Ce sont des tasseaux pour des chiliennes. Donc, 50 ou 60 cm de long.
IL faut simplement adoucir l'angle, faire un léger arrondi.
Je passe les tasseaux sur ma grande ponceuse lapidaire circulaire, de 60 cm de diamètre. Un coup d'un coté pour faire la moitié, je pivote d'un quart de tour le tasseau, je ponce, pivote d'un quart de tour, etc. Puis je retourne le tasseau et je fais l'autre coté, en tenant l'autre bout du tasseau avec la main.
Avec l'autre main, je pousse légèrement le tasseau contre la ponceuse, avec une cale.
Très rapide, efficace.
On peut en faire des dizaines comme cela.
Pas besoin de faire de réglages.
Ce sont des tasseaux pour chiliennes, qui sont cachés par le tissus. Pas besoin d'une précision de folie.
Il faut simplement bien tenir le tasseau avec la main, à l'extérieur, sinon, le tasseau risque d'être "mangé" par la ponceuse.
Je procède ainsi très souvent. Cela va beaucoup plus vite qu'avec la toupie ou le rabot.
Encore un exemple d'utilisation du grand lapidaire que personne ne connait ou ne sait comment l'utiliser...
On va me rétorquer que c'est du bricolage, que c'est pas précis, mais c'est pourtant comme cela que j'ai vu mon père, Modeleur professionnel pendant 55 ans, faire des centaines de fois.
Je peux même faire des bâtons bien ronds à partir de tasseaux avec cette technique...
Ce qui est intéressant, c'est que quand on demande à Google "ravancement oblique", on obtient la réponse IA qui reprend exactement le message de Matthieud...
Matthieu pose une question, donne des hypothèses, et cela devient la "vérité" chez Google qui donne en lien le présent post...
Je n'ai jamais compris pourquoi certains avaient besoin d'un guide pour utiliser une scie à ruban...
Une scie à ruban, ce n'est pas une scie sous table. On ne fait pas de la découpe rectiligne à la chaine avec une scie à ruban en poussant à l'aveugle.
Comme le dit Matthieud, un ruban de scie, cela a tendance à foirer, et donc, cela se "pilote". On ne fait pas que pousser à l'aveugle. C'est un jeu de godille permanent et subtil.
De ce fait, le guide ne sert à rien, et pire, il empêche de piloter finement.
Et si vraiment on veut un guide, on met un bout de chevron, avec deux serre-joints pour le fixer sur la table...
La réponse est compliqué...
Les menuisiers, les ébénistes, ils font comme tout le monde, il essaient de vivre avec ce qu'ils savent faire, et souvent, de survivre.
Faire ce que personne ne veut faire, les petits trucs chiants, compliqués, qui requièrent souvent d'autres savoir-faire. Ara en est un exemple. Il est menuisier, electricien, plombier, et il intervient pour tous les travaux de la maison, l'étagère au fond du couloir, la plinthe à refaire, le seuil de porte entre deux pièces qui ne sont pas au même niveau, etc, etc. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, cela peut être extrémement intéressant, et c'est un service très demandé.
Faire de l'agencement, et installer des caissons, en les adaptant au fond du couloir, à la hauteur dans la chambre, etc, etc... Il y a tous les niveaux possibles, entre le bas de gamme et le très haut de gamme, le savoir faire étant de savoir s'adapter.
Faire du meuble haut de gamme. Ils agissent soi pour le compte de designers ou architectes, qui créent le dessin, et font réaliser à un professionnel, ou d'eux mêmes, parce qu'ils ont eux memes des talents de design, de créativité. Ils ont des savoir faire très spécifiques, et sont reconnus dans leur domaine.
A part cela, il n'y a pas grand chose d'autre à faire, car dans presque tous les cas, cela revient à copier ce que fait l'industrie, qui est de toute façon, moins chère.
Donc, l'avenir du "travailleur du bois", c'est de se mettre dans les interstices, de se différencier, de faire ce que les autres ne font pas, de faire ce que l'industrie ne fait pas. Essayer de copier l'industrie, cela ne marche pas.
Je n'ai peut etre pas compris toutes les contraintes, mais personnellement, je m'arrangerais pour faire toute la partie horizontale en haut d'un seul tenant, qui reposerait SUR les 2 colonnes à droite et à gauche.
Pour la partie haute d'un seul tenant, le fond serait lui aussi d'un seul tenant, et rigidifierait l'ensemble.
Cela permettrait de considérablement réduire le stress sur les fixations au mur.
Pour réaliser un caisson, un meuble qui ne supporte pas de contraintes de tension/compression (il reste là bien sagement), les lamello rajoutent un peu (un peu...) de rigidité à l'assemblage.
Mais dans ce cas, il n'y aurait rien, ce serait kif kif... La colle suffirait pour tenir le tout.
Disons que cela va aider à ce que cela ne se décolle pas trop vite.
Mais faut pas avoir fait Polytechnique pour comprendre qu'un t'chit bout d'bois de quelques mm d'épais, inséré de 1 ou 1,5 cm dans l'autre morceau, la plupart du temps plein de jeu, et ne tenant que parce qu'il y a plein de colle, ne va pas conférer une rigidité extrême à un assemblage. Cela n'a rien à voir avec un bon tenon/mortaise, ou meme des tourillons.
Bien sur, les superbe géniaux youtubers peuvent s'amuser à faire des expériences (surtout quand ils sont payés par les fabricants), mais bon...
Donc de donc, les lamello, c'est pratique, cela aide à bien positionner les éléments, cela donne un peu de sécurité, mais c'est tout.
Et pour répondre à la question initiale, ben, on peut les mettre comme on veut tant qu'on croit que ça marche...
Avec un simple crayon et des bouts de papier, on peut déjà arriver à faire des croquis qui permettent de savoir ce que tu veux.
On peut même faire la totalité des plans avec un crayon et une règle...
Il y même pas 15 ou 20 ans, personne n'utilisait de "machine electronique" pour faire des plans 3D...
S'il y avait eu une chainette ou autre, il y aurait des traces de fixations.
A mon sens, le pivot qui sert de charnière doit coulisser dans une rainure, ce qui permet de renfoncer le battant vers l'intérieur, et donc, de le stabiliser. Sur la photo du milieu, on aperçoit comme une rainure, et peut etre quelque chose de métallique, avec 2 cuvettes, peut etre pour recevoir une boule sur ressort, qui permet de bloquer le battant quand il est enfoncé. Il faudrait nous montrer le détail.
De tout façon, sur les photos, il tient. Peut etre pas bien, mais il tient.
Les gens écrivaient avec une plume sur du papier. On ne s'appuyait pas dessus comme un malade.
Peut être suffit il aussi de tirer un peu le tiroir au dessous, pour faire support...