Bonjour, globalement, je suis assez d'accord.
En premier lieu, je pense qu'il y a une sérieuse perte de savoir faire. Quand on voit l'enseignement professionnel, il a fondu comme neige au soleil. Un CAP dans les années 50, c'était 25h d'enseignement professionnel/semaine, sur 3 ans. Maintenant, c'est 14h, sur 2 ans, avec beaucoup de stages. On peut parler aussi des artisans qu'on a envoyé au casse pipe pendant les deux grandes guerres.
Alors pourquoi cette perte de savoir faire ? Là c'est une vaste question... Je pense que l'industrie n'y est pas pour rien. A grand renfort de publicité, de marketing, de rapidité, ils ont bien réussi leur coup pour refourguer leurs merdes à usage unique. Et ça ne date pas de quelques années cette histoire. Le menuisier lambda n'a jamais eu les mêmes moyens de visibilité pour mettre en valeur son travail. Déjà, au XIXème, William Morris a essayé de lutter contre l'industrie, l'obsolescence programmé des objets (alors que l'industrie proposait des meubles de "qualité" à cette époque) en rendant l'artisan maitre de son ouvrage de A à Z, ça n'avait déjà pas marché... A l'heure actuelle, je pense que c'est encore pire, on vend du rêve, encore moins cher qu'avant. Et ça fonctionne. A qui la faute ? A celui qui achète ? Ou à celui qui vend ? Pour votre exemple de l'avion, comment ça se fait qu'on puisse aller au bout du monde pour même pas un quart de SMIC ? C'est un sujet loin d'être binaire.
Alors oui je suis d'accord que les menuisiers se tirent des balles dans les pieds, à essayer de copier l'industrie, dont ils deviennent dépendants. Mais ils essayent de vivre de leur travail. Qui blâme t-on ? Le menuisier, ou le fabricant de panneaux ? En ce qui me concerne le choix est vite fait. Et je passerai sur le désastre écologique et sanitaire de ces cochonneries
Il y a aussi le souci du prix de la main d'oeuvre. Elle est chère, et c'est normal ! Qu'on mécanise autant, pour 3 queues de cerises, ça c'est anormal. Une machine, ça s'amortit, ça engraisse les actionnaires et ça ferme sa gueule. Un ouvrier, qu'il soit qualifié ou non, ça se paye et il auto finance la sécurité sociale et les retraites. Sur ce sujet on ne blâme pas assez la finance à mon goût.
Je n'ai pas le temps d'en écrire plus ce matin, mais le sujet est bien complexe qu'il n'y parait, même si dans l'absolu, je suis d'accord.
Bonjour, vous vous posez la plupart des bonnes questions. C'est surtout les hauteurs de marches qui vont être déterminantes. Il est donc indispensable de connaître les épaisseurs de revêtement du RDC et du 1er. A savoir qu'une hauteur de marche différente de 5 mm, ça peut se sentir à la montée ou à la descente...
Dans tous les cas, cet escalier sera casse gueule du fait des marches rayonnantes par rapport à un point fixe dans les changements de direction, ce qui implique une réduction du giron sur la ligne de foulée lors du changement de direction. Il aurait fallu le balancer. (donc attention au fait qu'on ne vous incombe pas ce défaut après habillage) Etant de la profession et plutôt qualifié dans la réalisation d'escaliers, j'ai honte de voir celui ci, c'est une horreur d'ergonomie et d'esthétique. Sans parler des points d'amorces de fissures.
Pour le durcissement complet d'un béton ou d'une chape à base de Portland on considère 28 jours. Mais le taux d'humidité du matériau peut rester très élevé tant que la maison n'est pas chauffée à sa température de destination, et ça peut mettre longtemps à se stabiliser. Dans tous les cas, il faut prendre soin de bien vernir les sous faces des marches à habiller.
Pour l'histoire de la chape sur marche, je ne vois pas bien l'intérêt, les marches auraient dues être d'entrée de jeu dressées et lissées plan lors du coulage de l'escalier. Un ragréage éventuel serait plus judicieux qu'un chape. (même s'il ne devrait même pas avoir lieu).
Et vu la grandeur de la trémie, j'ai peu d'inquiétude sur la hauteur d'échappée.
Bonjour, il n'est pas impossible que l'abattant soit prévu pour qu'il s'arc boute avec la traverse basse de la partie à tiroir. Est-ce que vous pouvez le pousser un petit peu une fois l'abattant ouvert ? Il est possible que ce soit des pivots sur coulisse. Dans ce cas, pas forcément besoin de renforts de type chainette.
