Bonsoir,
J'ai fait une peinture au lait il y a longtemps, à partir de lait écrémé, de chaux aérienne, pigments etc, le résultat était chouette et c'était plutôt économique.
Si tu parles anglais, tu trouveras pas mal de recettes from scratch avec la recherche milk paint recipe, sur le blog de Lost Art Press par exemple.
Avant d'être tendance, c'était une technique assez courante pour le mobilier peint en milieu rural, Suisse, Autriche, Bohême... etc, puis en Amérique du nord avec l'arrivée de migrants de ces régions.
Comme toujours (plus maintenant) l'usage de matériaux disponibles localement était une logique économique rurale, seuls les pigments faisaient un peu de chemin, avec les épices...
Attention, la nhl démarre sa prise plus rapidement que la chaux aérienne, ça vaut la peine de faire quelques tests pour éviter de se faire piéger...
Bonne barbouille.
Jean
Bonsoir,
Un sapin de base peut tout à fait satisfaire le besoin de rigidité/résistance requis.
Attention tout de même à éviter la présence de noeuds et autres défauts.
Si l'envers n'est pas destiné à être vu, ce qui est courant pour un tableau, un simple assemblage collé à plat joint, avec des équerres en mdf de 3mm collées (et agrafées ?) au verso, et la feuille de mdf juste collée à la colle vinylique et gentiment serrée avec des serre-joints et des tasseaux formant cales.
Le point important est la planéité, ce qui implique des surfaces et des coupes bien équerrées, une épaisseur régulière, et une table d'assemblage plane.
J'éviterais clous ou agrafes en parement, pour garder une surface unie, et pour gagner du temps...
Bonne soirée.
Jean
Bonjour,
Pour avoir réalisé des meubles plaqués en PVC de 3mm ( PVC miroir en l'occurrence)), je te conseillerais une colle type ms spatulable, et l'application avec une spatule crantée à denture fine, comme pour la colle à stratifié (contact néoprène.
Laisser deux millimètres sans colle en périphérie, avec un ruban de masquage si nécessaire, afin que la colle ne déborde pas.
La colle ms permet un peu de repositionnement par glissement, ce qui devrait pouvoir t'aider pour l'alignement des façades.
Si le plastique reste stable dans le temps, (j'ai vu des acétates de vinyle se cristalliser après quelques décennies), et sans être définitif sur le sujet, il me semble que le collage devrait pouvoir être désassemblé mécaniquement, en passant une lame entre façade et support.
Dans le pire des cas, j'opterais pour la destruction du support...
Bonne réflexion.
Jean
Bonjour,
Si le défaut d'équerrage est dû au serrage, et si la colle utilisée est de type vinylique, alors tu peux envisager de rattraper le coup en chauffant tranquillement les assemblages avec un décapeur thermique, tout en appliquant un serrage visant à ramener ton ensemble dans la géométrie souhaitée.
Un peu d'humidité peut aider, en évitant de brûler, et en communiquant la chaleur par la vapeur d'eau dans le bois.
Cette réponse ne concerne que le problème que tu évoques : le mouvement du plateau et ses conséquences me préoccupe, ainsi qu'à mes petits camarades, au vu des réponses déjà postées...
La différence entre les pros et les amateurs ?
Les pros rattrapent leurs erreurs plus rapidement...
Bonne journée.
Jean
Bonjour,
Toilettes sèches, passe-pieds et allées au potager, isolation des caissons de murs, sols et plafonds (pas conforme au dtu je confirme), chauffage dans le fameux poêle à copeaux, fûmage du lard et des jambons de mes cochons, enduits chaux/copeaux (un peu comme le chaux/chanvre, mais sans chanvre), isolant pour marmite norvégienne...
Je ne suis pas allé plus loin pour l'instant, mais qui sait ce que nous réserve l'avenir...
Bons copeaux.
Jean
PS, Le mécano du coin n'est pas fan des copeaux, il préfère la sciure, je lui réserve celle produite par les scies circulaires, captée par l'aspirateur de chantier.
