J'ai eu à réaliser de telles portes, c'est-à-dire, constituées d'un cadre support, habillé de clins de bardage. Ceci, directement sur chantier et sans grand outillage (juste une scie circulaire, en plus des outils à main). De dimensions similaires aussi.
Pour les cadres, un assemblage à mi-bois à chaque angle est suffisant, le bardage pointé ensuite venant renforcer le tout. Pour les écharpes, elles étaient simplement pointées en barbette.
Après, il est aussi possible de faire en assemblages tenons/mortaises, bien sûr, et plein de solution t'ont déjà été données par les collègues.
Mon propos est juste de dire que ça n'est pas indispensable, sauf choix esthétique ou d'"orthodoxie menuisière" !
Si tu veux une homogénéité parfaite de tes façades, il faut plaquer le tout d'un placage venant d'un seul et même lot.
En prenant des panneaux plaqués d'une part, et des feuilles pour les parties cintrées d'une autre, c'est le patchwork assuré. Même en prenant plusieurs panneaux, la continuité du placage n'est pas garantie !
Pour tes portes planes, un support agglo est suffisant, et du CP cintrable pour les portes cintrées est parfait. (Il faut savoir, avoir les bonnes méthodes et outils pour coller des cintres parfaits, par contre)
Pour les revêtir, il faut impérativement commander ou aller choisir des feuilles d'un même lot et à suivre. Sinon, un grossiste, qui est peu sensible à ce genre de problématique, va te fournir les feuilles comme elles viennent. (Pour avoir été dans ce genre de situation, ils ne comprennent même pas de quoi on leur parle, sur ce genre de sujet !)
Pour les revêtements possibles, dans cette idée :
- Feuilles de placages jointées, sur support non tissé ou pas, réalisées chez un spécialiste de ce type de travail à façon (Il y en a plusieurs en France). Il te faudra plaquer le tout, ensuite.
(Une variante pourrait être de commander à ce genre de spécialiste, des panneaux agglo déjà collés sous presse, et juste des feuilles pour tes portes cintrées, suivant un calepinage précis et parfaitement repéré, à leur fournir) - Revêtement type Brut d'Ober, Bilegno, Décoflex, Alpilignum, etc. Que tu pourras coller par toi-même.
Mais dans tous les cas, il faudra être intransigeant avec le fournisseur choisi, concernant l'appareillage parfait de ce qu'il va te fournir.
Ce sont tes portes cintrées, ce que tu as représenté en 2 pans coupés ?
Pour les chants de ces portes cintrées, une fois revêtues de stratifié, il peut y avoir plusieurs façons de gérer les chants.
Soit, tu peux plaquer les chants horizontaux des portes cintrées en strat. Mais on y verra alors l'épaisseur brune du chant... mais pour une petite quantité de portes, il est possible de maquiller ces joints avec une laque coordonnée. Un peu fastidieux, mais possible.
J'ai vu des gens, sur Instagram qui avec un dispositif de fabrication maison, réussissaient à cintrer des chants ABS à plat. Même avec des cintres très serrés. Ce dispositif, réalisé en panneau, permettait d'éviter les déformations, les tendances à se relever du chant, après avoir été chauffé avec un décapeur thermique.
Je n'ai jamais essayé moi-même, mais ça me semble possible, pour avoir tout de même obtenu quelques résultats de déformations (souhaitées), dans des cas très particuliers, après chauffage avec un décapeur.
Malheureusement, j'ai regardé vite fait, mais je n'ai pas réussi à retrouver une de ces vidéos sur Instagram. Si j'en revois, (et si j'y pense) je mettrai le lien ici.Des spécialistes de la fourniture de chants coordonnés aux références des fabricants de panneaux et strat, comme Ostermann proposent les chants en diverses largeurs, de 23 à 43, mais aussi et pour pas mal de référence, vont jusqu'à 100mm de largeur ! Et même beaucoup plus sur demande, il m'est arrivé d'en commander en 300mm.
Avec une grande largeur, il est possible d'y prédécouper la forme cintrée nécessaire, permettant de n'avoir qu'un seul joint, voire pas du tout.
"Porte garage de style"...
Et quel est ce style ?
Si c'est possible de réaliser une telle double porte avec une petite machine de type Kity ?
