L'Air du Bois est une plateforme Open Source de partage collaboratif ouverte à tous les amoureux du travail du bois. (En savoir plus)

Rejoindre l'Air du Bois Se connecter

trente six seb

Reconversion

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

Reconversion
+

Beaucoup l'ont fait, un nombre plus important encore aimerait le faire.

On parle de reconversion professionnelle et de faire d'une passion un métier.

Ceci est mon expérience, chaque cas est totalement particulier donc mon cas n'est pas forcément généralisable ou reproductible. Les lois et règlements changent, les parcours passés et les droits ouverts ne sont pas les mêmes suivant le passé professionnel et la situation vis à vis de l'emploi et il y a beaucoup d'effets de seuil.

Toutefois, j'espère que ce Pas à Pas pourra être utile à certains ou les aider dans leur cheminement personnel. Il est également possible que je recueille quelques conseils. Les échanges n'étant jamais à sens unique.

Attention, c'est long à lire mais c'est aussi pour dire qu'il ne faut pas se décourager !!!

Cette histoire se déroule en 2019, le début est connu mais la fin reste à écrire.

J'ai attendu d'avoir un peu de concret pour publier, même si ce concret reste flou.

Liste des articles

Mis à jour

Partager  

Ça c'était avant...

Avant j'étais très jeune et quand j'étais jeune on allait en forêt en famille le dimanche (dans les environs d'Aurillac). Peu intéressé par les champignons qui ne sont pas dans mon assiette, j'étais toujours attiré par les arbres, toujours en train de tailler un bâton, de couper une branche ou de grimper dans un arbre. Ma grand mère disait que je finirai bûcheron. Mais jusqu'à peu je n'y avais jamais repensé.

Mon métier de base, c'est employé de banque (pas banquier, le banquier c'est celui qui possède la banque, l'employé de banque c'est celui qui bosse). J'ai pratiqué tous les métiers qu'on peut trouver dans une agence bancaire : du guichet à la direction d'agence en passant par de la gestion de patrimoine, dans 3 établissements différents. Ça a duré 23 ans et 7 mois et 20 jours.

Quand on aime on ne compte pas.

Donc, dégoûté de ce métier qui me ressemblait de moins en moins, j'ai fini par trouver une opportunité de travail en BGE (association de soutient à la création d'entreprise). Le boulot était intéressant mais s'est révélé être encore plus commercial que dans la banque. Bref je ne m'y suis pas retrouvé et j'ai demandé à mon employeur d’arrêter la période d'essai qui a donc duré 6 mois.

Publié Mis à jour

Partager  

Le déclic : comment dire j'arrête

Dit comme ça, ça a l'air facile de dire à son patron, j'arrête.

LA question était oui, mais pourquoi faire ?

La banque ? facile (ils peinent à recruter et j'ai un cv qui me met à l'abri du chômage dans ce secteur là).
Ce serait reconnaître un échec. Et je sais que ça ne me plaira pas plus qu'avant.

Les assurances ? c'est pareil en fait.

L'enseignement ? j'ai donné des cours en BTS banque et en IUT Tech de Co. J'aime bien mais en complément, je ne me vois pas faire ça toute l'année, toute ma vie. Ou alors, il ne faudrait que des étudiants motivés.

Un autre job ? ce qui intéresse les recruteurs dans mon CV, c'est le profil commercial. Et j'en veux plus (j'en peux plus). Je n'ai rien contre le fait de faire du commerce mais dans la période actuelle la satisfaction client n'est pas la priorité du tout de l'autre côté du comptoir.

Bref, je tournais en rond...

J'envisageais un Bilan de Compétence. (conseil au passage, c'est plus facile de faire un bilan de compétence en étant en situation d'emploi qu'en situation de demandeur d'emploi). Comme j'avais trouvé ce que je voulais faire, il s"'est révélé inutile.

Publié Mis à jour

Partager  

Le grand saut

CHANGEMENT DE PARADIGME

Jusqu'à présent mon objectif dans la vie était d'évoluer : avoir un job intéressant, varier les expériences et augmenter mes revenus. Bref un cercle vicieux.

J'ai accepté de baisser mes revenus.

Et j'ai eu le soutien de ma femme.

Du coup, à faire totalement autre chose, pourquoi ne pas travailler dans le bois ? Je pratique la lutherie en amateur depuis 5 ans. Mes souvenirs d'enfance sont revenus.

Connaissant les Compagnons, je vois qu'ils ont une antenne sur Bourges (où je travaille). Je les contacte (l'antenne est définitivement fermée, je suis renvoyé sur Tours). La dame qui s'occupe de moi me dit après discussion que mon projet n'est pas si rare et que ça devrait être assez facile de le mettre en oeuvre. Elle est enthousiaste et très positive.

Du coup, je fonce !!!

A cette époque là, vous m'avez déjà aidé en répondant à cette question et à celle-ci aussi.

Publié Mis à jour

Partager  

La fleur au fusil...

Mon job se termine le 04 mars 2019.

Le 5 je m'inscris chez Pôle Emploi, mets à jour tous mes réseaux sociaux y compris Linkedin. Je m'organise des rdv, j'active le réseau et le 08 ce sont les journées portes ouvertes au CFA des Compagnons du Devoir de Tours.

Bref, je deviens un inactif actif.

Portes ouvertes super, toujours aussi enthousiaste. Le projet se dessine.

Après avoir hésité pour la charpente, je pars pour un CAP Menuisier en Contrat de Professionnalisation.
Le 1er rdv avec Pôle Emploi n'est que le 28 mars.

Je profite de ce délai pour prospecter les entreprises.
L'objectif est d'arriver chez Pôle Emploi avec un dossier ficelé.
Le rdv avec Pôle Emploi répond à mes dernières interrogations sur le statut.

Une entreprise semble répondre favorablement à am demande. E,n plus, ils ne travaillent que le bois. Ils ne travaillent que pour des monuments historiques ou sites classés. La moitié au moins des salariés fait partie des Compagnons. Bref, ça se présente bien. Un premier entretien avec le Chef des Travaux se passe très très bien.

10 jours plus tard c'est la douche froide... " Nous faisons suite à nos différents échanges concernant votre demande de reconversion professionnelle au sein de notre agence, et vous remercions de l’intérêt que vous nous portez. Nous avons actuellement des stagiaires, des apprentis, des contrats de professionnalisation, ce qui demande beaucoup de présence et d’encadrement. De ce fait, notre personnel encadrant étant déjà très occupé, nous ne pourrons pas donner une suite favorable à votre demande. Nous vous souhaitons d’aboutir dans vos recherches, et peut-être que dans un avenir proche nous pourrions revoir votre candidature, en qualité de salarié de notre entreprise."

Je comprends que ça va être compliqué...

Publié Mis à jour

Partager  

Projet version 2.0, 2.1, ...

Effectivement, et on en a discuté ici le contrat de professionnalisation n'est pas très intéressant pour les recruteurs :

  • aides de 4 000 €uros (seulement) parce que j'ai passé les 45 ans. Cela reste toutefois compatible avec les autres aides à l'embauche.
  • Salaire minimum au smic.

A ce moment là je suis en concurrence avec les jeunes qui cherchent un apprentissage. De plus, j'habite dans l'Indre et le secteur n'est pas très florissant d'un point de vue économique.

Lors d'un salon de l'emploi, je rencontre le CFA du Bâtiment de Châteauroux, qui me propose d'étudier mon dossier.
Ce n'est pas difficile de trouver une formation, les organismes se battent pour ça (Compagnons, AFPA, CFA, ...). Pôle Emploi me confirme que je ne peux pas être en formation continue (je n'y aurais pas droit).

Nous sommes le 30 avril.

Malgré tout je vais passer chez eux un test de positionnement dont on parlé dans cette question.

En effet, les Compagnons m'ont donné une liste de menuiseries de l'Indre et du Cher. Mais il s'agit d'un vieux fichier CCI incomplet. Bref, ils ne m'aident pas alors que je pensais qu'ils avaient un réseau. Ils sont quasi absents de l'Indre et du Cher (très présents en Indre et Loire par contre).

Le CFA étant plus ancré localement, je me dis que ça ne peut pas être inutile.
Ça confirme mon projet mais ne fait pas réellement avancé le schmilblick.

Publié Mis à jour

Partager  

La lumière au bout du tunnel

Le 20 mai, un bon contact issu de mon ancien job m'appelle pour prendre des nouvelles et me demander un peu d'aide. Il développe un réseau d'affaires dans l'Indre et a rendez vous avec une menuiserie. Je ne la connais pas (40 km de chez moi).

Du coup j'appelle la gérante, très sympa qui accepte un rdv le surlendemain, ce qui met déjà un peu de baume au cœur. Très bon entretien, pendant plus de 2 heures avec visite complète de l'entreprise.

Elle me dit, "pourquoi pas ne faites vous pas un bac pro en un an ?" Au lycée à côté, ils le font.
Ce lycée à bonne réputation.

Le lycée me confirme que c'est possible et on entame les démarches avec le lycée et le Greta pour la partie financière. Ce n'est pas le GRETA qui paye, c'est le GRETA qui encaisse (et qui font le devis nécessaire). Le devis comprend le calendrier.

Re- douche froide : l'enseignant en charge des bacs pro refuse de me prendre. Motif : il aura trop de travail l'année prochaine...

Du coup, j'appelle le lycée professionnel de Bourges (bonne réputation également) qui m'indique que c'est possible mais en 2 ans. Je vais les voir et on part sur un BEP en 1 an (avec l'espoir de faire un bac pro la deuxième année).

Entre temps Pôle Emploi me confirme que oui, finalement, je peux suivre une formation continue.

Du coup, nouvelle bataille pour le devis en changeant de Greta et en fin d'année scolaire.

Pôle Emploi m'avait dit qu'une mise en situation professionnelle (PMSMP) serait un plus pour mon dossier. Une fois le devis enfin obtenu, Pôle Emploi me dit que la mise en situation est obligatoire.

Nous sommes début juillet... pas facile...

RDV donc le 4 septembre pour cette fameuse mise en situation professionnelle.
(c'est ça l'élément concret qui déclenche la publication de ce pas à pas, un peu maigre, mais on se contente de ce qu'on a).

Publié Mis à jour

Partager  

PMSMP : une première expérience professionnelle

Dans le jargon de Pôle Emploi, PMSMP veut dire période de mise en situation en milieu professionnel.

Bref, c'est un stage. D'une semaine minimum. Il peut être renouvelé et il est également possible dans faire plusieurs.

L'objectif de ce stage -de 6 jours dans mon cas-, était de valider un projet professionnel :

  • que je vérifie que ça me plaise bien
  • qu'on évalue si j'en ai les capacités

Il s'agit de motiver la demande de financement de la formation qui devrait suivre.

Pour être motivé, ça m'a motivé. D'ailleurs pour embaucher à 07h30 avec 45 minutes de route, il faut être motivé.

Pas de suspense, j'ai adoré.

Il s'agit d'un atelier de menuiserie qui ne produit que des menuiseries extérieures, 100 % bois (chêne et sipo sauf exception), 100 % en sous traitance et 100 % sur mesure.

L'atelier compte 12 menuisiers plus le Chef d'Atelier et le Chef de Production.

Le premier jour, l'accueil a été un peu froid, je découvre l'ambiance d'un atelier. A 07h30 l'aspiration se met en route et après la communication devient difficile. Cette première journée a été consacrée à la découverte et à l'observation. J'ai filé un coup de main au débit, c'est par là que ça commence. Ensuite sur les 2 jours suivants , j'ai un peu aidé au vitrage et au collage (presse à cadre).

Sur les 3 derniers jours, j'ai continué sur ma lancée mais j'ai beaucoup plus aidé à la finition (avant peinture). De toutes façons, les nouveaux poncent. Je ponce donc je suis. Et visiblement ça convenait bien, tant en termes de résultats que de rythme. C'est plutôt gratifiant.

On apprend à repérer les collègues bienveillants et une transmission se met rapidement en place.

Au final, j'ai très très peu pratiqué la menuiserie mais j'ai appris beaucoup de choses. Un petit peu comme si on faisait un rencontre l'Air du Bois qui durerait une semaine.

D'ailleurs, c'est aussi l'occasion de remercier Boris Beaulant pour ce merveilleux site. En effet, j'ai pas mal potassé les réalisations académiques sur l'Air du Bois en général depuis 6 mois. J'ai pas mal étudié les portes et fenêtres. Tout ça a permis au stage de bien se dérouler : ils ont vu que j'avais certaines connaissances de base et mes questions étaient du coup un peu pointues. Sans ça, je pense qu'ils m'auraient pris pour un rigolo.

Bilan du stage :

  • rdv le 24 septembre (c'est long !!!) avec Pôle Emploi pour la demande de financement de la formation
  • validation par l'entreprise de m'accepter en stage pendant la formation (2 mois et demi en tout).

Bref, je suis content et je visualise un peu mieux ce à quoi devrait ressembler mon avenir professionnel.

Publié Mis à jour

Partager  

Time is money (où, comme dirait Jean Pierre Pernaut : combien ça coûte ?)

Il faut bien en parler aussi.

On commence par cliquer là (en ouvrant un nouvel onglet, c'est important, sinon vous ne pourrez pas lire la suite).

Maintenant qu'on est dans l'ambiance, voici la première bonne nouvelle : Pôle Emploi a accepté de financer la formation. Enfin, un peu plus de la moitié, le reste étant pris sur mon CPA.

La PMSMP a évidement joué mais ce qui a le plus pesé, c'est le rapport de stage que j'avais établi et transmis à mon Conseiller Pôle Emploi. Non demandé, ce rapport à encore plus montré ma motivation et a permis à mon conseiller de présenter la demande à sa hiérarchie. Du coup, hier, lors du rendez vous Pôle Emploi, pas de suspense, l'accord m"a été annoncé dès le début de l’entretien.

Ce rapport de stage a été fait de manière traditionnelle mais professionnelle (grosso modo il reprend l'article ci dessus mais en plus développé). Pour des raisons de confidentialité vis à vis de l'entreprise, je ne le publierai pas. Toutefois si quelqu'un a besoin d'aide sur ce point, n'hésitez pas à me demander des renseignements complémentaires.

Le Compte Professionnel d'Activité, c'est l'ex CPF (Compte de Professionnel de Formation) qui a lui même succédé au DIF (Droit Individuel à la Formation). J'ai l'avantage d'avoir un peu plus de 3 000 €uros sur ce CPA.

La formation coûte 6 920 €uros pour 930 heures à raison de 30 heures par semaine du 04/10/2019 au 12/06/2020.

Si Pôle Emploi avait refusé de financer, j'aurais pu autofinancer le solde pour quand même faire la formation.
Il existe des fonds régionaux mais ça dépend des régions pour les éventuelles conditions d'attribution. (pas de formation menuiserie financée par la Région Centre).

Prochaines étapes : le GRETA pour la partie administrative et reprendre contact avec le lycée.

Publié

Partager  

Quand on aime on ne compte pas !

N'en déplaise à Jules, ben si placent encore ! *

Au dernier épisode, nous nous étions quittés sur l'accord de financement de Pôle Emploi en complément de mon CPA. A la suite de quoi, je devais reprendre contact avec le GRETA et le lycée. La chose dite fut faite et il m'a été répondu à chaque fois qu'on s'occupait de moi et qu'on reviendrait vers moi en temps utiles. J'ai traduit cela par "arrétez d'appeler, on fera ce q'il y a a faire quand ce sera le moment de le faire".

C'était il y a 23 jours et... ben non, rien. Tout étant validé, je ne suis plus aussi anxieux que les autres fois mais ça illustre la façon dont les choses se passent depuis le début et qui peuvent démotiver certains.

Par contre, j'avais demandé à Pôle Emploi si je pouvais faire un deuxième stage : oui, pas de souci. Même à l'extérieur du département.

Après avoir été refusé en charpente (seul métier du bois) à Guédelon pour manque de place, parce que je m'y suis pris trop tard, j'ai recontacté un artisan avec lequel le contact était bien passé au téléphone. Il n'avait pu me prendre pour des questions essentiellement logistiques.

