens inverse de d'habitude) parce que sinon j'éclate tout.

Au début j'avais du mal à maintenir la machine dans le bon axe et à ne pas me laisser emporter (puisqu'en avalant la machine prend appuis sur le bois et part en avant) puis petit à petit j'ai capté comment prendre moins que ce que la fraise pouvait prendre donc je n'avais plus besoin de régler mon affleureuse entre chaque passe et je pouvais aller simplement à son rythme. Donc j'étais plus détendue, donc plus précise.

Pour le noyer j'ai découpé un racloir de forme puis j'ai rapé rapé, et finalement je me suis davantage servi du racloir comme gabarit pour contrôler mon profil que comme racloir, parce que ça marchait bien à la rape et qu'au racloir j'éclatais les plis qui étaient en travers-fil.

Pour l'érable j'ai simplement fait un quart-de-rond à l'affleureuse de l'autre côté du chant puis mis un coup de rape pour casser l'arête entre les deux usinages.

J'ai fait certains bouts à la main, par exemple pour le porte-document où l'affleureuse ne passait pas, j'ai fait une partie du quart-de-rond au ciseau. Également aux extrémités des planches qui n'ont pas été arrondies.

Je m'aperçois que je n'ai pas de photo du noisetier de près. M'enfin c'est un chanfrein quoi.

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Dessin des pieds et remballage

Ça y est j'ai enfin décidé à quoi ressembleraient les pieds gauches.

L'idée est de prendre le contrepied (hahahaha) du reste du bureau et de joindre des gros bouts de chêne massif avec des assemblages faits main et esthétiques (trait de jupiter, tenon chevillé à tire, des trucs comme ça) puis de chantourner le tout dans deux plans pour que ça soit plus en 3D que le reste du bureau.

Une fois que j'aurai fait tout ça, sans doute que je cramerai le tout au chalumeau pour créer des gerçures (le chêne marche bien pour ça, j'ai fait des essais) et pour le noircir. Vu que les chants vont a priori être teintés en noir, ça sera mieux assorti.

On a donc un pied avant qui est droit de face et qui aura un petit bras si on regarde le bureau de côté (comme un y) et un pied arrière un peu plus délirant qui vient choper les étagères et se termine en haut à gauche par un petit repose livre et à droite par une fourche pour supporter l'étagère de noisetier.
Et peut-être que je ferai pendouiller des range-crayons de cette fourche, au-dessus de la pente d'érable mais ça on verra plus tard.

Mais les ateliers du lycée déménagent dans d'autres locaux. J'ai débité mes bouts de bois mais le lendemain les machines ont disparu, puis je me suis dit que j'allais essayer d'aider plutôt que de gêner le passage, puis ça a été les établis...

Une nouvelle pause dans la fabrication du bureau mais qui tombe pas si mal parce que je vais en profiter pour commencer à aménager notre propre atelier que nous partagerons bientôt avec mon copain.
Du coup je ne sais pas encore quand je reprendrai mon travail pour, j'espère, la dernière ligne droite.

Un genre de prédiction de ce qu'il me reste à faire tant que c'est encore un peu chaud dans mon crâne (l'ordre changera sans doute en cours de route)

  • pieds : assembler + coller
  • pieds : chantourner
  • pieds : cramer
  • pieds : vernir
  • feuilles : assemblage des deux étagères (érable puis noisetier) avec leurs feuilles respectives + raccords de moulure
  • tiroir : plaquer cp pour fond + usiner feuillure et rainure dans le cadre
  • tiroir : assembler + coller le cadre
  • tiroir : assembler compartiments dans le tiroir
  • feuilles : arranger des merdouilles
  • feuilles : poncer poncer poncer (essayer de pas trop choper la perce)
  • feuilles : vernir tout ce qui doit être vernis + teinter les chants
  • assemblage vraiment très final : la partie inférieure des pieds avec la feuille de noyer
  • assemblage vraiment très final : la feuille de noisetier avec la feuille de noyer
  • assemblage vraiment très final : poser les coulisses
  • assemblage vraiment très final : les parties supérieures du pied arrière avec la feuille d'érable
  • assemblage vraiment très final : la feuille d'érable et le pied arrière avec la feuille de noisetier
  • feuilles : réégréner et revernir les parties extérieures si jamais je n'ai pas été assez soigneuse lors des assemblages vraiment très finaux
  • tiroir : ajuster + vernir + visser aux coulisses
  • fermer le tiroir
  • ouvrir le tiroir
  • fermer le tiroir
  • pleurer un peu
  • sabrer le champagne

À plus !

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  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

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Discussions

Blanche  a publié le pas à pas "Bureau Écorce".
il y a 11 mois
racmterrof
( Modifié )

Bravo!Conception, realisation, rendu. Il ne manque rien. Tu devrais expliquer comment tu vois le fonctionnement de ton bureau. Merci.

Blanche

Merci :)
Le fonctionnement, comment ça ?

racmterrof
( Modifié )

Blanche lorsque tu as dessiner ce bureau je veux croire que tu as imaginé sa destination. C'est la joie la gloire mais aussi la rançon du sur mesure. Ce bureau conviendra parfaitement à Paul mais pas du tout a à Pierre. Comment Paul va-t-il s'en servir? Pour quel genre de travail? Que mettra-t-il dessus? Et ou ? Quelle est son ergonomie?

