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Mon projet de reconversion

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

Mon projet de reconversion
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Après plus de vingt-huit ans (je l'écris en toutes lettres, c'est plus impressionnant !) vingt-neuf ans (le temps passe !) trente ans dans une grosse industrie, je prépare ma reconversion dans les métiers du bâtiment, pour faire de la rénovation intérieure. Tous métiers, ou presque.

Parmi eux, la menuiserie, et comme trente six seb et mokozore je vais faire un petit pas-à-pas pour raconter cette aventure, les bonnes et mauvaises expériences, tout ce qui pourra aider les suivants à se lancer dans ce genre de projets.

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L'idée du projet

Pour faire de la rénovation intérieure son métier, il y a deux écoles : artisan ou marchand de biens.

L'artisanat étant réglementé, il faut un diplôme de niveau V minimum (CAP) pour pouvoir y prétendre. Et quand j'ai compris que pour la rénovation "multimétiers", il fallait 1 CAP par métier (électricien, plombier, carreleur, peintre, plaquiste, menuisier, solier...), je me suis dit que ça allait être compliqué de passer 7 CAP, voire plus !

L'autre manière, c'est l'achat / rénovation / revente (= "marchand de biens"), et ce n'est pas réglementé, tout le monde peut s'improviser marchand de biens. Par contre, la garantie décennale s'applique et mieux vaut être assuré. Je me mets à la place d'un assureur qui voit débarquer un bricoleur... Et je me mets à la place d'un assureur qui voit débarquer un artisan... Donc même sous cette forme, il faut avoir les diplômes.

Du coup, comment avoir tous ces diplômes ?

  • CAP en apprentissage : 2 ans, x7 spécialités = ok on abandonne !
  • CAP au GRETA : environ 1 an avec stages obligatoires, x7 spécialités = pas mieux...
  • TP à l'AFPA : environ 6 à 8 mois, formation payante et stages obligatoires, x7 spécialités = caramba, encore raté !
  • VAE (Validation des Aquis de l'Expérience) : un an de boulot à monter un dossier, le présenter etc. Mais c'est exclu, puisque je n'ai pas d'expérience professionnelle dans les domaines que je vise. Le monde est dur, non ?
  • Faux et usage de faux : l'idée me plaît, mais je n'ai pas d'imprimante couleur...
  • Racket, prise d'otage : efficace, mais avec le plan Vigipirate c'est de plus en plus difficile...

Mais en cherchant un peu, j'ai fini par trouver, je crois...

...La Voie !

a) Passer de 7 à 4 spécialités, les plus importantes / pertinentes. Si une peinture est mal faite, cela se voit et personne n'en mourra. Par contre, l'électricité peut tuer et brûler, la plomberie peut provoquer des dégâts des eaux fort coûteux. Je veux aussi passer un CAP menuisier pour être qualifié à la pose de portes et fenêtres, et de carreleur parce que ça je n'y connais rien, il faut vraiment que je me forme.

b) Sur les 3 premières spécialités : passer les CAP en candidat libre. L'avantage, c'est que cela prend peu de temps (quelques jours pour les examens), il n'y a pas de stage à faire, tout le monde est admis (à passer l'examen), et tout le monde est sur le même pied d'égalité. Si je le réussis, c'est que j'ai le niveau minimal requis, aucun scrupule à obtenir le diplôme par ce moyen, je ne l'aurai pas volé !

Reste à avoir ou acquérir les connaissances et compétences nécessaires pour obtenir le diplôme, et là...

La stratégie

1) Je commence par Menuisier Installateur parce que je peux y aller quasiment les mains dans les poches (bon, je dirai plus tard mes déconvenues suite au test à blanc de l'épreuve 2019 !). Mais cela fait des décennies que je fais de la menuiserie à titre de loisirs, alors l'épreuve qui consiste à faire un box autour tuyau à cacher ou un coffret dans un placard de WC... on va dire que je vais y arriver !

De plus, cela me permet à bon compte de mettre un pied dans le système, de découvrir le processus, de rencontrer des profs, bref, d'aborder plus sereinement l'année prochaine où je m'inscrirai en ...

2) CAP Électricien. Là encore la pratique ne me fait pas peur (j'ai plusieurs expériences en la matière), mais je ne pourrai pas y aller les mains dans les poches, car les normes sont importantes et complexes. Par contre, un an pour apprendre, je sais faire. Cela ne devrait donc pas poser de problème.

3) Année suivante, le CAP d'Installateur Sanitaire. De plous en plous difficile ! Car actuellement je n'ai que peu d'expérience, et franchement pas le niveau côté pratique. Je compte donc me faire un chantier école dans ma grange, et souder du tuyau tous les week-ends. Au bout d'un moment ça devrait rentrer, non ? Si en plus je trouve un site du genre "L'air du Cuivre", ça pourrait aider !

4) Enfin l'année d'après, quand je quitterai mon entreprise, faire une "vraie" formation de carreleur (probablement avec l'AFPA), parce que là je n'y connais rien et je ne maîtrise pas le geste.

Dans ce pas-à-pas, je vais me limiter au premier CAP, le plus facile en principe, et j'ai pourtant déjà de bonnes déconvenues à raconter !

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L'inscription en CAP Menuisier Installateur

Première étape, s'inscrire. Si on a un PC relié à internet et qu'on sait lire, normalement on y arrive. Il y a une pré-inscription à faire aux dates spécifiées sur le site de l'Académie (genre, du lundi 7 octobre à 14h au vendredi 15 novembre 2019 à minuit), et un beau jour on reçoit une confirmation d'inscription avec un numéro et la liste des pièce du dossier à renvoyer (genre, avant le lundi 25 novembre).

Bon, je fais un peu le malin avec les dates et les heures pour montrer qu'on a affaire avec l'administration centrale, mais ce détail a son importance...

Ensuite on regarde les pièces à fournir, assez classiques :

  • la confirmation d'inscription datée et signée,
  • la copie d'une pièce d'identité,
    ...bla bla bla (plein de trucs qui ne me concernent pas)
  • la copie du diplôme ouvrant droit à la dispense (genre le bac qui nous dispense des épreuves de français, math, histoire...)
    ...bla bla bla (attestation de formation à l’utilisation des équipements de travail mis à disposition pour des travaux temporaires en hauteur)
    (pour les candidats à l'un des CAP/BEP cité dans le tableau page suivante)
    ...bla bla bla, on tourne la page...
    ...et là il y a un tableau...
    ...gna gna gna...
    "CAP menuisier installateur"
    ...oups, t'as dit quoi, là ?
    (vite, retour à la page précédente...)

Et là, on a beau lire et relire, relire encore et relire encore plus fort, rien n'y change, il y a bien écrit que pour s'inscrire en CAP menuisier installateur, il faut une attestation de formation à l'utilisation des échafaudages.

Coup dur !

Et là, on est 1 mois 1/2 avant et il va falloir trouver cette attestation.

Racket, prise d'otage, faux et usage de faux ? Notre candidat va-t-il s'en sortir ?

(à suivre)

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Une course contre la montre...

Prévioussely

Notre petit candidat a voulu s'inscrire en CAP, et quand il a reçu le dossier à remplir, il s'est rendu compte qu'on lui demandait une attestation de formation à l'usage des échafaudages
Il trouve cela très injuste parce qu'on ne l'avait pas prévenu avant, et qu'il n'a que 6 semaines pour envoyer son dossier. Mais c'est comme ça, il va devoir s'y faire !

Va-t-il y arriver ?

Donc là, très vite, on échafaude, on échafaude...

Plan A : demander au service formation de notre entreprise de nous faire une attestation, vu qu'on est habilité à monter sur des échafaudages, vu qu'on y est formé et recyclé tous les 3 ans. Ça a l'air simple comme ça, mais c'est loin d'être acquis, croyez-moi !

Plan B : faire une formation avec un organisme habilité, donc trouver un organisme dans la région qui fait une session rapidement et qui a des places libres, prendre des congés, payer l'organisme...

Plan C : voir s'il y a moyen d'y échapper.

Et bien sûr, lancer les 3 plans en parallèle pour assurer le coup.

Plan A, quand on est dans une grosse entreprise, c'est un peu comme dans une grosse administration... Et demander quelque chose hors des sentiers battus, avec des interlocuteurs qui vont se renvoyer la balle à savoir qui est responsable, qui est qualifié, qui peut décider, etc. ne va pas être facile. Le service de formation de l'entreprise est-il habilité à donner des attestations valables ailleurs ? Ce qui pourrait être simple devient très vite compliqué.

Plan B, je trouve 2 ou 3 organismes, mais qui font des formations "clé en main", du genre 1/2 journée pour savoir utiliser un échaf, et 1 journée pour savoir le monter et le contrôler. Seule la première 1/2 journée m'intéresse, mais il ne font pas "à la carte". Et vu le prix de la demi-journée, j'ai un peu de mal à déglutir...

Mais je finis par trouver un organisme où le patron me dit "c'est vous qui payez ou votre entreprise ?". Je réponds que c'est moi. "Bon ben je vais vous faire un prix d'ami alors" et il me divise la note par 3. Des fois, on rencontre des types bien !

Plan C, à votre avis j'ai passé combien de soirées devant mon écran à chercher toute la littérature sur les référentiels éducation nationale, les décrets sur le passage des examens, dispositions du Code du travail, circulaires ministérielles, recommandation R.408 de l'INRS et de l'Assurance Maladie, version 5 de février 2019, pas encore prise en compte à l'Éducation Nationale, qui en est encore à la version 4 (6 mois seulement après), etc ?

Bien sûr, je n'y coupe pas, mais fort de ces nouvelles connaissances juridiques, je sais exactement quoi demander et ce qu'il doit y avoir d'écrit sur l'attestation, ce qui va m'aider pour le plan A.

Les choses semblent se débloquer dans mon entreprise, mais le formateur qui va signer l'attestation veut d'abord m'évaluer (écrit et pratique), comme il est sympa, il le fait en loucedé (hors temps de travail, tout comme moi), et une fois l'attestation en main je décline le devis du plan B en remerciant le type pour sa compréhension.

J'envoie le dossier 3 semaines avant l'échéance, mais on le voit : les semaines passent très vite et au moindre aléa, j'étais bon pour rater l'inscription et perdre 1 an.

Tout cela parce qu'il n'y a que dans le dossier d'inscription qu'on apprend cette histoire d'attestation...

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Les révisions

Et puis, et puis, un beau jour, nos amis Chinois ont le bon goût d'inventer un corona virus redoutable qui nous cloue à la maison. Et comme tout le monde, au début c'est les vacances, ensuite c'est la crise, ensuite on s'organise, ensuite on trouve le rythme, ensuite on s'ennuie un peu... et un jour on se dit que c'est une belle journée pour faire l'épreuve théorique du CAP à blanc.

On s'installe, confiant, sur la table de salle à manger, et on y va gaiement. Lire un plan d'architecture, rien de bien compliqué, et lire un plan type "dessin technique", on sait faire.

Et là on tombe de haut !

Première question : "Quel est le sens d'ouverture de la porte intérieure reliant le salon et le dégagement ?" Facile : "elle s'ouvre vers le dégagement".

...heu... ça sent le piège à plein nez, ça... il n'y aurait pas un vocable spécifique ? (j'apprendrai plus tard que c'est une ouverture "main droite").

Deuxième question : "que signifie PP83 ?" Ça sent la porte à plein nez (83cm de mémoire), mais "PP" ? "Porte Pleine" ? Admettons...

Troisième question : "Donner la hauteur d'allège de la fenêtre du repas" Hauteur de quoi ? Jamais entendu parler...

...et on n'est qu'à la 3ème question de la page 2/8, on sent qu'on va souffrir !

"que signifie la lettre H dans CTB-H ?"... parclose, refend, alaise, LNB/HNB, ouverture à la française, plein de vocabulaire que je ne connais pas. Si je ne comprends déjà pas les questions, je vais avoir du mal à répondre !

Mais allez, tournons vite la page et oublions-là !

Page suivante, il s'agit de la pose d'un parquet. "à joints perdus" ben oui, c'est bien comme ça que je l'aurais posé, mais sans savoir qu'on appelle cela "à joints perdus". Monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir...

Et au fait, comment on l'oriente le parquet ? (ben là je me serais trompé, je l'aurais mis parallèle au mur de la fenêtre. On ne peut pas tout savoir, hein !)

Allez, oublions vite cette page et passons à la page 4/8 !

"Classer dans l'ordre chronologique les tâches nécessaires à la pose de la baie coulissante pour une pose en applique"

Ça ne doit pas être bien compliqué, il suffit d'être logique, non ?

...mise en place du joint "compriband"... c'est quoi ce truc ? Il faut se rendre à l'évidence, quand on n'y connait rien, on n'y connait rien ! Enfin bon sur 13 phases je dois en avoir au moins deux de justes : la première (qui était donnée) et la dernière : "nettoyage".

Même pas ! (j'ai appris plus tard qu'il fallait nettoyer la baie avant de poser ce fameux joint, justement)

Ah, ça, quand ça veut pas, ça veut pas !

Moi qui pensais passer le CAP Menuisier Installateur les mains dans les poches... heu, il va peut-être falloir travailler un peu, non ?

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La convocation aux épreuves écrites

Aujourd'hui j'ai reçu ma convocation aux épreuves écrites ! (chouis super content) et c'est début septembre.

Petit détail que j'avais un peu négligé jusqu'ici : la première épreuve s'appelle PSE (Prévention Santé Environnement). C'est un cours où on apprend aux jeunes qu'il faut éviter de se coucher à point d'heure, de boire de l'alcool, de fumer du shit et de baiser sans capote. Bon, jusque-là je peux y arriver.

Mais il y a aussi des questions du genre "quel est le rôle du médecin-conseil ?" ou "en cas d'accident de travail, dois-je déclarer bla bla bla" ou des questions sur les différents types de contrats de travail, etc. Et là je risque d'être un peu en difficulté...

trente six seb au secours ! Toi qui l'a passé, tu saurais où trouver de la matière sur le sujet ? Je sais qu'il y a des livres scolaires mais si je peux m'éviter 150 pages dont 125 sur les joies du sommeil et de la capote...

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La convocation aux épreuves pratiques

YES YES YES ! Aujourd'hui j'ai reçu ma convocation pour les épreuves pratiques !

(il m'en faut peu pour être heureux !)

C'est sur 3 jours, mi-septembre, convoqué à 7h45 à... plus de 100 km de chez moi !

Douche froide !

(c'est pas comme si j'habitais à 15 km de Mulhouse et à 15 de Colmar, non plus... p'tain l'Éducation Nationale, des fois, ils fonch !)

(enfin, heureusement que l'ami Hollande n'a regroupé que 3 régions en 1, parce qu'un peu plus et je me retrouvais dans le trou du cul du monde, un patelin qui n'a même pas de route pour y aller, genre Issoudun quoi !).

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Les révisions - bis

Oui, les révisions "bis" parce que je ne suis pas "que" branlochon, non plus. Après le coup de chaud que j'ai eu en faisant l'épreuve 2019 à blanc, j'ai reçu les bouquins que j'avais commandés :

Et sur les conseils reçus ici, je me suis imprimé le cours de Jacques Heurtematte (1970).

J'adore ce bouquin, surtout les délicieux conseils données çà et là...

Et encore un fascicule assez complet sur la pose des ouvertures, bref, un bon millier de pages, que j'ai pris un grand plaisir à ingurgiter cet été.

Les Maîtres Menuisiers me diront :

Oui, oui, je sais, ils ont raison, mais enfin n'oublions pas pourquoi j'ai lu tout cela : pour être capable de répondre à la question "que signifie la lettre H dans CTB-H ?" et ça, mon cher Maître, ça ne s'apprend pas avec un bouvet dans les mains ! (vieux c... !)

Enfin les 78 pages de cours de PSE de l'ami trente six seb, ça c'était le plus dur ! Nan franchement, ça commence par Donovan qui boit du soda, on est au début de la page 1 et il va encore y en avoir 77 autres, on sent que ça va être long...