Tout est toujours possible. Avec plus de difficultés pour des grosses sections, des passes moins importantes, plus de temps à y passer et des précautions supplémentaires, du fait des dimensions et poids des pièces, qu'on en aurait avec une grosse combinée ou des machines indépendantes, certes, mais ça reste du domaine du possible.
Que ce soit un défi pour toi de réaliser une telle porte, fonce et relève-le !
Le faire avec une machine peu dimensionnée pour ce type d'ouvrage en est un aussi, c'est vrai. Mais est-ce que c'est le plus valorisant ? Ne serait-ce pas là l'occasion de t'équiper de façon plus adaptée, pour ce genre d'ouvrage ?
Pour ce qui serait des compétences, tu sembles avoir déjà réalisé divers ouvrages, avec succès. Les compétences manquantes ne devraient par être trop difficile à acquérir pour toi !
"qui trainaient dans le fond du jardin"
Mais le bois est à quelle hygrométrie ???
Tu veux reboucher quelles "aspérités" ? Les joints entre tes pièces, ou autre chose ?
La pâte à bois maison, avec de la poussière et de la colle, j'imagine, c'est "dégueulasse". Je le dis comme je le pense. D'ailleurs, cette tâche sur ta troisième photo, c'est essai de cette pâte à bois ?
La seule chose que j'imaginerai à reboucher, ce sont les joints, entre les pavés. La solution qui pourrait s'appliquer, avec du bois à une hygrométrie pas forcément des plus adaptées, qui plus est, c'est un jointage type "pont de bateau", avec un mastic fait pour ça... Mais tu risques d'en utiliser quelques kilos !
Pour le Rubio, sur un tel sol, pas convaincu que ça ne résiste bien longtemps. 
Ce choix n'a rien à voir avec l'épaisseur du plan de travail !
(d'ailleurs, tous, ou une grande part sont en 38mm d'épaisseur)
C'est une option qui permet de choisir la profondeur (ou largeur, si tu préfères) de l'usinage, en fonction du profil du chant du PdT. Ou alors pour un choix esthétique.
Avec un très gros arrondi (ou moulure, s'il s'agit de massif), par exemple, il faudra sans doute opter pour ton réglage à 35mm.
Avec un profil du chant plus réduit, on pourra se contenter de 10mm.
Malheureusement, j'ai eu à constater que les divers constructeurs ne tiennent pas trop à avoir un profil "T" standardisé, sur leurs diverses machines.
Ces rainures sont prévues pour accueillir des écrous en T (T-nuts), boulons en T, ou serre-joints de rail adaptés... mais ils préfèrent se réserver la vente de tous ces accessoires, en adoptant ces profils "propriétaires".
Il faut serrer fort, tout simplement !
Le meilleur collage sera constitué de pièces de bois le plus en contact possible, la colle assurant l'adhésion en migrant dans les fibres du bois.
Il ne doit pas y avoir de "joint" à proprement parler, au plus, 0,05 à 0,10mm suivant les préconisations des fabricants de colle.
D'ailleurs, il m'est arrivé de voir des collages avec un joint relativement (trop) épais (en réalité, trop de colle, ou un serrage insuffisant, ou alors une combinaison des deux) qui finissaient par lâcher, s'étirer, du fait du joint mou que constituait alors la colle, sous certaines conditions.
Et bien, c'est bien une doucine, mais des plus simples, sans fioriture supplémentaire.
Tu disposes d'une toupie ? Avec lumière dans l'arbre ?
Avec un fer, ça serait la plus simple des solutions.
Si tu n'en as pas, (de lumière) faire fabriquer des fers pour un porte-outil donné est possible, chez certains affuteurs ou fabricants d'outils, comme Forges de la Loire.
Mais dans des gammes standard, il est souvent difficile, voire impossible de trouver un outil parfaitement identique à un meuble ancien.
Ou alors, se contenter d'un outil approchant, dans gammes existantes.
Il y a bien etiennedesthuilliers, mais il n'est peut-être pas en "proche banlieue", par contre.
Mais c'est le "roi" de la scie à ruban 

Refaire des portes, mais en mélaminé, à poser sur des meubles existant, pour ma part, j'ai eu à le faire. Mais pas sur Ikea.