Blanche

Oui c'est vrai, voilà une utilisation possible. On devait faire quelque chose qui conviendrait quand même à du monde, pas qu'à une personne. C'est un bureau dédié au loisir, à l'écriture, au dessin pourquoi pas, même si une surface inclinée est plus agréable. Mais elle pourrait être ajoutée par-dessus. Paul se trouve être ma mère 😊 qui s'en servira comme ça a priori. C'est pour elle que j'ai ajouté plus d'espace à droite pour qu'elle puisse croiser les jambes plus facilement.

Blanche
( Modifié )

Bon, les 60kg de BD c'est pas obligé, l'ordinateur non plus. Mais l'ordinateur c'est possible.
L'étagère du dessus, ce n'est pas encore tout à fait défini ^^

racmterrof
( Modifié )

Blanche C'est la réponse que j'attendais.Tu es donc prête à faire des déclinaisons. Bravo ! une nouvelle fois.

Blanche

Oui bien sûr, un peu ^^. Merci !!

Kentaro
( Modifié )

Voila un projet TRES TRES TRES intéressant!

Pour faire des gabarit/ formes, vous n'avez pas à l'école un grand lapidaire ? le mien a 60 cm de diamètre, je peux usiner des formes courbes de 25 cm de haut. Pour un gabarit plus large, je fais en deux parties que je colle ensemble. Je suis alors à peut prêt certain de la planéité des formes courbes.

De même, pour les formes convexes, j'ai une grande ponceuse circulaire, avec des cylindres qui montent et descendent, de 30 cm de haut. je peux la aussi usiner en convexe des pièces de 20 à 25 cm de haut que j'assemble entre elles si je veux des largeurs plus importantes.

Ce sont des machines de modeleurs, habitué à faire des formes courbes, pas de menuisiers qui font des choses d'équerre, et de ce fait, les menuisiers connaissent peu, pourtant, c'est très pratique, quand on veut sortir des sentier battus et que l'on veut travailler des formes courbes. Personnellement, je les utilises dix fois par jour.

Il faudrait convaincre l'école d'investir dans ce genre de machines.

Blanche

Eh beh ! Oui ça a l'air super pratique, avec ces deux là on doit pouvoir faire énormément de choses. On n'a pas ça au lycée mais ça m'intéresse pour le futur.
Au lycée y a une ponceuse de chant un peu comme celle-là qui permet d'usiner des pièces de 15cm de haut max. Sur la nôtre y a en plus une ponceuse circulaire comme la tienne montée sur un axe, mais le rouleau est pas très haut. C'est déjà vachement bien mais ça fait pas tout.
Je leur demanderai ce qu'il en pense 😊 !

Kentaro

Un lapidaire, c'est assez facile à construire. Un plateau circulaire, un axe et un moteur... Sur un bâti bien solide pour éviter les vibrations.

Pour la ponceuse cylindrique, c'est mon grand père qui l'avait conçue et fabriquée. Il avait pris un brevet, en 1947... Le cylindre tourne et monte et descend en même temps, de manière à produire une surface poncée bien lisse, sans stries.

Boris Beaulant
( Modifié )

Tant le projet que toute la présentation et le dossier sont magnifiques.

J'ai fait un petit sondage autour de moi : pour l'instant c'est la barre diagonale qui traverse tout qui fait l'unanimité chez mes profs

Outch, c'est pas mon avis par contre. Ca casse toute la forme organique de l'étagère.

Idées en vrac :

  • Un treilli en arrière pour bien unie les deux étagères
  • Peut-être doubler le poteau à gauche pour une meilleure stabilité avant arrière. Ou le remplacer par un plexi pour avoir la stabilité et la transparence.
  • ... ou un plexi sur tout l'arrière pour unir les deux étagères et les rendre plus solides à la flexion.
Blanche
( Modifié )

Merci !
Des platines métalliques sont prévues pour renforcer la stabilité avant arrière, grignoter quelques centimètres de portée et permettre l'assemblage des feuilles avec les pieds.
Le plexi je suis pas fana mais c'est cool que tu parles de ça et du treillis, ça conforte mon idée que rendre solidaires les deux étagères peut suffire à leur faire gagner en solidité. Du coup je pense que je vais continuer de dessiner des treillis :)

Boris Beaulant
( Modifié )

Une sorte de treillis en Voronoï, ça serait bien organique.

Blanche

C'est joli ça ! Je vais essayer.

Kentaro
( Modifié )

Pour rigidifier les plateaux, tu peux aussi jouer sur l'épaisseur.

La rigidité d'une planche dépend de l'épaisseur au cube (^3).

Donc, si tu augmentes de 50% l'épaisseur de tes planches actuelles, tu multiplies la rigidité par 3,38, et la planche pourra alors supporter presque 17 kg.

Si tu doubles l'épaisseur, dans ce cas, la rigidité est multipliée par 8, et la planche supporte 40 kg...

A mon sens, un plateau d'étagère de bureau comme celui-ci, capable de supporter 17 kg, c'est déjà très bien. Remplir l'étagère avec un énorme volume de 60 kg de BD, ce serait très moche...