Et après avoir fait l'effort héroïque de tout lire jusqu'à la page 78, on est au bout de notre vie, mais on se dit qu'on l'aura mérité, notre CAP !

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Les épreuves écrites

Première épreuve écrite : PSE ! Vous vous rappelez ? Donovan qui est sur son écran toute la soirée et qui, comble de l'horreur, boit du soda !

Bon j'ai eu de la chance, c'était sur le thème des effets sur la santé du travail posté (un peu plus, heu... sérieux que le coup du soda, et le travail de nuit m'a rappelé ma folle jeunesse !). L'épreuve durait 1h, nous étions la moitié à finir en 30 min, pas de difficultés particulières grâce à trente six seb et mokozore qui m'ont filé leurs infos, encore un grand merci.

Cela dit, quand on a 50 balais et qu'on se retrouve de l'autre côté de la table (oui, je fus formateur pendant quelques années), c'est quand même particulier. Déjà l'ambiance dans le lycée professionnel, infesté de ces bipèdes bizarroïdes qu'on appelle des "jeunes"... Pourtant j'ai le même modèle de "jeunes" à la maison, mais là ça faisait bizarre. En plus avec mon look et mon cartable, il y a plein d'élèves qui m'ont dit bonjour en pensant que j'étais prof...

Mais bon, nous allons dire que c'était plus une mise en jambe qu'une véritable épreuve. Le "vrai" CAP de menuisier commence demain, avec "l'analyse d'une situation professionnelle" (3 heures).

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Les épreuves écrites - bis

"L'analyse d'une situation professionnelle", première "vraie" épreuve tant attendue, a été bien décevante. Je suis certes éternellement insatisfait, et j'aurais été fort déçu d'échouer, mais là, vraiment, au risque de paraître prétentieux, c'était beaucoup trop facile. Sérieusement.

C'était vide, creux, sans aucune question technique, rien. Juste des calculs de mètres carrés et de linéaires de plinthes... nul ! Habituellement ça commence par de la lecture de plans, puis le gros du sujet c'est de remettre dans l'ordre chronologique les étapes de pose d'une menuiserie extérieure, ensuite il y a une petite situation avec du plancher à calculer, et quelques questions sur le type de chevilles à utiliser et sur les EPI à porter, et ça finit par un plan à compléter avec une coupe d'un assemblage, genre un plan vasque et il faut montrer le détail de la fixation au mur.

Là, on m'a demandé l'orientation de la porte du garage (qui était indiquée assez clairement), de recopier la référence catalogue du parquet stratifié et le nombre de paquets à commander... on ne me demande même pas le sens de pose ni si je dois mettre une protection oculaire quand j'utilise la scie circulaire. La seule difficulté, c'est qu'ils passent leur temps à évoquer la chambre 2 et la chambre 4, et une fois ils ont mis la chambre 4 en premier, il ne fallait pas se tromper de ligne... Autant dire que quelqu'un qui ne connait rien à rien et qui fait cette épreuve n'aura pas moins de 16/20.

La prof m'a dit que c'était l'effet COVID, qu'ils avaient été bienveillants cette année.

Espérons juste que l'épreuve pratique sera "normale". Pour le CAP "Menuisier Installateur" ça ne vole déjà pas bien haut : en général c'est un coffre à poser pour cacher un tuyau et 3 étagères sur des tasseaux (non mais vraiment, qui pose encore des étagères sur des tasseaux ??? On a passé l'âge, non ?). S'ils baissent le niveau des épreuves pratiques, il faudra mettre 1 étagère fixée avec des équerres !

Ce qui est positif, c'est que j'étais seul dans la salle, avec deux profs qui me surveillaient (aux petits soins !), dont une fille magnifique (j'ai maté à fond !), et comme j'ai fait le sujet en 3/4h et qu'il fallait attendre au moins 1h30 pour sortir, on a bien discuté tous les trois. C'était cool !

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Les épreuves pratiques

Bon alors déjà, en étant convoqué à 100 km de chez moi trois jours de suite à 7h45, il y a un peu de logistique à faire.

Certes il y a l'autoroute, mais j'ai un peu passé l'âge de me lever à 5h du mat alors... quoi de mieux qu'une chambre d'hôte ? J'ai les moyens de me la payer - je suis conscient de la chance que j'ai - donc ne nous privons pas.

Ensuite, un peu de logistique avec le matériel. Dans la convocation, ils demandent d'apporter une quinzaine d'outils : craie grasse, mètre, équerre, jeu de ciseaux à bois... tout devrait rentrer dans une caisse à outils donc...

Enfin bon, je vais aussi prendre un peu de matériel en plus...

Ah, et puis aussi, quelques trucs supplémentaires au cas où...

Ah oui, et aussi mes chaussures de sécurité (c'est quand-même plus sérieux, non ?)...

Hum... un peu de matériel supplémentaire, ça ne nuit pas !
(on ne sait jamais...)

Ah, et puis il va falloir que j'aie de quoi dormir et m'habiller...

Et puis aussi quelques affaires scolaires / de boulot...

Bon, là, le coffre est plein... je mets la remorque ?

(nan allez, je reste raisonnable !)

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L'épreuve d'agencement

Nous y voilà enfin, frais et dispo, dans un bel atelier de CFA. Trois convoqués, deux présents dont 1 qui est déjà menuisier et qui vient pour le plaisir !

Alors première bonne nouvelle, c'est un vrai sujet, pas au rabais. Normal (rien de bien compliqué, mais comparable à tous ceux que j'ai vus dans les annales, peut-être même un peu plus dur à cause des angles... on va bien s'amuser !).

Voici donc le chantier, les combles de M. Dupont qui veut cacher un tuyau et faire une penderie avec une étagère. Et une espèce de parement bizarroïde devant le tuyau, dont j'ai mis longtemps avant de comprendre ce qu'ils voulaient et comment ça allait tenir. En fait typiquement on aurait mis des tiroirs, mais ce n'est sans doute pas du niveau CAP.

On a droit à tout l'équipement électroportatif mais pas aux machines stationnaires (on est censés être sur un chantier). Toutes les planches sont fournies à la bonne largeur, et on doit les couper à longueur et les entailler si nécessaire.

Là, difficulté supplémentaire, on nous demande de mettre à niveau (j'ai 2mm de plus d'un côté) donc enlever de 0 à 1 mm sur la longueur de chaque parement à la scie circulaire, ce n'est pas évident.

Cacher le tuyau, ça c'est le grand truc du menuisier installateur ! Tu fais quoi papa comme métier ? Je cache des tuyaux !

Bon, ça prend quand-même du temps parce que c'est un "one shot", je n'ai qu'une planche, pas droit à l'erreur, et des ajustements au dixième (en vrai on a droit à +- 2mm, mais avec du MDF, autant que ce soit nickel, et puis j'ai le temps de fignoler).

Et à la fin de la journée, ça donne ceci :

Il manque encore une étagère en mélaminé du côté droit (donc à entailler, et dont il faudra coller le chant au fer à repasser). Posée sur des tasseaux (le mauvais goût est partout, mais bon...).

L'autre candidat a eu le temps de terminer, démonter et nettoyer dans la journée, moi je finirai tranquillement demain matin. Et après, je vais essayer de profiter de mon après-midi pour grappiller tout ce que je peux. J'en ai déjà parlé au prof parce que...

...deuxième bonne nouvelle : les profs sont hyper sympa ! Celui qui est responsable de l'épreuve nous a dit dès le début qu'on finirait bien avant les 14h allouées, et je lui ai tout de suite dit "hé bin ça tombe bien, j'ai apporté mon affiloir et mon racloir, tu vas me montrer comment on l'affûte et surtout comment on fait des copeaux". Donc ça c'est acquis mais aussi j'ai apporté mes ciseaux à bois et ma pierre, j'espère bien avoir un cours d'affûtage ; et dans l'idéal, j'ai vu qu'il y avait des fenêtres dans le chantier école d'à côté, si on pouvait en démonter une et la remonter, je serais le plus heureux des hommes !

Les deux anecdotes du jour :

La planche de gauche, comment la tailler à la bonne dimension ? Faire l'angle du haut en premier, puis mettre à longueur. Mais comment déterminer précisément la longueur alors qu'elle est, par définition, trop longue, donc qu'on ne peut pas la présenter pour faire le traçage ? De plus, l'arête du haut n'est pas ultra perpendiculaire, donc on ne pourra pas la faire du premier coup...

1) J'ai enlevé le plateau du bas pour avoir un peu de jeu, j'ai fait l'angle approximatif à la scie circulaire et j'ai coupé à longueur +1cm.

2) J'ai présenté la planche pour tracer plus précisément l'angle du haut, je l'ai retaillé.

3) J'ai mesuré le jeu réel en bas (à l'avant et au fond), ce qui m'a permis de déterminer ce qu'il fallait enlever pour faire un jeu de 19mm, et pis voilà.

Et pendant toutes les manœuvres j'ai fait tenir la planche avec une petite chute biseautée.

Résultat, le haut est nickel, et le bas s'assemble au dixième de millimètre. Mais quand le prof a vu mon petit montage avec la cale biseautée, j'ai bien senti que j'allais avoir un point de plus ! Je n'ai pas fait cela pour faire le malin, hein, je ne vais rien lui apprendre (et des comme moi il en a vu d'autres). Mais il n'y avait pas pensé, alors ça fait plaisir.

Deuxième anecdote, une demi-heure après la fin de cette journée d'épreuve, on était encore en train de discuter à trois avec le prof (on était devant mon "chef d'oeuvre"). Au bout d'un moment je tourne la tête en travers parce que j'avais l'impression qu'il y avait un jeu du genre 0,5mm dans mon assemblage. Je m'approche et j'appuie au bon endroit, ça fait "CHTAK !" et il n'y a plus de jeu. Le prof m'a dit "c'est bon, tu vas l'avoir ton point supplémentaire !".

Alors voilà. Une belle journée, des gens sains, des moments sympa... je prends les choses comme elles viennent et ces trois jours s'annoncent comme une belle parenthèse.

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La parenthèse

Ce matin, fin du projet d'aménagement : plus qu'une étagère à mettre dans le box, rien de bien malin. Et ça commence bien :

Ben oui, j'avais oublié qu'avec une scie sauteuse (et une lame normale), il faut tracer sur le contre-parement pour éviter les éclats. Heureusement je me suis arrêté à temps, et comme la planche a une sur-longueur, ce défaut partira plus tard. Enfin je n'ai plus de marge et plus droit à l'erreur. "Rien de bien malin", qu'il disait, le gros malin !)

Ensuite j'ai fait l'idiot : à vouloir trop bien faire j'ai fait moins bien et je me suis mis dans une galère pas possible pour rattraper le coup. Résultat, j'ai bien dû passer 1h sur un entaillage carré qui aurait dû prendre 2 min... Heureusement que je ne suis pas payé à la pièce !

Ah, rien de bien malin, tu vas voir, tiens !

Bon enfin j'y suis quand-même arrivé tant bien que mal, en rattrapant à peu près tous les défauts du box (millimétriques, les défauts, d'où une partie de la difficulté). Mais bon, soyons clairs : j'ai voulu faire un truc parfait alors que j'avais droit à une tolérance de 2 mm, c'est un peu excessif.

Tiens, qui a dit que Festool c'était trop cher ? Ben oui mais avec, on peut tout faire : caler des portes, s'en servir d'escabeau, faire une 3ème main...

Et après avoir mis les tasseaux, dernière étape : coller le chant mélaminé au fer à repasser. Vingt ans que je n'ai pas fait cela, j'ai assuré le coup en commençant sur une chute.

Et pour la vraie planche, j'ai cherché le soleil !

Travailler dans un tel atelier, c'est déjà super. Mais là, coller un chant et surtout l'affleurer au ciseau à bois en lumière rasante, c'est top !

Et voilà. 10h30 et c'est déjà fini... On est presque déçu qu'il n'y ait plus rien à faire !

J'ai passé le reste de la matinée à regarder le prof jouer avec son énorme commande numérique, et ensuite... ensuite... ce fut l'après midi. Et comme promis :

J'ai eu droit à un cours d'affûtage. Car, malgré les conseils avisés de Maître etiennedesthuilliers (à qui je fais un petit clin d’œil), je n'ai toujours pas réussi à sortir un piètre copeau de mon racloir.

Le prof me fait un cours d'affûtage et là, c'est le mi-mi, c'est le miracle : un copeau !

Du coup j'affûte moi-même l'autre côté du racloir, et là, c'est la mi-mi, c'est la misère : de la poussière !

Bah voilà, j'ai passé la moitié de l'après-midi à m'acharner sur mon racloir pour enfin arriver à... (oui oui, je vous montre la photo, preuve à l'appui, et puis putain j'en ai bavé alors vous allez me la liker, cette photo, elle vaut de l'or !)

AHHH NOM DE DIEU DE BORDEL DE MERDE ! Tu sens la pisse, toi, pas l'eau bénite !

AH NOM DE DIEU QUELLE MERVEILLE ! JE BAN- oups !

Le copeau ! Le saint copeau !

Bon, revenons à nos moutons.

J'ai donc profité de l'occasion pour demander plein de conseils sur plein de choses (seul regret, on n'a pas eu le temps d'aller jouer dans le chantier école des fenêtres) ; puis il a fini par me mettre une lamello dans les mains et 3 chutes de mélaminé. Toi qui n'a jamais utilisé cette machine, tu vas t'entraîner. Comme il usinait des morceaux de mélaminé et qu'il les mettait en tas, je me demande si demain, l'épreuve de fabrication...

Une parenthèse, disais-je, oui, une belle parenthèse. Il y a des fois où l'on fait bonne pioche, il faut savoir le reconnaître et en profiter à fond.

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L'épreuve de fabrication

Voilà voilà, dernière journée, dernière épreuve, en espérant qu'elle se passe bien. Je suis tout seul dans ma catégorie, et à l'autre bout de l'atelier il y a deux jeunes adultes en reconversion qui font l'épreuve d'agencement du CAP Menuisier fabricant.

NB : Le meuble qu'ils ont fait sur deux jours pendant que j'étais dans mon caisson, était d'un sacré niveau ; et là en une journée ils ont fait de l'agencement du même niveau que ce que j'avais à faire sur deux jours. Bref, chapeau !

Donc donc donc, à quelle sauce allons-nous être mangé aujourd'hui ?

Voilà les ingrédients :

Quatre pauvres morceaux de mélaminé (à peine plus grands qu'un A4), et trois bouts d'OSB...

Qu'est-ce qu'on peut bien faire avec si peu ? Même pour une table de nuit ça ne suffit pas...

Donc là, fort de mon humilité légendaire, je me suis dit "bon, à 10h c'est plié".

(hi hi !)

Évidemment vous me voyez venir, hein, riez mécréants, mais vous avez deviné ce qu'on allait faire avec ces 4 planches ?

Bon ben déjà, il y a une surcote de tous les côtés de toutes les planches. Ce n'est pas difficile, ni très long à mettre aux bonnes dimensions, mais il faut quand-même le faire et ça prend quand-même un peu de temps.

Les rainures faites à la toupie, ce n'est pas bien long non plus, mais il faut quand-même le faire et ça prend quand-même un peu de temps. En plus, toupiller une face, donc sans entraîneur, je ne suis pas très à l'aise... La profondeur n'est sans doute pas homogène, mais je préfère perdre un point qu'un doigt.

Ensuite le lamello, ce n'est pas très difficile ni très long, mais il faut quand-même le faire et ça prend quand-même un peu de temps.

Ensuite mettre les chants pré-encollés (je pensais en être débarrassé depuis hier, mais là en plus il y en a 8 à faire). Enfin ce n'est pas très difficile ni très long, n'est-ce pas, mais il faut quand-même le faire et ça prend quand-même un peu de temps.

Bon là il est déjà 10h15 (plié, qu'il disait !) et le prof me dit qu'à 10h30 le box doit être collé parce que sinon on ne va pas y arriver. Eh ! Stop aux cadences infernales, hein !