Ceci dit, la contrainte sera la même, il faudra relever les différents perçages en présence des meubles, du fait qu'il y ait des tas de réglages différents, suivant les fabricants.
Pour les réglages de quincailleries, il me semble qu'Ikea emploie du Blum, donc les modes de réglages sont connus et existent.
Mais inutile de chercher des fiches techniques détaillées sur ces aspects précis, sur les côtes de perçages, chez Ikea.
Ma grosse réserve sera sur l'emploi du "Tebopin", qui est un contreplaqué de résineux déroulé, d'une surface présentant des défauts, et souvent irrégulière... mais aussi sujette aux déformations, difficiles à rattraper. Il y a aussi des traces colles, ou d'un agent anti-adhérent sur les surfaces, car ce sont des panneaux non poncés, après pressage, donc finition difficile.
Après, les goûts et les couleurs, j'admets. Mais le problème le plus gênant est sa tendance à la déformation, fortiori pour des portes de meubles ou de cuisine.
Dommage que tu ne donnes pas plus de côtes, pour ce bureau. Mais d'après les dimensions que tu indiques pour les portes, j'imagine qu'il aurait une longueur totale d'à peu près 1850, et une hauteur 750 (sauf à ce que tu prévoies, en position rétractée, une hauteur hors standard, du fait de ta grande taille).
J'oubliais, dommage aussi que tu ne dises plus sur toi, dans ta présentation, et sur ce qu'est ton expérience... Parce que là, tu t'attaques à un gros défi, en termes de mise au point !
Concernant ta question sur les portes, tu indiques une épaisseur de 27mm, ce qui donnera des portes très lourdes. Déjà, il faudrait réduire cette épaisseur, ou trouver un matériau léger, pour réduire cette contrainte.
Impossible de mettre un système de rail ou suspente, sauf à être visible ou gênant au sol, donc on oublie.
La solution que je vois, serait d'équiper les portes "centrales" d'un appui, une roulette multidirectionnelle au sol, afin de soulager le poids et éviter/limiter les porte-à-faux et déformations, lors des manœuvres d'ouverture.
Plus un système de loqueteaux magnétiques, éventuellement placés et noyés dans un tasseau sous ton plateau, pour être plus discret. Ceci dans le but d'assurer la meilleure planéité possible, une fois les portes fermées.
Pour le reste, tu ne prévois qu'un seul mécanisme de montée/descente, en extrémité gauche, pour chacun des plateaux ? Ou tu n'as représenté que ceux-là, pour plus de visibilité ???
S'il n'y en a qu'un seul, je te conseille fortement de faire un prototype de motorisation complet, c'est-à-dire avec les plateaux en tailles et en poids réels. Parce que ça risque d'être très souple, avec une longueur de 1800... voire inutilisable, du fait de cette souplesse.
Pour le choix des matériaux, il vaudrait mieux privilégier des solutions les plus légères possibles, tout en étant rigides, au moins pour ces plateaux et les portes, avant de se préoccuper de la finition. Ça n'est pas le premier des problèmes que tu as à résoudre.
Suivant les sections que tu veux en tirer, pour tes moulures de cadres, la question n'est pas idiote.
Tu peux très bien dégauchir une face, puis raboter l'autre, avant de déligner. Et ensuite finir le corroyage sur les faces sciées. Ça peut représenter un gain de temps, de facilité, et d'un peu de matière.
Suivant le volume concerné, il est possible de créer une enceinte, avec une bâche plastique, par-dessus, et le plus étanche possible au sol, et un récipient avec du xylophène ou équivalent, en dessous. Laisser séjourner le bois ainsi dans cette enceinte plusieurs jours, voire semaines.
S'il y reste quelques bestioles, elles n'apprécieront pas !
Un autre solution détournée, la poche sous vide. En quelques minutes de ce traitement, les vers encore présents y sont desséchés !
Pour l'utilisation, à une époque, on en aurait fait des meubles, sans nécessité d'y créer des trous de vers factices, et autres fausses traces d'usure ou d'usage, comme on le faisait alors (pour les pièces les moins dégradées, au moins).
Mais aujourd'hui, de genre de faux ancien n'est plus très en vogue. Donc, à moins que tu lui trouves un usage pour lequel ces trous ne seront pas gênants...