Blanche
( Modifié )

Intéressant ce calcul rapide ! Mon étagère a 1m20 de portée environ. 17kg sur cette longueur ça suffirait ? Oui tu as raison c'est sans doute pas nécessaire de mettre 60kg de BDs. Vu ma brève expérience du travail du bois je n'ai aucun recul sur son usure donc j'ai toujours un peu peur de sous-dimensionner...
J'aimerais me passer de jouer sur l'épaisseur mais ça reste une solution de secours.

Kentaro
( Modifié )

Blanche Si tu passes de 15 mm à 20 mm d'épaisseur, cela ne va pas changer l'équilibre esthétique général, et tu vas considérablement gagner en capacité de charge.

Ton design est parfait, j'essaierais à tout prix de ne rien changer, pas de béquilles, de plaques pour les soutenir, etc...

Et encore une fois, sur un étagère de bureau, on met quelques babioles, pas des trucs très lourds... En tout cas, on ne te reprochera jamais d'avoir conçu quelque chose qui ne peut pas supporter une forte charge. Ce n'est pas l'objet d'un tel meuble.

Blanche
( Modifié )

J'aimerais qu'on voit les plis sur le chant et que l'empilement des différentes essences mette en valeur les courbes du meuble.
Du coup le passage de 15 à 20 mm s'il se voit sur le chant, il faudrait que je plaque un pli de plus de chaque côté, que je le ponce en sifflet, puis que je plaque le tout ensuite...?
Ou alors il faut que ce soit en retrait, pas sur toute la profondeur de l'étagère. Peut-être juste quelques plis ajoutés en-dessous. Mais je n'ai pas trouvé de manière de les ajouter sans que ça fasse bizarre.
Je vais y réfléchir, ça serait en effet la solution qui changerait le moins le dessin du meuble. Mais je ne pense pas que mon design soit parfait ^^ du coup ça me dérange pas de le changer.

Kentaro

Dans ce cas, à mon sens, il faudrait tout faire en 20 mm, même la partie courbe, sinon, cela ferait bizarre (et de plus, la partie courbe doit être rigide elle aussi).

Ou alors, à l'intérieur du sandwich, un ou deux tubes carbone (très rigide) de 15 mm, recouverts par un pli de cp... Tu ferais alors un vrai composite, très technique... ;) Cela coûte dans les 15 ou 20 € le m. Si cela t'intéresse, je te donnerai les coordonnées pour le trouver.

Blanche

ah oui ça ça m'intéresse. Comment tu assembles tout ça ? à l'epoxy ? Du coup les objets sont appuyés sur les tubes de carbone et plus sur le cp, c'est pour ça qu'un pli de chaque côté suffit à faire tenir l'ensemble ? 12mm suffiraient pas sinon si ça existe ? Comme ça l'épaisseur changerait pas ^^

Kentaro
( Modifié )

Les tubes sont pris en sandwich entre les deux fines "peaux" de cp. Le tout est collé à l"epoxy.

Le site ou les trouver: tubecarbone.co...s-tubes-carbone

Sinon, tu peux faire un vrai composite:

Une ame en mdf. Deux "peaux" en fibres de verre de chaque coté (collé à l'epoxy), puis une couche de cp fin de chaque coté pour cacher la fibre de verre. Cela sera encore plus rigide. C'est la même technique que pour les bateaux en cp.

Ce qui donne la rigidité, ce sont les peaux en fibre de verre, qui agissent en tension/ compression. L'ame au milieu ne sert presque à rien, cela pourrait être du balsa ou même du polystyrene extrudé. J'utilise très souvent cette technique:

Et cela rappelle la notion d'"écorce"...

Blanche

Ah cool, merci pour ces sources ! Je vais regarder tout ça :).

dneis
( Modifié )

Pour compléter l'approche de Kentaro pour la rigidification de l'étagère, il faut aller voir du coté des formulaires de RDM (résistance des matériaux) de poutres en flexion.

L'épaisseur intervient au cube dans le terme d'inertie quadratique I, donc augmenter l'épaisseur diminue fortement la flèche.

La longueur de la poutre L intervient aussi au cube dans le calcul de la flèche, par conséquent mettre un appui intermédiaire divise la longueur par 2 et donc la flèche par 2^3 soit 8.

Et pour finir, la flèche est proportionnelle à la charge.

kaj
( Modifié )

je suis scotché devant ton travail, une recherche aboutie dans tous les domaines, ton livre est une œuvre à lui tout seul, ce bureau va être top! La barre en travers me plait bien aussi.

Blanche

Merci beaucoup :). Je note, +1 point pour la barre en travers.

sylvainlefrancomtois
( Modifié )

Hello j'apporte mon avis !

Perso la barre de travers déséquilibre l'ensemble , et perce virtuellement le tiroir .
Je partirais sur une "écorce cintrée" supplémentaire à définir !