Changement d'ambiance : l'artisan en activité fête ses 74 ans le jour de mon arrivée et travaille avec son fils. Il s'agit quasiment d'une association en pratique alors que l'entreprise individuelle est au nom du père. La saga familiale a commencé par un charpentier-tonnelier vers 1850. Autant dire que tout le monde baigne dans les copeaux depuis toujours. La bifurcation pour une partie de la famille (l'autre étant restée dans la charpente) vers la menuiserie date du grand père.

Autre particularité : l'entreprise est petite : le père, le fils, un ouvrier à mi temps (également cantonnier dans une commune voisine) et un apprenti de 15 ans qui a débuté son CAP un mois auparavant. Un ouvrier à temps plein est parti au mois de juillet.

Autre singularité par rapport à mon stage précédent : l'entreprise n'est pas spécialisée et intervient bien entendu sur la réalisation de portes et fenêtres, mais également de l'escalier, du mobilier d'église, des voûtes d'église, ... Les interventions se font autant chez Monsieur et Madame Toutlemonde que chez le châtelain du coin ou les Monuments Historiques des environs.

Enfin, le travail se fait autant à l'atelier que sur chantier : l'entreprise effectue la pose de ce qu'elle fabrique.

Du coup, j'ai découvert une entreprise où l'informatique ne sert qu'à la gestion mais aucunement au métier de menuisier. Les plans sont faits au crayon sur une table à dessiner. Les feuilles de débit sont écrites à la main sur des chutes de contreplaqué. Le tout fait une jolie collection, un peu pittoresque.

Le fils est le plus actif dans l'entreprise. Il intervient sur tous les postes, personne n'est spécialisé. En passant une semaine avec eux, j'ai vécu au rythme de l'entreprise où les projets s’enchaînent au lieu d'un travail en continu dans mon stage précédent.

Les 5 jours :

Jour 1 :
Découverte de l'atelier et observations de quelques préparatifs dont j'ignorais la finalité : des baguettes de chêne. L'après midi, nous sommes allés sur chantier, dans un château XIXème. Avec l’apprenti, nous avons posé une persienne métallique.

Jour 2 :
Avec l'ouvrier à mi temps, nous avons posé 3 fenêtres en PVC en rénovation. L'entreprise traite très occasionnellement ce genre de demande. Autant, je n'aimerai pas faire ça tout le temps, autant c'était intéressant de découvrir pas mal de trucs et de réglages.

Jour 3 :
Retour au château pour poser des coffrages de tringle à rideaux et des baguettes de finition. L'avantage d'un château, c'est que rien n'est droit : du coup, il faut user de pas mal de ruses et d'astuces pour fignoler les finitions. Et justement, c'est cette partie (les finitions) qui nous a bien occupés.

Jour 4 :
Débit : le fils avait 2 escaliers à débiter ainsi que 18 fenêtres ! Il aura passé 2 jours dessus. C'était l'occasion de passer pas mal de chutes, c'est l'un des intérêts pour lui de fabriquer des escaliers. Les débits sont différents des fenêtres et portes et lui permettent de passer de nombreuses chutes restantes et encombrantes.
Dans l’après midi, on m'a confié la pause de paumelles à la mortaiseuse et au ciseau. On a failli me confier le dégauchissage du débit mais pour des raisons de sécurité, on a préféré que je travaille à la mortaiseuse. Depuis le début, j'ai senti qu'on me faisait confiance sur certains points et qu'on me sentait capable d'utiliser certaines machines.

Jour 5 :
Déjà !!! Le vendredi n'est travaillé que le matin. Ça passe très vite comme le reste de la semaine.
On a fait le bilan de la semaine et j'ai fini les entailles de paumelles. Et on a continué le débit.

Conclusion :

Expérience géniale. J'ai appris plein de petites choses, une foule de détail difficiles à retranscrire. Encore une fois, une vraie discussion s'est instaurée du fait de mes quelques connaissances en menuiseries : bien maigres mais suffisantes pour soutenir une conversation, poser des questions pas trop bêtes, comprendre les réponses et montrer ma motivation. Cela je le doit en partie à l'Air du Bois et à ses membres actifs. Merci !

Côtoyer l'apprenti n'est pas inintéressant non plus, j'ai été amené une fois ou deux à lui prodiguer des conseils (il commençait à utiliser une scie radiale en croisant les mains...). Et, en supposant, qu'un futur commun se dessine, il est fort probable que cet apprenti m’apprenne également rapidement des choses. Pour l’anecdote, il est dans un CFA que j'avais visité et nous avons failli être dans la mêmes classe.

  • Bis répétita placent : les choses répétées plaisent (ndt)
Publié

Partager  

C'est la rentrée ! (le début de la formation)

Nous allons prochainement commémorer la chute du Mur de Berlin. En 1989, j'étais au lycée en première.
En 2019, finalement rien n'a changé : je suis toujours au Lycée. 😀

J'avoue, ça fait quand même drôle de faire la queue à la cantine ;-)

Je passe sur l'administratif, le sketch continue mais l'essentiel n'est pas là.

Les 5 professeurs de menuiserie sont à la fois sympas, complémentaires, bienveillants et érudits. Issus d'expériences diverses, de générations différentes et de points de vue parfois opposés, ils peuvent dérouter un peu au début mais finalement on se rend vite compte que chacun à ses petites habitudes. L'un sera plus attentif au geste, d'autres aux techniques, un autre plus pragmatique ou tel autre plus moderne.

Bref, c'est très enrichissant.

J'ai la chance de ne pas être le seul adulte, une salariée dans un atelier de menuiserie (Cathy) a commencé une formation "machines" en même temps que moi. Nos formations sont différentes, et les emplois du temps différent légèrement. Mais c'est plus facile pour débuter.

Ceci dit, les copains de la classe sont cools aussi. Il y a de la reconversion chez les jeunes également (un a fait une première année de BTS compta gestion, un autre à une licence d'anthropologie). Plusieurs aiment vraiment ce qu'ils font et semblent en plus intéressés par le travail à l'ancienne : travail à la main ou aux machines et sur des ouvrages historiques. C'est rassurant.

Dans le concret, nous avons fait un premier exercice de cadre à base de mi bois et tenons bâtards et bien avancé sur un deuxième exercice à base de tenon mortaises et de moulures.

Au menu, nous avons donc : le débit et l'établissement des pièces (je me rends de plus en plus compte de l'importance capitale de cette étape). En machine, nous avons utilisé en autonomie : dégauchisseuse, raboteuse, scie à format, scie à ruban, tenonneuse, mortaiseuse à chaîne. Et j'ai même un peu toupiller cet après midi.

Nous avons donc été tout de suite dans le vif du sujet. Les profs trouvent qu'on avance vite (ça fait plaisir, mais on attend la note du premier exercice).

Les exercices m'ont paru très intéressants. En effet, déjà, ils ressemblent à quelque chose : on construit un ouvrage. Ensuite des subtilités se cachent dans la réalisation qui est facilement source d'erreur si l'on n'y prête pas l'attention nécessaire.

Exercice 1 : il y a 3 largeurs de pièces différentes, les entailles doivent être faites en parement ou contre parement. Il y a donc de quoi se tromper sur les 9 assemblages. Et il ne faut pas oublier les 2 abouts. Les entailles ont été réalisés à la main, à la scie radiale, à la tenonneuse et à la mortaiseuse.

Exercice 2 : Outre des largeurs différentes, le montant intermédiaire à une épaisseur réduite par rapport au reste de l'ouvrage. Son tenon est donc plus étroit et devra s'adapter à la mortaise qui sera donc plus petite que les autres. L'intérieur reçoit un chanfrein réalisé à la toupie. Dans le cas des montants ce chanfrein est arrêté. Ce cadre est en train de sécher avec des serres joints qui l'enserrent et de la colle dans les mortaises (et sur le tenons). Le toupillage de la moulure externe sera réalisé la semaine prochaine après arasement.

Publié

Partager  

Bravo ! vous revenez en deuxième semaine !

Semaine 2 : un peu plus courte, on redécouvre le plaisir des jours fériés.

😊

Premier cours "théorique" mais pratique. Hein ? quoi ? oui la PSE est considérée comme une matière professionnelle.
PSE comme Protection Santé Environnement. Attention, rien à voir avec les risques propres à la menuiserie. Cette matière aborde plutôt les risques liés aux dépendances, les rythmes biologiques, l'alimentation, le droit du travail, les organes représentatifs du personnel, la sexualité et les MST, etc...

Pour un adulte, c'est pas très utile. La bonne nouvelle c'est que sur les 5 cours, j'en ai loupé deux. Ce premier cours pour moi est donc le 3ème et je prends le train en marche en intégrant une classe de 7 ou 8 électriciens pour la plupart adultes en reconversion. Ils sont sympas aussi les électriciens ! 😁 Ce n'est pas le coup de foudre mais le courant passe.

Cette matière est évaluée pour le diplôme en CCF (contrôle en cours de formation, le contrôle continu quoi). Il y devrait y avoir 3 notes : deux évaluations (une sur 8 et l'autre sur 10 ainsi qu'une note sur 2 pour la formation SST (Secouriste Sauveteur du Travail). Là, pour le coup, c'est intéressant mais je risque d'en être exempté à la suite d'une réforme. On n'est pas très sûr encore.

C'est basique donc comme formation, j'avais eu les cours correspondants aux 2 premières sessions,c e qui m'a permis de ne pas trop mal m'en sortir lors du CCF qui a eu lieu pour ce qui a été mon premier cours.

Détails sur les diplômes

L'ensemble du BEP doit être évalué pour moi en CCF, à savoir :

  • Etude technologique et préparation
  • Fabrication et mise en oeuvre
  • y compris PSE

Je suis donc dispensé de français et histoire, de mathématiques et sciences ainsi que d'éducation physique et sportive. Et je suis non inscrit en langue vivante (c'est facultatif).

J'en ai profité pour m'inscrire au CAP, en candidat libre. (la date limite était le 14/11, j'aurais peut être dû en parler plus tôt).
Les épreuves seront ponctuelles :

  • analyse de situation professionnelle
  • fabrication d'ouvrage de menuiserie, mobilier, agencement
  • y compris Prévention Santé environnement
  • Pose de mobilier agencement intérieur

Là aussi, je bénéficie de quelques dispenses, français, histoire géo ; mathématiques et sciences ainsi qu'éducation physique et sportive. Non inscrit en arts appliqués (facultatif).

A l'atelier, j'ai fini le deuxième ouvrage de la semaine dernière et commencé un premier ouvrage en 3 dimensions. Il s'agit d'un tabouret pour enfant modulable, quasi identique à celui-ci fabriqué par riton
Ça aura été l'occasion de m'attaquer aux première découpes de panneaux mélaminés.

En bonus quelques photos des premières réalisations. Prises vite fait avec le portable, la qualité n'est pas au rendez vous mais ça donne une idée.

A la semaine prochaine pour d'autres informations (je ne vous dit pas tout tout le temps).

Publié

Partager  

Les lamellos c'est (plus ou moins) rigolo !

3 ème semaine, ça passe vite, un peu moins parce qu'il n'y a pas de jour férié, on y reprend vite goût.

La méthode d'apprentissage :

A part la PSE évoquée la semaine dernière, je passe tout mon temps à l'atelier. La méthode consiste à me donner des exercices, je pose des questions si besoin et quand un prof passe à proximité, il corrige éventuellement ou donne des conseils sur ce qui aurait dû être fait pour améliorer le résultat. Ça peut paraître un peu frustrant parce que du coup on aborde surtout ce qui ne va pas mais en fait, on gagne du temps en à ne pas parler de ce qui est bien réalisé.

Les profs ont l'habitude et le coup d’œil.

Quelques supports de cours me sont fournis : je profite des distributions faites aux autres élèves même si ça ne me concerne pas à l'instant T (par exemple un cours sur les escaliers ou des cours sur Topsolid). Cela peut également être dans le cadre de cours machines : des fiches succinctes sont fournies sur chaque machine avec des QR codes pour consulter des documents complémentaires ou des vidéos explicatives (exemple : changer un outil sur une mortaiseuse à chaîne). Enfin, certains cours me sont fournis également à la demande, c'est à dire que quand je pose des questions ou aborde un sujet, des supports me sont fournis : exemple : la visserie.

A l'atelier :

Hormis une demie journée de PSE, le reste de la semaine a été consacrée à la finalisation de la chaise enfant 3 positions. D'exercice de pointage de toupie et de la réalisation d'un coffret cache compteur électrique.

Les panneaux mélaminés sont assemblés avec les cadres latéraux par des lamellos. J'ai cité sanglier dans le titre parce qu'au premier abord, je n'ai pas été très enthousiasmé par l'engin. En effet, j'ai trouvé la précision moyenne (et pourtant j'allais faire pire). L'ergonomie ne m'a convaincu non plus et je trouvais que le lamello ne permettait pas de bloquer un assemblage et que ça permettait beaucoup de jeu et donc que le collage en était compliqué.

Quand le prof m'a dit qu'il n'avait pas de chant pvc gris, couleur des panneaux, j'ai dit "c'est pas grave, on mettra du blanc. En même temps ce qui ferait bien ce serait des alèses en massif". Il m'a réponde "bonne idée vas-y". ("mer.. , j'aurais dû fermer ma grande gue..."😁).

Et donc on retrouve sur les alèses le résultat de la scie à format avec un angle mal réglé (voir les discussions de la semaine dernière sur les jeux qui amusent certains).

Pas grand chose à dire sur l'exercice de pointage de toupie. Il suffit d'être rigoureux et ça passe tout seul, surtout si on prévoit de la surlongueur pour faire les essais et vérifications.

Enfin, le cache compteur électrique aura été l'occasion de vraiment prouver que la lamello c'est pas rigolo.
En effet, malgré tout le soin apporté, mes chants n'affleurent pas correctement et franchement, ça ne fait pas pro et ça gâche un ouvrage. Un des profs est venu me voir et m'a demandé ma méthode. En fait j'utilisais la lamelleuse sans baisser le guide à 90°, en prenant simplement appui sur le 2ème panneau bloqué au bon endroit avec des serre joints.Il m'a montré cette méthode et du coup, je suis un peu réconcilié avec l'engin. (exercice non photographié mais concluant).

Pour la porte, les alèses étaient prévues dans l'énonceé de l'exercice. Pour parfaire le joint, on m'a conseillé de faire un joint creux et c'est vrai que c'est beaucoup plus propre.

Le prof profite de cet exercice pour stratifier la porte mais il a trouvé la mienne trop bien pour la stratifier. Du coup, la semaine prochaine, on devrait rajouter une tablette en médium stratifié sur le dessus.

Publié Mis à jour

Partager  

Dispensé de sport... mais pas d'entraînement !

La semaine dernière je ne vous ai pas tout dit !

Ma rencontre avec l'entraîneur (et non l’entraîneuse) a été un coup de foudre. Facile à régler, utile, pratique et bien sûr sécurisant, j'ai tout de suite adopté cet accessoire. Je ne sais pas pourquoi, je pensais que c'était compliqué, mais non pas du tout.

La fin du cache compteur électrique : du stratifié.

Le cache compteur a été posé : à mettre d’équerre au mur en respectant des côtes précises. Et sur le dessus on a donc rajouté une porte en médium stratifié. Le stratifié se colle à la néoprène. Il est collé légèrement en retrait sur les côtés et la face avant afin de l'affleurer ensuite à la toupie en faisant une moulure (ici une doucine).
A l'arrière, par contre, on laisse dépasser légèrement le stratifié au collage avant de l'affleurer avec... une affleureuse. Ça a été l'occasion de tester l'affleureuse festool, ça marche vraiment très très bien et elle est très pratique d'emploi.

Amis de la poésie bonsoir

Souffle, siffle flûte fatale,
Phare des fuites des forçats finis, fanés,
Fable feinte du front final
Où fossoyeurs aux fusils flinguent, fascinés.

L'allitération en f peut également s'exprimer au travers de l'usinage de morceaux de bois corroyés.

Il est possible d'en imaginer de très nombreux mais voici les "F" que j'ai réalisé.
On retrouve donc :

  • l’arasement biais (j'ai pensé Séverine en le réalisant et à sa porte 😉
  • la coupe d'onglet
  • la feuillure large
  • la feuillure étroite (pour les 2 derniers, j'avais pour mission de les réaliser en un seul après midi - pari réussi).

