J'ai fait comme toi un jour, et la lame avec plein de dents ne m'a jamais vraiment servi : elle chauffe, elle s'encrasse très vite... et sur ma machine il n'est pas aisé de faire la permutation donc au bout d'un moment je l'ai laissée de côté et je fais tout à la lame de délignage.
Alors rien ne dit que ce sera pareil pour toi, mais ce qui est sûr, c'est que tu auras toujours besoin d'une lame de délignage => premier achat à faire. Une fois que tu l'auras essayée pendant quelque temps, tu verras bien si tu as vraiment besoin d'une autre.
Hello !
J'ai une JET 16/32", ouverte d'un côté donc qui permet en théorie de poncer des plateaux jusqu'à 80 cm de large en deux passes (en pratique, malgré le réglage "micrométrique" de l'angle du rouleau, il y a toujours un désaffleur entre les deux passes, qui nécessite un coup de ponceuse à bande classique derrière).
J'en suis content parce que le ponçage est une étape très très chiante, et que la surface est bien plane.
Je n'ai pas acheté les tables d'entrée et sortie, mais je pense que c'est un vrai plus. Donc n'hésite pas à investir 200 euros de plus (c'est sur ma liste de choses à avoir...).
Les bandes sont assez chères mais en cherchant bien on trouve de la bonne qualité pour moins cher chez certains fournisseurs du net ou sur LBC. J'ai toujours conservé la bande livrée avec la machine comme gabarit pour couper les suivantes, et ça marche bien. Contrairement à ce qui a été dit, je trouve que sur cette machine c'est très pratique à installer : une pince de chaque côté du tambour, dont une sur lame ressort pour assurer la tension, donc ça se monte et démonte très bien.
J'y vois deux inconvénients :
un mineur : malgré la facilité de changement de bande, je ne vais pas m'amuser à mettre du 80 puis du 120 puis du 180 ou plus, donc je laisse en permanence du 80, puis je fais la finition à la ponceuse à excentrique.
un majeur : dès que la bande s'encrasse, ça chauffe et ça brûle le bois, donc il faut vite arrêter et changer la bande (qui pourtant est encore bonne sur la majorité de la surface), donc ça fait un peu mal au cœur (et au portefeuille) mais c'est le prix à payer pour faire du bon travail.
Je pense que la JET 22/44, qui a un mouvement latéral oscillatoire, évite du coup l'encrassement. Mais info à confirmer par quelqu'un qui en a une. Elle est deux fois plus chère, mais si ça évite de changer des bandes le gain de temps peut se valoir pour un pro.
Aïe aïe aïe ! Courage.
Que tant qu'il y aura des hommes il y aura des accidents, bien sûr, mais le biais cognitif de départ auquel on ne peut rien, c'est que chaque fois qu'on prend un risque, ça passe, donc on n'y voit rien de mal. J'ai fait mon accident de dégau à 50 ans, pas à 20, et je croyais pourtant être prudent...
Du coup on risque nos doigts, certes, mais on peut réduire le risque. Beaucoup de choses ont déjà été dites, j'en ajoute quelques unes:
- Quand on est fatigué ou pas en forme, on n'utilise pas de machine,
- Quand on a autre chose en tête, on n'utilise pas de machine,
- On en prend pas de raccourci, on prend le temps,
- Pas de montage scabreux, on se fait un montage d'usinage (ça fait 20 ans qu'on dit qu'on le fait, mais maintenant on va le faire vraiment !),
- Quand on a une série de plusieurs usinages identiques, on ne fait pas tout à la fois,
- Quand on a oublié un truc "oh merde, j'ai oublié d'usiner celle-là, je la fais vite-fait", ben non ! On la fera demain.
- Quand il est l'heure d'aller à table, on va à table (pas de "oui mais je finis ma série"),
- On ne pousse pas son avantage (allez, le petit truc supplémentaire), on arrête.
- Etc.
Que du bon sens, mais avant c'était pour les autres.
Mais surtout, l'accident ne vaccine pas contre les accidents. Ça nous remet les idées en place mais tant que tu utiliseras ta dégau, tu risqueras un nouvel accident, pourquoi pas du même doigt. Donc méfiance.
Et beaucoup de courage pour le trauma...