Bon là on a utilisé les 4 pauvres mélaminés + un morceau d'OSB pour le fond, il reste 3 pièces à mettre dans le biniou (oui, 3, regardez bien la première photo !) : 2 petits morceaux d'OSB et un long de MDF.

Passons donc au MDF. Il faut en faire un profilé, arrondi, rainuré, feuilluré. À la toupite.

Je commence par les arrondis (avec l'entraîneur à rouleaux, un vrai plaisir). En plus, c'est facile et pas bien long. Néanmoins il faut quand-même le faire et ça prend quand-même un peu de temps.

Puis la rainure, donc changer d'outil, ce n'est pas bien long, mais vous connaissez la musique...

Puis la feuillure, mais l'outil n'est pas adapté (en vrai, le prof a un peu modifié quelques dimensions pour éviter d'entamer une plaque d'OSB neuve, mais du coup ça ne passe plus). On change d'outil et de toupie, ce n'est pas bien compliqué, hein, mais ça prend encore du temps et le temps passant, j'ai fini mon profilé à midi.

Et c'est pas fini !

À noter un défaut au bout du profilé, mais je plaide non-coupable, c'est l'entraîneur à rouleaux qui s'est lâché en bout de planche. Heureusement la sur-longueur est suffisante (enfin sur le coup, je n'avais pas encore tout vu...).

13h, je reprends, ce profilé doit subir des coupes d'onglet d'une précision psychorigide pour s'ajuster autour du box.

Quand j'en suis là il est déjà 14h30.

Montage à blanc, ajustage des portes coulissantes (ce n'est pas bien difficile, hein, ni très long, mais vous connaissez le topo...).

Et alors là je me rends compte d'un truc...

Un peu déstabilisant, le "truc". Surtout que je n'ai pas de quoi refaire un morceau de profilé. Mais du coup ça explique pourquoi la feuillure avait mangé un bout de languette, ce n'était pas l'entraîneur à rouleau qui avait merdé, mais simplement la planche qui était moins large.

Le prof m'a dit de laisser, qu'il n'en tiendrait pas compte (heureusement, vu que c'est lui qui a mis la planche à largeur, je plaide donc non-coupable là encore).

Et au final, à 15h40 :

Pas mal, ce qu'on peut faire avec 4 pauvres morceaux de mélaminé et 3 bouts d'OSB, non ?

C'est tout petit, ça ne coûte pas cher à l’Éducation Nationale, mais c'est un sujet complet : il y a tout à faire et autant de boulot et les mêmes gestes que si cela avait la taille d'une commode. Bravo à celui ou celle qui a pondu le sujet !

Quant à moi, j'aurai une moins bonne note qu'à l'épreuve d'hier car il y a quelques erreurs et quelques défauts :

  • J'ai joué de la Lamello avant de mettre les chants pré-encollés, donc les flancs font 1mm de trop en hauteur,
  • Sur les flancs j'ai mis le chant de face avant ceux des côtés (donc le recouvrement ne se fait pas dans le bon sens, c'est un détail, mais quand on le sait...),
  • Malgré le serrage pendant 3 heures, le box s'est légèrement décollé par endroits (on le voit sur la photo du "truc"),
  • Le cadre à coupe d'onglet n'est pas parfait,
  • Etc. Ce sont des petits détails, mais quelques points par-ci par-là, ça va baisser un peu la note.

Voilà voilà, et là, fin de la récréation, il faut rentrer à la maison.

Épuisé mais heureux !

Bon, je ne résiste pas à vous faire un petit cours de géographie polémique... Parce que pour ceux qui ne connaissent pas l'Alsace (vous savez, l'Alsace, les marchés de Noël, le Saint-Nicolas, les manalas, les bredalas...).

Bon alors il y a l'Alsace du haut (le Haut-Rhin), et l'Alsace du bas (le Bas-Rhin).

Dans le Haut-Rhin, les villages s'appellent Mulhouse, Colmar, Ferrette, Sainte-Croix-en-Plaine... Normal, quoi !

Mais là j'ai eu l'impression de partir à l'Étranger : à chaque carrefour, il y a un Captcha !

Et petit clin d'oeil à un certain cray...

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Ouiiiiii !

Des semaines que je regarde, presque tous les jours, la page des résultats et qu'il n'y a rien (on parle des résultats au bac - épreuves de juin 2020...

Quand tout à coup, la page semble avoir changé, et il y a un lien vers les résultats... Et voilà ce que je trouve :

Bon... ce n'est pas que j'aie beaucoup de doutes sur la réussite des examens, mais s'il y a un bug quelque part, il va encore falloir se battre pour obtenir mon diplôme et ça, j'ai un peu passé l'âge.

J'appelle.

  • Ah vos résultats ne sont pas publiés ? C'est sans doute qu'il vous manque l'attestation de formation aux échafaudages...
  • Pourtant je l'avais bien mise dans le dossier d'inscription...
  • Attendez je vérifie... oui c'est bien cela. Hum... vous l'avez encore sous la main, votre attestation ? (sinon il faut que j'aille aux archives et ça...)
  • Oui bien sûr, je vous l'envoie par mail ?
    (etc.)
  • Bon ben c'est bon, je vous envoie votre relevé de notes.
  • Très bien, merci !
  • Et, heu... félicitations !
  • Ah, pourquoi ?
  • Ben hum, vous verrez !
  • Ah je vois ! Si c'est pour un 20/20 à l'écrit, ça ne vaut pas plus qu'un 100% à l'élection de Poutine, vous savez ! J'espère surtout avoir eu de bonnes notes aux autres épreuves...

Et aujourd'hui dans ma boite aux lettres...

Bon allez, là je vais le dire : YESSSS !

La bonne nouvelle, c'est que l'année prochaine l'épreuve de PSE sera sortie des épreuves technologiques pour passer dans les épreuves générales, et on pourra en être dispensé si on l'a déjà faite.

La mauvaise, c'est que pour l'année de transition, il n'est pas sûr que cela marche... je vais donc peut-être devoir me refaire Donovan qui se couche tard et qui boit du soda. Enfin ce n'est pas le plus grave.

Maintenant, je vais pouvoir passer à l'étape 2 : objectif CAP électricien !

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Hey ! Hey !

Ça n'a pas d'épaisseur (1/100ème de mm), ça ne pèse rien (5g), ça n'apprend rien de nouveau (on le savait déjà), mais ça fait hyper plaisir !

On est fier de ce qu'on peut... Je ne peux pas m'empêcher de vous le montrer :

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J'ai replongé...

J'ai tellement adoré l'épreuve de PSE de l'année dernière que j'ai recommencé cette année... N'est-ce pas ce qu'en cours de PSE ils appellent une "conduite addictive" ?

Mais cette année ce n'est qu'à 95km de chez moi (on se rapproche, on se rapproche !), dans un beau lycée professionnel. Même types de "jeunes" que l'année dernière, même impression de décalage... cette année c'est des profs qui me saluent en pensant que je suis un collègue.

Bon alors cette année, c'est Noémie. Elle a un petit copain, ils font... heu... 💑 je n'ose pas le dire devant les enfants (avant le mariage, en plus !). Bref, elle va chez sa gynéco parce qu'elle veut changer de contraception, avoir quelque chose de plus simple, et comme elle est un peu tête en l'air elle ne veut pas s'en préoccuper tous les jours, et comme elle est fumeuse occasionnelle, elle préfèrerait éviter les solutions hormonales. Que proposez-vous ?

Évidemment j'étais au premier rang (eh oui, je m'appelle Ara et à l'Éducation Nationale ils n'ont pas encore imaginé autre chose qu'un placement par ordre alphabétique...) juste devant la prof qui surveillait, et qui a dû me voir sourire sous mon masque (je pensais avoir un peu passé l'âge de ces préoccupations, n'est-ce pas, eh bien non !).

Alors j'ai proposé le DIU (Dispositif Intra-Utérin) à base de cuivre qui présente tous les avantages (en recopiant, en guise de justification, la phrase où l'on dit qu'elle est un peu tête en l'air, et celle où elle dit qu'elle ne veut pas d'hormones). Et puis j'ai fait un peu le malin (mais vraiment léger, promis) : j'ai ajouté qu'au fond, sa gynéco était vraiment la personne la plus à même de la conseiller sur le sujet (considérant qu'en tant que maître électricien diplômé du CAP, il valait mieux que je m'occupe de l'éclairage du cabinet de gynécologie que de conseiller les patientes sur les moyens de contraception, mais ça je ne l'ai pas dit, vous voyez que j'ai été raisonnable !).

Bref, putain 4 pages de contraception sur les 10 de l'épreuve, c'est hard.

Ensuite, le petit copain de Noémie qui étudie le DICRIM (ah, vous ne savez pas ce que c'est non plus, ben vous avez de la chance de ne pas avoir fait PSE aujourd'hui !).

Et puis, Noémie (encore elle) qui bosse dans une crèche, bruyante, et qui passe son temps à porter des gamins de 5 à 15 kg et qui a mal au dos. Quels sont les risques ? (2 réponses attendues).

Alors ensuite, l'épreuve du PAD (heu, ché puce que c'est, mais c'est le schéma des dommages).

Donc là, vous avez 5 cases à remplir, et dans le texte il y a 5 mots ou phrases soulignés qu'il faut mettre dans les cases. trente six seb toi qui es fortiche, tu vas nous dire.

Les cases :

  • La situation dangereuse
  • L'événement déclencheur
  • Le danger
  • La personne
  • Le dommage

Les trucs soulignés :

  • Noémie
  • Lumbago
  • Elle porte des enfants
  • Tous les jours
  • Ils pèsent entre 5 et 15 kg

Alors ? Vous avez placé Noémie et Lumbago, moi aussi. Mais les autres ? Ha ha ! Pas si simple finalement !

Enfin la collègue de Noémie a voulu ranger des trucs en hauteur, elle est tombée, elle est inconsciente mais elle respire.

Les bases du secourisme dans les années 90, c'était "Protéger - Alerter - Secourir". Et aujourd'hui on a ajouté "Examiner" en seconde position, ce qui donne "Protéger - Examiner - Alerter - Secourir".

Et bin là on avait le choix entre (je ne mets que les initiales) :

  • E-S-A-P
  • P-E-S-A
  • A-S-P-E
  • S-P-E-A

J'ai choisi le deuxième mais enfin, alerter après avoir secouru, ça me laisse un peu perplexe...

Voilà. Ce qui est bien, c'est qu'un prof est venu se montrer pendant l'épreuve, et a été présenté comme celui qui organisait l'épreuve pratique. J'ai louchetroné son nom sur son badge, ce qui m'a permis de le trouver à la fin de l'heure. De me présenter, de lui dire que je n'avais aucune idée de la sauce à laquelle je serais mangé puisque le cursus et les examens ont été modifiés l'année dernière et qu'il n'y a pas encore d'annales. Très sympa, il m'a montré l'atelier, les postes de travail, le type de travail demandé... on a discuté 10 min, ce qui ne change pas grand chose, mais ça rassure !

Suite dans deux jours...

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L'épreuve de montage

Nous revenons donc dans notre beau lycée professionnel d'Illkirch-Graffenstaden (gens de "l'intérieur" n'essayez pas de le prononcer, vous risquez de postillonner partout !) pour une épreuve de montage, en fait, de création d'une installation électrique.

Ça part d'un box en placo, et cette fois la question n'est pas d'y installer une étagère et une penderie, mais un système d'éclairage et de "gestion" d'une entrée d'immeuble.

Je ne donne pas trop de détails ni de photos (certains ne l'ont pas encore passé, il faut leur laisser la surprise), mais il y a de la puissance, des courants faibles, de l'appareillage spécifique (minuterie, détecteur de passage) et bien sûr un tableau électrique. Une épreuve très "actuelle" en somme. Quelques pièges (ils donnent des cotes au cm près mais c'est du placo : si on tape dans un rail il faut placer sa boite ailleurs, ce qui aurait été impensable en menuiserie d'agencement !), et un sujet pas toujours super clair (à chaque relecture on comprend un truc de plus), mais globalement on y arrive !

Cinq heures de montage, on rend l'installation nickel, ce qui est surprenant aussi : dans la vraie vie j'aurais tout testé avant de mettre les couvercles et les enjoliveurs, alors que là on termine "tout beau tout propre" mais on ne sait pas si ça marche. Les profs essayent (et ouf, ça marche !), puis on sort pendant qu'ils font leur notation, 3/4h de démontage, et fini-parti. Demain on remet cela avec une mise en service et un dépannage.

(à suivre)

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L'épreuve de mise en service / maintenance

Bon là vraiment rien de bien méchant : la même installation, faite par les profs mais avec tout le matériel (y compris le portier vidéo et l'interphone), et première étape, faire une vérification d'absence de tension, seconde étape, régler la minuterie, le détecteur de mouvement et configurer le machin vidéo, et troisième étape, remplacer la minuterie défaillante.

Donc en gros, faire ce que tout un chacun fait à la maison ou dans son garage. Mais là, c'est quand même un examen, alors...

Couper le courant sur le disjoncteur général, ça ne suffit pas, il faut contrôler l'absence de tension, avec un petit appareil spécifique avec lequel on vient toucher deux contacts avec des pointes de touche (isolées). Donc on s'équipe !

  • Gants isolants 1000V
  • Sur-gants en cuir
  • Casque avec visière intégrale
  • Tapis de sol isolant

Bref, la tenue de cosmonaute, avec en plus des poteaux et une chaine rouge et blanche pour délimiter le chantier. Ah, c'est qu'on ne plaisante pas avec la sécurité (enfin je les comprends, quand un candidat s'électrocute, ils ne savent pas trop quoi faire du corps...). Et puis c'est la procédure, ne rions pas, quand je serai grand il faudra que je la respecte.

Et tout ça, heu, pour pouvoir intervenir sur un portier 12V, bon, on va dire que c'est un examen et qu'il faut montrer qu'on sait faire une V.A.T.

Ensuite, vous avez ce module de minuterie :

Et il faut le régler à 2 minutes. Vous auriez fait comment, vous ?

  • Réponse A : vous auriez tourné le bouton sur 2
  • Réponse B : vous auriez tourné le bouton sur 4
  • Réponse C : vous auriez tourné le bouton sur 10
  • Réponse D : vous ne savez pas.

Allez je vous laisse chercher 5 min.

...

...

...

Si vous avez répondu [A], c'est pas mal, vous êtes prêts à passer votre CAP d'électricien. Si vous avez répondu autre chose, c'est que vous n'êtes pas bien malin, si vous continuez comme ça vous allez finir menuisier, hein, alors on fait un effort et on recommence ! Indice : j'ai mis la bonne réponse au début.

Puis régler la minuterie du détecteur de mouvement, la seule difficulté c'est de l'ouvrir sans le casser ; et puis configurer le portier vidéo.

Bon, là, pareil : il faut savoir le démonter et on n'a pas le mode d'emploi. Et comme on était les premiers candidats de la session, l'examinateur ne savait pas non plus comment ça se démonte (sauf que lui il n'a pas osé le dire) et a passé son temps à m'induire en erreur. Au bout d'un moment je lui ai dit "ce n'est pas normal d'avoir à faire de la chirurgie pour ouvrir un boitier en plastique, c'est censé être simple, si je continue il va casser". J'ai arrêté, il a appelé le prof, celui-ci nous a montré comment faire et s'est excusé pour les modes d'emploi. Il a dit qu'il tâcherait de les trouver pour les candidats suivants.

Enfin dernière épreuve : la maintenance de l'installation, qui consiste à remplacer un module défaillant, celui de la photo, le minuteur (hé, je ne vous permets pas de vous moquer, il y a quand même 4 fils à débrancher et à rebrancher au même endroit, hein !).

Et sur le sujet il est écrit : "demandez à l'examinateur la durée à régler sur le nouveau minuteur" (véridique !). Ça, cela doit être la session de rattrapage pour tous ceux qui n'ont pas trouvé la réponse [A] tout à l'heure...