Blanche
( Modifié )

Ouah merci d'avoir pris le temps de modéliser ça :) !
Voilà ce que ça donnerait à peu près avec le reste du meuble. C'est vraiment pas mal du tout ! Ça me gène un peu d'ajouter une feuille mais bon,... à voir.

sylvainlefrancomtois
( Modifié )

Blanche ça change tout ;) quand on créer on ajoute beaucoup de feuilles ,et on en déchire aussi ! 😉

Gotfazer

Personnellement, je trouve également cette solution la plus esthétique et plus dans l'esprit du meuble qui ne doit-être composé que de "feuilles" sans ajouts parasites de treillis bielles ou autres... bravo à Sylvainlefrancomtois pour son idée !
Le dessin à main levée au début du post illustre des pieds métalliques qui semblent légèrement cintrés ; et surtout, affinés en partie basse et c'est ça qui donne tout l'élancement du meuble : moins il y aura de ferraille , mieux ce sera !

rapabois
( Modifié )

Bonjour,
l'inventivité et la créativité s'unissent ici de manière fascinante.
Je ne serais pas surpris de retrouver un jour ce projet primé dans un concours de design…

Blanche

Merci :)

dependancesbois
( Modifié )

Quel travail de conception et de réalisation ! J'en suis baba!
C'est super a suivre!

Blanche

Merci :) !

trente six seb
( Modifié )

Rien que ta vidéo de mise en bouche est fascinante. Ton travail est impressionnant.

Pour rigidifier ton étagère du dessus, il serait possible d'augmenter l'épaisseur comme te l'as indiqué Kentaro.

Pour que cela ne se voit pas sur le chant, tu peut le biseauter. Et pour que ça reste harmonieux, tu pourrais rajouter un pli de la même couleur que celui sur lequel tu le colles (où faire nun plus plus épais, pour finalement le biseauter et retrouver l'épaisseur des autres plis.

Sur du foncé, ça pourrait être très discret (ombre).

Blanche

Merci !

Oui en effet ça serait faisable, mais j'ai envie d'éviter de faire des réparations qui essaient de se cacher... Je n'ai pas encore la solution ceci dit, ça terminera peut-être comme ça ^^. On saura ça bientôt j'espère ;) !

Noe
( Modifié )

un projet fascinant, je suis scotché devant tes plans, dessins et projets. Beaucoup d'option ont déjà été apportées, je ne saurais en ajouter. Au plaisir de suivre ce pas à pas.

Blanche

Merci :) !

riton
( Modifié )

Chouette chouette projet !
Je viens de trouver ce genre de panneau cintrable, je ne sais pas si ça peut t'être utile.

Blanche

C'est impressionnant comme matériaux ! Bon là ça devrait le faire avec du cp mais c'est bon à connaitre ! Merci :)

ClaudeRubio
( Modifié )

Bravo Blanche ! Ton travail est de très grande qualité.
Je vais le présenter à mes élèves de BMA pour que leur inspiration en art appliqué soit alimentée.
Se serait très sympa de le voir réalisé. Tu as raison de continuer à vouloir encore travailler dessus.

Blanche
( Modifié )

Eh ben, merci 😃 ! Oui je compte bien le voir en vrai un jour !

Blanche  a publié l'article "Premiers essais de cintrage : façade du tiroir".
il y a 8 mois
Blanche  a publié l'article "Premiers essais de cintrage : la suite".
il y a 8 mois
sylvainlefrancomtois
( Modifié )

C'est en forgeant que ...............

Blanche
( Modifié )

sylvainlefrancomtois Haha oui, en forgeant pas à pas, et en étant complétement investie dans chaque pas, c'est quelque chose que je commence à capter en ce moment. Ben la route est longue !

Pascaltech
( Modifié )

Style original, bravo.

Blanche

Merci !

Guilh63
( Modifié )

Je découvre ce pas à pas avec plaisir et admiration!

Malgré les très beles suggestions de Boris Beaulant et sylvainlefrancomtois , je trouve que la barre en diagonale pourrait amener de l'équilibre et créer comme un point de fuite. Mais quid de la matière? tube de carbone?

Une question: pourquoi cintrer la façade de tiroir: c'est pour garder l'unité de matière (tout en CP)? ou c'est plus rapide que d'usiner dans la masse? En tout cas, j'adore le fait que la partie intérieure soit également courbe: c'est une complication quasi invisible et tout à fait inutile qui met l'accent sur la qualité globale du meuble!

Autre question: pourquoi pas une colle animale? si c'est appliqué à chaud, je ne comprends pas l'avantage d'une colle formaldéhyde.

Blanche

La matière du pied n'est pas encore définie mais sans doute un tube d'acier. Il y a aussi une filière ferronnerie dans mon lycée donc on verra avec eux selon ce qu'ils pensent le mieux à travailler (souder des platines, des filetages...)

Pour la façade, je trouvais ça sympa et plutôt naturel qu'elle se déroule aussi. Et puis ça permettait de lui faire une poignée qui va de soit sans rajouter un élément supplémentaire ou en ne sachant pas par où l'attraper. Et ça me permet d'essayer de faire des queues d'aronde courbes ^^

Pour la colle animale, he ben je t'avoues que je ne me suis pas posée la question... Pour le coup j'y connais rien en colle et ce choix vient plutôt de mes profs. En tout cas après quelques essais je constate que la colle que j'utilise est hyper rigide et a clairement un rôle structurel. Je ne sais pas si des colles animales ont une telle force ?

patspm
( Modifié )

un chef d'œuvre ! merci pour ce partage !