Bonjour,
En caractérisant l'aspect visuel du teck, on pourra trouver des essences locales pouvant satisfaire un ou deux critères, pas vraiment plus. Le mode de finition peut avoir une incidence pour favoriser l'imitation.
1/- Couleur : brun jaune à brun sombre (après oxydation et UV)
2/- Fil droit.
3/- Grain grossier
4/- veinage peu marqué à fortement marqué
5/- absence de rayons médullaires (maille)
6/-
Voici ce que je proposerais en matière d'essences locales :
robinier faux acacia, orme, châtaignier...
D'autres boiseux auront sûrement des propositions judicieuses, ou s'amuseront à noyer le poisson...
En photo, une comparaison possible, quoique de petite taille.
Bon dimanche.
Jean
Bonsoir,
si l'ambiance bretonne/ bout du monde te sourit,alors tu peux aller jusqu'à Douarnenez ( en faisant un tour à Lambé ...)
lesateliersdel...arine-bretagne/
Portes ouvertes dans pas longtemps.
Un de mes anciens stagiaires y a passé son CAP, ainsi que quelques copains également.
Sinon, Skolarmor, que cite Kentaro est très bien, de ce que j'en ai entendu dire.
Bons copeaux, à l'herminette bientôt alors...
Jean
Bonsoir,
pour détuiler, il me semble que nous avons un expert sur l'air du bois...
Difficile de répondre à ton problème comme ça, cela dit, tu as déjà expérimenté le caractère vivant du bois, c'est une expérience formatrice.
Si ton panneau est devenu convexe, tu en déduiras qu'une face c'est allongée, et c'est peut-être la conséquence logique d'une prise d'humidité importante non maîtrisée.
Que peux-tu imaginer pour lui faire prendre le chemin inverse ?
Je te laisse y réfléchir plutôt qu'apporter des réponses toutes faites, je te fais confiance pour continuer à expérimenter et trouver...
Bon week-end.
Jean
Bonjour,
avant de disposer d'une presse à placage sous vide, j'utilisais fréquemment la méthode des cales cintrées, qui permettent de serrer au milieu de la pièce à plaquer même si l'on ne dispose pas de serre-joints à longue portée. Voir croquis.
Pour chauffer le placage, deux cales en zinc, passées au four si la dimension le permet, ou à côté du feu dans la cheminée...
Les ébénistes du XVII au début du XXe disposaient d'une sorbonne pour cela.
Un copain restaurateur a mis au point, dans les années 90, un système électrique, avec transfo et grillage ultra-fin faisant résistance, permettant de réchauffer le collage des marqueteries anciennes pour les replaquer, mais je ne suis pas sûr que cela soit adapté à ton besoin.
Sinon, renseigne toi au sujet des presses à vide, même sans chauffer, c'est très performant.
Et meilleurs voeux pour toutes tes réalisations...
Jean
Bonsoir,
le traité d'ébénisterie, de Lucien Chanson, aux éditions Vial, est très bien, pour l'ébénisterie of course.
Il existe peut-être des ouvrages plus récents.
Dessin de construction du meuble, de Hosch et Henaut est précieux, ainsi que le précis d'ameublement, édité par l'AFNOR.
Bonnes lectures.
Jean
Bonsoir,
avant de donner un quelconque avis sur ce qu'il convient de faire, j'aimerais comprendre ce qui a bien pu se passer pour que ton plateau de table tuile autant.
Est-ce dû à une perte ou à une reprise d'humidité ?
Quelles ont été les variations d'humidité en intérieur dans ta région ?
Pour info, dans mon atelier chauffé à 17° sur l'île de Ré, si je ne branche pas mon déshumidificateur, le taux d'humidité ambiant oscille entre 68% (mi novembre) et 40% (aujourd'hui, après une semaine de froid sec avec fort vent d'est)
Ton bois était à 8% d'humidité, de quelle manière as-tu déterminé ce taux ?