Et là, j'ai vu que mon examinateur se creusait les méninges... j'ai à peu près suivi tout son raisonnement :
- ah ? il faut régler une nouvelle durée ? et la valeur n'est pas précisée dans le sujet ?
- mais bon, il a déjà réussi à régler 2 minutes, alors sans doute qu'il sera capable de régler une autre valeur...
- sauf si la dernière fois il avait réussi par hasard ?
- et puis, c'est un examen, il faut répondre à toutes les questions, tester toutes les connaissances et tous les gestes de haute technicité ; si le Grand Schtroumpf a dit qu'il fallait me demander une nouvelle valeur, c'est qu'il faut que je donne une nouvelle valeur...

Ensuite, j'ai vu son regard se porter sur l'appareil, ce qui m'a permis de suivre la suite de ses pensées :

- voyons quelle valeur je peux lui donner (pas une valeur trop proche car il pourrait réussir par hasard, mais pas la valeur maximale, car il pourrait aussi tourner le bouton à fond sans vraiment réaliser le geste de haute technicité)... allons... il faut que je réponde rapidement sinon il va voir mon hésitation (en plus, pour une fois que l'Éducation Nationale me donne un pouvoir de décision, il faut en profiter) allez je vais dire 8 minutes.
- oups, surtout pas ! 8 minutes, après il va falloir tester le bon fonctionnement et chronométrer les 8 minutes, on va s'ennuyer, surtout s'il faut reprendre le réglage plusieurs fois...
- dans ce cas je lui dis 3 minutes, c'est plus rapide à essayer.
- ah, quoique, le chiffre 3 n'est pas écrit, ce n'est pas très loyal, s'il ne trouve pas, il pourra se plaindre que je l'ai piégé...
- comment faire ? 4 minutes c'est le minimum, mais on va y passer deux plombes... bon tant pis.

Et il m'a dit : "non c'est bon, vous pouvez le laisser comme ça".

Allez, c'est bon pour moi, je lui donne son diplôme d'examinateur avec un "peut mieux faire" sur la capacité à s'adapter en temps réel aux sujets mal faits !

Et voilà, plus qu'à attendre les résultats. Pendant la pause j'en ai profité pour aller voir un prof d'installations sanitaires (pour savoir à quelle sauce je serai mangé l'année prochaine), et cette fois fini de rire : je vais vraiment devoir me mettre au boulot parce que ce CAP-là, il ne tombera pas tout cru...

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Résultats

Hey hey !

La bonne nouvelle, c'est que je l'ai !

La moins bonne nouvelle, vous allez me trouver chiant et prétentieux mais... c'est pas folichon comme notes ! 18/20 au montage, franchement, vu ce qu'il a eu à me reprocher, c'est cher payé ! Vous voulez savoir ? C'est que j'avais deux boites avec des câbles en réservation et ils ne précisaient pas la longueur. Je les ai donc laissés dépasser de 20cm (exprès pour faciliter la vie des profs quand ils allaient devoir les tester !). Et ce qui ne lui a pas plu, c'est que j'ai laissé 20 cm de câble dont 5 cm dénudé. Il m'a dit qu'il aurait fallu dénuder toute la longueur. 2 points pour cela, alors que ce n'est probablement même pas sur sa grille de notation, oui je trouve ça cher payé !

Bon après, le 18/20 en mise en service de l'installation, c'est parce que je suis tombé sur le mauvais cheval... J'espère que l'autre candidat, qui est tombé sur le bon examinateur, a eu 20/20 parce que je ne vois pas comment on peut enlever des points là-dessus.

Et le 16/20 en PSE, alors là s'ils n'étaient pas convaincus par mon dispositif intra-utérin ils n'avaient qu'à poser la question aux CAP gynéco plutôt qu'aux CAP électriciens !

Mais bon, fussé-je éternellement insatisfait, l'important est de l'avoir. Je peux donc faire mon rangement, et l'étagère s'allonge...

Tiens vous avez vu le petit bouquin rouge à gauche ?

J'adore !

Me voilà donc menuisier et électricien, ce qui fait, heu... menuisien ou électrisier !

Suite l'année prochaine avec, j'espère, le CAP d'installation sanitaire.

(à suivre)

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Arrivé à dos de chameaux...

Arrivé lentement mais sûrement... mais lentement ! C'est quand même le petit plaisir de l'année, alors je vous le fais partager !

D'autant qu'il arrive pile au moment où je termine mon "atelier métal", et où je vais me mettre sérieusement au boulot côté plomberie (il serait temps, nous arrivons en mars et l'examen devrait être début juin...).

En attendant, voyons ce nouveau métier que je me suis inventé, que je ne pratique pas encore à plein temps mais que j'ai eu une petite occasion d'expérimenter, j'ai nommé :

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Menuisien ou électrisier !

Enfin en y réfléchissant bien... dans la mesure où (en rénovation, du moins) un électricien fait à peu près 90% de maçonnerie / plâtrerie, et 10% d'électricité, je devrais plutôt dire "électriçon" ou "maçonuisier", quelque chose comme ça.

Quoi qu'il en soit, voici un chantier des plus classiques je pense : une cliente dans une maison datant probablement d'un peu moins d'un siècle, construite en briques rouges (pleines ou presque), assemblées avec un liant qui s'effrite quand on y touche. Quelques vestiges d'un réseau électrique des années 40 avec des fils isolés au tissu (encore actifs) dans des tubes en plomb... et une installation principale nettement plus récente : années 60 ou 70 avec des fils normaux et des tubes ICT qui alimentent de l'éclairage et 1 prise par pièce (le tout sur un seul disjoncteur). Évidemment aucune prise n'a la terre, la couleur des fils, c'est n'importe quoi, il y a des bouclages, des morceaux de câble directement dans le plâtre, etc.

Et que veut la cliente ? Deux "vraies" prises pour ses machines à laver, faire un circuit de prises par chambre, dégager les fils au tissu et rationaliser tout ce merdier.

Facile, non ? Rien de bien compliqué en tout cas.

Sauf que !

(Ben oui sinon ce ne serait pas drôle...)

Sauf que créer un réseau électrique dans des murs aussi pourris, ce n'est pas facile, et que la norme NF-C 15-100 est très très restrictive sur les saignées (y compris dans le neuf, d'ailleurs) :

Voilà, ça c'est les images, mais il y a le texte aussi !

  • Saignées dans des murs porteurs : interdit !
  • Saignées dans les linteaux : interdit !
  • Saignées au-dessus d'une porte : interdit !
  • Saignées dans les planchers : interdit !
  • Saignées horizontales de plus d'un mètre à partir d'une saignée verticale : interdit !

Bref, ils auraient mieux fait de simplifier par un "saignée : interdit !".

La cliente ne veut pourtant pas de réseau apparent, elle accepte de respecter "à peu près" la norme (trouver le bon compromis entre l'installation qui ne tuera personne et qui n'écroulera pas la maison, et une norme impossible à respecter). Nous envisageons donc l'emploi de plinthes creuses servant à faire passer les fils électriques, et faire le minimum de saignées.

Reste à faire le tour des portes. Deux options : faire des belles saignées (interdit, et pour le coup, ce n'est plus du "à peu près respect de la norme", là ça devient du non-respect complet !), ou mettre des moulures très moches autour des chambranles en bois.

Et c'est là que j'ai l'idée du siècle ! (planquez-vous...)

(surtout que moi j'ai mon CAP menuisier, ma p'tite dame, vous allez voir ce que vous allez voir !)

"Ben tiens, m'écrie-je, pourquoi on ne passerait pas sous les seuils de porte ?" (sans me rendre compte une seconde de la galère dans laquelle je me fourre, mais que voulez-vous...)

Donc l'idée : enlever les seuils, traverser le chambranle au niveau du plancher et déboucher derrière la plinthe. Facile, non ? Top-là !

En plus la cliente me demande si je peux en profiter pour réduire l'épaisseur des seuils parce que son robot aspirateur ne passe pas. Alors là encore plus facile (sur le coup je pense à un coup de raboteuse, 5 min de boulot, super facile). J'enclenche donc ma deuxième bombe à retardement.

Et puis troisième idée géniale de menuisien-électrisier, plutôt que de faire une saignée dans le sol de la buanderie, traverser le mur pour arriver dans la chambre d'à côté, passer le réseau le long du plancher sous la vieille et grosse plinthe d'époque, puis re-traverser. Yoraka découper 2 cm de plancher tout au bord, poser le réseau et remettre la plinthe... Troisième bombe à retardement, vous allez voir ce que vous allez voir !

Bon certes, je suis très créatif quand il s'agit de se mettre dans des galères, mais heureusement il y a... ? Il y a ??? L'Air du Bois !

Et les bons conseils, et les bon copains. Et ça aide bien.

Enlever les seuils de porte (sans les abîmer ni abîmer le planche) n'a pas été très difficile, c'est d'ailleurs la première chose que j'ai faite. Je suppose que le petit diable qui fait tout rater nous laisse toujours commencer pour nous mettre en confiance, et puis après... clac !

Reste que les seuils étaient cloués et que donc, il a fallu enlever les clous. Et ça arrache le bois. Donc encore une fois, SOS L'Air du Bois !

Alors commençons par ces fameux seuils.

Assez rapidement je me suis dit que les réduire à la raboteuse ne serait pas beau pour plusieurs raisons. J'ai donc plaidé pour un usinage complexe, à la fois concave (dans la longueur) et convexe (dans la largeur) pour donner une impression d'usure "naturelle". Sur le coup, je pensais faire cela à la ponceuse à bande avec du grain 40. Quand j'ai posé la ponceuse sur le premier seuil (en chêne), j'ai tout de suite compris que la ponceuse servait à poncer mais que là il fallait couper !

Me voilà donc un beau matin devant la porte de mon atelier en train de jouer du rabot de mon grand-père (cf : le pas à pas que je commence par ceci :

J'ai récupéré un petit lot d'outils de chez mon grand-père, dont quelques rabots qui ne me serviront probablement jamais, mais qui ne méritent pas de disparaître... Je vais donc tenter de les remettre en état, les affûter qu'ils soient prêts à l'emploi, et leur trouver une place dans l'atelier comme s'ils servaient ! Peut-être qu'un jour, sait-on jamais, j'en prendrai un pour enlever de la matière sur un morceau de bois...

...si j'avais su le nombre de fois où je l'ai utilisé depuis !)

et de la plane (après un SOS L'Air du Bois...) :

Et au final, ce n'est pas trop mal, à part que j'y ai passé deux fois plus de temps que prévu, mais ça...

Et pour faire plaisir à dependancesbois je vais avouer : j'avoue !

Ensuite parlons du plancher à découper

Quoi, vous voulez savoir ce que j'avoue ? Ben que j'ai pris beaucoup de plaisir à usiner mes seuils à la main, hein, c'est bon, pas la peine d'en rajouter ! J'avoue même qu'après coup je serais bien peiné si l'on m'obligeait à en refaire d'autres à la ponceuse. Et moi qui, quelques pages ci-dessus, déclarais que je me sentais parfois "imposteur" à réaliser des gestes de "vrais" menuisiers, là je me suis dit que j'étais sur un bon chemin.

Bon allez, arrêtons de larmoyer avant que Fred ne vienne m'embrasser sur la bouche et revenons à notre plancher !

Donc objectif : couper les abouts sur 25 à 30mm pour pouvoir y passer une ou deux gaines ICTA. Et à la scie plongeante avec le rail magique.

Pas de difficulté particulière, à part que je n'ai qu'une lame de scie (toute neuve) et que je n'avais pas envie de risquer de l'abîmer...

C'est là qu'intervient : SOS L'Air du Bois et que Midwo me fait la grâce de m'en prêter une vieille. Habituellement je n'aime pas trop emprunter du matériel parce qu'à tous les coups c'est là qu'on l'abîme. Et ça n'a pas raté : pourquoi le menuisier qui a posé le plancher a-t-il mis des clous pile à l'endroit où je coupe ?

Quand j'ai vu des étincelles je me suis dit que j'étais bon pour un affûtage, et quand j'ai démonté la lame et que j'ai compté les dents...

...je me suis dit que j'étais bon pour en racheter une !

Bon, donc un peu la honte mais au fond, si j'avais bousillé ma lame je m'en serais racheté une neuve et Michel aurait gardé sa vieille, alors que là j'ai toujours ma neuve et lui en a une nouvelle à la place d'une vieille, la communauté y gagne !

Pour aller le plus loin possible vers le bord, j'ai utilisé la lamelleuse Bosch :

...ce qui était vraiment crétin de ma part, puisque la traversée du mur n'était pas si loin (j'aurais pu m'éviter plus d'1 mètre de boulot) ! Cela m'a toutefois permis de tester la méthode et de voir que c'est assez stable et pas dangereux.

Méthode que j'ai utilisée ensuite pour dézinguer la planche sous seuil qui gênait pour passer mes câbles (j'ai quand même dû finir au "petit poucet" car la rainure de la lamelleuse n'est pas assez profonde). Idem pour les planchers jointifs sous l'un des seuils.

Et au final, à part quelques aléas ça n'a pas si mal marché. En ouvrant la cloison près du chambranle et en perçant en forte "plongée" dans la bonne direction, on arrive sous le seuil.

Sauf que !

(Ben oui sinon ça n'aurait pas été drôle...)

Sauf que la forme de la maison fait que le bout du couloir est en pointe, avec deux portes à 45°...

Et là, hein, hein ? Comment on fait pour percer un trou en "forte plongée" vers le seuil ? Il faudrait pouvoir mettre la perceuse dans le mur et ça, je ne peux pas...

Donc là je me suis dit "boarf, y'a qu'à..." heu... enlever le chambranle, non ? Ce n'est autre qu'un coffrage, en bois, cloué... oui, yaka.

Bon, il faut parfois être intrépide, hein, mais quand on en est là, croyez-moi, on n'est pas sûr d'être capable de remonter ça correctement, et on se demande bien pourquoi, mais pourquoi on s'est foutu dans une galère pareille ! Je ne sais pas comme ferait un "vrai" électricien, mais ce qui est sûr c'est que personne ne ferait un truc pareil ! En électricité aussi je dois être un imposteur...

Mais ça a eu le mérite d'être efficace, et le remontage des chambranles n'a finalement pas posé de problème particulier. Le petit diable a dû avoir une seconde d'inattention sur ce coup-là !

Si bien qu'au final, une fois l'ensemble remonté, les plinthes et l'appareillage posés ET mes beaux seuils remis en place, ça répond bien à la demande et la cliente est satisfaite.

Sans rire, je serais vraiment curieux de savoir comment un vrai électricien s'y serais pris. Mais en tout cas voilà ce qu'est le travail d'un maçonuisiélectricien.

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Il y a des petits plaisirs qu'on ne se fait qu'une fois dans la vie...

...pas parce qu'ils sont à ce point uniques, mais parce qu'on n'aura pas particulièrement l'occasion de se le faire une deuxième fois.

Celui-ci en est un éminemment savoureux !

Car après avoir fini mon "atelier métal", il va falloir l'utiliser ! Dans un premier temps, pour apprendre à braser le cuivre pour le CAP installateur sanitaire (hum, il faut vraiment que je m'y mette !). Et dans un second, je veux apprendre la soudure à l'arc. Et pour cela, il faut un tablier.

Or, après avoir écumé les sites de vente en ligne, j'ai pu constater que le monde se divisait en deux catégories...

  • les sites de vente en ligne de tabliers chinois (de cuisine, de peinture, etc.),
  • les sites de vente en ligne de tabliers de soudeurs (chinois),
  • les sites de vente en ligne de tout ce qu'on veut (livres, ordinateurs, etc.) (chinois aussi),
  • les sites de forgerons qui vendent en ligne des tabliers chinois,
  • les sites d'EPI qui vendent des tabliers de forgeron en ligne (chinois),
  • les sites de maroquiniers artisanaux.

Bon ben voilà. C'est deux fois plus cher, c'est fait à la main, il faut attendre parce que la maroquinière doit d'abord aller chercher une peau chez un tanneur, puis elle doit transformer la peau en tablier, puis me l'envoyer, puis qu'il traverse la France puis qu'il arrive...

Mais qu'il est beau, et qu'il sent bon !