Blanche

Merci :) !

Blanche  a publié l'article "Débit des placages et contreplaques pour les parties cintrées".
il y a 8 mois
sylvainlefrancomtois

j'aime bien ta maquette du projet (dernière photo) !

Blanche  a publié l'article "Traitement des chants".
il y a 8 mois
je s'appelle Groot

c'est sympa la tranche avec la moulure...

Blanche  a publié l'article "Premiers essais de cintrage : la fin".
il y a 8 mois
fred01

salut c est de l art bravo bon courage pour la suite !!

Blanche  a publié l'article "Moulages définitifs : partie 1".
il y a 5 mois
Blanche  a publié l'article "Bureau écorce 2 : Le retour".
il y a 5 mois
sylvainlefrancomtois
( Modifié )

ça avance bien !! Et ta forme définitive , qu'en est t il ??

Blanche
( Modifié )

sylvainlefrancomtois Ha je sais toujours pas. Je m'y étais pas penchée depuis un moment mais j'essaie de décider ça ce weekend. À vrai dire je pense que la forme des feuilles ne changera pas mais le piétement sera finalement sans doute en bois... à voir s'il peut également servir de renfort.

Blanche
( Modifié )

sylvainlefrancomtois Comme j'ai dit plus bas à Bonbonveronbi : À l'époque on m'a donné beaucoup de bonnes idées et j'avais encore le temps d'y réfléchir donc je n'ai pas pris de décision. Maintenant il est un peu trop tard dans le timing pour certaines choses. Là je dois viser au plus simple. On verra ^^ ! Je continue de réfléchir.

ebene2016
( Modifié )

Bonjour super beau travail !bravo!!

Mais je voulais savoir l’étendue de la période de fabrication de l'objet à l'atelier cela date de cette année ?? Et aussi le temps au total que le projet à duré de la conception à la fabrication merci 😀 par avance pour votre réponse ebene

Blanche
( Modifié )

Bonjour ebene2016 ! Merci 😃

Conception :
La période de conception du bureau a commencé au printemps 2018 quand on a eu notre sujet de dossier de fin d'études et dure jusqu'à aujourd'hui. Long ! Je ne saurais pas te dire précisement combien de temps j'ai travaillé sur la conception parce que ça s'est fait en petites touches, il y a des périodes où ça mûrissait tranquillement sans que j'y touche trop et d'autres où j'ai beaucoup dessiné et j'y pensais sans arrêt ☺, j'en ai aussi parlé avec des maitres de stages pour avoir leur avis sur des points techniques, avec mes profs bien sûr... Peut-être un truc comme 1 ou 2 mois si on cumule tout et selon ce qu'on compte comme faisant partie de la conception ?

Modélisation :
J'ai du passer presque 2 semaines à le modéliser je pense. J'apprenais à me servir de Top Solid (logiciel de CAO paramétrique) en même temps.

Dossier :
J'ai mis 2 mois à temps plein pour faire le livre que j'ai pris en vidéo, ce qui comprend aussi le dossier technique rendu avec. C'est ce qui comptait pour mon diplôme que j'ai passé en juin ou juillet 2019.

Avant de commencer la fabrication en septembre j'ai complétement recommencé le modèle 3D parce que mon dessin était trop mal conçu : il était contraint dans tous les sens et je ne pouvais presque plus rien changer, ça m'a pris 3 ou 4 jours de le refaire je crois. J'ai aussi affiné certains choix techniques. Donc 1 semaine ou 2 de conception en plus si on compte toutes les discussion au fur à mesure de la fabrication par la suite.

Pour ce qui est de la fabrication, j'ai commencé mi-septembre mais si on cumule toutes les petites périodes ça doit faire 2 mois en tout.
Ça a beaucoup trainé parce que la presse à membrane avait une fuite qui était tout le temps censée être réparée le mois prochain (de septembre à février). A priori ça valait pas le coup de changer de technique si la presse était réparée le mois prochain mais je ne pouvais pas tester mes moules et je travaillais comme dans le vide donc sans trop me presser. C'est début février que la presse a été réparée et que j'ai pu commencer à vraiment bosser.

Fabrication :

  • conception et fabrication de 3 moules : 3 semaines puis attente de la réparation de la presse
  • premiers tests, fabrication des moules restants, choix définitif de la composition de mes feuilles : 2 semaines puis vacances scolaires de février
  • débit du placage pour l'ensemble des parties cintrées, encore des tests, encore des modifications sur les moules, 3 premières pièces cintrées... : 2 semaines puis corona
  • 9 pièces cintrées + débit du placage pour les parties planes + fabrication d'un moule (encore) : 2 semaines (= 7 jours et demi, 1 jour = 6h)

Voilà j'espère que t'as réussi à lire jusqu'au bout 😅 ! Si t'as d'autres questions hésite pas.

kaj
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Les projets de longues haleine ressemble à un marathon des périodes de travail intenses se succèdent par des périodes de fatigue de questionnement ensuite arrive le moment où il n'est plus question d'abandonner tellement la masse de travail fournie est importante enfin la ligne d'arrivée se profile et là plus rien ni personne ne peut t’arrêter. Ton bureau sera superbe!