Il y a donc quelques erreurs mais c'est très formateur. C'est très complémentaire de la lecture de livres. Au delà, de cela, l'intérêt est de pratiquer, d'engranger de l'expérience. Du coup, je me sens de plus en plus à l'aise avec les machines y compris la toupie.

Autre bonne nouvelle : j'ai terminé la PSE. 😊

Publié

Partager  

Mon meilleur profil : quand je suis cintré.

5ème semaine : la dernière avant le départ en stage.

C'est l'ouvrage qui est cintré, en plan. Pas moi, ou en tout cas ce n'est pas le thème de cet article. 😉

On va donc parler de cintre, de plan et de profil.

Il s'agit d'une colonne d'angle

Purement décorative. Elle doit contenir des spots qui éclairent un présentoir à bijoux posé en dessous. La colonne s'inscrit dans un quart de cercle.

A partir du plan suivant (fourni par l'architecte et qui doit être respecté), la fabrication doit commencer. Les quelques explications nous indiquent que les cadres haut et bas doivent être en massif que la façade devra être stratifiée et que le reste est libre concernant les matériaux et les assemblages.

Du coup, je commence par établir une fiche de débit,ce qui me permet au passage de déterminer les assemblages.
J'avais envie d'essayer les dominos, il paraît que c'est rigolo.

Le travail commence par une "épure". Je mets des guillemets car il ne s'agit "que" d'une reproduction à l'échelle 1 du plan en plan. Mais dans le cours, on appelle ça épure. Le terme est justifié par le fait que le dessin nous permettra de positionner les pièces de bois dessus pour constater le respect des cotes et permettre leur report au compas sur les pièces définitives.

Une fois les pièces débitées et corroyées on passe à l'établissement.
Pour les montants et traverses, rien de spécial mais il faut s'attaquer maintenant aux deux traverses cintrées.

Deux gabarits sont faits à la défonceuse sur compas : un pour le cercle intérieur et l'autre pour le cercle extérieur. Je rajoute des poignées au montage d'usinage (c'est le terme officiel pour gabarit et autres aides à l'usinage) pour la sécurité. On va utiliser la toupie sans sécurité (ou presque) avec un bouffe tout et un roulement à bille.

Le perçage des dominos avait été fait avant (je ne développerai que si vous voulez savoir parce que le choix des étapes est primordial dans une conception).

La rainure et la feuillure sur la traverse cintrée ont été faites à la défonceuse sur compas. Les rainures sur les montants et traverses droites ont été usinées à la toupie.

Et on arrive à ça.

Petit détail : tout était prévu en frêne (envie de tracer sur un bois clair pour une fois) sauf le montant arrière (pour utiliser une chute en chêne) mais je me suis fait voler un montant 😳

La façade est réalisée en CP cintrable. Un moule est confectionné pour coller le stratifié sur le CP cintrable.

Ensuite, il n'y a plus qu'à coller, d'abord la façade et ensuite le tout.

Le panneau support des spots est réalisé en mdf stratifié. Il est juste inséré en force dans la feuillure.

Après le cintre, parlons plans maintenant.

En effet, dans l'ouvrage précédent le plan est primordial. Il y a tout dessus mais encore faut il savoir le lire. Et faire attention à tous les détails : les moulures, feuillures, sur le parement ou le contre-parement, les dimensions, etc..

En exemples les fameux "f" dont nous avons déjà parlé plus il y a deux semaines.

1er exemple : tenon mortaise simple. Bon, c'est simple du coup.
2ème exemple : tenon mortaise avec feuillure large : il y a beaucoup plus de questions mais les réponses sont sur le plan même s'il faut chercher un peu quand on manque d'habitude.

L'un des enseignants m'avait dit qu'il me restait à voir un profil contre profil. J'ai décidé tout seul de m'y attaquer (mais j'étais suivi normalement pendant la réalisation). Et j'ai commencé par un plan (celui en photo est le deuxième que j'ai réalisé et qui inclus une rainure que je n'avais pas pratiquée dans l'exemple qui va suivre). Pour corser la difficulté, je suis parti sur cadre avec 2 montants, une traverse haute et une traverse intermédiaire. Le principe est le même qu'un "F" mais avec plus de rigueur nécessaire et moins de droits à l'erreur.

La mise à jour du profil (et du contre profil ^^)

Débit
Corroyage
Etablissement

Traçage : c'est l'outil de profil / contre profil qui génère un certains nombre de côtes fixes qu'il faut donc respecter, notamment la joue de la mortaise.

Les mortaises sont usinées en conséquence mais rien de spécial.

La tenonneuse : on va enfin utiliser le 4ème outil après la scie et les 2 dérouleurs. Ce quatrième outil est une toupie sur lequel on monte l'outil de contre-profil.

On tenonne donc "normalement" mais en réglant le contre profil en plus.
Attention, la question des arasements et du dérasement éventuel est primordiale ici aussi. Et même les meilleurs se font avoir (je parle d'un enseignant qui a pourtant du métier derrière lui, pas de moi) : voir la photo des arasements à faire et à ne pas faire.
La tenonneuse étant toujours pointée, j'ai dérasé en mettant en butée le contre profil contre le rouleau du bas et re-réglé le rouleau du haut.

Ensuite on toupille le profil.

Et enfin, une moulure extérieure à bec de corbin pour faire écho à la discussion que nous avions eu ici.

Publié

Partager  

"Oui, le mouton, toujours à gauche, passez moi donc le zinc."

Hein ? quoi ?

C'est le métier qui rentre. Et il rentre plus en stage qu'au lycée. Disons que c'est différent. Au lycée, on est dans un cocon, protégé, assez peu de contraintes professionnelles, droit à l'erreur plus important, travail solitaire, etc.

En entreprise, il faut être réactif, faire sa place, s'adapter et surtout prendre le train en marche quelle que soit sa vitesse.

Vous l'avez donc compris, je viens de passer la semaine en stage (qui se prolongera la semaine prochaine). L'entreprise qui m’accueille est la même que celle qui m'a offert l'hospitalité lors de mon deuxième stage Pôle Emploi (PMSMP).

Nous sommes donc dans du (très) traditionnel avec un atelier resté quasiment comme dans les années 60.
Le père de l'artisan qui m'héberge a fondé cet atelier en 1943, comme fabricant de jouets : il n'avait pas le droit de s'installer comme menuisier, le menuisier officiel étant parti à la guerre. Après la guerre, il a ouvert sa menuiserie. Les machines sont arrivées dans le début des années 60... et sont en grande partie toujours là. Autant dire que le fils (70 ans passés) et le petit fils (un peu plus de 50 ans) connaissent cet atelier comme leur poche de mètre pliant.

Et dans cet atelier où le temps est suspendu sont sorties des menuiseries pour Chambord, le Château Raoul (à chateauroux), une vingtaine de voûtes d'églises, des escaliers, des meubles, des portes cochères, des portails, etc...

Nouveauté de taille : un jeune Compagnon vient d'être embauché. Il a à peine plus de 20 ans et a commencé sa formation dans le même lycée où je suis les cours. C'est très formateur pour moi de travailler avec quelqu'un d'aussi rigoureux, avec une expérience déjà bien fournie et en plus très sympa. Comme le sujet du Compagnonnage m'intéresse, c'est la cerise sur le gâteau.

Du coup, la semaine a été consacrée à finir des fenêtres pour la Mairie de Valençay, coincée entre le tombeau de Talleyrand et le Château de Valençay. Les usinages étaient déjà faits, il fallait faire le montage, les entailles de paumelles et leur réglage. Les ouvrants comptant 4 ou 5 paumelle, cette partie n'était pas accessible au premier venu.

Ensuite, nous avons posé une bonne partie des fenêtres (7), deux au rez de chaussée à gauche là où les volets sont fermés, deux autres sur la façade arrière et trois à l'étage du dessus. Ces fenêtres sont des fenêtres intérieures qui doublent les fenêtres existantes. Ces dernières doivent donc toujours pouvoir s'ouvrir. Les plus grandes faisaient 2.88 de hauteur, ce qui n'est pas une mince affaire. (la photo est celle de wikipédia).

Au fait, le zinc, c'est la scie égoïne. Le mouton, vous savez j'imagine, mais c'est la partie d'un ouvrant qui va dans la gueule de loup. Le mouton, c'est la partie mâle de la jonction entre les deux ouvrants d'une fenêtre.

A suivre, donc en semaine 2.

Publié Mis à jour

Partager  

Le lapin de 6 semaines

Pourquoi 6 semaines ? C'est l’âge du sevrage chez les lapereaux et donc, ils gobent n'importe quoi. Au figuré, l'expression prend évidemment un autre sens, bien connu de tous.

Et dans l'apprentissage aussi. En effet, j'ai commencé cette deuxième semaine de stage fort de 6 semaines d’expérience professionnelle (💪😁). Mouais, et quel est le rapport avec le lapin me direz vous ? Les initiés aux rites des Compagnonnages auront fait le rapprochement, pour les autres je précise que "lapin" est le surnom donné aux apprentis.

C'était juste pour le clin d’œil, ma formation n'a rien à voir avec les Compagnonnages.

Sur cette semaine, j'ai continué à travailler sur les fenêtres de la Mairie de Valençay.

Sur cette tranche de chantier, il reste 3 fenêtres à fabriquer (les usinages sont faits) et une n'a pu être posée. C'est intéressant parce qu'on dissèque vraiment les éléments qui composent une menuiserie plane, ce qui est la base du métier.
La fenêtre non encore posée nécessitait une fourrure pour rattraper un décalage de murs apparu à la suite de abattage d'une cloison et à des différence d'épaisseur d'isolation. Donc nouveau point observé même si ça change peu de choses au final (140 mm tout de même).

La grande nouveauté fût pour moi l'usinage d'un chanfrein sur les hauts et bas de l'ouvrant, côté extérieur pour accueillir le joint inséré dans le dormant (quasi un contre profil de ce joint). Le toupillage en bout d'un ouvrant de ce type, même fait à deux est un peu sportif. Il s'est fait au fer (première pour moi).

A noter que la toupie Stetson est une belle bête !

La moulure et l'impact sur les ravancements.

Ces fenêtres de Valençay sont ornées d'une moulure très simple en apparence mais que je trouve très belle. Il semblerait que ce soit assez ancien mais je trouve qu'elles font également moderne. Si vous connaissez le nom de cette moulure (s'il existe), je suis preneur. Dans l'attente on appellera ça un double chanfrein à 30° avec une rainure centrale.
Par contre, la petite rainure pose des petits soucis de ravancement. En effet, pour les traverses hautes et bas, le ravancement doit aller jusqu'en fond de rainure. Mais sur les traverses intermédiaires (petits bois) le ravancement est limité au début de la rainure. L'écart n'est que de 2 mm et devient évident avec l'explication. Mais à l'usinage ce ne doit pas être si simple.

Place aux photos qui seront plus explicites.

Autre gros morceau : pose d'un portail

Alors, là on tape dans le costaud : 2.50 m de haut, 4 vantaux d'1m20 de large, soit 5 mètres en tout.

Très intéressant car un ancien ouvrier aujourd'hui à son compte est venu diriger la pose. Ce n'est pas qu'il fasse mieux que les artisans titulaires du chantier mais différemment. Et c'est toujours intéressant de découvrir une organisation lors d'un chantier et d'élargir son cercle de connaissances de professionnels du secteur.

J'ai beaucoup aimé ce chantier qui fut pourtant court.

Place aux photos, qui parlent d'elles mêmes sur les étapes.

Les autres activités ont concerné des ajustements sur des menuiseries anciennes dans un château XiXème (déjà évoqué lors de mon deuxième stage pôle empoi et qui possède des boiseries superbes), la finition d'un escalier et une aide pendant la première demi journée de pose. Intéressant mais peu d'éléments à dire, sauf que je fais bien la distinction entre la crémaillère et le limon 😉.

Bref, un bon stage même si je n'ai presque pas fabriqué. Beaucoup d'usinages étaient faits et il fallait maintenant rattraper le retard dans l'entreprise pour poser ce qui avait été commencé. Mais c'est la vraie vie.

Pour le plaisir quelques photos de la pose de l'escalier et vivent les vacances !!

Publié

Partager  

Des vacances studieuses.

Les vacances sont là et même si les Fêtes de fin d'année (je profite de ce message pour vous embrasser entre les Fêtes) ne les rendent pas reposantes.

Il faut que je profite de ces 15 jours, car après je n'en aurai plus jusqu'au 12 juin.

Lors du stage précédant les vacances, j'ai parlé de l'Apprenti et du Compagnon. L'Apprenti commence tout juste un CAP et le Compagnon, de 21 ans, a passé ses examens il y a peu encore.

On a parlé de nos cours et j'ai senti que la pratique c'était bien mais que le manque de cours risquait de se faire sentir. Lire des vieux cours (Jacques Heurtematte, entre autres... 🤔) c'est bien mais surtout pour la culture. Pour l'examen, il peut y avoir des manques.

Ayant abordé le sujet des livres utiles avec les profs lors de mon arrivée, les enseignants conseillent Technologie des Métiers du Bois pour les uns et le Mémotech (dommage que sa fiche soit quasiment vierge) pour les autres. Le Mémotech serait un peu viellissant pour certains. Mais je n'en sais rien. Le prix global est assez proche : 45 €uros pour 544 pages pour le Mémotech et 50.40 €uros pour les 3 Tomes de Technologie des Métiers du Bois (1056 pages par contre).

Du coup, et afin d'avoir des supports de cours actuels, j'ai commandé, reçu et commencé à lire les 3 tomes de Technologie des Métiers du Bois.

Le plus pour moi : il comprend des paragraphes 'ce qu'il faut retenir" et contient des tests. Pratique pour réviser.

Bonne digestion à tous.

Publié

Partager  

C'est la rentrée...

... ou Trucs et astuces conneries d'atelier !

La rentrée se déroule bien. Le temps que tout se remette en place, je profite de fabriquer ces trusquins.

Ensuite, devant passer un BEP en fin d'année, je suis plus ou moins rattaché à la classe de première qui va passer ce même diplôme. Ils ont commencé un sujet sur un présentoir et je demande à mon tuteur de faire le même sujet.

Est ce le sujet qui est trop difficile ? est ce le sujet qui est mal fait ? est ce moi qui ait perdu la main avec 1 mois sans fabrication ? Est ce que je pêche par excès de confiance ?

Toujours est il que :

  • je n'ai pas fini l'ouvrage
  • j'ai bien galéré pour en arriver où j'en suis

C'est l'occasion de parler des erreurs et autres conneries. Vous savez bien le trait de scie qu'on fait au mauvais endroit et qui nous fait dire "oh putain !". On peut dire que cette semaine j'ai beaucoup appris par l'erreur. 😁

Sujet difficile ? Je ne pensais pas : il s'agit d'un présentoir composé de 2 cadres assemblés à tenons et mortaises. L'un est droit, l'autre a un montant biais. Ensuite les deux cadres doivent être assemblés par charnière avec deux tablettes en quart de rond qui s’emboîtent sur les traverses du dessus et sur celles du bas. Evidemment, ce n'est pas le plus simple et le plus courant non plus. D'ailleurs pour corser la difficulté, les cadres étaient prévus avec rainure intérieure, et mon tuteur m'a demandé de faire une feuillure large sur le cadre biais.

Sujet mal fait ? Disons qu'il est surtout différent et comporte de nombreux pièges. Différent, parce qu'on n'a pas de plan précis, ça fait partie du travail de reconstituer une épure. L'épure est simple en pratique car il n'y a que deux cadres plans à dessiner. Nous sommes donc directement en vraie grandeur. Mais l'énoncé n'est pas très clair. Les pièges ? par exemple des côtes de joue pour les mortaises et tenons de 8 mm et une de 6 mm pour la rainure. On en reparlera.

Manque d'entraînement ? Surement, si on récapitule, j'ai un mois de formation et 1 mois de non pratique d'atelier sur des créations du même type. Il est normal de perdre un peu et ne pas retrouver tous les réflexes tout de suite. Je ne croyais pas, mais comme toute discipline, il faut de l'entrainement.

Excès de confiance ? Sûrement un peu, quand je repère un piège, je fonce tête baissée dans le suivant. Et ma lenteur sur l'exercice montre que j'ai encore de gros progrès à faire.