Il y a probablement moins de "cuireux" que de "boiseux", mais s'il y avait L'Air du Cuir, je pense qu'on y verrait incontestablement de belles choses et de belles gens !

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J'ai replongé !

Mais cette fois-ci, point d'épreuve de PSE, j'en suis dispensé ! Eurêkaaaa !

Par contre, l'écrit d'installateur sanitaire... je me demande si ce n'est pas pire !

Ça commence comme ceci :

Donc là, quand on est prétentieux comme moi on se dit "3 heures, ha ha ! Trois cotes à trouver sur un plan, quelques questions dont la réponse sera donnée dans la question suivante et un peu de recopie, dans 3/4 d'heure c'est fini !".

Je n'ai pas été déçu, croyez-moi !

BIM !

Les connaisseurs goûteront ce jeu de mot fort subtil, car la GRANDE nouveauté à l'Éducation Nationale (je ne peux pas m'empêcher ce petit coup de griffe !), c'est la modernité ! En 40 ans nous sommes passé de l'âge des polycopiés puant l'alcool et du papier carbone à l'âge de la photocopieuse, mais ça c'était avant ! Maintenant nous sommes au 21ème siècle, eh oui, il faut vivre avec son temps, et l'Éducation Nationale nous propose un examen qui a pour support :

Eh oui vous avez bien lu ! Deux dossiers photocopiés - dont un en couleur - et une, une ? Une maquette numérique !

Alors là on se demande si c'est du lard ou du cochon, s'il y a un piège, si c'est une maquette Revell et une liste de chiffres, si c'est une abstraction, un dessin pixellisé ou une vue d'artiste ultra moderne avec plein d'angles droits... et non, véridique : on arrive dans la salle d'examen et il y a des ordinateurs partout avec, dessus l'écran, ceci :

Et l'outil s'appelle BIM Vision (d'où le jeu de mot du titre, ça y est vous y êtes ?).

Alors hier soir comme je m'ennuyais - je venais de finir l'annale 2019 - je suis allé sur Eduscol pour voir s'il n'y avait pas des annales plus récentes, et incroyable mais vrai j'ai trouvé celle de 2020. Que j'ai téléchargée, pour y trouver, déjà, une maquette numérique BIM. J'ai téléchargé le viewer et j'ai pu tester un peu.

Ça ressemble à Sketchup pour le zoom et le déplacement et c'est infiniment plus pratique de déplacer les calques (avec les 3 curseurs en haut). Par contre pour les prises de cotes c'est beaucoup plus compliqué car tout se passe comme si chaque élément (mur, dalle...) était un "composant" sketchup, et BIM a beaucoup de mal à repérer les intersections. Du coup, si on veut la longueur du mur de la salle de bain, il risque fort de donner la longueur du mur de la maison...

Bien sûr ça n'a pas raté, question 1.1 : donnez la surface et le volume de la salle d'eau du rdc, de la salle de bain du 1er étage et de la salle d'eau du 2ème étage.

6 cases à remplir sachant que la hauteur sous plafond était dans les 3 cas de 2,50m, il suffisait donc de trouver, sur la maquette numérique (et le plan photocopié était exprès à moitié illisible), la surface de ces trois pièces.

Trois surfaces à trouver et j'ai mis... 3/4 d'heure ! Putain trois quarts d'heure (c'est pire en toutes lettres !) pour trouver 3 valeurs sur ce machin pourri ! Et ne me dites pas "ah ben t'aqu'àvait savoir l'utiliser, y doit bien avoir un truc pour que ça se calcule tout seul". Sans doute mais j'ai repris toutes les coordonnées X,Y,Z des intersections (le seul truc que j'ai pu avoir facilement), redessiné les pièces et calculé la surface à la mano.

Bon, là je me suis dit "maintenant ça va être rapide, il n'y a plus que quelques questions dont la réponse sera donnée dans la question suivante et un peu de recopie, dans 3/4 d'heure c'est fini !".

Je n'ai pas été déçu, croyez-moi !

Alors quand même, avant de me lancer dans la rédaction de ce chapitre sur le CAP Installation Sanitaire, je me suis dit : "allons bon, cela fait trois fois que je raconte la même chose, et je vais encore passer pour le prétentieux de service à dénigrer le niveau déplorable de ces sujets qu'on m'accusera - à raison - de juger pas assez difficiles". Et j'ai failli renoncer...

Pourtant, ce qui me gêne, c'est n'est pas vraiment le niveau de difficulté. Au fond, il en faut pour tous les niveaux, et permettre à ceux qui sont en difficulté à l'écrit d'avoir leur CAP s'ils sont bons en pratique. Finalement, ce qui me gêne, c'est que si l'on échange les sujets d'une spécialité à l'autre, par exemple on donne les sujets d'installation sanitaire aux menuisiers, ceux des menuisiers au CAP coiffure et ceux des maçons aux boulangers, eh bien tout le monde va y arriver. C'est cela que je trouve dommage. Pour réussir l'épreuve écrite d'un CAP, il faut savoir lire, écrire, et compter jusqu'à 10.

Voyez plutôt (et accrochez-vous) :

Là, il y un tableau avec 4 lignes et 2 colonnes, et on nous demande le nom et la fonction de l'appareil n°1, de l'appareil n°2, de l'appareil n°3, de l'appareil n°4.

Ici, on nous donne un dessin du chauffe-eau, 3 symboles légendés (le symbole du groupe de sécurité, celui du détendeur et celui de la vanne thermostatique), et on nous demande de dessiner les 3 symboles à leur place et de les relier par des trait qui représentent les tuyaux.

Là, on nous donne un tableau de 4 cases et on nous demande les 4 fonctions du groupe de sécurité. Il y a un piège : dans le texte il n'y a que 3 paragraphes ! Cela doit être le seul endroit où l'on nous demande quelque chose qui n'est pas écrit. Celui qui ne sait pas répondre perdra peut-être 0,5 point sur 20, le pauvre...

Ici, on nous demande quelle capacité de ballon nous allons choisir pour une famille de 5 personnes. Soyons honnête : ils ne précisent pas dans la question "famille de 5 personnes", il fallait lire cette information dans la première page (cf. photo plus haut).

Alors là, hé, c'est le dépassement de soi ! On demande à un plombier un schéma électrique !

Attention, sur cette photo c'est le dossier technique (en noir et blanc), mais dans le dossier sujet (celui qu'on doit remplir) il y a le même schéma mais sans les fils. Enfin pour être précis, il y a certains fils mais pas tous, et il faut compléter (et en couleur s'il vous plaît). À chaque fois ils ont quand même mis le départ du trait avec la bonne couleur.

Puis ils demandent le calibre du disjoncteur (c'est écrit dessus), et la section du câble (c'est écrit dessous). Et la couleur du cheval blanc d'Henry IV. Blanc. (je précise pour ceux qui n'auraient pas trouvé)

Ben là ils nous demandent la hauteur du piquage d'eau froide et la hauteur du piquage d'eau chaude... mais il y a un piège : ils ont représenté 2 chauffe-eaux, il fallait donc choisir le bon, donc se rappeler celui qu'on avait choisi deux questions plus haut !

Alors là ça se complique, ils demandent la puissance du chauffe eau, ses dimensions, son fluide frigorigène etc, et notamment son COP à 7°C. Heureusement qu'ils ne demandent pas ce que ça signifie parce que j'aurais perdu un demi-point ! J'ai donc recopié "3,11 (profil L)", je ne sais pas ce que ça veut dire mais ça fait pro, non ?

- Eh toi ! Oui, toi, là ! C'est quoi ton COP à 7°C ?
- 3,11 (profil L)
- Oh p'tain l'autre, il a 3,11 (profil L) !

Bon allez maintenant on passe aux choses sérieuses !

Là, on nous donne un tableau avec la liste des appareils sanitaires de la maison, et en face il faut mettre le coefficient (en gros, recopier le tableau, quoi, mais avec un piège : les appareils ne sont pas dans le même ordre !).

Et faire la somme des coefficients ! J'ai trouvé 8,5.

De plus en plus difficile ! Car là, c'est le calcul de haute volée, avec un joli abaque qui donne le diamètre de tube en fonction du coefficient global qu'on vient de calculer.

Alors arrêtons-nous un instant sur cette photo. Il s'agit d'un exemple (sur le dossier sujet, il y a la même courbe mais pour de vrai). Et sur l'exemple vous pouvez lire, à côté de la courbe : "Coefficient total : 10" et "Diamètre intérieur : 18 mm".

Eh bien sur le dossier sujet, je vous jure que c'est vrai, à côté de la courbe il y a inscrit "Coefficient total : 8,5" et "Diamètre intérieur : ..........". Au cas où l'on n'aurait pas trouvé le bon coef à la question précédente...

Ici, ils nous demandent le diamètre intérieur minimum pour alimenter :

  • Un évier,
  • Un lave vaisselle,
  • Une douche,
  • Une baignoire,
  • Un WC,
  • Un lave mains,
  • Un lave linge,
  • Un lavabo.

Vous vous demandez où est le piège ? Il n'y en a pas je crois...

Mais passons maintenant aux questions pratiques, auxquelles seul un installateur sanitaire peut répondre (hé, on n'est pas des boulangers tout de même !).

Alors ici on nous donne un photos d'une pince à sertir, d'une pince coupe tube et d'une pince à évaser, et il faut dire comment ça s'appelle et à quoi ça sert. Pour les boulangers qui voudraient se faire passer pour des plombiers, vous voilà pris fort au dépourvu, car il n'y a que le nom sur la photo ci-dessus !

Mais allez on est sympa, la réponse à la question de l'usage est en page suivante !

(oui, ami boulanger, il faudra quand même faire un effort de lecture et de compréhension pour pouvoir répondre !)

Par contre après on nous demande de citer les différentes étapes pour le raccordement d'un tube PER avec raccord à glissement (et là, pas besoin de lire et comprendre, il faut juste recopier).

Mais au fait, s'ils ont précisé "avec raccord à glissement", c'est qui existe peut-être d'autres types de raccords, non ? Voilà ce que pourrait penser un candidat au CAP boulanger qui n'y connait rien en plomberie, mais qui a pris la peine de lire la question jusqu'au bout...

Et bingo !

On nous donne ensuite 3 photos de 3 types de raccords, et on nous demande de noter à côté de chaque photo de quel type de raccord il s'agit !

Bon... vous commencez à en avoir marre ? Moi aussi, malheureusement ce n'est pas fini ! Allez courage !

Bon ben là, devinez ce qu'on va nous demander ? Hein ? Hein ? Allez faites un effort, quoi !

Et là, on nous demande dans quelles pièces on va poser des bouches hydroréglables.

Ici, on nous demande de recopier les caractéristiques de la VMC dans un tableau de 1 colonne...

Là on nous demande quel modèle de bouche on va utiliser (pour le pavillon qui, cf. page 3, est un F5...).

Ah oui alors la question qui m'a été le plus difficile : on nous donne ce schéma, avec les flèches de cotation mais il manque les chiffres (ils ont mis des petits points à la place). Il faut noter les cotes (exactement les mêmes aux mêmes endroits, hein, là il n'y a pas de piège).

Et comme la photocopie est de piètre qualité, j'ai hésité entre 460 et 400. Mais bon, je me suis dit que le schéma devait être un peu à l'échelle, donc j'ai mesuré avec mon double décimètre la longueur de la flèche ambiguë, et celle de la cote 406, elles était très différentes, j'ai choisi 460. J'ai juste ?

Et c'est pas fini ! Pourtant, quand on en est là on a prouvé qu'on était capable de recopier un truc d'un document dans un autre document, une fois en lisant, une fois sur un schéma, une fois dans un tableau, une fois dans une liste... Peut-être qu'ils se disent que si on a réussi à bien recopier, c'est par erreur, et qu'ils veulent être sûrs de sûrs !

Alors là, on nous demande comment faire l'entretien des grilles de ventilation, des entrées d'air et du groupe de ventilation, et à quelle fréquence.

Ah oui (j'ai failli oublier !), on nous demande aussi la différence entre le mode de fonctionnement HYGRO et le mode de fonctionnement BOOST CUISINE manuel. Si ça se trouve, le boulanger a ça dans son labo, peut-être qu'il saura répondre !

Donc là on est épuisé, il reste 1 page et on se dit qu'on voit le bout du tunnel... et bin tintin, oui !

Parce que là on a encore un tableau de 4 lignes et 2 colonnes avec plein de place dans les cases pour y écrire, pour chaque polluant d'air intérieur, son origine et ses risques pour la santé. Dur.

(mais enfin, c'est bien utile de le savoir, surtout pour un plombier, non ?)

Et enfin le coup de grâce : on nous donne 5 pictogrammes, et il faut dire l'EPI associé et de quoi il protège.

Vous seriez pas au bout de votre vie vous ?

Deux heures et quart en tout, et il va falloir tout relire, par acquit de conscience certes, mais on est en examen quand même !

Alors je suis sorti de là épuisé mais... heureusement la journée n'était pas finie ! Car pour mon malheur j'étais convoqué à Haguenau - à plus de 100 km de chez moi - mais pour mon bonheur il y a dans cette contrée des gens exceptionnels ! Comme cela au moins je n'ai pas perdu ma journée.

Je me suis donc rendu à quelques km du lycée pour y voir, notamment, la...


Avec la chance et l'insigne honneur de rencontrer lamalleencoin - Jean-Philippe et Marie - de visiter l'atelier et ses trésors, et de passer un très bon moment avec eux.

Je n'ai pas de photos à vous montrer, elles ne seraient pas meilleures que celles-ci et quand on passe un bon moment on n'a pas le temps de prendre des photos...

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12,5

Pour les deux premiers CAP, j'y étais allé un peu les mains dans les poches, aux examens... En vrai, j'avais un peu travaillé mais à la base je maîtrisais le geste.

Concernant le CAP Installateur Sanitaire, je ne maîtrise pas vraiment... et du peu que j'aie fait en plomberie à la maison, ç'a a toujours été galère. On va dire que je suis un plombier débrouillard mais médiocre. C'est pourquoi cette année il a fallu travailler pour de bon. 10 mois d'entraînement, ça devrait le faire, non ?

(sauf que je ne m'y suis mis qu'en avril, l'examen étant en juin...)

Alors pour s'entraîner, voici...

Mon chantier école

Un panneau (vous noterez la belle qualité de réalisation et les nobles essences employées...) :

Un poste oxyacétylénique :

Vous remarquerez que la bouteille de gauche est presque vide, et croyez-moi, de nos jours, trouver du gaz n'est pas si facile... (et ça coûte une blinde) !

Une cintreuse arbalète :

Des bouts de tuyau :

Une matrice à collets battus (ici, toute fraîche sortie du BonCoin, avec son marteau à garnir, le tout pour moins cher que le marteau neuf) :

Mais ce n'est pas tout, il faut aussi un atelier métal :

Là on ne voit pas tout, mais l'atelier métal, c'était le projet qui m'avait pris tout le mois de janvier...

Et tout ça ne suffit pas, il faut aussi certains matériels qui coûtent tous une blinde : filière, extrudeuse, cintreuse d'atelier ; des tubes en acier noir, en acier galvanisé... Et ça ne suffit toujours pas : il faut avoir des annales, de l'envie, des idées...

Mon matériel

Heureusement pour moi, on m'a prêté le matériel qui coûte le plus cher (poste OA, cintreuse).

Pour la matrice à collets battus (requise à l'examen), j'ai longuement hésité à en acheter une chez Casto (genre 18€ pour une merde qui servira uniquement le jour de l'examen, ça passe). Mais il fallait alors acheter un "marteau à garnir", dont je ne vois pas la différence avec un marteau de charpentier à part le prix ! Finalement j'ai trouvé l'ensemble sur LBC avec une vieille matrice patinée => 🙂 ! (et je la garderai jusqu'à ma mort !)

Par chance j'ai trouvé un wagon de matériel déréférencé chez Casto pour moins de 10 euros (colliers, raccords, écrous...), et j'ai quand même investi dans un vrai coupe-tube et des vraies limes. Ça m'a changé la vie !