Blanche
( Modifié )

En effet maintenant que j'en suis là j'ai bien l'intention d'aller au bout ^^. J'espère qu'à la fin ça sera pas trop mal oui ! Merci de m'encourager 😁

ebene2016

Bonjour Blanche merci pour ta réponse alors tu as bossé sur ton meuble au retour du confinement??

Blanche

Oui on a repris le 2.

Bonbonveronbi
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Bonjour
Félicitations très beau projet , à la lecture de votre pas à pas je vois que la confection des moules vous à poser quelques soucis mais je ne doute pas quelle sera très formatrice . Ma seule remarque concerne la rigidité de l’étagère du dessus avez vous exploré la piste fibre de carbone incorporée à l'intérieur de la structure et totalement invisible afin de garder le look du projet initial ?
Encore bravo je vous souhaite une bonne continuation dans le Métier.

Blanche
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Merci Bonbonveronbi :) ! Oui Kentaro m'avait suggéré la même chose. À l'époque on m'a donné beaucoup de bonnes idées et j'avais encore le temps d'y réfléchir donc je n'ai pas pris de décision. Maintenant il est un peu trop tard dans le timing pour certaines choses. Là je dois viser au plus simple. On verra ^^ ! Je continue de réfléchir.

Herlem
( Modifié )

Très beau travail !
On ressent très bien la passion dans ce que tu fais.
Continue comme ça !

Blanche

Merci :) !

Xylocopa
( Modifié )

Au top, j'adore le livre de présentation c'est vraiment un bel objet ! Merci pour ton partage et content que le lycée ait réouvert !

Blanche

Merci :) ! Oui moi aussi. J'ai de la chance, apparemment la première semaine on était que 4 à réouvrir dans le département.

Blanche  a publié l'article "Moulage à la presse à membrane".
il y a 5 mois
Blanche  a publié l'article "Préparation des parties planes".
il y a 5 mois
Blanche  a publié l'article "Délignage des parties cintrées".
il y a 5 mois
Bonbonveronbi
( Modifié )

Super ça avance !!!!!😊

Blanche

Oui ! Merci !

Blanche  a publié l'article "Derniers moulages de pièces cintrés".
il y a 5 mois
sylvainlefrancomtois

On à hâte de voir le résultat !!

Blanche  a publié l'article "Assemblage : coupes et montage à blanc".
il y a 4 mois
Blanche  a publié l'article "Assemblage : tourillons et clamex".
il y a 4 mois
sylvainlefrancomtois
( Modifié )

Quelle belle aventure , on se régale !

Blanche

Merci 😀 !

Kentaro
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C'est un gros travail!

Mais je me demande... Pourquoi avoir tout fait en petits morceaux que tu assembles ensuite ? Pourquoi ne pas avoir réalisé par exemple l'étagère du haut en un seul morceau ?

Si tu assembles les parties bout à bout, même avec des tourillons, tu n'aurais jamais une très grande rigidité / cohérence. Ou alors, il faudrait assembler les longueurs en faisant un "skarf" (découpes de l'épaisseur en biseaux avec un angle très aigu).

Je sais bien que c'est plus compliqué de réaliser des moules d'un seul tenant, mais j'ai l'impression que tout serait bien plus rigide et stable.

Blanche
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Kentaro Oui en effet j'ai choisi de réutiliser le plus possible le même moule au lieu d'en faire pleins de différents mais j'aurais pu faire un entre-deux pour certaines parties plus sensibles. J'ai pas beaucoup d'expérience et j'ai encore du mal à prévoir la rigidité de tel matériau ou assemblage dans tel contexte.
Pour l'étagère du haut tu aurais fait un moule qui irait jusqu'où ?
Quand tu parles de cohérence c'est-à-dire que tu penses que les joints se verront et s'ouvriront de plus en plus au fil du temps ?
Je n'en ai pas encore parlé ici mais sûrement que le pied arrière sera en fait une fourche qui maintiendra les deux étagères au bout et qui les reprendra au milieu comme sur le dessin là. Soit une branche d'arbre, soit chantourné, et sans doute cramé pour que ce soit noir et donc assorti aux chants teintés noirs (enfin c'est ce qui est prévu pour l'instant) (ça répond à ta question sur la forme définitive sylvainlefrancomtois)
A priori lui et le pied avant qui serait faits du même bois seraient assemblés par tourillons traversant.
Qu'est-ce que tu en penses, ça peut suffire à rigidifier le tout ?

Blanche
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si j'ai le temps je pensais peut-être faire aussi un treillis de voronoi comme Boris disait qui permettrait de gagner un peu d'espace de rangement. On verra en temps voulu

sylvainlefrancomtois
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Blanche sympas aussi !

Kentaro
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Blanche Pour bien se rendre compte des zones de risques et de flexion, il faut considérer que chaque assemblage (par exemple, les tourillons qui permettent d'abouter les éléments), ce sont en fait des charnières.

Si tout était assemblé par des charnières, qu'est-ce qui se passerait ?