Passage en revue des conneries accumulées (et quelques unes évitées)

  • La mortaise large pour faire les essais de tenons
    Petit truc : quand on fait les mortaises (toujours avant les tenons), on usine une mortaise large sur la pièce d'essai. Pourquoi ? parce qu'avec une mortaiseuse à chaîne, le fond de la mortaise suit une courbe et il n'est donc pas possible d'y insérer un tenon. Dans une mortaise plus large, le tenon peut s'insérer entre les bords arrondis du fond. Du coup c'est plus facile pour régler la tenonneuse. Autre solution (avoir une pièce d'essai moins large pour faire les essais de tenons).
    La connerie : en terme de pièce d'essai, j'utilisais la sur longueur d'un de mes montants... j'avais établi ma rainure (arrêtée) et j'ai fait les essais de mortaises... là où le montant continue sur l'ouvrage en dessous de la traverse basse pour former un pied.
    Une bonne occasion de progresser en flipot !

  • les arasements avec feuillure large. Pourtant j'en ai parlé lors de la présentation des "F" un peu plus haut. On en avait parlé ici aussi en commentaires de la porte de Séverine. Et paf, je fais un arasement type charpente en encastrant ma traverse dans le montant ! L'arasement biais, quand même c'est pas compliqué !

Bon, en haut, on s'est mal compris, le prof m'a dessiné l'onglet sur l'épure avec feuillure alors qu'il pensait que je le ferai sur la barbette du cadre avec rainure. Même si un arasement biais aurait été plus indiqué, ça l'a moins choqué. Et il ne m'a pas demandé de refaire la pièce.

Par contre, il m'a bien demandé de refaire la traverse basse.
Et quand ça veut pas, ça veut pas... Petit indice, dans la photo suivante, il y en a un qui va pas...

  • sans vouloir râler après le sujet faire un quart de rond de 8mm avec une rainure dont la côte de joue de 6mm, c'est casse gueule... Mais y'en a qu'on essayé. Le roulement de la fraise est passé dans la rainure. 😢
    Pourquoi avoir usiné à la défonceuse plutôt qu'à la toupie ? Parce que l'énoncé le demandait.

Du coup, j'ai raboté et refait la rainure... en commençant par le côté où il ne fallait pas... des fois on a envie d'aller se coucher...

  • La connerie évitée (pour cette fois ci mais déjà fait avant). Il faut faire un épaulement au tenon qui est en bordure de cadre, car la mortaise est réduite (sinon on a un enfourchement). La réduction du tenon se fait par sciage (c'est pratique à la ruban). Quand on a un ravancement, il est très facile de trop couper... 😉

Voilà, c'est tout pour cette fois ci. Il y a encore du boulot.

On se quitte sur quelques images de l'épure, même si on ne voit jamais grand chose sur ce genre de photos.

Publié

Partager  

Fin du calvaire et plan sur règle

Ma blague sur Philippe Etchebest étant passée à la trappe, et étant adepte du comique de répétition, je me permets (après tout, c'est mon pas à pas ^^) d'y faire référence tout de suite. En tout cas, j'y pense souvent : les bases, les bases. C'est bien de vouloir faire des heptagones mais c'est tout de même moins fréquent qu'un arasement biais.

Après s'être remis dans le bain, cette semaine s'est passée normalement, c'est çà dire sans grosse bêtise, ce qui ne m'a pas empêché de continuer mon apprentissage par l'erreur. Tout ne marche pas du premier coup mais les erreurs commises sont des erreurs de débutant, ce que je suis encore et qui permette de mieux comprendre les subtilités d'un ouvrage.

Fin du présentoir d'appoint :

En allant plus vite que les autres sur cette fabrication (normal j'ai plus d'heures d'atelier), j'ai essuyé les plâtres et mis en évidence des erreurs de conception. Bon, ce ne sera pas meilleure réalisation mais finalement c'est assez formateur.

Principal défaut (mais pas de mon fait) : l'un des cadres support dépasse de la tablette : c'est moche.
Point positif : mes assemblages sont nickel, c'est là que je vois ma progression et c'est très agréable.

Sinon, voilà le présentoir terminé.

Grande nouveauté, cette semaine ! J'ai un collègue. En effet, pour 3 semaines de stage, un adulte vient en formation. Il est inscrit en candidat libre au BEP pour la fin d’année et est aussi en reconversion. Je n'en dit pas plus, je lui ai déjà parlé de l'Air du Bois et il est déjà venu jeter un coup d’œil ici. S'il s’inscrit, il sera libre de se présenter. Mais c'est cool.

Un très bel exercice à venir

En effet, j'ai commencé (et malheureusement pas fini) une porte intérieur en construction traditionnelle.
J'espère que le résultat sera à la hauteur. Ce qui devient stressant, c'est que tant qu'on n'a pas fini les arasements, impossible de savoir si tout a été parfaitement bien réalisé et exécuté.

J'ai commencé par un plan sur règle (pas de photo, mais j'en rajouterai une à l'occasion même si ce genre de photo est rarement très lisible). Pour rappel, quelqu'un avait déjà partagé ce fichier sur l'ADB il me semble (je pense que c'est kaj mais je n'ai pas trouvé le post en question) : fichier de plan sur règle

Toutes les pièce sont débitées et usinées. Il ne me reste "plus qu'a" faire les coupes d'onglets de raccordement de moulures et arasements biais. Mais cette partie là est longue surtout qu'il y en a beaucuoup et une seule coupe ratée peut gâcher la totalité de la porte. Il restera le dormant également à fabriquer, puis le ferrage.

Publié Mis à jour

Partager  

Toc toc !

Qui est là ?
C'est Lydie.
Lydie qui ?
Lydie manche à Bamako, c'est le jour du mariâÂâaage

...

...

Oui, bon reprenons les choses sérieuses. Cette semaine, j'ai donc fini la maquette de la porte.

Cette réalisation m'a demandé de la minutie mais globalement s'est bien passée dans l'ensemble. J'ai eu une petite difficulté à régler le profil contre profil. Ce fut aussi mon baptême de plate bande : pas très facile sur une pièce aussi petite en prenant autant de matière.

Par contre, étonnement le dormant m'a causé des nœuds au cerveau. La section est de 34 par 38 et j'ai vraiment eu du mal à tout bien positionner mentalement sur une pièce quasiment carrée. Sur du rectangulaire, les tenons, feuillures te rainures se visualisent bien, mais sur du carré, c'est trompeur. Mais ça s'est bien passé aussi.

Il y avait quelques nouveautés mais globalement, toutes les subtilités de cet ouvrage avaient déjà été travaillées. La difficulté résidait surtout dans la capacité à avoir tous les assemblages alignés et d'équerre avec toutes les pièces de longueurs adéquates. Bref : de travailler la précision.

Ca permet aussi de voir la marge de progrès et clairement, ce qui me manque encore c'est de bien visualiser les réductions et ravancements pour gagner du temps, notamment lorsque la toupie est pointée. Par exemple, sur les arasements biais, j'aurais clairement pu enlever plus de matière : gain de temps donc mais également gain en précision.

La prochaine étape sera une console d'angle de 120 ° avec une façade cintrée. On revient dans l'agencement sur un projet qui sera plus rapide.

Sinon, j'ai rajouté une photo du plan sur règle dans l'article précédent.

Publié

Partager  

L'équerre et le compas

Et oui encore une référence au Compagnonnage. On va dire que je suis frustré, mais bon, impossible de revenir 30 ans en arrière.

Mais surtout la géométrie me plait. Et quand on commence à mettre des coups de compas sur une épure, je trouve ça classe. Et au delà, on perpétue un savoir faire ancestral (c'était le jeu préféré des philosophes grecs qui eux mêmes avaient puisé aux sources Egyptiennes et Arabes), on rentre dans un travail plus léché dont les courbes ne doivent rien au hasard.

Bref, j'aime tracé.

Sauf sur l'OSB

Y'en a qu'on essayé.
Bon heureusement que ça restait simple mais ce n'est clairement pas le matériau idéal.

Cette semaine a donc vu la réalisation d'une console et d'un portillon.


J'avais déjà réalisé des gabarits ou montage d'usinage mais là, j'en ai fait un chouette et plutôt dans les règles de l'art (OU PRESQUE*). Du coup, je vous le montre.

Pour qu'il soit complet, il faudrait rajouter :

  • des protecteurs pour les mains
  • 3 morceaux de papier abrasif disposés en triangle à l'emplacement du maintient de la pièce à usiner
  • 2 ou 3 bandes de stratifié sous le montage pour en faciliter la glisse sur la table des machines

* OU PRESQUE : à la suite du commentaire dans les discussions de Boris Beaulant, il aurait mieux fallu faire le gabarit dans l'autre sens de manière é éviter le contrefil. De plus, travailler parement sur table est toujours préférable si rien ne s'y oppose.

Pour les congés arrêtés sur les lames du portillon, j'ai utilisé un accessoire génial. Il doit être asse facile à se bricoler même si le moins simple à fabriquer est le système de serrage.

C'est l'occasion de voir en détail les usinages arrêtés à la toupie. (les détails sont dans les légendes des photos)

Petite remarque sur la sécurité : travailler en toute sécurité, avec une bonne visibilité améliore la sérénité et la précision des usinages. Gain de temps (hors fabrication du gabarit mais s'il est réutilisable c'est pas gênant) et meilleur travail.

L'équerre est le compas ont également été de sortie pour l'épure du portillon mais également (et surtout) pour le socle à venir

Une semaine plutôt bien remplie donc et je vais me retrouver à nouveau orphelin de collègue adulte, ça passe vite 3 semaines. Mais nous aurons gagné tous les deux un contact utile qui a de nombreuses préoccupations communes (un peu comme on le ferait avec Oak si on habitait moins loin l'un de l'autre). Nous serons donc amenés à nous revoir, avec plaisir en ce qui me concerne.

Publié Mis à jour

Partager  

Pamela, David... et Seb

💪👙🏊

Le socle a occupé le début de la semaine.

Une expérience enrichissante, comme quoi l'accessoire est plus complexe à réaliser que l'ouvrage principal.

On commence à entrevoir les difficultés qui arriveront lorsque je me lancerai dans un œil de bœuf ou une imposte.

Et la fin de la semaine a été consacrée pendant 2 jours à la formation SST.

Je suis donc Sauveteur Secouriste du Travail.

Maintenant je sais :

  • le garrot ne doit être fait que sur les membres
  • lorsqu'on saigne à la carotide, le garrot n'est pas une solution viable
  • le bisou magique n'est pas très utile en cas de fracture

La formation est comprise dans les cours, l'obtention du certificat rapporte 2 points inclus dans l'épreuve de PSE (Prévention Santé Environnement).

La formatrice était compétente et sympa, la formation fut donc agréable à suivre et très intéresante.

La certification est valable 2 ans et nécessitera donc un recyclage pour être renouvelée.

Sans refaire la formation, la base de la formation SST est le "PrEFAS" :

  • Protéger
  • Examiner
  • Faire Alerter ou Alerter
  • Secourir

L'outil principal est le "Plan d'Intervention".
Voir l'organigramme joint et le site suiant
inrs.fr/media....refINRS=outil31

Publié

Partager  

Ça ne tourne pas rond !

Il y a 2 semaines, je vous parlais de mon amour du compas.
Et bien, il y a une figure (parmi d'autres) qui ne peut être tracée au compas.
C'est l'ellipse.

Vous trouverez le détail dans la création que je viens de publier.

Cette semaine, j'ai également fait un exercice de pause de paumelles, fiches et charnières.

C'est également un exercice qui servira d'aide mémoire.

Pour les fiches à larder on a essayé de les poser de 2 manières.
La première méthode, classique de type fenêtre : la feuillure de la fenêtre s'insère dans la feuillure du dormant.

La deuxième méthode considère un ouvrant qui n'a pas de feuillure et vient à fleur du dormant.

J'ai fait 2 essais d'angle, aucun des 2 ne se révélant fructueux.
Pour percer au bon angle, j'ai réalisé un gabarit qui lui est efficace par contre.

La question est : connaissez vous cette méthode ?
Les profs m'ont dit qu'effectivement que ça s'était déjà vu mais que plus personne ne faisait comme ça.

La semaine prochaine commence un nouveau stage, de 4 semaines.

Publié

Partager  

P'têt bin qu'oui, p'têt ben qu'non !

Stage N°2 - semaine 1

A côté de La Châtre qui est dans le Berry (Pays de George Sand) et non pas en Normandie.

Mais la Normandie était présente, car je suis intervenu sur des portes et fenêtres de 2 chantiers Normands.

L'Hôtel de Ville de Rouen.

fr.wikipedia.o..._ville_de_Rouen
On peut dire qu'il a de la gueule.
On a donc fabriqué des portes fenêtres comme celles du rez de chaussée avec impostes en plein cintre et des fenêtres comme celles du premier étage avec impostes rectangulaires. Pour ma part, je suis intervenu sur la finition et la vitrerie.

Le Musée de Vire
Pas moins beau que l'Hôtel de Ville de Roue, il présente également de belles menuiseries.
actu.fr/norman...e_20706996.html
On est en train de fabriquer 4 portes fenêtres comme celle présente en bas à gauche.
Rien d'extraordinaire pour ma participation mais j'ai quand même taté un peu de la dégau rabot et de la toupie.
Ce qui permet d'apprendre des trucs d'atelier : comment gagner en vitesse et en précision, ce qui est souvent synonyme.

Réflexions sur la formation :

Je n'en suis qu'au tout début de la formation : 10 semaines de lycée et 2 semaines de stage (hors les découvertes Pôle Emploi). C'est donc un peu tôt pour juger mais j'ai l'impression que le Lycée n'apprend pas le métier dans sa globalité. En même temps, celui ci est très vaste.

Mais par exemple, le monde des joints et des vitres n'a pas encore était abordé. Il est très complexe et les usinages nécessaires sont évidemment très variés également. Ne serait ce que dans une porte, les différentes architectures possibles sont extrêmement nombreuses, avec d'énormes subtilités.

Le Lycée c'est malgré tout indispensable pour savoir utiliser les machines et connaître les bases. Mais le métier, on ne peut l'apprendre que dans la pratique, en côtoyant des professionnels. Vive la transmission du savoir. Donc Lycée et stages sont fortement complémentaires et il est du devoir de chacun des apprentis d'optimiser chacune de ces étapes.

Au lycée, on est un peu préservés, en entreprise, il faut envoyer du bois ! Les collègues et chefs sont à l'écoute et prêts à transmettre mais il vaut mieux poser des questions intelligentes si on veut suivre le mouvement et en tirer profit.

Publié

Partager  

In extremis !

Fin du stage

Le stage a duré 1 mois est s"est déroulé de manière excellente.

Les 3 semaines suivantes se sont déroulées comme la première : c'est à dire que le travail qui m'a été confié était de plus en plus responsabilisant avec certaines tâches et ou fabrications réalisées en autonomie.

Mon tuteur n'a pas oublié la partie observation et ne manquait pas de m'indiquer telle ou telle opération effectuée dans l'atelier qui pouvait être intéressante à voir et étudier. Il a mis de la variété dans les tâches confiées en alternant avec des opérations valorisantes pour couper les tâches plus répétitives ou rébarbatives.

Donc c'était d'autant plus enrichissant que je me suis senti utile. Mais ça me permet de mesurer encore les progrès à accomplir.

Le stage s'est terminé le 13 mars, le lendemain de l'annonce par le Président de la fermeture des établissements scolaires.

Confinement

La bonne nouvelle, c'est que le stage a pu se terminer.

La mauvaise nouvelle, c'est que donc je ne suis pas retourné au lycée.

C'est compensé en partie par le fait que j'ai pu travailler dans mon atelier et faire toute une série de choses qui étaient en suspens. Je continue à travailler les cours. Mais évidemment ce n'est pas pareil.

Pas de continuité pédagogique pour moi. Je reste malgré tout en contact avec les profs et ils m'envoient quelques cours. Mais évidemment ce n'est pas pareil.

Le GRETA a suspendu la formation.
Bien ? pas bien ? Bonne question. Les heures de formation non faites pourront être effectuées plus tard.
Sur le principe c'est bien. Par contre, quand cela va t-il être possible ? Si on les fait à la rentrée, ça va être compliqué pour trouver un contrat de professionnalisation.