À noter la petite clé à molette Virax - qu'on m'a offerte - et qui est géniale ! Toute petite mais une ouverture de 38mm, presque autant que l'énorme clé.

Mes débuts

Pour commencer j'ai fait quelques essais, comme ça, pour voir... genre chauffer un tube de cuivre jusqu'à la fusion pour voir jusqu'où on peut aller, cintrer au hasard pour essayer de déterminer la distance entre le repère marqué sur le tube et la fin du cintrage...

Mais assez rapidement on tourne en rond... pas facile d'apprendre en autodidacte : il faut une méthode !

Donc étape suivante, j'ai pris l'annale de 2012 avec pour objectif de faire tout le montage en temps illimité et de recommencer autant de fois qu'il le faut pour arriver à un résultat correct.

Sauf que, n'ayant pas tout le matériel nécessaire, je ne peux pas le faire complètement (par exemple pas de filière => pas d'acier galva). Et par ailleurs selon le matériel que j'ai en stock (ex : beaucoup de tube DN14 et peu de DN16) il est de bon ton d'optimiser les coûts, ce qui mérite moult adaptations... C'est là qu'il faut de l'idée !

Et ensuite eh bien... là encore on tourne un peu en rond, sans savoir trop comment tirer le fil de la pelote. Car ce qu'il manque, c'est le geste. Savoir cintrer correctement et savoir souder correctement ne s'improvisent pas et c'est là qu'on a besoin d'une aide extérieure. Il est donc temps d'aller chercher...

Youtube !

Alors le monde de Youtube se divise en 3 catégories.

1 - Les YouTubeurs

"SALUT LES BICHONS AUJOURD'HUI JE VAIS VOUS MONTER COMMENT FAIRE UNE BRASURE IN-RA-TA-BLE"

Alors si vous voulez vous faire plaisir allez jusqu'au bout, moi perso je n'ai pas réussi à dépasser les 28 premières secondes... Regardez-les quand même, vous me direz si vous accrochez !

2 - Les Pros

"slut, moi ces Dédé-les-gros-bras, aujoud'hui je vais vous montrez le chapot de gendarme"

Bon là je me suis forcé à regarder jusqu'au bout, et pourtant il en faut du courage et ne pas avoir le mal de mer pour supporter les mouvements de tête à la GoPro et les plans flous d'un gamin qui a piqué la fourgonnette de son père, qui s'est installé sur un trottoir pour faire sa vidéo et qui nous a montré à peu près tout ce qu'il ne fallait pas faire. Et ça, ce n'est pas moi qui le dit, c'est... (mais patience, ça va arriver !).

2 bis - Les lycées pro

On commence à s'approcher de la qualité, mais malheureusement...

...malheureusement ce n'est pas un prof qui fait cette brillante démonstration mais un élève qui est probablement aussi débrouillard que moi, et au moins aussi médiocre.

Ce qui me navre, c'est que c'est le lycée qui a mis en ligne la vidéo... il n'y a pas un prof qui a contrôlé avant ?

Et donc enfin, le Saint Graal, le Codex de la Connaissance, l'État de l'Art personnifié, j'ai cité :

3 - Les professeurs

Rares mais présents, pédagogues, pertinents, indispensables à mon sens. Et qu'on ne me dise pas "oui enfin les profs ils font les malins en atelier mais ils n'ont jamais vu la vraie vie". Peut-être bien mais quand on a vu la vidéo suivante on peut dégager toutes les précédentes d'un revers de bras !

Ça se passe de commentaire, non ?

Respect 🙏 Maître FrancoisRobledo (oups, il n'est pas sur L'AdB on dirait !).

NB : et devinez qui a 450000 vues et qui en a 6000 ?

Par chance, l'École de Travail où sévit ce Monsieur a mis en ligne une quarantaine de vidéos toutes plus passionnantes les unes que les autres. Après avoir éclusé toutes celles qui m'intéressaient, il n'en restait plus que 2 ou 3 de moindre intérêt, genre "comment utiliser un coupe-tube". J'ai quand même regardé et ça m'a bluffé : chaque fois j'ai appris 2 ou 3 choses bien utiles, y compris sur la vidéo du coupe-tube !

Je vous la mets ici, faites-vous plaisir ! NB : profitez-en, cette vidéo a 500 vues, elle n'est pas usée !

Et c'est ainsi que j'ai pu aborder sereinement l'épreuve 2012.

NB : deux liens pour ceux que ça intéresse, L'École de Travail (le top du top pour la plomberie) et Albert Duplantin avec de nombreuses vidéos sur plusieurs domaines (dont quelques unes sur la plomberie).

Ça commence pour de bon

Bon, on ne va pas y passer la nuit (on est sur L'Air du Bois, pas L'Air du Cuivre !), mais je vous montre vite fait ce que ça donne.

L'installation et les premiers cintrages...

...cintrages qui se font à partir d'une épure :

Chapeau de gendarme :

Double baïonnette :

Pour les piquages en principe je devrais avoir une extrudeuse, qui fait l'orifice avec un rebord à col remonté, ce qui permet d'insérer le tube et de le souder. Mais c'est un outil fort cher, donc dans mon atelier je n'ai fait que des piquages "gueule de loup", à la lime pour épouser la forme du tube...

...ce qui se révèle finalement assez facile à souder ensuite :

Les collets battus :

Des cintrages concentriques (normalement ce n'est pas demandé à l'examen mais je me suis fait plaisir) :

La honte de ma vie...

Après avoir visionné cette vidéo et celle-là, où l'on voit l'excellent professeur expliquer et montrer comment souder le long d'un mur, sans pare-flamme et sans abîmer le mur (et avec aisance, sourire aux lèvre, cheveux dans le vent, maquillage parfait, brushing etc.), je me suis dit "slut, moi ces Ara-les-gros-bras, aujoud'hui je vais vous montrez comment qu'on soude le long d'un mur sans parflame et sans abimez le mure".

Résultat :

Bon heu... après je me suis jeté sur la ponceuse pour effacer les traces de ma forfaiture (j'ai mon CAP menuisier tout de même !).

Et enfin la mise en eau. À l'examen, les profs font la mise en eau et s'il y a des fuites on a le droit de réparer (une fois). À la seconde mise en eau s'il y a des fuites ils enlèvent un certain nombre de points par fuite.

Et là...

(suspens !)

PU

(RÉÉÉÉÉ !)

La seule fuite que j'ai eu, c'était sur le seul raccord que je n'ai pas soudé ! Celui de la vanne de mise en eau justement, que j'avais récupéré tel quel (le cintrage était déjà fait et le raccord était déjà soudé).

Bon pour recommencer.

Ensuite j'ai pris le barème et je me suis noté le plus sévèrement possible : 12,5.

Pas fameux, donc, mais je me suis rendu compte que la plupart des cotes imposées étaient hors tolérance, alors qu'au moment où j'avais façonné les formes elles étaient bonnes. Mais à force de monter / démonter / chauffer / triturer les tuyaux, ça s'est progressivement déformé ou décalé. Pour info, sur des formes de type chapeau de gendarme, le tube doit passer entre 10 et 20 mm de l'obstacle, et pour le reste, la tolérance est de ±2 mm. On y est vite !

Retour d'expérience

Beaucoup de plaisir à faire cette annale, pas mal technique, beaucoup d'erreurs (et heureusement !), une page de notes sur les erreurs à ne pas refaire, et une expérience qui n'arrive pas à la cheville d'un professionnel - fût-ce Dédé-les-gros-bras avec sa GoPro dans son camion sur le trottoir - mais bien utile pour l'examen.

Et quelques perles savoureuses dans l'inventivité orthographique de certains amis plombiers : j'ai adoré le chapot de gendarme (souvenirs souvenirs !).

Mon préféré étant celui-ci :

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Encore de l'entraînement

Quelques déboires et solutions trouvées pendant mon entraînement (là encore on est sur L'Air du Bois et pas du Cuivre mais sait-on jamais, ça peut servir à d'autres).

Voici une photo de la cintreuse arbalète qu'on m'a prêtée.

Sur le galet, il y a un repère au milieu (le petit triangle à peine visible). Mais quand on veut faire un cintrage précis au millimètre, il faut savoir placer le repère au bon endroit puisque la cote qu'on nous donne correspond au milieu du tube.

Exemple : on nous dit de faire une cote de a = 30 cm. Il est facile sur un tuyau droit de placer un repère à 30 cm (point "B"), mais si on centre le galet sur ce point, le tuyau va dépasser plus loin. C'est pourquoi le galet devra être positionné légèrement en arrière, au point "O", pour que la cote soit respectée. Comment déterminer ce point O ?

Sur les arbalètes "normales" (ou plus récentes), il y a 3 repères sur les galets. Un repère central et un de chaque côté, ceux que j'ai fait moi-même ensuite.

Et pour faire un cintrage c'est alors très simple : sur le tube droit on trace le point B à 30 cm, et on amène ce point sur le galet jusqu'au centre, on continue de l'avancer et on l'aligne sur le repère de gauche. On cintre et le résultat est parfait.

Évidemment quand on n'a pas les repères, on aimerait bien savoir à quel écartement les mettre !

Questions, forums, magasins... j'ai pu obtenir la réponse pour 2 galets mais pas pour les autres. Inutile aussi de dire que faire des cintrages "au talent" et en déduire l'écartement des repères de manière empirique... ça ne marche pas !

Donc au bout d'un moment, il faut comprendre comment ça marche.

Étape 1 : établir l'écart entre l'axe de l'arbalète (le repère au centre du galet que j'appelle O), et le repère qu'on va tracer sur le tube (point B).

Sur le schéma de droite, le tube est horizontal et part du bord droit, il reste droit jusqu'au point A puis il tourne vers le bas. Le point O sera placé sur le repère central du galet (normal, c'est le milieu du cintrage) et donc on cherche E, l'écart entre O et B.

Ce qui est pratique avec les radians, c'est que c'est à la fois une unité d'angle et de longueur. La longueur AB correspond à 1 rad. Le point O étant à 45° (soit PI/4 rad), l'angle que l'on cherche (de O à B) est donc de 1–PI/4 rad. La longueur correspondante est alors R x (1–PI/4). R étant le rayon du galet.

1–PI/4 rad est une constante, sa valeur approchée est de 0,2146. À partir de là, il suffit d'avoir le rayon du galet pour avoir la longueur OB. À noter que E est un segment de droite alors que OB est courbe, mais comme c'est un petit angle, ils sont quasiment égaux (et puis la plomberie n'est pas une science exacte, hein !). Donc en résumé, E = R x 0,2146.

Étape 2, connaître le rayon des galets (cf. schéma de gauche).

Là, il faut prendre un galet, le poser sur une feuille, le reporter plusieurs fois en faisant le tour pour arriver à tracer un cercle du même diamètre. Ensuite, trouver le diamètre par calcul ou par traçage, ou encore en le mesurant avec un pied à coulisse (c'est ce que j'ai fait).

Mais attention, il nous faut le rayon de l'axe du tube, et on vient de tracer le diamètre extérieur du galet. Il faut donc, toujours avec le pied à coulisse, mesurer la profondeur de la gorge.

Le rayon à l'axe du tube est donc égal au rayon extérieur du galet (D/2), moins la profondeur du fond de gorge, plus le rayon du tube : R = D/2 – FdG + r.

À partir de là, j'ai le rayon de cintrage correspondant à chaque galet, que je multiplie par 0,2146 et ça me donne l'écartement des repères sur le galet. Après expérience le résultat n'est pas trop mal mais pas parfait, car le rayon réel du tube cintré est différent du rayon déterminé avec le schéma de gauche. Je suppose qu'en vrai le tube ne va pas jusqu'au fond de la gorge pendant le cintrage.

J'ai donc dû employer une méthode radicale : faire un cintrage pour chaque diamètre de tube, poser les tubes sur un papier, tracer la forme obtenue, tracer une ligne à 45° et planter mon compas à différents endroits jusqu'à ce que le tracé du compas recouvre le tracé du tube. Et là je peux mesurer le diamètre exact du tube cintré.

Le soudo-brasage et le soudage autogène

Il est temps de faire un point de vocabulaire pour ceux qui se mélangent les pinceaux...

  • Vous avez deux morceaux d'acier, vous les mettez l'un contre l'autre et vous chauffez très fort l'endroit où ils se touchent (le "joint"). Ils vont entrer en fusion tous les deux, se mélanger, et quand ils vont refroidir il n'y aura plus qu'un morceau de métal. Vous venez de faire une soudure. NB : en général mettre le métal en fusion ne suffit pas, il faut ajouter du métal d'apport pour faire un beau joint. Si le métal d'apport est de la même nature que les pièces assemblées, la soudure est dite "autogène".

  • Vous avez deux plaques métalliques posées l'une sur l'autre (ou deux tubes emboîtés l'un dans l'autre) avec un interstice minime entre les deux. Vous les chauffez modérément - ils n'entrent pas en fusion - et vous approchez un métal d'apport qui lui se met à fondre et à se répartir sur le joint par capillarité. Il refroidit et colle les deux plaques. Vous venez de réaliser une brasure. NB : le petit circuit imprimé sur lequel on "soude" des composants électroniques, ce n'est pas de la soudure mais de la brasure.

  • Et le soudo-brasage alors ?

Petit complément de vocabulaire : l'action de souder s'appelle "faire du soudage" et le résultat obtenu est une "soudure". De même quand on pratique du "brasage", on réalise une "brasure".

En plomberie, le soudage autogène concerne l'acier noir. Exemple (j'ai un peu honte mais c'est pour la bonne cause, je vous montre une photo de mes essais catastrophiques, là j'ai pris la moins pire...) :

Et, toujours en plomberie, le cuivre est brasé. Selon le métal d'apport le brasage est dit "tendre" (brasage à l'étain) ou "fort" (brasage au cupro-phosphore ou à l'argent). Chacun a ses avantages et inconvénients, je vous épargne le comparatif !

Mais dans la vie il n'y a pas que le cuivre et l'acier noir ! Dans les vieilles installations il y a aussi l'acier galvanisé... La galvanisation, c'est une couche de zinc posée sur la surface de l'acier, et celle-ci a le mauvais goût de se vaporiser à 900°C alors que l'acier fond à 1500°C. Du coup si on veut souder l'acier galvanisé, on détruit la couche de zinc.

D'autre part, vu la masse et l'épaisseur de l'acier galvanisé, il n'est pas question de le braser car l'étain n'a aucune chance de maintenir les tuyaux ensemble.

Solution : le soudo-brasage au laiton, qui fond vers 850°C (ce qui demande une certaine technique pour chauffer juste assez mais pas trop, au risque de détruire le zinc).

Pour ceux que la technique intéressent, allez vite voir les vidéo de l'École de Travail dont j'ai parlé, c'est passionnant ! Pour ma part, après quelques essais catastrophiques, voici le moins moche :

Et pourquoi appelle-t-on cela "soudo-brasage" ? Je n'ai pas la réponse mais je suppose que c'est à mi-chemin entre les deux. En soudage autogène on créé un bain de fusion du métal à souder et on y ajoute le métal d'apport ; en soudo-brasage on créé un bain de fusion mais uniquement du laiton qui vient coller les deux pièces en acier.

L'annale 2019

J'ai fait une seconde épreuve pratique plus récente, en temps limité et en conditions d'examen (sauf l'acier galvanisé, là encore, que j'ai remplacé par du cuivre faute de matériel pour l'assembler). Relativement peu de brasures, mais beaucoup de façonnages, dont une "cuiller" qui atterrit sur une partie cintrée...

L'ensemble réalisé en 14h30 (à l'examen il y a 17h prévues, ce qui me laisse peu de marge !), mais une mise en eau sans fuite du premier coup. Cela ne préjuge pas de ce qui se passera à l'examen, mais ça donne un peu confiance !

Je me suis noté sévèrement : 16,5 / 20, ce qui ne préjuge pas non plus de ce qui se passera (surtout que je n'ai pas pu noter l'acier galva !), mais là encore on peut penser que ça marchera, et si je rate ce sera "avec les honneurs" !