Boris Beaulant
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Blanche +100 pour la treillis Voronoi :)

Blanche
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Boris Beaulant Haha oui ça me plait bien aussi :) ! Le lycée ferme demain. On verra ça en septembre ^^

Kentaro C'est cool comme manière de voir les choses, j'avais jamais entendu ça. Je vais y réfléchir. En pensant le bureau comme ça en effet l'étagère du haut devient vraiment problématique si je renforce pas plus qu'avec un pied fourchu... +200 pour le voronoï donc. Et c'est peut-être même pas suffisant si on met beaucoup de poids sur la droite. Au fait mes tourillons sont des barres de 1m que je coupe à la demande, je peux donc les faire rentrer largement de chaque côté, je sais pas si ça change grand chose mais bon. Merci pour ce que tu me partages 😃 !

Kentaro
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Blanche J'exagère bien sur, en parlant de "charnière", mais d'expérience, c'est une bonne manière de vérifier qu'une structure est rigide, en tant que structure, et pas seulement parce qu'on parie sur la bonne volonté d'un assemblage ou d'une vis.

La question des tourillons pour abouter, ce n'est pas seulement leur rigidité intrinsèque, mais le fait qu'il peut y avoir un peu de jeu dans le trou, que la colle ne fait pas tout, et que le bois autour du trou peut s'ouvrir, les plis de la planche s'écarter sous un poids important. Et alors, crac...

En fait, pour être certain que les assemblages sont bien rigides, je ferais comme en construction de bateaux: mettre au dessus et au dessous, un tissus de fibres de verre et époxy. Et pour cacher la fibre de verre, au dessus, un placage fin en continu.

Dans ce cas, tu auras un "composite" qui serait très rigide.

L'idée étant d'explorer des techniques que ne pratiquent pas nécessairement le menuisier ou l'ébéniste et de sortir de la boite logique habituelle...

Blanche
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Kentaro Oui j'avais sérieusement pensé à la fibre de verre à l'époque où je réfléchissais à quels matériaux utiliser. Mais y avait des histoires de sécurité au lycée, plus le fait qu'à la base je pensais laisser les chants nus et en profiter pour faire un joli motif avec les différentes couches de contreplaques. Finalement ça se cintrait mal (pis ça coûtait une blinde !) donc j'ai opté pour une autre composition de contreplaqué sans reréfléchir à certaines anciennes idées laissées de côté. Bref, on a choisi une méthode avec les profs et il y en aurait sans doute bien d'autres qu'on pourrait utiliser pour quasi le même résultat visuel.
Je vois ce que tu veux dire avec les assemblages en théorie et en pratique qui n'ont pas toujours grand chose à voir. Comme le placage. Là j'ai passé la journée à replaquer certains panneaux cintrés qui étaient trop fin d'une épaisseur de placage par rapport à leurs voisins (sangles à cliquet, poche à vide et presse à membrane) et entre la théorie et la pratique y a un monde. Demain je vais jouer du fer à repasser pour arranger tout ça. J'ai des doutes quant à la tenue de certains de ces parements dans le temps...
Je ne vais pas changer ma manière de faire ce bureau maintenant mais je garde tes propositions à l'esprit pour de futurs projets. En effet ça me plairait d'expérimenter ce genre de techniques.

lamalleencoin
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Quel boulot , quel projet .. ton "livre" objet est une merveille en soi .. Bravo bravo ..
Pour t'éviter les plis dans ton contre moule a tu essayer de mouiller les placages avant collage ?
Je trouve ca genial de faire ca au lycéen .. seul point qui me laisse perplexe .. comment ca se fait qu'on te "laisse" jouer avec du formaldéhyde de nos jours ..? Ca ca me laisse pantois ..

Blanche
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lamalleencoin Merci !
Tu parles des fissures ? Non je n'ai pas essayé.
Pour tout le reste ils font super gaffe à la sécurité alors je leur fais confiance aussi là-dessus, mais du coup là tu me mets le doute ^^ C'est pas la même composition de colle que celle qui a été interdite il me semble. C'est quand même dangereux tu crois ? J'avais lu qu'on sent l'odeur des vapeurs avant que leur concentration ne soit suffisante pour être toxique. Du coup si je sens la moindre odeur je m'écarte et j'attends un peu. Tu penses qu'on devrait manipuler ça dans une hotte avec un masque et tout ça ?

lamalleencoin
( Modifié )

Blanche Le formaldeydhe est un agent cancérigène et mutagène , soit par voie respiratoire soit cutanée , donc oui j utiliserais un masque ..
Je parlais des couche qui ne se colle pas bien dans certain moule ..
J'eseyerais de tremper le bois dans l'eau tiède pendant un bon 1/4 d'heures .. puis je le mouler mouiller .. Pour voir ?

