des panneaux! plus on est proche du quartier, plus on est dans le fil et stable (parfait pour les éléments structurels: montants, traverses) plus on se rapproche de la dosse, plus le bois est figuré (motif de flamme) ce qui fait de beaux panneaux (pas besoin d'être stable, ça flotte).
autre solution: tout débiter au départoir!
perso, quand la D/R peut pas (trop long, trop gros, flemme de régler le guide pour un champ), je ressors la varlope. En fait, je la sord quand je ceux être très précis (pour un collage à plat joint, après la dégau) ou au contraire quand il n'ya que quelques zones qui demandent à être parfaitement à 90.
Suivant ton expérience du manuel, c'est assez simple: une équerre, et on enlève là où il y a trop de bois! j'ai fait un plan de travail comme ça!
Après avoir re-consulté le catalogue, les lames terrasse en robinier sont livrée en longueur 1m, 1m5, 2m. Donc entraxe de 50 obligatoire! c'est apparemment raccord avec le DTU.
Reste la question du lambourdage: tout acacia (mais, au-delà du prix, ça risque d'être galère pour une terrasse "flottante" sans ancrage au sol), douglas brut (plus simple à rigidifier avec des entretoises, mais il faudra peut-être jouer de la dégau/rabot). Ou bien la solution de Fabien06 de lambourdes metalliques. Je ne connais pas. Si on peut les poser directement sur la dalle béton, ça peut être pas mal.
Remarque: j'ai déjà une terrasse robinier, mais posée par un pro sur solives + lambourdes en pin traité. Ça n'a pas bougé. Mais les fortes sections doivent aider!
Je m'étais fait la même réflexion et la seule qui sortait du lot sur ce point, en "compact", c'était la SCM minimax 30 > le guide de la dégau glisse sur un profil en entrée de table. Mais en hélicoïdal, à l'époque en tout cas, c'était un tout autre prix...
J'ai finalement opté pour la Holzprofo maker, et je range des plateaux entre la machine et le mur, la place n'est pas perdue!
Ma méthode manuelle (pour un hexagone mais peu importe): je trace l'angle au compas (le rapporteur n'est pas assez précis) et je règle une sauterelle sur cet angle. Puis je fabrique une planche à recaler, toujours avec cet angle. Je trace mes pièces, je débite à la SAR ou à la main, puis je recale précisément jusqu'au trait.
La planche à recaler resservira, évidemment.
J'ai longtemps tout corroyé à la main, en amateur.
Un vrai riflard est indispensable. C'est ce qui te permet de ne pas passer des heures à raboter. La bonne nouvelle: ce n'est pas un rabot de précision. N'importe quel rabot bois affûté fera l'affaire. Tu peux même faire le tien, c'est comme ça que j'ai commencé: un riflard maison, fer étroit et bien courbé, un 62 (à refaire je prendrais un 5), et un rabot à replanir en bois (lumière étroite, bon état). Aujourd'hui j'utilise de préférence un gros riflard d'occasion, bien lourd et qui envoie. Je dégauchis encore à la main soit les petits projets, soit les planches bien gauches avant de passer à la DR, soit quand j'ai la flemme de basculer les tables en mode dégau!
Bref, te laisse pas impressionner par le matos parfait. Affûte bien ce que tu trouves, ça fera très bien l'affaire! le reste viendra plus tard.
Un livre fascinant: woodworking in Estonia. C'est une vieille thèse soviétique d'anthropologie qui détaille, entre autre, tous les métiers du bois dans un village estonien du milieu du 20e siècle, de la charpente à la cuillère, en passant par le char ou le rateau à foin. La traduction anglaise est dispo chez lost art press (via dictum par ex.)
P.S Faut que je fasse une fiche dans la section livres!
Si tu veux le valoriser, notamment pour raisons sentimentales, voici ce que je ferais: tronçonner un ou deux morceaux, les plus droits, en bas du fût, les fendre sur place en quartier (avec des coins). Ce sera déjà plus transportable. Ensuite, je travaillerais en bois vert: refendre au départoir, peu de rabotage, assemblages simples (feuillures + clous, tenon/mortaise...) Ça peut même être l'occasion d'apprendre à faire une chaise, tu as même un livre assez célèbre sur la question: "Comment faire une chaise à partir d'un arbre?".
belle pièce! pour panneauter du frêne contrasté trois idées:
1/ recouper en deux au milieu et retourner une moitié,
2/ recouper en deux et mettre le côté extérieur au centre: ça peut faire des panneaux intéressants avec le sombre sur les côtés et le clair au milieu (avec un cadre chêne par ex...)
3/ recouper en plus, classer les morceaux par teinte et recomposer.
Perso j'ai déjà fait la 1, qui a l'avantage d'avoir une lecture du bois simple (au moment de replanir il 'suffit' de se rappeler que la moitié est à contrefil) et la 2, qui donne de bons résultats avec un bois droit de fil: les assemblages sont très peu visibles.
N'ayant pas de tour et ayant l'habitude de travailler à la main, j'essaierais ceci: coller les cubes entre eux au double face, et casser les arrêtes au rabot jusqu'à former un octogone, puis continuer jusqu'au rond.
Quand je fais des pieds octogonaux, j'ai deux cales en V sur laquelle je pose le carrelet, en butée contre la griffe de l'établi. Mais là, pour éviter de 'démonter' le carrelet, je le serrerais dans un dormant, et le dormant dans la presse. Un peu plus long puisqu'il desserrer et resserrer à chaque quart de tour, mais ça se fait assez vite!