Allez c'est fini pour aujourd'hui, et pour la déclaration historique, j'hésite entre "alea jacta est" et "ave Caesar, ceux qui vont mourir te saluent" !

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Enfin l'épreuve de réalisation

Notre candidat arrive donc, frais et dispos, à cette épreuve en ayant depuis deux mois travaillé : la métallurgie, les propriétés physiques et mécaniques des métaux, les alliages, aciers, fontes, les traitements thermiques, les traitements de surface, les métaux non ferreux, le soudage, les déformations, le soudage à l'arc et le soudage oxyacétylénique. Ça, c'est la théorie qu'il a déjà oubliée aux trois quarts.

Puis il s'est entraîné à faire du façonnage : des cintrages, chapeaux de gendarme, baïonnettes, double-baïonnettes, dessautages, collets battus, cintrages concentriques, piquages en V et autres piquages en gueule de loup.

Enfin il s'est entraîné à régler une bonne flamme oxyacétylénique, à en utiliser la zone réductrice pour faire de bonnes brasures, il maîtrise le recuit (super facile), il n'a jamais raté une brasure au phosphore (facile), il s'est entraîné à la soudo-brasure (difficile !), il a tenté la soudure autogène (très difficile !) et pire que tout, il a fini par réussir ses brasures à l'étain (le plus merdique, croyez-moi !).

Le tout sur la base de deux annales de CAP d'un bon niveau, autant dire que le voilà paré pour son épreuve pratique.

Va-t-il y arriver ? Va-t-il tomber sur le seul truc qu'il ne sait pas faire ? Va-t-il rater un truc qu'il sait faire et se retrouver coincé parce qu'il n'aura eu droit qu'à un seul essai ? Va-t-il râler ou nous pontifier d'un discours de vieux con genre "ah, le niveau a encore baissé, ce n'est plus ce que c'était, ces jeunes ne savent plus rien faire" ?

(spoiler : OUI !)

Alors voilà ce fameux sujet :

Oui, que ça.

Côté soudage : 4 tés égaux à braser au phosphore (facile).

Côté façonnage : zéro cintrage, zéro baïonnette, zéro dessautage, juste 1 chapeau de gendarme (les autres années il y en avait 3 ou 4 de chaque).

Bien sûr, pas d'acier noir ni d'acier galvanisé, que du cuivre et un seul diamètre de tube pour l'ensemble de l’œuvre, sauf (oui, j'exagère !) pour la "nourrice" qu'il faut fabriquer soi-même. Je ne suis pas sûr de donner le CAP "rédacteur de sujet d'examen" à celui qui l'a pondu, parce que franchement, faire une nourrice soi-même, qui sera forcément moins bien faite qu'une du commerce à 6,86€ et y passer deux heures, même un amateur ne le ferait pas ! Rien que le prix des 5 raccords à souder dépasser largement l'objet fini.

Encore plus surprenant sur le sujet, le point n°3 ci-dessous :

Or après avoir compté ces fameux "raccords mécaniques", il y en a 23 ! Je coupe donc mon premier tuyau et j'attaque vaillamment le festival du collet battu avec ma belle matrice...

(pour rappel, un collet battu, c'est ceci)

Le prof remarque que les écrous ne sont pas du bon diamètre par rapport au tube... bizarre. Il relit le sujet, regarde le contenu du seau de matériel qui nous est fourni, et comprend que les "écrous + collets battus" mentionnés sont des raccords tout faits, qu'il faut juste souder ! À l'étain (la plaie !).

Moi qui étais tout content de jouer avec ma matrice... me voilà puni à devoir faire 23 brasures à l'étain (la plaie surinfectée !). Sans oublier de mettre l'écrou avant de souder le raccord (sinon c'est trop tard, il faut recommencer).

(oui, là sur celui du haut, j'ai oublié de mettre l'écrou, il a fallu recommencer)
(de toute façon sur 23 c'est impossible de ne pas en oublier au moins un...)
(au bout du 15ème j'étais d'ailleurs surpris de ne pas en avoir oublié...)
(et pis voilà, il y a une logique dans ce monde !)

Trois "doubles raccords" :

Avec moins d'un cm entre les deux, et à braser à l'étain (punition !) ce qui est encore ridicule au vu du temps qu'on y passe (imaginons un pro à 50 euros de l'heure), le gaz qu'on consomme et le prix des raccords... ça doit coûter 4 à 5 fois plus cher qu'un manchon du commerce bien plus fiable.

La fameuse nourrice :

Et tout à la fin, la mise en eau.

Le principe :

  • On fait une première mise en eau,
  • S'il y a des fuites, on a le droit de réparer,
  • La seconde mise en eau, s'il y a des fuites, on nous enlève un certain nombre de points.

En l'occurrence, on nous enlève 4 points par fuite, avec un maximum de 20 points.

Première mise en eau, j'ai eu 2 fuites (sur des brasures à l'étain, évidemment), j'ai réparé et plus de fuite. Ouf !

Quoique...

Quel est l'enjeu d'une fuite ? On m'aurait enlevé 4 points. Et pour 23 fuites, on m'aurait enlevé le maximum de 20 points... sur combien ?

Sur 600 !

La crise, non ? Celui qui présente une installation qui fuit de partout au deuxième essai, il perd 20/600 = 0,66/20, elle est pas belle la vie ? Potentiellement si tout est beau mais fuit de partout, je peux avoir mon CAP avec 19,33/20 !

Donc oui, je vais faire le vieux con mais cette épreuve pratique était aussi nullissime que l'épreuve écrite. Un jeune qui passe son CAP boulanger et se trompe de salle réussira sans peine son CAP plombier. "IN-RA-TABLE", dirait notre YouTubeur de l'autre fois !

Le résultat final:

À noter qu'il dépasse franchement à droite parce que j'ai mal centré le chef d’œuvre mais aussi parce que le CAP rédacteur de sujets ne s'était pas rendu compte que le détendeur était aussi large (+ ses deux vannes d'isolement + les doubles raccords demandés). Résultat, ils ont transmis une circulaire aux correcteurs pour leur dire de ne pas tenir compte des deux dernières cotes !

Sur le mur de l'atelier, les anciennes épreuves des années précédentes... dont celle de 2012 que j'ai faite chez moi et deux autres que je ne connais pas. C'est quand même autre chose, non ?

Pour autant, il ne faut pas confondre "sujet simple" et "sujet facile" ! La réalisation n'a pas manqué d'être longue et fastidieuse, et d'autre part parce qu'une installation toute carrée comme cela n'offre aucune marge de manœuvre pour respecter les cotes. S'il manque 1 mm au tuyau c'est irrattrapable, alors qu'une installation pleine de cintrages et autres formes façonnées peut toujours se fignoler à la main (tirer d'un côté, rattraper un angle etc.).

D'autre part il parait que les correcteurs sont fort pointilleux sur la propreté, ce qui pourrait quand même coûter quelques points (sur 20). Donc attendons les résultats avant de crier victoire, rien n'est acquis !

Et demain c'est l'épreuve de dépannage, on va me faire changer une chasse d'eau ou déboucher un évier... 200 km pour ça, c'est cher payé mais ça fait partie de l'épreuve. Par chance pour les deux premiers jours j'ai été logé par GillouSpitzbuewe dans son magnifique village et par lamalleencoin dans sa magnifique maison, encore un grand merci à eux pour leur accueil ! 🙏

Publié Mis à jour

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.


Discussions

Ara  a publié le pas à pas "Mon projet de reconversion".
il y a 1 an
Kentaro
( Modifié )

Si je comprends bien, tu veux acheter des biens immobiliers, les rénover, et les revendre.

Tu sais à peu près faire la menuiserie, mais pour le reste, c'est plus difficile et cela prend du temps pour te former.

Plutôt que de tout faire toi-même, pourquoi ne t'associes tu pas avec un électricien, un plombier et un carreleur ?

Certes, il faudrait partager le bénéf. à la fin, mais cela permettrait de faire beaucoup plus d'opérations, et in fine, ce serait kif kif...

Ara

Ben en fait, je ne sais pas faire "à peu près la menuiserie" (hé, tu veux me vexer ? 😁), et pareil pour l'électricité, c'est un peu dans mon ADN. La différence entre le bon bricoleur et le professionnel, vu des "autorités", c'est le diplôme, et vu de l'intéressé, c'est l'expérience. Mais l'expérience s'acquiert, et j'ai envie de dire : "j'ai le temps".

Le but est de me reconvertir et à mon âge (un peu avancé mais pas trop), de transformer mon temps en travail et mon travail en valeur ajoutée donc en argent. Mon but n'est pas de faire travailler d'autres gens, sauf si c'est vraiment nécessaire.

D'autre part, des "honnêtes marchands de biens" avec lesquels j'ai pu discuter, ce genre d'opération (achat-restauration-revente) n'est pas très lucratif. Donc dans l'idéal, ce serait plutôt de faire de l'artisanat, tout en ayant sous le coude un bien à rénover (pour les jours de disette dans le carnet de commande).

Bon bon bon, je n'en suis qu'au début du projet, hein, des rêves et des grandes idées ! Les lignes vont peut-être bouger d'ici-là, mais pour l'instant j'avance, et tant que je n'ai rien investi, je n'ai pas pris de risque.

Kentaro
( Modifié )

Ara Plutôt que de revendre ce que tu as rénové, tu peux simplement le louer. Et dans ce cas, pas de diplôme à montrer pour louer un bien. Le locataire ne va pas demander les décénales.

Il y a pas mal d'endroits en France, où les maisons ne valent rien, mais se louent très bien (tout simplement car les gens n'ont pas les sous pour acheter, et même pour emprunter... Ils vivent donc au jour le jour en louant). J'ai un ami qui rénove lui-même des maisons de mineurs (il y a eu des mines dans ma région) achetées pour presque rien, qui se louent très bien.

Par contre, ce système est rentable si on est capable soi-même de faire les rénovations, et l'entretien.

trente six seb

+1 pour la location, j'ai pas mal d'exemples à citer aussi.
Dans les raisons qui font que ça se loue bien aussi : les gens qui viennent ne veulent pas rester et achètent mais ailleurs.

Ara
( Modifié )

Oui tu as raison mais.

(il y a un mais)

J'achète (et dans ma région, c'est un peu cher quand-même), je rénove, et je ne revend pas. Je n'ai donc plus l'argent, alors comment recommencer ? En payant les mensualités d'un prêt avec le fruit de la location, donc en allant voir mes amis banquiers, ce que je préfère éviter.

Re-mais : je n'ai pas envie de trouver / gérer des locataires,

Re-re-mais : je connais quelqu'un qui a fait cela, et qui se retrouve à la tête d'un parc d'une dizaine de biens immobiliers en location. C'est cool, il en vit, mais son travail s'est progressivement transformé en gestionnaire de biens immobiliers + homme à tout faire et rénovateur de ses propres biens quand les locataires partent. Bon, moi ça ne m'emballe pas.

lamalleencoin
( Modifié )

Ara Ara Bonjour ..
Pour aller dans le sens de Kentaro
J'ai un ami qui a fait cela pendant 15 ans ..
Il avais a l'origine un CAP de Chaudronnier ..
Son idée a été d'acheter un petit immeuble ..
Il a d'abord renover le dernier étage de A a Z et a déménager dedans .. Comme ca il a vendue sa residence principale ( net d'impôts puisque c sa residence )
Sa spécialité a lui c'était de faire le max d'aménagement en metal ( escalier , structure ect .. ) ou il avais une très forte qualification .. et il faisais aussi tout ce qui étais peinture et sols ) Il faisait faire l'électricité et la plomberie et se chargeais de tout le reste .. place , deco ect ..
Une fois qu'il avais déménager , il faisait les étages de dessous en descendant étage par étage en découpant si possible 1 étages en 2 appart plus petit .. a chaque fois qu'il avais finie un étage il vendais ..
Son benefice étais de toujours pouvoir garder en plus de sa marge un Studio pour lui .
La renovation d'un immeuble complete de 4 niveau lui prenais 2 ans et il recomencais dans un autre bien . Toujours en vendant sa residence "principale"
il a rénover aussi des corps de ferme en découpant Maison par maison et grange par grange ..
Il faisait aussi les extérieurs .
Sa plus value c'est que tout ces appart étais toujours très bien décorer et toujours très originaux , voir atypique .
un de ces appart par exemple avais la particularité de n'avoir aucune porte a l'exception de toilette .. Donc son talent étais dans l'aménagement particulier des biens acquis ..
Il a toujours très bien gagner sa vie

trente six seb

2 ans, ce n'est pas une durée anodine, c'est la durée minimum d'habitation pour qualifier la résidence principale de principale à la vente. En clair on peut vendre tous les 2 ans sa résidence principale, mais plus souvent, on est dans l'abus de droit. Après il y a peut être d'autres limites. Et il faut être clean sur tout le reste, ce genre d'opération attire les contrôles fiscaux.
Ce n'est pas forcément un mal, car le contrôle peut éventuellement déboucher sur un redressement. Un gros, ça fait mal, un petit , beaucoup moins et ça à le mérite de valider les montages choisis.

lamalleencoin
( Modifié )

trente six seb Affirmatif :-)

trente six seb
( Modifié )

Je vais suivre tout cela avec intérêt.
Mais j'ai déjà une question : c'est quoi ce "test à blanc de l'épreuve 2019" ?? Ça m'intéresse.

Ah, et puis, j'ai aussi une remarque sur le marchand de biens : c'est un statut fiscal.
Autre remarque (oui ça fait deux) : les banquiers ne sont pas fans. C'est un peu comme quand on cherche du boulot : on voudrait des jeunes avec expérience mais si personne ne t'embauche, tu n'auras jamais d'expérience... Pour le financement d'un marchand de biens, les banquiers aiment bien qu'une ou plusieurs opérations soient déjà passées avant d'intervenir.

Sinon, là c'est du projet de longue haleine ! Tu anticipes bien. Bonne réussite à toi !

Ara

Merci !

Alors pour le statut fiscal tu as raison, et pour l'instant j'essaie d'établir mon projet pour savoir s'il est financièrement viable. Si le prix de revente moins les taxes moins les impôts moins le prix d'achat moins le coût des matériaux et des km que j'ai fait... me fait un revenu équivalent à 3€ de l'heure, c'est que ça ne marche pas. A priori l'artisanat paie mieux. Si donc je peux faire l'un ou l'autre...

Pour ce que j'ai appelé le "test à blanc", c'est simple : quand j'ai regardé les annales du CAP (sur le site suivant que tu dois connaître) :
crdp-montpelli...tion/types.aspx
j'ai regardé plusieurs épreuves écrites et pratiques, et je me suis dit "les doigts dans le nez, je peux y aller les mains dans les poches".

Mais pendant le confinement, j'ai quand même fait l'essai avec le sujet 2019, en conditions d'examen dans ma salle à manger... et là j'ai morflé ! Rappelle-toi la première question que j'ai posée ici :

Depuis j'ai beaucoup appris, rien qu'en vocabulaire (je dirais : +3 points à l'écrit juste parce que je comprends les questions !), et un peu en technique (théorique évidemment, mais au risque de paraître prétentieux, je ne me fais pas de souci pour l'épreuve pratique).

Et pour les banquiers, ce qui tombe bien est qu'ils ne sont pas trop trop mes amis... et que si je peux me passer d'eux, ce sera avec plaisir !

trente six seb

Ah ok, merci. Je connais effectivement ce site et pensait que tu avais trouvé des tests en ligne.

J'ai aussi beaucoup appris depuis que je fréquente assidûment l'Air du Bois. Ca prend du temps certes, mais quand on aime...

Pour le côté financier, déjà tu es taxé sur la plus value, c'est à dire prix de vente moins prix d'achat moins frais (il faut regarder précisément ce qui peut rentrer dans les frais, déplacement je doute mais matériaux, oui, largement, même factures de confrère pour ce que tu ne saurais pas faire). L'impact le plus fort est sur la TVA si mes souvenirs sont bons.

Et si tu peux te passer des banquiers, ce sera effectivement plus simple.