Explication.
Pour cette année, je n'ai pas trouvé de contrat de professionnalisation car :

  • je n'avais aucune expérience
  • il fallait me rémunérer au minimum au smic avec les charges afférentes
  • passé 45 ans, il y a une aide de 4 000 € l'année (c'est peu)
  • c'est cumulable avec les autres aides à l'embauche

et tout cela pour un TIERS TEMPS

(de novembre à juin : 30 semaines -2 semaines de congés entre Noël et le 1er de l'an dont 10 semaines de stage,c e qui fait un 1/3 temps en entreprise)

Pour l'an prochain, je pensais présenter la chose de la manière suivante :

  • de septembre à juillet : 45 semaines pour 20 semaines au lycée : ça fait plus qu'un MI TEMPS !
    C'était déjà pas gagné mais c'est déjà plus présentable.
    Si on rajoute les semaines d'école non faites cette année à l'année prochaine soit 8 semaines, ça déséquilibre encore plus la balance.

On verra bien, tout le monde est dans l'expectative.

Oui mais le diplôme ?

Tu veux dire LES diplômes ? Ah oui, c'est vrai tu es inscrit au BEP et au CAP.

Donc, concernant le CAP, je suis inscrit en candidat libre. Je dois donc passer une épreuve ponctuelle. Le ministre a annoncé qu'il n'y aura pas d'épreuve ponctuelle autre que les oraux de français au bac et les oraux de attrapages pour ceux qui ont entre 8 et 10.

A priori, car cela reste à confirmer, les épreuves ponctuelles sont prévues pour septembre.

Le CCF (Contrôle en Cours de Formation) est la norme pour le BEP, tant pour les lycéens que pour moi. Mais il s'agit normalement d'un contrôle continu de type code de la route : les profs nous les font passer quand ils nous sentent prêts. Evidemment, ça n'a aps été fait avant le confinement.

A l'heure actuelle, il n'y a aucune directive précise concernant les adultes en formation continue.

Mais, on s'achemine vers :

  • une évaluation de ce que j'ai déjà fait
  • une épreuve écrite (UP1 épreuve de technologie) faite soit lors de la reprise soit à distance

à confirmer donc

Le prochain stage

Il devait commencer demain et me tenait à coeur.
L'entreprise a fermé dès le début du confinement et n'est pas joignable. Aucune idée s'ils envisagent une reprise ou pas. Et même s'ils reprennent aucune idée de s'ils accueilleront des stagiaires.

Je vous en dirait plus si j'en sais plus.

restez chez vous

Publié

Partager  

Ouh ouh !! Le confinement est terminé !!!

-Hein ? Quoi ??
Mais bien sûr oui !

Tout ce temps hors... du temps, je ne vous ai pas oublié...

  • Oui, admettons, que s'est il donc passé depuis 2 mois ?

  • Ah oui quand même ! 2 mois !

CONFINE MAIS HEUREUX

Déjà, comme j'avais commencé plein de choses, j'ai pu m'occuper pendant le confinement et rattraper mon retard sur plein de projets (bois ou pas).

J'avais le matériel et les fournitures, donc zou, tout s'est bien passé, je ne l'ai pas vu passer.

Malheureusement le stage qui me tenait à cœur n'a pas pu se dérouler. Une autre fois peut être.

FIN DU CONFINEMENT

Pour moi, ça a été le 2 juin.
Une journée passée au Greta à faire des maths (alors que j'en suis exempté). Le reste de la semaine s'est fait en télétravail (!??!!). Je faisais des exercices et j'envoyais tous les jours mes devoirs.

La semaine d'après, du 8 au 12 juin était la dernière semaine de formation prévue.
Le confinement n'a pas changé la date de fin prévue initialement.

J'ai pu passer cette dernière semaine au lycée avec un protocole sanitaire un peu exagéré, et pas très agréable.
Mais j'étais très content de revenir au lycée dire "au revoir".

J'ai fini le plateau que j'avais commencé en... février.

Ensuite, j'ai commencé une étagère courbe avec tiroir mais je n'ai pas pu le terminer entièrement. J'ai pu le récupérer pour le finir à la maison. Il est presque fini, (j'y passe un peu de temps en dilettante).
Je vous le présenterai bientôt.

Bref l'école est finie ! 😃

Oups, pardon, ma souris a fourché.
Je disais, l'école est finie ! 😈😈😈

ET ALORS ?

  • Ben quoi et alors ?

  • C'est juste terminé ? rien d'autres ?

  • Ah si, ben j'attends le résultat du BEP maintenant !

Publié

Partager  

Breveté mais libre de droits

Bonjour.
Voici un article très court parce que tapé sur mon téléphone portable... une première pour moi.
Bon ben, le BEP, c'est bon.
😀😎👍🤘✌
🍻🍻🍻🍻🍻

EDIT : une petite pensée pour tous ceux (il y en a quelques uns !) qui ont vécu les mêmes choses et qui en tout cas attendaient des résultats aussi. j'espère que l'objectif aura été atteint également.

Publié Mis à jour

Partager  

Un dernier pour la route

Encore un article bref.

Lors de la dernière semaine, j'ai pu commencer un nouvel exercice mais il n'a pas été possible de le terminer à temps. Du coups, j'ai pu le terminer chez moi.

Apparemment, cet exercice serait plutôt du niveau Bac Pro. Mais je dis ça avec prudence.
La réalisation n'est pas parfaite, loin de là mais l'exercice ne me parait pas extrêmement compliqué. Surtout si on a des plans (ce qui n'était pas mon cas).

Donc la page du lycée se termine pour cette année scolaire.

L'objectif reste de passer un bac pro l'an prochain, donc il est prévu de revenir au lycée en novembre.
On verra si ça se concrétise. Mais il y aura sûrement d'autres choses à écrire d'ici là 😉

Publié

Partager  

Ils bâtissent un château fort

Il s'agit de Guédelon bien sûr dont le slogan est "Nous bâtissons un château fort".
Mais pas de "nous" pour cause de Covid.

Je vais donc vous parler de ce que je n'ai pas fait.

L'an dernier, déjà, j'avais postulé pour une semaine à Guédelon en tant qu’œuvrier pour la fin d'année. Mais je m'y étais pris trop tard.
Plus au fait de la façon de procéder, cette année, j'avais envoyé ma candidature dès le jour d'ouverture des services administratifs (en février). Malheureusement la crise sanitaire liée au coronavirus a incité les organisateurs à supprimer tous les stages pour 2020.

Le seul métier du bois proposé est la charpente, c'est donc dans cette spécialité que je m'étais proposé.

Je connais Guédelon pour l'avoir visité 3 fois (c'est à 2 heures de chez moi, dans la région voisine de la Bourgogne).

Ce sera peut être pour une autre fois, mais mon emploi du temps exceptionnel pendant 2 ans était une aubaine pour profiter de ce genre d'expérience.

J'espérais tirer de cette aventure autant sur le plan humain que sur celui du travail du bois à la main, de la charpente, de l'histoire, de la vie d'un chantier, etc... une expérience de plus, l'expérience étant ce qui fait le plus défaut aux jeunes diplômés.

Sur ce, je vous laisse avec les trouvailles de l'AIR du Bois liées à Guédelon ainsi qu'au site internet du château.

Et pour ceux que ça intéresse, il y a un chantier médiéval également à Montcornelles.

La semaine prochaine, c'est la rentrée. Il va donc y avoir du nouveau. 😉

Publié

Partager  

Compriband, silicone et cornières

L'aventure se poursuit. C'est la rentrée aussi pour les jeunes diplômés.
Un nouveau stage Pôle Emploi a débuté dans une nouvelle entreprise. Oui, une PMSMP, c'est bien ça, il y en a qui suivent, ça fait plaisir !

Du coup, changement de décors.

3 jours pour commencer.

Première journée : pose de cornières en pvc découpés à la contreforme des cintres des encadrements de fenêtres restés vides après la pose de volets roulants. Plus synchronisation des volets roulants : il y en a 9, des électriques et des solaires. Ils ont tous leur télécommande individuelle et le client bénéficie également de 3 télécommandes générales.

Le reste de la semaine a été consacré à un chantier de maison individuelle dans laquelle il faut changer toutes les menuiseries extérieures, en alu. Bleu.

Cet après midi, j'ai fini par poser ma première fenêtre seul, entièrement seul, en toute autonomie ! bref comme un grand 😁 Bon, elle est petite et c'est un châssis fixe (il faut commencer en douceur). Mais elle est en haut d'une cage d'escalier (d'où le châssis fixe).

Bref, je découvre la vie de chantier et les trucs et astuces nécessaires au travail de pose.

Ça me permet de voir le côté pratique ou non de ma caisse à outils.
Le rangement est trop ajusté, ce n'est pas très pratique à ranger.
Il faudrait y inclure une scie à métaux et 1 ou 2 limes.
Il serait pas mal de fixer un tasseau sur le couvercle pour pouvoir scier en se calant dessus (comme un crochet d'établi.

Sinon, voici quelques photos. Désolé, les fenêtres en contre jour, ce n'est évidemment pas très parlant...

Publié

Partager  

Rénovation ou dépose totale (ou mix des deux !)

Victoire ! On est en deuxième semaine !

Le thème est toujours le même (et ce sera identique en 3ème semaine, désolé de spoiler).

Du coup, cette semaine, à deux, on a posé sur 3 chantiers différents :

  • 3 fenêtres PVC à 1 vantail avec volets roulants solaires
  • 1 porte d'entrée PVC
  • 6 fenêtres PVC 2 vantaux oscillo battantes
  • 2 fenêtres alu coulissantes dans des salles de bain (2 vantaux aussi, parce qu'avec 1 vantail, ça marche moins bien).

Bon, à deux, certes, mais le collègues en a fait entre les 2/3 et les 3/4, même si je prenais de moins en moins de retard au fur et à mesure des avancées. J'arrive quasiment à poser une fenêtre PVC en autonomie.

On a eu de la dépose totale et de la rénovation.

Et j'ai eu un mix des deux. Ben oui j'ai mal choisi la dernière fenêtre à poser. Ce matin, il en restait deux et mon collègue m'a laissé le choix. Sans le savoir j'ai pris la plus compliquée.
Bien lancé, j'arrive à poser une fenêtre en moins d'une heure s'il n'y a pas de soucis. Là, j'y ai passé la matinée.

Voici quelques explications, ce qui permettra peut être de gléner des conseils avisés de lecteurs aguerris.

Précisons en premier lieu quelques termes.

Dépose totale :

on supprime l'ancien dormant entièrement et on fixe la nouvelle fenêtre dans la maçonnerie.
Inconvénients : pas facile de déposer une fenêtre sans causer d'autres dégats périphériques, plus de bruits et de poussières, surprises de temps en temps sur ce qu'on trouve en déposant
Avantages : on refait tout à neuf, il y a beaucoup moins d'habillages (parfois très disgracieux) et une surface vitrée plus importante. Possibilité de réglages étendues.

Rénovation :

la nouvelle fenêtre va être posée sur l'ancien dormant, soit directement soit après certaines découpes, notamment des cochonnets.
Inconvénients : beaucoup d'habillages, côte de passage réduite, les réglages sont tributaires de l'aplomb et du niveau de l'ancienne menuiserie
Avantages : plus simple à mettre en oeuvre (sous réserve de la qualité de l'ancienne menuiserie), plus rapide

Philosophiquement, je préfère la dépose totale. Pratiquement, je trouve que la rénovation en supprimant les cochonnets est un bon compromis.

Oui mais alors, comment peut on mélanger les deux ?

Le chantier consiste à supprimer une fenêtre à deux vantaux coulissants en remplacement d'une fenêtre à soufflet. Nous sommes dans une salle de bain, et même dans la douche. L'escabeau est installé dans le bac de douche.

Heureusement que ce n'était pas mon premier chantier. Même s'il me reste des progrès à faire, l'organisation de son chantier et tout aussi importante que l'organisation de l'établi à l'atelier. On a très vite fait de se faire envahir par l'électroportatif, les matières, la caisse à outils, l'aspi, l'escabeau, etc... Un lieu exigu aide bien à progresser.

C'est ça le mix de la rénovation et de la dépose totale ?

J'y viens.

Après présentation, du dormant, ça touche de tous les côtés, il va donc falloir réduire l'ancien dormant.
Après suppression des cochonnets à la scie sabre, c'était bon en largeur mais pas en hauteur.
Après suppression totale de l'appui de fenêtre (sans faire tomber un seul carreau de faïence :baleze: bin oui, il faut corser la difficulté) : ça rentre toujours en largeur (oui je sais ça rentrait déjà) mais toujours pas en hauteur. La découpe a été faite en grande partie à la scie fein, plus lente mais qui secoue moins le support, donc les carreaux de faïence.
Réduction de la traverse supérieure : ça rentre enfin, mais pas de possibilité de réglage. Du coup, suppression de la traverse supérieure.
Nous avons lé dépose totale sur les traverses et simple découpe des cochonnets sur les montants.

Pourquoi ça ?

  • erreur à la prise de côtes ?
  • hauteur minimale de la fenêtre ? En effet, l'encombrement hors ailes de recouvrement est de 560 mm. Autant dire qu'en hauteur, il doit y avoir quasiment autant d'habillage que de verre.
    Peut être avez vous des idées sur ce point.

Rions un peu

Les tableaux sont entièrement recouverts de métal. Du zinc j'ai l'impression. Il y a une lèvre sur les tableaux hauts et bas qui font une sur épaisseur et qu'il faut supprimer... 😲

Bon après ça, pose de silicone, de compriband et vissage en applique à partir des ailes de recouvrement. Du très classique et ça s'est bien passé. Sur ce chantier, tous les niveaux et aplombs pré-éxistants étaient parfaits. Ça aide bien.

Voici les désormais traditionnelles photos de fenêtre en contre jour avec lesquelles on ne voit rien 😁

Publié

Partager  

Rénovation et persiennes et "autonomie"

Autonome, il faut le dire vite, j'ai fait un stage de 3 semaines en pose avec comme co équipier et formateur un grand jeune de (presque) 20 ans. Il pourrait être mon fils mais est beaucoup plus expérimenté que moi. Très travailleur, toujours actif mais calme, il m'a très bien expliqué, m'appeler pour me montrer des trucs. Bref un bon prof, impliqué. Et bien sûr sympa. On a fait une bonne équipe. J'ai fortement progressé sans l'égaler bien sûr mais de poids au début du stage, je devenais une aide vers la fin.

J'ai décliné la proposition d'embauche car mon objectif est de faire de la fabrication, ce qui n'a pas du tout était le cas. Mais une expérience enrichissante donc.

Malgré tout, mon coéquipier étant en congés aujourd'hui, j'ai fait mon premier chantier tout seul. En autonomie donc.

# Première fenêtre 100 % tout seul

# L'incidence des tapées de persienne en rénovation
Du coup, c'est l'occasion de parler un peu technique. En effet, on a posé des fenêtres alu en rénovation mais la profondeur des ailes de recouvrement n'était pas suffisante. Du coup, on a posé de cale de compensation, en médium.
Ces cales étaient habillées de cornières alu à l'intérieur.
Elles étaient noyées dans le silicone en extérieur puis habillées par les cornières... d'habillage.
J'ai une fort présentiment qui me dit que cela aurait pu être géré différemment.

Publié

Partager  

Nos anciens avaient du génie !

Hop ! Retour en stage.

Ce coup-ci je touche du bois et pas qu'un peu.

La menuiserie qui m'accueille est à taille humaine, 4 personnes dont le patron.
Le patron est menuisier, ébéniste, secrétaire, comptable, commercial, métreur, chef d'atelier, etc...
Il y a une activité pose (et même un peu de placo) mais une activité fabrication assez développée : pour 2 poseurs, il y a un plein temps à l'atelier, fabrication essentiellement en massif, d'un peu de tout. Mais les titres ne sont pas figés et tous sont capables de poser ou de fabriquer.

Je passe cette première semaine avec Jean Marie, à la retraite dans 2 mois. Autant dire qu'il a "un peu" d'expérience. Autre point intéressant, il est sympa. Dernier point TRÈS intéressant, il est motivé pour transmettre.