Bonjour, Je rejoins quelques avis, une équerre combinée n'est pas forcément le meilleur choix dans le travail du bois. C'est bien cher pour les possibilités, en ce qui me concerne je les utilise beaucoup plus en charpente et en taille de pierre, ça tient dans le baudrier et permet de trusquiner rapidement. Une petite équerre pour contrôler et une plus grande pour tracer, c'est plus polyvalent sur établi. On est aussi capable d'en fabriquer de très précises en bois, sous forme de T ou d'équerres. Sinon, si vous voulez des équerres précises, dédiées au bois, européennes, les Ulmia sont très bien. Et toutes les marques de mécaniques proposent des équerres avec des grades de précision, Facom par exemple.
Bonjour, vous avez une scie de chantier. Vous ne pouvez guère espérer un état de surface comme une machine d'atelier sérieuse qui s'approche de la tonne. Il n'y a rien de très étonnant au résultat. Je rappelle aussi qu'en délignage de massif, la scie circulaire reste une machine de débit, et non de finition. Ceci mis à part, il convient de mettre une légère dérive sur le guide parallèle.
Et dans l'état, 2 coups de rabot à replanir c'est propre et net.
Bonjour, en ce qui me concerne, aucun intérêt si ce n'est de faire mumuse et de perdre mon temps. Donc je m'abstiens. Je travaille quasi uniquement le bois massif, et je ne vois pas bien ce que l'IA peut faire pour moi, même pour une fiche de débit. Et j'aimerai bien voir comment se comporte une IA devant un plot à découper. J'aimerai bien la voir devant deux morceaux de bois différents et qu'elle me dise quel est le meilleur pour mon montant de porte. Elle n'aura jamais les facultés adaptatives nécessaires.
Pour les travaux type ikea et consorts avec du panneau et énormément de quincaille, pourquoi pas. Mais de base, je pense sincèrement que les artisans se sont tirés des balles dans les pieds à essayer de copier l'industrie. Sans rire, manipuler des panneaux de 280x200, qui implique une scie à format qui bouffe 30m² dans l'atelier, pour faire des caissons qu'un robot fabrique 10 fois plus vite que moi, c'est pas mon rêve. Mais là je digresse du sujet.
Bonjour, vos chevrons sont dans le mauvais sens pour fixer votre bac acier. Vous pourriez les supprimer en rajouter un portique en plus, avec le bac vissé directement sur les pannes (ce que l'on fait usuellement). Cela permettrait également de supprimer les poteaux au centre du cabanon. Il vous manque également une lisse haute pour fixer votre bardage sur les "pignons". Vous êtes effectivement très bien contreventé dans un sens, mais pas dans l'autre. Sur une travée, enlevez la lisse horizontale et mettez un croix de saint André à la place, vous pouvez en rajouter une en toiture, cela ne fera pas de mal.
Vous pouvez également changer vos assemblages poteaux pannes avec équerres, ça ne vaut pas grand chose.
Bonjour, et bien c'est que vous manquez d'expérience, c'est juste ça. La bosse au milieu sur la longueur, c'est courant quand on débute le rabotage manuel, c'est la pression sur le rabot qui n'est pas effectuée au bon moment au bon endroit (sauf si la semelle du rabot est particulièrement concave, mais c'est relativement rare). Un rabot bien tenu fera systématiquement du creux sur la longueur.
Pour remédier à ce phénomène, vous pouvez raboter qu'au milieu avec un rabot pas trop long, 4 ou 5, sans toucher les extrémités de votre planche. à un moment donné votre rabot ne prendra plus de matière, c'est que vous aurez récupéré votre bosse. Un coup de varlope pour finir de dresser et on n'en parle plus.
Pas d'inquiétude, on est tous passé par là.
Bonjour, de ce que j'ai compris, vous travaillez beaucoup à la main, dans ce cas au bédane une mortaise biaise n'est pas très difficile à réaliser. Il faut cependant marquer les pentes sur les parements pour aligner la glace du bédane dessus. Et attention, les sections droites des pieds et des traverses ne sont pas des carrés ou des rectangles, il faut être précis dans les angles au corroyage.
Et oui, dès lors que deux versants de pentes égales ou non se rejoignent, on parle bien d'arêtier.