Déjà, merci à tous pour les explorations de chacun.
Le meuble en lui-même présente bien (cf photo) mais est de construction très simple. La structure est en sapin plaquée d'acajou (ou de noyer teinté, j'ai le chic pour me faire avoir !).
La moulure que j'ai à refaire n'est pas celle de la photo de départ. Je l'avais proposée car on voit que le métal semble replié sur la face intérieure de la moulure ce qui pouvait indiquer un processus semi-industriel...
Pour ce qui est des techniques que vous proposez :
recuire le laiton => il y a deux types de laiton à ma connaissance, le recuit et l'écroui. Le premier est tendre et flexible, le second cassant. Je pensais bien sûr le prendre recuit, le plus fin possible effectivement mais je n'envisageais pas la possibilité de le recuire. Je ne sais si je saurais faire... À voir
faire une forme / contreforme en epoxy, peut-être la solution la plus dans mes moyens. La moulure est assez simple (cf. Photo 2), une sorte de doucine. Merci pour l'idée. Peut-être travailler en plusieurs fois pour laisser le loisir au métal de se déformer.
former directement une baguette en laiton massif. Effectivement, excellente idée ! On dit que les outils de coupe du bois sont adaptés aux métaux non ferreux, c'est une bonne occasion de se lancer. J'imagine qu'il faudrait que la lame de mon tarabiscot soit bien épaisse et réaffutée plus souvent mais je crois que je vais tenter ça en premier.
D'ailleurs, si vous avez des conseils de fabrication de tarabiscot (outil et lame) je suis preneur : il y a bien quelques exemples sur l'air du bois mais pas tant que ça pour s'inspirer.
Quand j'ai des vis récalcitrantes, la solution de chauffer la tête avec la panne d'un petit soudeur électrique fonctionne toujours. Avantage : pas de graisse qui pourrait tacher le bois, pas de risque de riper et abîmer les côtés, pas de risque de foirer l'empreinte. Inconvénient mais mineur : risque de brûlure des environs.
Ce qui se passe, c'est qu'avec la chaleur transmise par le métal, celui-ci se dilate, cassant la gangue d'oxydation et libérant le pas de vis.
On dit souvent que les métaux non ferreux (laiton, cuivre, alu) peuvent se découper avec les outils du bois pour peu qu'on adapte la vitesse d'avance.
Personnellement, j'ai découpé du laiton en 5mm à la scie sous table en utilisant une lame pas toute neuve quand même par précaution, ça marche bien !
Par contre, pour une coupe à la main, je rejoins les autres : scie à métaux et lime.
J'ai restauré récemment un bureau à pente dont d'abattant était orné du même motif : étoile 'pure et blanche, entourée d'une frise alternant noir et blanc pivotë à 45°. Le tout en chêne massif. On m'a dit que c'était un travail lorrain, si ça peut t'aider.
J'ai fait une recherche inversée auprès de Google, ce qui ne m'a rien appris mais parfois cela fonctionne bien.
Il existe un Youtubeur qui fait le sien en vendant des capots d'aspiration pour des Scies radiales américaines et certaines européennes youtube.com/wa...h?v=ATeMzxZWLKc (shop nation de son petit nom). Peut-être une piste de ce côté
Bien d'accord avec vous sur la difficulté de la restauration.
Il ne s'agit pas d'une remise à neuf donc pas de déplacage, reconstitution du plateau et replacage. Le client est au courant. Il cherche à faire vivre le meuble qu'il a toujours connu pour le transmettre à la prochaine génération.
J'ai commencé à dégager quelques cases qui ne tenaient plus et me suis rendu compte que le plateau support est dans un état lamentable. Je compte combler avec de la colle animale (hide glue de Titebond) avec de la poussière. Puis remplacer les cases les plus amochées par un placage ressemblant. Si je ne trouve pas la bonne essence, je ferai des essais de merisier ou poirier teinté (le grain des cases originales est très serré, ce qui me fait penser à ces essences).
J'ai déjà passer le plateau à la patemouille et au fer chaud, le résultat est plutôt encourageant.
Encore une fois, je vais essayer de redonner au plateau un peu d'homogénéité, un bon coup de nettoyage, combler les manques voire remplacer les greffes absurdes, une finition gomme laque ou à la mattine pour finir.
SI vous avez des conseils, ou des commentaires, ils sont toujours les bienvenus.
J'ai oublié de préciser que ce serait pour du bois quasi exclusivement donc à priori moins exigeant.
Je retiens la Bosch pro et ses options assez utiles (pas présentement dans mon cas présent mais qui sait plus tard) et la Aeg.
Concernant mon budget, il me paraissait déjà conséquent pour taper sur le début des gammes pro.