Du coup, on me confie un boulot de restauration d'un vieux buffet vaisselier qui a subit des attaques diverses d'humidité et de bébêtes. Le genre de projet qui dort dans l'atelier avant d'avoir une occasion de s'en occuper. Ça doit faire un peu plus de 5 ans que ce meuble m'attend. Si j'avais sû, je serais venu plus tôt ! 😁

Les dégâts :

  • Les pieds sont bouffés, ont déjà été réparés et sont à reprendre.
  • Le plateau du meuble bas est en état de décomposition avancée.
  • Les 2 traverses hautes du vaisselier sont à refaire pour les mêmes raison.
  • Un des tasseaux du vaisselier est cassé
  • Un nœud s'est détaché
  • Une étagère du vaisselier menace de tomber en ruine
  • l'étagère du vaisselier est également à refaire

Donc démontage, pas trop compliqué tout est cloué et éventuellement chevillé dans les assemblages.

Venant tout juste d'arriver, je n'ai pas osé prendre trop de photos dès le début. Mais on se rendra compte des dégâts en voyant quelques réparations.

Les interventions :

Les pieds

Les pieds arrières n'avaient pas été retouchés mais avaient été copieusement grignotés. Les pieds avants ont subis les 2 attaques : du bricoleur et des bestioles.

Les pieds arrières sont coupés et une greffe est faite sous forme d'enture consolidée par des vis.

Les pieds avant sont simplement poncés en accentuant les galbes pour essayer de retrouver un peu de bois sain tout en conservant la forme, c'est une affaire de compromis. On rajoute également des patins, en retrait, pour l'assise au sol.

Une fois fait, après avoir tout mesuré parfaitement (en référence le haut des montants qui finissent en pieds) : rien n'est d'aplomb, le meuble est gauche. J'ai donc refait les pieds arrières, la côte théorique étant fort différente (et surtout plus longue) que la côte réelle. 1ère leçon, bien utile pour le reste.

Le plateau supérieur du meuble bas

Il est presque fabriqué comme l'ancien. Les alaises sont bien assemblées en rainures languettes mais les planches constituant le plateau sont assemblées à la lamelleuse.

On a utilisé le bois qu'on avait. Il faut minimiser au maximum les dépenses, ça va avec le budget.

On le voit ici au moment de la phase de mise en teinte avec de la cire teintée.

Ce devait être du cormier ou du poirier, un bois assez rosé au grain fin. Très beau à mon goût.

L'étagère du meuble bas

Voici d'où l'on partait.
On a trouvé du vieux chêne qui n'aurait jamais dû être utilsé mais les gerces de ces vieux morceaux allaient très bien avec le style du meuble. Et des invités surprises ont rajouté (AMHA) au charme de celle ci.

Et voilà le résultat

Pas de photos de la réalisation du plateau supérieur du vaisselier et de la traverse chantournée en dessous, faits en pommier. La traverse chantournée est insérée dans une rainure arrêtée.

La mise en teinte a été compliquée par le fait que j'avais 2 essences de bois différentes. L'autre élément compliqué, c'est que je n'avais jamais essayé de recopier une teinte.

Conclusion 1 :

Nos anciens ont du talent !

Ce meuble est très vieux ! Aucune idée de quand il date, ni des conditions de sa production. Est ce pendant la guerre avec une pénurie de budget ? Est ce fait pour soi avec des chutes ? Est une époque où le bois était rare ? On ne saura jamais. Mais de nombreux morceaux n'ont rien à faire dans ce meuble.

Et pourtant ils y sont et ce meuble a tenu le coup jusqu'ici et devrait durer encore longtemps s'il est bien entretenu.

Et quand on voit tout ça, on se doute que celui qui l'a fait connaissait son métier. Seul quelqu'un d'aguerri, d'expérimenté et qui aime son métier peut arriver à ce résultat en voyant d'où il est parti.

Cela inspire un grand respect.

Revue de détail.

suite des bizarreries

Conclusion 2 :

C'est un excellent exercice pour tester quelqu'un. En effet, c'est un projet finalement assez complet car je suis parti du débit (scie circulaire, scie à format) en passant par les étapes de corroyages (dégauchisseuse et raboteuse). Il fallait ensuite utiliser de l'électroportatif (scie sur rail, défonceuse, ponceuses) mais également la toupie pour des rainures languettes et la plate bande du meuble haut (au multipente) et la scie à ruban pour le chantournage. L'atelier possède une calibreuse, ce qui est confortable. C'est l'occasion également de découvrir l'ensemble du parc machines, de l'aspiration et de l'organisation générale de l'atelier.

Ah, et puis, je n'ai pas voulu mettre l'étagère au feu. et j'ai pu la récupérer.

Résultats du CAP

Mes résultats au CAP sont beaucoup moins glorieux que ceux de Manuela, Ara, Quentinxaille, Titou81 et les autres...

🤭 🤭🤭🤭

Publié

Partager  

C'est ça que je veux faire !!!

Semaine 2 de ce stage.

Après plusieurs stages et découvertes du métier, je confirme, ce qui me fait envie, c'est de bosser dans une petite structure, avec une activité variée, dont du travail de bois massif. Cette semaine, j'ai même eu droit à une initiation au placo. Ce genre d'activité ou de la pose (même de fenêtres en plastique, mais bon, quand même, hein, pas trop) ne me dérange pas, tant qu'il ne s'agit pas de l'activité principale. Il faut bien faire tourner la boutique et ça permet d'avoir des activités variées.

Pour être variée, cette semaine, outre le placo déjà cité (dans un château en rénovation, c'était cool), j'ai fini un volet commencé la semaine dernière. Il est fait à partir de lames à volets.

Comme dans mon book, il y a un peu de lutherie, un ukulele attendait que je lui recolle la tête. J'en ai profité pour refaire un semblant de sillet.

Ensuite, j'ai fait un peu de stratifié. Une couleur qui ne pardonne pas grand chose. La finition des bords est difficile.

Enfin, j'ai fait un peu de géométrie.

Une trémie pour une presse à briquettes à copeaux.

Le bon de commande est simple, il faut faire quelque chose comme le dessin au dessus de cette machine.
L'objectif est d'y adapter la sortie de l'aspirateur à copeaux sur le pan coupé.

Tout se dessine (mais oublié de prendre une photo du plan) et se monte plutôt bien.

Les copeaux vont s'accumuler dans les angles.
On décide donc de mettre des coins qui vont rabattre les copeaux au centre et rigidifieront l'ensemble. Surtout qu'une fenêtre en plexi a été percée dans la façade.

C'était hier et je n'ai pas su retrouver les angles de corroyage à l'atelier. Impossible de m'en occuper le soir, ce matin à l'atelier, je n'i pas trouvé non plus.

Mais voici comment je me suis débrouillé.

Premièrement : encombrement du triangle
J'avais l'arrête basse sur ma pièce. Sur la projection frontale, j'avais l'arrête du bord. Il me manquait donc l'arrête en allant du haut vers le coin arrière.
Je retrouve ma Vraie Grandeur sur mon épure au dixième.
C'est le dessin de droite (à gauche je n'avais pas pris le bon sommet en tenant compte de l'épaisseur du contreplaqué).

A vue de nez, la projection de la coupe va prolonger chaque arrête d'environ de 3 cm.
Je débite donc un premier triangle avec 6 cm de surcôte.

Je le présente sur la pièce et je regarde l'angle de la pièce avec une surface de référence avec une fausse équerre. Cela me donne l'angle de plus grande pente. Chaque côté à un angle différent. Après mesure, je découpe les chants avec la scie à format.

Cette méthode est empirique et fonctionne plutôt bien au vu du résultat. La précision n'est pas extrême mais est suffisante pour l'ouvrage.

Du coup, je décide de reproduire le triangle en nombre suffisant, il m'en faut 4 mais 2 sont l'inverses du premier.

Du coup, dessin, du deuxième triangle à partir du premier. En mettant la face sans chanfrein à plat, je dessine l'inverse de ma figure et fait mon deuxième triangle. Une deuxième fois et j'ai le troisième.

Il suffit de recommencer avec ce dernier triangle pour l'inverser à nouveau et réaliser une copie conforme du premier.

Tout est déligné à la scie sur rail (même les tréteaux, un peu, j'avoue).

Conclusion, la méthode peut être utile car elle est rapide mais pour une réalisation qui nécessitera plus de précision, elle n'est pas satisfaisante. A l'occasion, je poserai une question avec toutes les côtes pour que l'on réfléchisse ensemble au problème. Ça fait longtemps qu'on a pas fait de géométrie tous ensemble.

EDIT : Bonbonveronbi a rédigé un pas à pas qui permet de répondre par le trait à cette problématique.
Il est disponible ici : lairdubois.fr/..._comment_202373

Conclusion générale : un stage enrichissant où j'ai pu confirmer que j'avais ma place dans un atelier. Il me manque clairement de l'expérience et de la pratique mais la base semble saine, comme on dit. YAPLUKA.

Publié Mis à jour

Partager  

La Grange

Evidemment, on ne va parler que menuiserie et donc de la porte.

Ma première porte de grange. j'espère la première d'une longue série. Je ne suis pas encore intime (mais je l'ai vue toute nue 🤫) avec ce genre d'ouvrage et ne l'ai donc pas fabriquée.

Cette semaine, j'ai prêté main forte à un menuisier voisin. en intérim (moi hein, pas le menuisier, ni le voisin). C'est donc mon entrée dans la vie active ! (oui, je sais j'ai déjà fait, mais c'est marrant de recommencer, surtout que l'une de mes premières expériences était en interim aussi).

Donc la porte était déjà fabriquée, enfin presque. Le bâti était déjà assemblé : montant + 3 traverses et 2 écharpes. Les lames, ont été vissées sur le bâti une fois celui ci posé sur crapaudines. Ensuite, on a cloué des couvres joints pour cacher le jeu de fonctionnement laissé entre les lames.

Un moment sympa, enfin non plusieurs. Sur le chantier c'était bien : on voit l'ouvrage se construire petit à petit, prendre forme, puis fie lorsqu'on peut le manipuler. Mais aussi moment sympa en atelier avec des petits usinages : découpe, dégauchissage et rabotage. Du basique mais du basique sur lequel on a toujours à apprendre.

On apprend en effet dès qu'on touche à du nouveau matériel, mais également dès qu'on travaille avec de nouvelles personnes. Et là, ce menuisier voisin (c'est al première fois que j'ai aussi peu de route et ce n'est pas désagréable non plus) me reprend sur toutes les mauvaises habitudes que j'ai pu prendre (déjà !). Une vraie transmission se fait aussi avec un niveau d'exigence élevé.

Désolé de tuer le suspense, mais il y aura une deuxième semaine.

Bon week end à tous.

Publié

Partager  

Mon nouveau bureau

Cette semaine, nouvelle expérience. Pardon, nouvelles expériences, au pluriel.

On commence par le travail en échafaudage. N'ayant pas le vertige, pas de problème particulier.
Mais l'espace de travail étant plus restreint, son accessibilité plus réduite, l'organisation doit être sans faille.

Une pose de volets persiennes : j'ai un peu aidé au montage, toutes les pièces étaient déjà fabriquées avant mon arrivée. Mais j'ai bien pu les observer et bien comprendre le processus de fabrication. Un point intéressant, évidemment.

La pose ensuite, avec des cas particuliers : rien d'extraordinaire mais dans une vieille bâtisse il est possible que tous les volets ne soient pas posés exactement de la même manière, les tableaux peuvent être différents, les quincailleries, les butées, les gonds... Bref, il faut s'adapter à chaque fois.
Et avec des volets en bois massif de 2m30, c'est bien de limiter les manipulations y compris à deux.

Je suis donc toujours aussi content de poursuivre (et terminer) ma première expérience professionnelle avec un... professionnel content de partager (et donc un ouvrier content de recevoir).

Et il faut avouer que le cadre était (très) sympa avec une météo qui nous a été globalement favorable.

Publié

Partager  

Bienvenue au Club ! (passe ton bac d'abord !)

Le Bac Pro en candidat libre !

Et bien non, ce n'est pas possible. Pas tout de suite en tout cas, il faut 3 ans d'ancienneté dans le métier. Quant au Brevet Professionnel, il n'est pas accessible en candidat libre tout simplement.

Bon, ça, c'est réglé.

Encore un petit peu d'interim (coup de gueule sur les concepteurs)

La boite d'interim m'a rappelé pour faire de la pose, dans une grande surface. Un travail de nuit donc.
Il n'y a rien de bien exceptionnel, des milliers de salariés et d'artisans font ça mais c'était tout nouveau pour moi. On a posé des cloisons en agglo sur un caillebotis vertical réalisé à partir de chevrons. Avant ça, il a fallu démonter l'existant. Et ensuite, il y avait des meubles à installer.

Tout s'est bien passé dans le sens où je me suis bien intégré à l'équipe (qui ne fait que ça et qui intervient partout en France pour le compte d'une boite alsacienne) et où j'ai tenu mon rôle (ils ont demandé à ce que ce soit moi qui fasse le 4ème lorsqu'ils reviennent dans le coin).

Mais on a connu quelques galères :

  • les plans qui changent au dernier moment et dont les versions possédées par l'équipe et le magasin ne sont pas les mêmes
  • les côtes mal prises : 6 cm euh pardon, 60 mm, oui quand même (deux fois en plus)
  • des conceptions à l'économie avec de la quincaillerie de ... euh... pacotille. Les concepteurs ne pensent jamais aux poseurs qui galèrent sur les chantiers. Les métreurs et les concepteurs devraient tous faire des stages de pose d'une semaine, tous les ans !

Mais c'était cool, les gars étaient sympas et je suis prêt à recommencer.

J'ai ma carte de Membre Actif !

On dirait un taulard sur la photo mais ça en jette !
C'est con, c'est un détail, mais j'suis fier.

Publié

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

Publications associées


Discussions

trente six seb a publié le pas à pas "Reconversion".
il y a 1 an
Boris Beaulant
( Modifié )

Merci pour ce retour d'expérience qui illustre bien la différence entre le rêve et la réalité et courage à toi pour la suite. Tu n'en as pas manqué jusque là, la ténacité paie toujours :)

trente six seb

Merci aussi à toi. Je suis actif sur l'ADB depuis cette période : je commence ma formation par la théorie et l'observation des autres.

Il faut aussi de la chance mais l'important et de savoir la provoquer.

shuri
( Modifié )

Merci beaucoup pour ce pas à pas! Ça sort de l'ordinaire mais c'est d'autant plus intéressant

trente six seb

merci 😀

Kentaro
( Modifié )

Excellent! Et avec humour... même si ce n'est pas facile...

Une remarque (qui a peut-être déjà été évoquée).. Tu sembles privilégier les pistes "officielles" et disons, "administratives" avec leurs cohérence/incohérences... Pourquoi ne pas tout simplement te débrouiller tout seul ? Si tu as un peu de choux de coté, ou si tu peux trouver un financement chez tes anciens copains, pourquoi ne pas essayer une école privée, du genre Avignon ou autre ? et pourquoi ne pas envisager ensuite de te mettre à ton compte ? On a déjà listé ici toutes les niches où on peut arriver à faire son trou...

En tout cas, courage petit!

trente six seb

Alors justement, je n'envisage pas de me mettre à mon compte. Je connais bien les artisans côté banquier (un peu plus de 20 ans d'expérience sur les pros) et j'en ai vu beaucoup se planter. Du coup, ça fait un peu peur. Et sans vouloir dénigrer le travail de ceux qui sont installés avec un CAP? je ne pense pas qu'en ayant juste un CAP, je puisse dire, "ça y est je connais le métier, je m'installe." Surtout que comme je le disais, nous ne sommes pas dans une région économiquement dynamique.

Avignon, l'école Boulle ou autre m'auraient bien tenté. Mais partir loin de chez moi était compliqué. Et au final, il y a pas mal de solutions à proximité. Les 2 lycées professionnels de La Châtre et de Bourges ont bonne réputation auprès des employeurs.

Par contre, développer une activité en complément et sans faire de concurrence à mon employeur, pourquoi pas.

Pour le financement, il va sûrement falloir que je le finance de toutes façons. Mais ça reste en suspens et fera l'objet d'un article quand ça aura avancé.