Comment sont répartis les différents débits (quartier, faux quartier, fausse dosse et dosse) entre le parement et le contre parement ?
Si tu as davantage de coeur côté parement, avec du bois sur dosse à faux quartier, alors une perte d'humidité génère un tuilage comme on le constate sur les photos. Si c'est l'inverse, alors le tuilage résulte d'une reprise d'humidité, en dépit de la finition. Tes photos ne permettent pas d'identifier débit et répartition.
En matière de finition, seule l'époxy en deux couches permet d'obtenir une étanchéité à l'eau de +/- 97%, toutes les autres finitions n'offrent que des barrières partielles plus ou moins efficaces.
Ce que tu envisages de faire peut se tenter; pour ma part, quand je réalise une table conséquente en bois massif, (4m80 x 1m60 x 50mm d'épaisseur, table de conférence pour un cabinet d'avocats parisien par exemple) je ne mets rien au-delà du faux quartier, (seule exception, le noyer sec séchoir, reclimatisé/stabilisé quelques mois à l'atelier).
Je n'ai jamais eu de retour.
Quand mes clients veulent un bois sur dosse, alors c'est placage contrebalancé sur âme en latté ou Médium sinon rien...
Je te souhaite de pouvoir identifier l'origine du problème, et de le résoudre sans y passer trop de temps.
Bon bout d'An.
Jean
Alors ça oui ! J'adore cuisiner, mais comment dire ? Ma compagne me préfère à l'atelier, prétextant que je prends trop de place en cuisine...
Je dois bien avouer qu'elle cuisine redoutablement bien et que c'est tellement agréable, après de nombreuses années à gérer production ( si si, j'ai eu une longue séquence de maraîchage et petit élevage ) et transformation/cuisine, que de pouvoir être au chaud à l'atelier sans avoir à s'inquiéter pour sa pitance...
Elle m'accorde tout de même accès à son domaine, pour quelques créations de mon cru (cuit serait plus approprié...)
Confitures en quantités semi-industrielles ( une quarantaine de kilos de sucre par an tout de même !), jambon de sanglier (promis, je ne chasse pas !) tourte aux herbes des marais, et mon inamovible oeuf au plat à la fourme d'Ambert...
À l'échelle des temps géologiques, laisser un oeuvre me laisse indifférent, voire dubitatif - vanitas vanitatis comme on dit vulgairement - et seul compte à mes yeux l'instant présent, fugace et si doux...
Bon appétit, et joyeuses fêtes.
Jean
Bonjour arthursw ,
Magnifique, as-tu commencé la commercialisation ?
Est-ce qu'une saturation à l'huile de lin chaude (ou autre huile siccative) pourrait être envisageable ? Concrètement laisser les différentes pièces dans de l'huile chaude pendant quelques minutes afin qu'elle pénètre un peu plus profondément que dans les seules cellules de surface.
Sinon, j'essaierai également la paraffine chaude, au trempé, ou au frotté. C'est ainsi que je finis/polis les touches de violon et violoncelle, et ça tient bien à la transpiration, même si ça finit par s'user (et le bois avec) au contact des cordes).
Avec la paraffine, le bois devrait garder sa couleur, contrairement à l'huile de lin.
Personnellement j'aime beaucoup le rendu oxydé "vécu" des finitions à l'huile de lin. Les anciens allaient jusqu'à la faire infuser avec de l'orcanette pour "réchauffer" les bois.
Voilà, à suivre.
Jean
Bonjour,
en observant la maille que l'on aperçoit sur la face fendue, cela me fait penser à de l'érable champêtre. L'écorce pourrait correspondre également ne correspond pas, merci glaude. Plantnet me propose séquoia en 1 et if en 2 !
Soyons clairs, ni séquoia ni if pour moi...
Voici la photo d'un morceau d'érable champêtre, provenant du sud-Vendée ou des Deux-Sèvres voisines. Attention, éclairage artificiel.
Tu pourras comparer avec la bûche que tu présentes après un bon coup de rabot...
Bonne journée.
Jean