DiVagX Bonjour, en termes de poids, le poirier ça reste lourd, on est dans les eaux du chêne... Je suis d'accord, le poirier que vous possédez est magnifique, c'en est presque dommage.
Bonjour, il est bien rare en tournage sur bois manuel de tourner au dessus de 3000 tours, dans 90% des situations on est en dessous de 2500. C'est différent sur les tours automatiques.
Mais je rejoins votre avis sur la pollution de la boîte de vitesse, de la vis mère et de la tourelle d'un tour à métaux avec du bois.
En effet, en plus de la gestion des remontées capillaires, de l'humidité extérieure, mais aussi la création de vapeur d'eau créée par la vie en intérieure, il y a aussi le fait que les mortiers de ciments n'ont pas la même dilatation, ils sont beaucoup plus monolithiques.
Autant, sur un granit, ce ne sera pas problématique, mais pour la plupart des autres pierres ce le sera.
Au lieu de bâtarder la chaux avec du ciment Portland, il y a la solution ciment prompt vicat, qui se comporte comme la chaux, qui ne perturbe pas les échanges de vapeurs d'eau, et qui apporte une prise plus rapide et une plus grande dureté. A 20% en dosage de liant, le prompt affecte peu le temps de début de prise du mortier.
Personnellement, une dose ciment/2 doses nhl pour 8 de charge, c'est encore trop chargé à mon goût pour la majeure partie des travaux.
Il faut rappeler que le mortier ne sert qu'à remplir les trous dans un murs en pierre et à les maintenir entre elles. Il n'intervient que finalement peu dans les reprises de charges. Si tant est que la maçonnerie est qualitative, en touche touche. Faire des joints de 15 mm en maçonnerie de moellons, c'est une aberration. Chaque pierre devrait se tenir à sa place sans mortier, sans être bancale, avant hourdage.
Bonjour, une cémentation, comme pour les limes ou les râpes? Cela est à priori utile pour les outils que l'on affûte pas. Vu que c'est un traitement surfacique, je n'y vois que peu d'intérêt dès lors que les outils sont affûtés très régulièrement en tournage.
Oui c'est possible de braser une pièce rapportée, David Ellsworth faisait d'ailleurs beaucoup ça sur ses racloirs. Attention aux lames dont vous parlez, si c'est celles pour le bois, ce n'est pas de l'acier rapide, mais un acier au carbone ou au chrome. Vous le détremperez lors du brasage. Le retremper une fois brasé, vous risquez de faire fondre votre brasure. Il vaut mieux partir sur des morceaux d'acier rapide, normalement auto trempant. Certaines lames de fraise scie (tronçonneuse à métaux) sont en HSS massif. Les anciens ciseaux étaient soudés au feu, le principe est différent. Après, de l'acier doux pour un support de mise rapportée en tournage, attention, les efforts sur un racloir de tournage peuvent être sévères, l'acier doux est souple.
Attention tout de même, la fabrication d'outils demande des connaissances, et en tournage les accrocs si les outils ne sont pas maîtrisés peuvent être dangereux. Planter, c'est une chose, casser un outil, c'en est une autre.
MaitreLinz Pourquoi pas, mais on ne cherche pas forcément énormément du dureté pour un racloir, il faut que le morfil brut de touret se tienne, ou qu'on arrive à le rabattre à l'affiloir.
Medalegno Bonjour, c'est un assemblage de Gerber, une variante du trait de Jupiter. Celui ci est bien boulonné, mais pas vraiment à cet endroit. Je vous rejoins sur le fait que la pente d'about n'est pas dans le bon sens, ceci dit.
Medalegno C'est ce que je disais, le boulonnage n'est pas fait au bon endroit. Un peu de documentation sur les assemblages de Gerber. Attention toutefois, c'est un assemblage à réaliser sur poutres continues, il ne travaillera pas comme souhaité sur un système à deux appuis, comme le sujet abordé dans la question.
Ara Bonjour, je le répète, cet assemblage n'est valable que sur les poutres CONTINUES, le diagramme des moments fléchissants est différent d'une poutre sur deux appuis simples. C'est pour ça que l'on voit l'assemblage uniquement sur la travée centrale de l'image. Dans votre cas, l'aboutage n'est franchement pas conseillé.
Bonjour, merci. Légers en terme de poids, mais effectivement une tonne sur la paire ne m'inquiéterai guère. Sinon sur le même principe mais en vraiment lourd :
treteau lourd
Il est vrai qu'à ce niveau, un mortier à base de ciment posera peu de problème, étant donné le peu d'humidité capillaire. Si le grenier n'est pas aménagé, peu de soucis en perspective. Mais par principe de précaution j'envisagerai plus un mortier à base de chaux en contact du bois, c'est dans tous les cas plus sûr dans le temps. Les mortier à base de ciment Portland (ce n'est pas vrai pour les ciments prompts, qui sont des chaux), ont un mauvais coefficient de migration de vapeur d'eau, ils ont quoi qu'il en soit la fâcheuse tendance à âtre rétenteur d'humidité.
Guilh63 Bonjour, oui on pourrait croire que c'est un vrai ciment. Mais c'est bien une chaux, juste éminemment hydraulique (plus de 20% d'argile avant cuisson), le CNP (ciment naturel prompt) est cuit dans les mêmes ordres de températures que les chaux. C'est d'ailleurs un liant souvent utilisé en monuments historiques, pour faire des modénatures de fausse pierre, des glacis en tout genres.
Le mélange de prompt et de NHL présente également un très bon comportement, moins de retrait, plus résistant, et plus perspirant qu'un mortier de NHL seule (oui oui, j'ai été surpris des résultats aussi).
Bonjour, pour douglas et mélèze, c'est effectivement important de n'utiliser que le duramen (et le douglas est de plus en plus vendu avec aubier pour l'extérieur...). Je suis d'accord sur le fait qu'il faut au maximum éviter les solutions piégeantes pour les assemblages. Un document du Codifab, qui vaut ce qu'il vaut (beaucoup de solutions par ferrures), mais qui a le mérite d'exister.
codifab.fr/act...aux-intemperies