Pour résumer, j'impose beaucoup de choses à ma famille, et du coup je me limite quand même dans les options. Tout seul, j'aurai fait différemment et je serai sûrement parti sur les voies que tu cites.

Mais en même temps, plein d'éléments, y compris financiers, font que ça devient possible maintenant et que ça l'était moins avant.

Et enfin le changement de paradigme est arrivé brutalement. Un jour on ouvre les yeux.

Merci de tes encouragements.

Kentaro
( Modifié )

On peut aussi ne pas lier les deux. On doit pouvoir faire Avignon, je pense, et ensuite chercher un travail salarié. Tu auras le temps pour y réfléchir.

Ce que je veux dire, c'est que les parcours administratifs, assistés, l'obtention des aides, etc, c'est la galère, c'est kafkaien, et cela risque de durer très longtemps... Tu vas t'user avec ça. Autant se prendre par la main, et se débrouiller tout seul. Même s'il faut trouver les 10 ou 20 000 € pour financer cela.

trente six seb
( Modifié )

Kentaro Non ce n'est pas lié mais ça se cumule.
Partir 1 an à Avignon est vraiment compliqué pour moi.
Si ce qui est en route se confirme, je serai plutôt bien dans le lycée professionnel avec que des matières professionnelles et 4 ou 5 profs pour me chouchouter. Dont 2 avec qui j'ai déjà plus ou moins sympathisé.
La question du financement est secondaire mais il faut suivre les étapes dans l'ordre (3 pas en avant 2 pas en arrière 😂).
Pour commencer début novembre, ça devrait le faire.
(avant je disais j'ai le temps, maintenant je dis le délai est bon)

JPA33
( Modifié )

Kentaro Pas idiot ! Mais le plus dur.... c'est de ce décider.... 'tête baissée'... même pleine.... la notion du risque à prendre.... mais c'est plus facile quand on est plus jeune.
Courage donc.

trente six seb
( Modifié )

JPA33 Clairement oui, c'est plus facile sans attache. Je galère à trouver des menuisiers fabricants dans ma zone. Et j'ai pas envie de faire que de la pose.
En bougeant, les perspectives sont toutes autres !

Boisbarbu
( Modifié )

Ce pas à pas vaut un cv!
J’espere que tu tomberas bien pour ta “mise en situation professionnelle”!
En attendant de te lire...

trente six seb

Pour la PMSMP, ça se présente très très bien même. La gérante a également fait une reconversion. Sa boite correspond très très bien à ce que je souhaitais faire. CV'est à dire "travailler le bois" que j'oppose à "je pose des fenêtres en plastique toute la journée".

Je ne dénigre pas non plus cette activité, surtout que c'est ce qui permet à nombres d'artisans de vivre ou survivre. Mais ce n'étais pas du tout ma motivation en reconversion.

Je n'en dit pas plus sur l'entreprise Du nouveau dans un prochain article en fonction de ce que l'entreprise mettra comme filtres.

Neiru
( Modifié )

Je confirme que tu n'es pas le seul, avec un peu de retard par rapport à toi, je suis sur le même chemin. J'ai l'envie de changer mais aussi la peur de changer, passer d'une situation salariale confortable à un métier d'artisanat d'art au revenus en dents de scie (occidentale ou japonaise, au choix)
Je suis sur Toulouse et il y a aussi les compagnons dans le coin. La semaine prochaine je suis en congés et je me fixe l'objectif d'aller les voir prendre un max de renseignements, sachant que mon entreprise accepte sans problème les Projets de Transition Professionnel (PTP, ancien CIF).

En tout cas je vais suivre ton parcours avec attention.
Merci pour ce retour d'experience qui sera précieux à plein de personnes

trente six seb

Je te souhaite une grande réussite dans tes projets.
Merci de tes encouragements.

Si ton entreprise accepte de t'aider, de ce que j'ai pu en apprendre, c'est plus simple. Je pensais naïvement qu'on avait plus d'aides en tant que chômeur, ce n'est pas vrai. Mais je ne regrette pas, sinon je n'aurais pas franchi le pas.

Si je peux me permettre un conseil (je ne suis pas beaucoup plus avancé que toi) : la dernière réforme de la formation professionnelle (avril 2019) accentue la concurrence entre les organismes et va les priver d'un certains nombre de ressources. Du coup, ils ont faim si je peux me permettre l'expression.

Il n'y pas en soit des filières plus performantes que d'autres, ça dépend des formateurs et des interlocuteurs. Les Compagnons me semblent être devenus un organisme comme n'importe quel autre. Surtout qu'en reconversion (après 25 ans) le Tour de France n'est pas possible et les "apprentis" ne seront jamais reçus Compagnons. Les Compagnons du Devoir sont dans cette logique, ce qui est parfois dénoncé par l'association. Bref, juste pour dire que ça peut être très bien, je n'ai rien contre les Compagnons.

Mais ça peut être également ailleurs. Le Président de la Cayenne de Châteauroux me disait lui même que le principal était le formateur et que même l'AFPA pouvait être très bien. Ca dépend sur qui on tombe, je suis tombé sur une commerciale qui voulait m'inscrire en maçonnerie car "on fait bien des coffrages en bois".

Bref, tout ça pour dire, n'hésite pas à comparer plusieurs offres de formation.

Pour l'instant j'ai abandonné la piste des Compagnons notamment parce qu'ils ne me permettent pas sur Tours d’accéder au bac pro en 2 ans.

Bonne réussite encore.

JPA33
( Modifié )

trente six seb Je suis entièrement d'accord avec vous..... parce que mon fils ,Aspirant chez les Compagnons, a voulu faire une reconversion pour des raisons personnelles... et cela a été une suite d'embûches et sans résultat concrait (le système, les Compagons n'y sont pour rien).
Enfin courage et se prendre par par la main.

trente six seb
( Modifié )

JPA33 oui je pense qu'il "suffit" de tomber sur la ou les bonnes personnes. La chapelle a peu d'importance. Elle en a eu mais les repères antérieurs ne sont plus forcément valables aujourd'hui. Ces repères sont flous maintenant et il faut effectivement se forger sa propre opinion et n'attendre rien des autres de désintéressé et de concret.

DocEmmettBrown
( Modifié )

Salut les copeaux !

je crois bien que beaucoup de monde se pose les mêmes questions....

j'ai fais moi aussi une reconversion chez les compagnons. Moi, c'était par le biais du Fongécif.

Je suis sur Toulouse et si tu veux faire une reconversion en menuiserie, je te conseille vraiment la FCMB à Plaisance-du-Touch (c'est la fédé).
En fait, je te conseille surtout le prof qui est tout simplement magique !

trente six seb
( Modifié )

Merci de ton commentaire qui pourra aiguiller Neiru dans ses recherches.
Ça confirme ce qu'on m'a dit, l'important c'est le ou les profs.
Ton pseudo résonne étonnement pour quelqu'un qui retourne 30 ans en arrière sur les bancs du lycée... 😉

DocEmmettBrown

eh... comme quoi, on se refait pas 😉

la mienne de reconversion est s'est finie en mai dernier.
Je suis en train de voir pour me mettre en micro entreprise en plus de mon ancien boulot (au début) que j'ai été forcé de reprendre pour des raisons uniquement financières (maison a payer et enfants à nourrir donc, faut faire les choses intelligemment).

en tout cas, à tous ceux qui hésitent ... franchissez le pas de la reconversion !! au final ça ne vous engage pas vraiment et c'est surtout une cure de bien être intérieur, d'apprentissage personnel et un grand bol d'air !!

presque aussi bon qu'un retour en 1955 en DeLorean !! 😂😂

Neiru
( Modifié )

Merci trente six seb de la notif. Je lis ton post avec intérêt et ça fait plaisir de voir qu'on n'est vraiment pas seuls.
docemettbrown je te recontacte en privé très rapidement car j'ai pour objectif les compagnons de Plaisance et j'ai plein de question à ce propos.

DocEmmettBrown

si je peux aider, ça sera avec grand plaisir !!!
n'hésites pas mais ne te formalise pas si je ne réponds pas dans la seconde, je suis un peu à l'ancienne et regarde mes mails euh.... un peu quand j'y pense en fait 😆

Mais pose moi tes questions sans souci.

trente six seb

👍

DocEmmettBrown
( Modifié )

ça sert aussi à ça une plateforme COLLABORATIVE !
(Merci Boris Beaulant d'avoir créé ce site !)

Oak

Jamais vu autant d'élèves adultes en reconversion qu'en menuiserie 🙈

Zorro
( Modifié )

Merci pour le partage et bravo à toi pour ta ténacité. Tu décris le rêve de plusieurs d'entre nous je pense et ton récit a le mérite de décrire la réalité des choses. J'ai hâte de connaitre la suite de l'histoire, en espérant qu'elle soit remplie de positif et de satisfaction.

trente six seb
( Modifié )

Moi aussi j'ai hâte. Comme le disais Kentaro, il y a beaucoup d'incohérences et d’interlocuteurs. Tout prend du temps et on a vite l'impression de reculer.

Je n'en ai pas parlé mais aussi rencontré des gens sympas et compétents, qui remontent le moral. 4 ou 5 menuisiers, mon Conseiller Pôle Emploi (comme quoi on peut bien tomber), le Chef des Travaux du lycée de Bourges... Il y a aussi de belles rencontres.

Mais il faut être armé, il y a peu d'aides logistiques.

VitamineD

Moi j'avoue que ça me décourage presque… rien que de démarcher ces gens à froid, j'aurais l'impression d'arriver comme un cheveu sur la soupe 😔

trente six seb
( Modifié )

C'est un risque mais il faut essayer de savoir quelle méthode utiliser (courrier, téléphone , visite directe -qui reste le mieux à mon avis-), quand l'utiliser (jour, horaire : à quel moment on dérange le moins et la disponibilité de l'interlocuteur sera au maximum) et développer un discours et une argumentation spécifique à chaque interlocuteur.
Il faut savoir que c'est un métier en tension et certains sont contents qu'on les appelle. On est là pour leur proposer un service.
C'est décourageant mais il y a beaucoup de refus et il faut persévérer. Il suffit d'un seul bon contact. ;-)
Il faut également prévoir les relances, rien n'avance si on ne relance pas (tous les contacts dans tous domaines).

sylvainlefrancomtois
( Modifié )

je te dit m..............😉

trente six seb

merci professeur ! 😊

Jean Galmot
( Modifié )

Merci pour ce bel article, bonne continuation 👍

trente six seb

avec plaisir , merci d'avoir lu et de tes encouragements

Woody8
( Modifié )

Bon courage à toi, tu as eu le courage de tout arrêter pour partir dans quelque chose d'autre, c'est tout à ton honneur et je pense que tu as réussi à faire le plus compliqué ! Reste maintenant à s'accrocher et je ne doute pas sur le fait que tu puisses réussir et prendre du plaisir à faire quelque chose de passionnant :)

trente six seb

Merci de tes encouragements. Effectivement c'est tout l'enjeu. Mais là encore ce sera une question de rencontres. Et si je ne trouve pas d'entreprise satisfaisante sur le plan du travail et sur le plan humain, je m'installerai.

racmterrof
( Modifié )

Nous en avions discuté par ailleurs, inutile de revenir sur mon opinion concernant tous ce gens qui te promettent la lune.
Tu as envie de faire autre chose. Très bien. Evidemment tu t'es pose la question que m'arrive t-il? Mon metier me dégoûte (c'est toi qui l'a dit de cette facon) Est-ce la crise de la quarataine....
Menuisier parfait. Autant je comprends l'utilité d'un CAP pour un adolescent qui souhaite concrétiser sa vocation autant pour un adulte je n'y vois que peu d'intérêt.
Une histoire:
(C'est vrai c'était les trente glorieuses)
La quarantaine , pas bien dans sa peau. Plus de travail,envie de changer, de repartir.... Mon Épouse intervient
-Madame x qui fait partie du même club que moi souhaite des étagères supplémentaires...
Trois jours après Madame x explique à grands renforts de détails a qui veut l'entendre qu'un Monsieur est venu chez Elle lui ajouter des étagères dans ses rangements .
Peu de temps après le voilà en train d'aménager un dressing avec des éléments tout fait.il monte sa première cuisine dans l'année. Plus tard une flotille de camionnettes a sa marque sillonnent les environs.
SonEpouse et Lui sont venus nous remercier quand Il a vendu son affaire à près avoir cessé son activité.
-Depuis ma première étagère jusqu'à aujourd'hui soixante heures par semaine à été mon minimum.Les prises de risques journalières, les emmerdes passons. Mais quelle Aventure. Encore Merci.
La vie et l'aventure étaient plus facile qu'aujourd'hui. Pourtant quand je regarde les vidéos de Olivier Verdier la démarche force l'admiration.
Tout ça pour dire "fonce" ne perd pas de temps Prends les boulots que les autres ne veulent plus faire, ils t'ouvriront des des portes que tu ne soupçonnes pas aujourd'hui.

sylvainlefrancomtois

+1😉

Oak
( Modifié )

Kentaro racmterrof

Cette formation c'est la légitimité, c'est le rituel de passage.

Cette formation c'est se rassurer sur le fait que nous ne soyons pas inadapté, ou plus bête qu'un autre.

Cette formation c'est le symbole et le cadre, c'est la racine et la branche.

Bref, je ne me sentais pas pour le candidat libre, ou pour l'ouverture en Fabricant de meuble.

Je ne sais pas ce qu'il en est pour trente six seb

trente six seb

Tout simplement quand je cherchais un maître d'apprentissage pour un contrat de professionnalisation la porte se fermait très vite. Il y a des postes à pourvoir mais ils cherchent des diplômés. D'où le diplôme. Tout simplement.

Kentaro
( Modifié )

J'aurais tendance à dire la même chose que racmterrrof ...

  • Ne pas attendre que des gens dans des bureaux bien chauffés te disent que t'as droit à ceci ou à cela, pis que non, t'as pas droit parce que ceci ou cela...
  • Ne pas attendre les soi-disant "aides" qui tombent du ciel...
  • Se prendre en main et y aller.

J'ai quitté "le monde" juste après la crise de 2008. Ce n'était pas le meilleur moment pour se lancer... Je n'ai demandé ni cherché aucune formation. J'avais certes la chance d'avoir un atelier et des machines disponibles, et d'avoir passé mon enfance à regarder mon père travailler, mais c'est tout. Je n'ai quémandé aucune aide, subvention ou autre. Je n'ai pas cherché à savoir si "j'avais droit". Je me suis débrouillé tout seul.

Cela n'a pas été simple, je n'ai pas fait fortune, il a fallu résister, il ne fallait pas avoir de grands besoins, je n'ai pas pris de vacances depuis 10 ans, mais j'ai nourri 3 personnes et payé les (longues) études de ma fille.

A voir ton parcours, tu as l"air de savoir te débrouiller dans la vie. Tu as été patron d'agence. Tu as géré des gens, des budgets, une organisation. Tu as été commercial, donc, tu sais "manipuler" les gens (dans le bon sens). Tu as tous les éléments.

sylvainlefrancomtois

+1😉

Alban
( Modifié )

Je n'ai demandé ni cherché aucune formation. J'avais certes la chance d'avoir un atelier et des machines disponibles, et d'avoir passé mon enfance à regarder mon père travailler, mais c'est tout. Je n'ai quémandé aucune aide, subvention ou autre. Je n'ai pas cherché à savoir si "j'avais droit". Je me suis débrouillé tout seul.

Je ne sais pas si tu te rends compte à quel point c'est déjà beaucoup. Je trouve ton « mais c'est tout » déplacé de ce point de vue. Attention, je ne dis pas que tu as eu toutes les cartes en mains dès le début et que c'est « normal » d'en être arrivé où tu es. Tu as du mérite (de mon point de vue tout à fait limité et biaisé). Mais tout le monde n'a clairement pas le bagage pour se débrouiller tout seul. Les formations et « le système » si kafkaïen qu'il soit (et il a ses raisons) est là pour essayer de combler ces différences.