Blanche
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lamalleencoin Ok pour le masque, et des gants du coup. Merci :)
De le mouler mouillé, d'attendre que ça sèche, puis de mettre la colle puis de remouler ? Ou d'appliquer la colle direct sur le bois mouillé ?

lamalleencoin
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Blanche direct la colle sur le bois mouille

Blanche
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lamalleencoin Pourquoi pas. Et si elles étaient mouillées des deux côtés ça les empecherait peut-être de gondoler ? Mais faudrait augmenter un peu le temps de séchage. Enfin là c'est trop tard mais s'il y a une prochaine fois ça m'intéresse d'essayer.

lamalleencoin
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Blanche
j'ai fait ca en mouillant sans mise sous vide avec du Cp cintrable

[Lien adb](<a href="lairdubois.fr/....html?referer=1" title="Zut elle a fondue au soleil ?"><img src="lairdubois.fr/...s/14072/sticker" alt="Zut elle a fondue au soleil ?"></a>)

Blanche
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lamalleencoin Haha elle fait un drôle d'effet ta malle ! Ouais le cp cintrable ça a l'air marrant. J'aurais peut-être pu utliser cette technique. En en collant plusieurs les uns aux autres ça aurait sans doute bien tenu et moins gauchi. Mais à une époque l'idée était de laisser les chants apparents et puis j'ai décidé de ne pas les laisser apparents au milieu du processus et j'ai oublié que j'avais aussi cette possibilité. Comme quoi ça reste un prototype.

José Das Neves
( Modifié )

Bonjour Blanche ,
Très beau travail tout comme ClaudeRubio je prévoie de montrer ta démarche à mes élèves. Très intéressant et très instructif. L'école c'est fait pour ça: faire des expériences et ce projet est t'en a fait vivre plus d'une.

Je pense que pour la façade de tiroir tu aurais gagné du temps à la faire massive et replaquée.

Pour l’étagère du haut que tu trouve trop faible, je suis d'accord avec Boris Beaulant il faut garder la ligne.
j'ai vue une fois une bibliothèque avec des étagères si fines que cela semblait impossible. Une porté de 1m20 profondeur 25cm épaisseur 11mm. Avec des livres dessus et ça ne pliait pas. Le secret? Juste sous le placage des faces il y a une couche fine de fibre de carbone. Celle située au dessus empêche la compression et celle du bas la dilatation. J'ai fait un test avec de la fibre de verre et le résultat est très impressionnant.
Une autre fois j'ai eu une grande bibliothèque à faire avec de longues étagères qui devaient porter plusieurs dizaines de Kg. Elles étaient en aglo replaqué en stratifié Oberflex. C'est du stratifié avec du placage. Le stratifié apporte une rigidité au panneau et les rayons restaient bien plat.

Si tu as une pompe à vide et que tu as la possibilité de faire tes poches, je pense que tu aurais pu utiliser une de ces méthodes que je décris dans mon article.

Les tests peu chronophages auraient mérité d'être expérimentés.

J'ai déjà fait de nombreux moules pleins en MDF comme toi et ceux que je présente dans cet article sont bien moins onéreux et plus rapide à faire. Mais ce "pas à pas" n'est pas fini ;)

En tout cas félicitations pour ton courage et ta persévérance. C'est une très bonne idée que tu as eu de partager ton expérience ici. Ha! si j'avais eu ça à mon époque! j'aurai sans doute moins galéré pour apprendre ce magnifique métier.
Bonne continuation Blanche

Blanche

Merci beaucoup pour tes félicitations et tous tes conseils. Actuellement je suis en vacances et j'ai pas une super connection mais je regarderai tout ce dont tu me parles avec grand intérêt dès que possible 😃 ! Et merci pour toutes les connaissances que tu partages ici. J'ai adoré ton pas à pas sur les tiroirs et j'avais pas vu que tu en avais fait autant d'autres qui m'interesseront beaucoup aussi ! Merci !

Blanche  a publié l'article "Assemblage : collages collages collages".
il y a 1 mois
sylvainlefrancomtois
( Modifié )

ça va être sympas !! 👍

Blanche
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Merci 😃 !

je s'appelle Groot
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Sympa de voir à quel point ça avance

Blanche
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AzouraFlav Ouais je commence à voir le bout 💪 !

kaj
( Modifié )

Il va être au top ce bureau!

Blanche

Merci beaucoup 😃 !

ced21
( Modifié )

bravo!c'est toujours avec plaisir que je découvre les avancées de ce projet

Blanche

Cool merci 😛 !

Blanche  a publié l'article "Moulures".
il y a 1 mois
José Das Neves
( Modifié )

Bravo Blanche. Bonne continuation.
Les cales que tu serrais contre le panneau pour pouvoir faire le serrage du joint, elles ne glissaient pas trop au moment du serrage?

Blanche
( Modifié )

José Das Neves Et bien non, avec les crabes ça allait. Je serrai comme une malade et si nécessaire je rajoutais un serre-joint à col de cygne pour serrer davantage mais en général ça le faisait.
Une fois je n'ai pas utilisé les crabes et étrangement ça a plus glissé, mais je ne vois pas vraiment de raison liée à ça.
Parfois je serrai vraiment dans un cintre alors je faisais des cales dans un bois pas trop dur et avec la bonne pente, et après ça allait aussi.

Merci beaucoup.

José Das Neves

ok
Si tu ne veux pas que ça glisse , il faut passer un coup d'éponge sur la surface de la cale.
Après elle ne glisse plus . Pas besoin de serrer fort, elle est comme collé.
Collé avec de l'eau...

Blanche

Ah trop bien 😮 ! Super astuce, merci !

Blanche  a publié l'article "Dessin des pieds et remballage".
il y a 1 mois
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