De mon point de vue, trente six seb s'est déjà « pris en main, » peu importe la voie à choisir pour se reconvertir. Le faire alors qu'on a des responsabilités (familiales ou autre) c'est déjà beaucoup de courage. Bon courage à toi trente six seb !

trente six seb
( Modifié )

Merci pour tes encouragements Alban
Tu sais les parcours sont différents. Vouloir s'installer à son compte est plus facile à faire que trouver du travail comme salarié sans être diplômé. Par contre,une fois installé c'est plus compliqué d'être à son compte que salarié.

trente six seb
( Modifié )

Kentaro et racmterrrof

Je vous assure ce n'est pas de la fausse modestie, j'ai vraiment besoin d'une formation. Par exemple aujourd'hui j'ai sorti 2 planches à peu pré corroyées (le à peu près est important, c'est pas parfait). Certes je n'y ai pas passé la journée mais une bonne partie. Je ne suis pas près demanger à ma faim à ce train là. Autre exemple, je n'ai encore jamais changé les fers de ma dégau. Et il faut que je la règle. Il y a plein de trucs à reprendre.

Pour mon parcours tout est calé (ou presque).
le devis : ok c'est à dire le planning et le programme
le financement : après la mise en situation
la mise en situation : semaine prochaine
si refus de financement, j'autofinance
début de formation le 04/11

L'entreprise chez qui je vais faire la mise en situation cherche à recruter et forme beaucoup.
Du coup, un contrat de professionnalisation l'an prochain est envisageable.

Je me focalise peut être trop dessus mais je suis dans l'Indre, l'un des départements les plus pauvres de France, la moitié des salariés est payé au smic, 250 000 habitants (moitié moins que la Saône et Loire et 6.5 fois moins que les Yvelines. Le seul avantage ici c'est que j'y ai rencontré ma femme. Il y a 2 menuisiers dans ma ville, l'un des 2 ne travailel plus le bois et l'autre est à la limite de faire du chômage technique...

Je serai dans une zone dynamique ou touristique, je ferai autrement. Mais la formation me parait indispensable.

Ensuite, comme c'est une nouvelle vie et que je vais découvrir au fur et à mesure je n'exclus rien non plus.

Mais j’écoute vos conseils et les retiens et apprécie vos encouragements. Là, tout semble calé comme je le souhaitais donc je persiste comme ça. Si un grain de sable vient, on avisera.

racmterrof

Pour ma part il ne s'agit pas d'un conseil ,mais d'un avis.

trente six seb

Oui mais je suis aussi attentif aux avis qu'aux conseils . Surtout lorsqu'ils proviennent de personnes éclairées.

Tchoutch22
( Modifié )

Merci pour ce partage, tu me rappelles de nombreuses situations que j'ai pu connaître... mais de l'autre côté, en tant que directeur de centre de formation. Déjà à cet époque c'était la jungle, ça doit en effet être encore pire aujourd'hui. Heureusement, j'étais dans le public, donc on se tracassait avant tout de trouver une solution pour chaque demande. Courage à toi, ne lâche rien et ça passera !

trente six seb

Merci :D
Le public a maintenant une obligation de résultat et est aussi à la recherche de finances. On n' pas encore tous les tenants et aboutissants de la réforme de la formation professionnelle mais je ne suis pas sûr que ça aille dans le bon sens.

Après il y a des gens de bonne volonté partout, il faut tomber dessus. Ou insister pour qu'ils soient débarrassés de mon dossier après l'avoir traité ^^

Tchoutch22

oh,déjà à l'époque il fallait faire du chiffre, j'étais le seul membre du personnel dont le salaire ne coûtait rien à la structure ! Comme tu le dis, il faut avoir la chance de tomber sur des personnes de bonne volonté, et il y en a plus qu'on ne croit !

trente six seb

Oui et il faut encourager les bonnes volontés. Des fois c'est juste le "client" qui a un juste retour des choses.

dependancesbois
( Modifié )

Pas a pas très intéressant a suivre.
Toutes les reconversions sont différentes car toutes les situations le sont. C'est une grande aventure dans laquelle tu te lances et le plus dur est déjà fait (se lancer). Je te souhaite d'arriver a ce moment ou les choses se mettent en place en s'enchaînant et de voir ou cela te mène. Une grande inconnue qui peut être géniale.
Le seul conseil que je peut te donner c'est que même s'il ne faut pas écarter les risques ils faut garder à l'esprit en permanence les chances de réussite. Mais tu as l'air tellement motivé que je ne doute pas...

trente six seb

Merci beaucoup pour ton commentaire :D
Les risques sont faibles même si je ne souhaite pas retourner dans la banque. J'ai toujours cette possibilité, c'est rassurant.
Je me dis que si ça ne marche pas au moins j'aurai appris plein de choses. Et donc du coup ça marchera forcément d'une manière ou d'une autre.

Talbot Cyril
( Modifié )

Bonjour trente six Seb
Ce que tu as decris dans ton pas à pas, je l ai vecu comme toi.
J habite le cher, nous ne sommes pas plus riche côté emploi.
Ne lache rien et tu arrivera a travaillé le bois.
C est vrai que l on se pose pas mal de question côté rendement quand on débute, la passion te permettra de gagner sur le retard.
Je te souhaite bonne chance pour ta reconversion.
Bonne journée
Cyril

trente six seb

Ça dépend où dans le Cher, vers Sancerre c'est un poil plus dynamique ;)
Vierzon par contre... :(
Mais oui le Cher et l'Indre sont très proches.
Surtout pour moi aui suit à côté d'Issoudun ^^
Merci pour tes encouragements.
Ton nom me dit quelque chose par contre mais je confond peut être.
Bonne journée aussi.

Talbot Cyril

Re le monde est petit, il se peut que nous nous sommes deja croisé

trente six seb

👍

durale
( Modifié )

Ton témoignage est tres intéressant je prends des notes au cas ou je veuille aussi me lancer un jour. merci et courage ! tu vas y arriver bonne chance

trente six seb

Merci beaucoup :)
Je te souhaite de réaliser tes projets, reconversion ou pas.

kaj
( Modifié )

Les reconversions m'ont toujours interrogé, faire un gros sacrifice de revenu, abandonner une situation stable, il faut être courageux. Moi qui ai toujours voulu être menuisier et qui le suis toujours, de nombreuses entreprises, des licenciements économiques, des départs volontaires aussi, je suis en retraite depuis 2015, les payes n'étaient pas des meilleures, mais j'ai toujours tenu car c'est bête j'aime mon métier (heureusement).

Bonne chance à toi!

trente six seb

Merci de ton encouragement.
Mais le secret est là, il faut aimer ce que l'on fait. J'avoue que dans la banque je me suis senti utile assez longtemps. Mais quand ça s'arrête, c'est bien de pouvoir changer. Mais il faut s'en rendre compte, ce n'est pas si facile, le changement est subtil.

MOWD
( Modifié )

Je te souhaite d'y arriver enfin. On demande tellement d'argent aux entreprises pour la formation pro que les administrations et organismes divers se sucrent largement au passage et rendent encore plus complexe ce qui pourrait être simple...
On croise les doigts pour toi!

Tchoutch22

pas tant que ça pour l'administration... Par contre, les organismes collecteurs des taxes de formation et d'apprentissage (qui sont quasi tous privés), là oui, ils s'en mettent plein les fouilles ! C'est bien pour ça que c'est la jungle...

trente six seb
( Modifié )

de ce que j'ai cru comprendre l'administration va devoir s'y mettre aussi. Mais c'est comme partout, soit le fric rentre, soit ça ferme et c'est privatisé.

En tout cas merci encore de tes encouragements MOWD.
Je ne m'attendais pas avoir autant de retours.
Ça réchauffe le cœur.

MOWD
( Modifié )

Tchoutch22 pour moi c'est pareil. Quand tu rajoutes des intermédiaires de partout, tu rajoutes des coûts inutiles.
trente six seb j'ai aussi quitté un boulot mieux payé pour faire des choses qui me correspondent plus, je sais ce que ça représente; et encore je n'ai pas été aussi radical que toi en terme de changement.

trente six seb

Sans parler de la baisse de la qualité des formations : les chasseurs de primes (subventions) s'en foutent parfois (souvent) et les formations sont faites à l'arrache par des pseudo formateurs, salariés de la structure en question afin de limiter les coûts.
Et vu qu'on s'adresse à des demandeurs d'emploi, ce n'est pas bien grave si la formation est défaillante, surtout que c'est un public captif vu qu'on peut leur supprimer les indemnités s'ils ne se présentent pas à la formation. La boucle est bouclée.

Quentinxaille
( Modifié )

Je suis dans la même situation que toi. Mais un peu plus loin. C'est à dire que je démarre la semaine prochaine ma formation en ébénisterie financée par la région Occitanie. Le centre de formation c'est IMARA à Revel. L intérêt de cette "école" c'est que les stagiaires sont formé chez un artisant en activité pendant 1 an. Un tronc commun nous apprendra les disciplines transverses comme le dessin, le dessin technique, l histoire de l art, la communication....
Sachant que Imara forme des ébénistes, ferronnier d art, potiers, tapissier, etc....
Si certains sont intéressés je pourrai vous donner des nouvelles voire un pas à pas de mon année jusqu'au CAP.

En tout cas bon courage pour la suite !c'est une aventure qui fait peur mais dans le bon sens du terme !! 🤣

trente six seb

Merci beaucoup.
Etant originaire (plus ou moins) de Castres, je connais un peu Revel. Et son musée.
Si j'étais encore sur Castres, on serait peut être en classe ensemble. ;-)

Bonne réussite à toi et prend beaucoup de plaisir.

Pour les nouvelles ou le pas à pas, je suis preneur, c'est intéressant de vivre l'aventure au jour le jour.

Mon immersion commence demain, j'ai hâte.

Quentinxaille

J'espère pour toi que ton plan se déroulera sans accrocs... 😉 Combien de temps ton pmsmp ? Si tu as l occaz aissaie d en faire un autre dans un autre domaine.. Par exemple en lutherie ou charpente.. C'est apprécié par les responsables de formation.. 😉

trente six seb

6 jours, c'est pôle emploi qui a imposé le principe de la pmsmp en préalable à la présentation du dossier de financement. En 2 jours j'ai appris plein de trucs déjà. Je pratique très très peu par contre : j'ai posé des joints et fait un peu de collage.

Quentinxaille

Oui.. Plutot que stage en immersion ce serai plutôt stage d observation.. Pour ma part c'est imara qui le conseillais vivement. J ai donc choisis de faire 3 semaine à l atelier du bois à Carcassonne. Si tu ne commence qu'en novembre peut être peux tu en faire un autre... C'est toujours ça de pris. Même si on fait pas grand chose ça permet de lier des connaissances, commencer à se créer un réseau. Ça aidera toujours quand on se lancera...

trente six seb

Ah oui, je suis bien d'accord. J'attends de voir la semaine prochaine, j'ai une petite idée, à voir si c'est faisable. Mais il me faudra l'aval de Pôle Emploi, donc d'abord le financement et après on verra.

skp
( Modifié )

Effectivement, et on en a discuté ici le contrat de professionnalisation n'est pas très intéressant pour les recruteurs : A ce moment là je suis en concurrence avec les jeunes qui cherchent un apprentissage.

Bonjour 36seb,

J'ai 39 ans et depuis cet été, je suis jeune diplomé du CAP menuisier-fabricant, passé en 1 an en CFA.

Tant mieux pour toi me dira tu.

Oui mais ce qui est intéressant pour toi, c'est que j'ai pu passer ce diplôme en bénéficiant d'un contrat d'apprentissage, qui bien plus avantageux que le contrat de professionnalisation pour l'employeur, et qui donc t'ouvre énormément plus de portes.

Comme 14 autres métiers en France (pâtissier par exemple) le diplôme de menuisier est obligatoire pour pouvoir s'installer à son compte. Toute personne ayant pour projet se former à un de ces 14 métiers avant de lancer son activité, peut bénéficier d'une dérogation auprès de la chambres des métiers pour prétendre à un contrat d'apprentissage.

Concrètement, il suffit de:

  • Trouver un employeur qui recherche à un apprenti (ou qui souhaite avant tout bénéficier des allégements d’impôts que cela induit !). En général, le profil d'un "vieux" en reconversion les tente car tu sais pourquoi tu es là, et tu ne pars souvent pas de 0.

  • Négocier le salaire. tu n'as pas 16 ans et vu les avantages fiscaux du contrat d'apprentissage, un employeur peut facilement te payer l’équivalent d'un Smic net, ce qui lui coutera largement moins qu'un contrat de professionnalisation. C'est ce que j'ai pu faire. Si en plus tu es demandeur d'emploi indemnisé, et que tu te déclares encore à la recherche d'un emploi pendant la durée de ton contrat d'apprentissage, tu pourra être complété par PE.

  • Ensuite ton employeur établi la demande de contrat d'apprentissage pour la chambre des métiers. Il te suffit juste de fournir une attestation sur l'honneur que ton projet d'apprentissage a pour finalité une installation à ton compte. Aussi simple que cela. L'interlocutrice que j'avais eu à la chambre des métiers m'avait même précisé spontanément que cette déclaration sur l'honneur n’engageait en rien pour la suite, qu'une vie et une envie pouvait changer...

  • Et voila, c'est tout !

Pour ma part j'ai fait cela au sein d'un CFA, et après quelques déboires avec un employeur qui s'est défaussé courant septembre, j'ai pu en trouver un autre et j'ai finalement intégré le CFA début novembre pour un diplôme en juin. Par contre étant en contrat d'apprentissage, je ne bénéficiais pas d'une formation pour adulte. Donc je faisais un peu tache au milieu des p'tits jeunes, mais j'ai rencontré des gamins sympas et je me suis facilement liés avec les formateurs qui sont contents de la dynamique qu'apporte un adulte motivé au sein d'un groupe qui l'est un peu moins. Je suis rentré directement en deuxième année, mais vu le niveau théorique demandé aujourd'hui en CAP, pas de souci pour attraper le train en marche.

En espérant que cela élargisse ton champ de recherche, je te souhaite plein de belles choses dans ce beau projet de reconversion.

N’hésites pas si je n'ai pas été clair ou si j'ai oublié des détails

Guillaume

trente six seb
( Modifié )

Merci beaucoup skp
J'étais déjà au courant de cela. Mais je ne connaissais pas spécialement les avantages fiscaux liés au contrat d'apprentissage. Pour moi c'était un salaire systématiquement inférieur au smic.
Par contre, je n'ai pas de projet d'installation à mon compte et je ne voulais pas mentir. C'est le principal critère qui m'a fait choisir une autre voie. A priori, maintenant mon dossier est calé, je n'attends plus que les confirmations (qui seront longues). Donc je devrai pouvoir me passer de ton exemple. Mais ça reste un joker pour moi. Et puis ça donne des précisions à d'autres qui liront ce fil. Merci donc de toutes ces précisions.

Par ailleurs, dans l'entreprise où je fais mon stage d’immersion, j'ai eu la confirmation que le contrat de professionnalisation n'intéressait pas l'employeur : une embauche était en discussion et bien avancée en contrat de professionnalisation mais la direction a fait machine arrière après avoir fait les calculs.

Effectivement, "tant mieux pour toi" : félicitations et bonne réussite pour la suite.

Séb

trente six seb a publié l'article "PMSMP : une première expérience professionnelle".
il y a 1 an
Kentaro
( Modifié )

Bravo!

sinon... au sujet du dessin publié....

  • Bloquer le bout de bois d'un seul coté avec un serre-joint, c'est le meilleur moyen pour qu'il pivote sous la pression de la scie, et que la lame bloque et fasse une embardée...

  • Perso, je tiens la scie des deux mains, c'est plus sûr en cas de quick off... et jamais de main posée à coté de la scie pour tenir le bout de bois...

trente six seb
( Modifié )

oui, on est bien d'accord, sur le dessin elle est mal barrée pour conserver ses 2 mains et les doigts qui vont avec.

De plus, il faut éviter les gants et mettre des EPI.

Boris Beaulant
( Modifié )

Haha, Kentaro, et en même temps il y a une autre partie qui est surréaliste dans le dessin. C'est que l'évacuation des copeaux au niveau du tuyau du carter n'est pas compatible avec le sens de rotation de la lame (et les copeaux qui en sentent) ... alors bon, c'est un dessin qui est là pour exprimer une idée, peut-être pas la réalité :)