Ara

Oui, dis-donc, tu n'étais pas banquier toi ?

(j'aime pas les banquiers, hein, mais toi je t'aime bien !)

Ara
( Modifié )

Sans déc, "tout le monde" me dit que si j'ai l'argent pour acheter, mieux vaut garder l'argent et emprunter. Je pense que "tout le monde" a raison, mais je n'ai quand-même pas envie...

Ah, liberté... tu coûtes cher !

trente six seb

Eh éh ^^

Ce que j'ai toujours dit : tu as à moitié" envie d'emprunter ? emprunte la moitié ! 1 tiers, 1 quart. On n'est pas obligé de dire k'emprunte ou pas, il y a plein de nuances.

Si on ne parle que finance, il faut réfléchir à :

  • ce que te coûte le prêt en NET (les intérêts et autres frais sont aussi une charge déductible des impôts)
  • ce que te rapporte en net ton épargne (suivant les placements, il y a aussi de l'impôt et des prélèvements sociaux à payer).
    Mais il faut rajouter à ça :
  • les tracasseries administratives (un copain dit toujours "on ne paye jamais assez cher sa tranquillité") : dossier à monter, questionde la garantie éventuelle à proposer, des assurances, etc...
  • la faisabilité du dossier : pour ça il faut voir le banquier, si tu le sens réservé, abstient toi, en tout cas pour le premier projet (sauf si tu veux changer de banque).

Autre point : si tu as les fonds, le fait de ne pas emprunter te permet de commettre quelques erreurs sur les premiers projets : on apprend aussi en faisant. Et tu n'auras aucun compte à rendre.

Donc tout ça mis bout à bout, la liberté ne doit pas avoir un prix si exorbitant que ça. Surtout avec les taux d’intérêt actuels. 😉

Mon conseil donc, juste peser le pour et le contre objectivement.

Ara  a publié l'article "L'inscription en CAP Menuisier Installateur".
il y a 1 an
Ara  a publié l'article "La convocation aux épreuves écrites".
il y a 1 an
trente six seb
( Modifié )

PSE : si tu veux tester ton niveau, c'est par là ===> je fais le test

Ara

Mais quel misérable ! Je savais bien qu'il ne fallait pas lui tourner le dos...

Elokaze

Purée, balèze le test !

trente six seb

Blague à part, j'ai de la doc effectivement. Faudrait voir pour le scanner et te l'envoyer, c'est faisable.
Par contre, j'ai passé le BEP, pas le CAP. Mais je suppose que c'est pareil. A vérifier peut être.

Ara
( Modifié )

Non, scanner, tu vas t'embêter, laisse tomber ! C'était plutôt si tu avais un lien vers www.hugolescargot_passe_son_pse.

MOWD
( Modifié )

Merci trente six seb . Grâce à toi je suis sûr j'ai au moins le niveau maternelle.

trente six seb
( Modifié )
Ara  a publié l'article "Une course contre la montre...".
il y a 1 an
trente six seb
( Modifié )

Alors, ça c'est vachement important. Mais c'est étonnant, dans le Compagnonnage ceux qui montent sur les échafaudages sont souvent appelés coteries. Mais pas les menuisiers qui sont appelés pays comme les autres Corps de métier qui restent sur le plancher des vaches.
Au delà de cette digression, je me suis aussi inscrit au CAP en candidat libre. Mais je n'ai pas eu besoin de cette attestation. Quelle spécialité as-tu choisi ? Moi, c'est ""menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement".

Ara

Menuisier installateur... donc la qualification échafaudage est assez logique (c'est "riche", mais c'est logique).

trente six seb
( Modifié )

C'est un point qui peut aider au choix de la spécialité. Est ce que tu sais s'il y a des incidences pour la suite, notamment pour ceux qui veulent créer leur entreprise ?

Ara

Heu, que veux-tu dire par là ? Quelqu'un qui veut monter son entreprise aura besoin d'être formé aux échaf pour avoir son CAP, et la voie la plus simple est donc un organisme de formation qui lui coûtera quelques centaines d'euros.

Mais cela reste anecdotique. Il y a, me semble-t-il, 3 spécialités en menuiserie : installateur, fabricant et ébéniste. J'ai choisi le plus simple (l'épreuve pratique ressemble à cela).

trente six seb

Ben mon interrogation, c'est de savoir si pour monter une entreprise nécessitant un cap, la formation aux échafaudages est obligatoire aussi.

Ara

Ah ben ça je ne pense pas. Pour obtenir un CAP, c-à-d un diplôme délivré par l'Éducation Nationale, tu dois respecter tout ce qui est prescrit par un décret (en l'occurrence, pour le CAP M.I, être formé à l'utilisation d'un échaf ; pour le CAP maçon, de mémoire, être formé au montage et à l'utilisation ; etc). Mais pas pour ouvrir ta boite.

trente six seb

Ce que je voulais dire, c'est est ce qu'on peut ouvrir sa boite avec n'importe quel CAP menuisier ?

Ara
( Modifié )

Heu, trente six seb, tu m'inquiètes... Tu n'aurais pas abusé d'Hugolescargot, des fois ?
Pour un salon de coiffure, non hein, il faut un CAP de coiffeur !

Bon, soyons précis : pour ouvrir une boite, tu n'as besoin de rien. Si ta boite prétend faire de l'artisanat, genre "je répare vos tableaux électriques et je vous coupe les cheveux à domicile, prestation intégrée clés en main", tu auras besoin, dans ta boite, d'avoir au moins un employé (ou toi-même) possédant un diplôme ou titre professionnel de niveau V en électricité, et au moins un employé (qui peut être le même que l'autre) titulaire d'un diplôme ou TP en coiffure.

C'est pour cela que je prépare 3 CAP (MI, EL, IS) et un TP (carreleur). En toute logique pour mon projet, je devrais aussi faire plaquiste et peintre, mais bon... comme je le disais plus haut, je fais ceux qui ont de l'enjeu.

Ara
( Modifié )

Tu remarqueras d'ailleurs que... prenons l'exemple des boites qui font du boulot de m... Genre peintre reconnu dans la région avec 20 employés et pignon sur rue. Le patron débarque chez toi, regarde le boulot à faire et te dit que tout va bien se passer. Tu as confiance parce qu'il a l'air de bien connaître son métier. Le jour venu, il débarque avec un petit jeune, il reste la matinée puis il repart en laissant le petit jeune (qui restera seul jusqu'à la fin de la semaine). Le boulot est peut-être moins bien fait, mais bon, le jeune a quand même son CAP de peintre.

Les travaux sont terminés, le patron est venu constater avec toi leur bonne exécution et te donner la facture. Les éléments muraux de ta cuisine ont dû être démontés et remontés (par le petit jeune), et la peinture est nickel. 15 jours plous tard, tu remarques qu'un meuble de cuisine n'est pas très aligné ou qu'une porte ne se referme plus correctement. Pourquoi ? Parce qu'il est peut-être un très bon peintre, mais pas menuisier installateur, et qu'il a mal remonté le meuble.

Bien sûr, cela se décline dans tous les métiers : l'installateur sanitaire qui t'installe un meuble de salle de bain, et qui modifie l'installation électrique pour alimenter la lampe intégrée (et quand tu vois le travail, tu te rends tout de suite compte qu'il n'était pas vraiment électricien !) ; le menuisier qui t'installe la cuisine et qui fait le branchement d'eau, etc.

NB : j'ai déjà vu des [tout sauf électriciens] qui t'installent un truc en rajoutant un nouveau branchement électrique (lampe intégrée, hotte...) et qui à la fin des travaux te montrent que ça marche, puis laissent le disjoncteur ouvert en partant. C'est toi qui, en remontant le disjoncteur, prend la responsabilité de mettre le courant.

Conclusion, en toute logique, le moindre projet qui concerne plusieurs spécialités devrait faire intervenir chaque corps de métier correspondant. Dans la pratique, le gars te rajoute une prise 220V, on ne va pas en faire un fromage.

Ara

Autres exemples : le plaquiste qui te pose un Vélux, le banquier qui te fabrique une console d'angle... tu vois le tableau ?

trente six seb
( Modifié )

😂et bein Ara tu as abusé du chouchen, calvados, armagnac, cognac, schnaps (rayer la mention inutile en fonction de ta localisation) ?

J'me doute bien que le CAP poissonnier ne permet pas de s'installer comme esthéticienne ! 😁

Je représice donc ma question.
Pour s'installer comme menuisier (code APE 4332A, B ou C), il faut un CAP de menuisier.

Est ce que tous les CAP menuiserie permettent de s'installer à son compte ?
Sachant qu'en menuisier bois (aluminium existe aussi) , il y a 2 CAP : installateur et fabricant (liste des CAP du BTP)

Ara
( Modifié )

Sais pas... mais je dirais que le CAP est la version Éducation Nationale du certificat "je montre patte blanche", alors que le TP est la version formation professionnelle de la même patte blanche. Donc il est probable que n'importe quel CAP te permette de faire à peu près le métier que tu veux.

Après, si la CMA te dit "ah ben non, vous avez le droit de fabriquer des fenêtre mais pas de les poser", tu monteras ta boite qui s'appellera "36 ouvertures", tu vendras tes fenêtres et tu les poseras quand même chez tes clients...

(le mieux étant évidemment de faire le CAP qui te correspond le plus, et dans le doute de demander à la CMA)

trente six seb

Ok, du coup, je suis allé à la source aux infos. Le site wikicréa est une valeur sûre.
N'importe quel cap menuisier convient.
Ou 3 ans d'expérience professionnelle.
creerentrepris...ncement-savoir/

C'est rassurant.

lamalleencoin
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trente six seb D'ailleurs pour pinailler .. Pour posséder une pharmacie il faut avoir un pharmacien .. mais pas forcement etre soit meme pharmacien .. je pense que demain tu rachète une petit boite de menuiserie , on te demandera pas de diplôme de menuisier je pense .. il suffit qu'il y en ai 1 dans la boite .. non ?

MOWD
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lamalleencoin pour la pharmacie, non. Il faut être pharmacien pour avoir le droit d'en posséder une.
Pour la menuiserie, pas sur.

trente six seb
( Modifié )

+1 pour MOWD
Et j'ajouterai qu'il faut en permanence un pharmacien diplômé dans l'officine.

Pour le menuisier, je pense que c'est moins contrôlé à l'achat qu'à la création. Mais s'il y a des salariés, il y a une question de légitimité qui peut se poser.
Même si évidemment, passer un CAP pour après diriger des gars qui ont 10, 20 ou 30 ans de métier, n'empêche pas la question de la légitimité.

MOWD
( Modifié )

trente six seb je connais un gars qui a racheté une grosse entreprise de menuiserie, et il n'avait aucune formation à la base. Il a fait un CAP pour être plus à même de faire des choix techniques mais ce n'est pas le fond de son métier qui est de gérer la boîte.

trente six seb
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MOWD si c'est dans l'Indre, je connais le même (un militaire reconverti).
Si c'est ailleurs, ben il y a au moins un autre exemple ^^

ebene2016
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Bonjour
tout dépend de la société compagnonnique à l'UC tout le monde possède le nom de Pays il en est de même chez les égalitaires . Tandis que pour AO ainsi que pour la FCMB c'est vrai ils possèdent deux noms coteries et pays .
a plus et bon cheminement pour votre apprentissage

trente six seb

Exact, c'est pour ça que j'ai nuancé avec le "souvent". "Parfois" aurait peut être été plus juste. Mais le célèbre "pays et Coteries", largement partagé pour les salutations laisse entendre qu'il y a quand même de nombreuses coteries. Surtout que l'AO rassemble le plus de membres. La Cayenne Itinérante aussi applique le vocable "coterie" si ma mémoire est bonne.

Raphy61
( Modifié )

trente six seb trente six seb Pays et coterie correspond uniquement : Coterie = métier qui exerce a l’extérieur, Pays = métier qui s'exerce a l'intérieur, ... je suis un pays, et j'y ai passer plus de 6 ans, quand au nom Alsacien, Normand, Réunionais .... et la vertu, l'ami du trait, travail bien fait .... tous cela dépend de ta carrière et ton savoir, mais aussi du lieu ou tu es né ... chez les compagnons ....

trente six seb
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Raphy61 Merci de ces précisions Pays. Dans mon souvenir la distinction était échafaudage / atelier. Mais c'est peut être intérieur / extérieur. De toutes façons, il y a peu d’échafaudages en intérieur. Pur le reste, le nom compagnonnique dépend aussi des habitudes de chaque société : certaines rajoutent une vertu d'autres juste le lieu d'origine, certains avec le prénom d'autres sans.

Raphy61
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trente six seb Je fait parti de l'AOCDTF (j'en faisais parti), pour le nom c'est au moment de l'adoption, la vertu de la réception. Il y a toujours une vertu en cas d'adoption. Le nom de la région n'est même pas celui d'origine mais celui que tu choisi, la plupart du temps celui d'origine. Le mien c'est Alsacien .... pour le reste cela me regarde 😂 Pour les échafaudages, je vais même pousser, l'apprenti de première année, qui va chercher les outils ou le matériel en bas des échafaudages est nommé "Le lapin" .... dur dur le compagnonnage, il y a de tous qui circule, mais le vivre "sur le tour" est une autre chose.

trente six seb
( Modifié )

Raphy61 certes mais par exemple les Menuisiers et Serruriers du Devoir (à la Fédé donc) n'ont pas de vertu : prénom + province uniquement.
Le lapin, ça vient des charpentiers qui faisaient courir les apprentis lors des tailles de charpente. L'ancien restait à un point fixe et le lapin courrait à l'autre bout des pièces en faisant plusieurs fois le tour de la charpente.
Depuis, le lapin, c'est l'apprenti.
Mais finalement, ce n'est pas forcément le singe le plus habile sur l’échafaudage.

Par contre, effectivement, je suis profane, limite renard.

Raphy61

La fédé je ne connais pas par contre

Ara  a publié l'article "Les révisions".
il y a 1 an
Ara  a publié l'article "La convocation aux épreuves pratiques".
il y a 1 an
mokozore

Hello, je viens de t'envoyer un MP avec des annales de PSE... dsl j'étais en vacances, un peu long à la détente...

trente six seb

Si si, il y a une route pour aller à Issoudun. Mais pas de lycée pro menuisier.
Si tu veux du cuir par contre... 😁

Jean Galmot

"Faux et usage de faux : l'idée me plaît, mais je n'ai pas d'imprimante couleur..."
Il faut un peu plus et surtout pas d'imprimante couleur pour ce genre de travail, tout ça, ça va bien pour des laisser/passer sur des bases militaires, Mouarffff!!😁.

Ara  a publié l'article "Les révisions - bis".
il y a 1 an
trente six seb
( Modifié )

👍
Quel est ton avis sur le bouquin des escaliers ?
(AMHA, c'est pas obligatoire pour le cap 😉)

Ara

Mon avis est là :

Et en effet je ne l'ai pas acheté pour le CAP, mais parce que je vais devoir un faire un pour ma grange, et je vais me faire plaisir !

trente six seb

Oups pardon, tout simplement

Ara  a publié l'article "Les épreuves écrites".
il y a 1 an
mokozore

eh eh, t'es en pleine épreuve. Bon t'as vu, pas de pb particulier la PSE. Bon courage pour les autres épreuves... Si c'est comme le CAP d'ébéniste quand je l'ai passé, le travail des épreuves écrites préparent le travail pratique... du coup, ça vaut le coup de prendre un peu de temps après les épreuves écrites pour réfléchir à la réalisation.

Ara
( Modifié )

Damned ! Tu veux dire que le placard à balais qu'ils vont me faire étudier cet après-midi, c'est le même qu'ils vont me faire construire la semaine prochaine ?
(ça ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd !)

mokozore

bah écoute, faut regarder les annales pour confirmer ce que je dis, mais c'était le cas en ébenisterie en tout cas. Et puis, c'est cohérent d'avoir un meuble, un plan, des opérations, un débit à planifier. Mon point de vue de prof, c'est que ça permet de faire bosser moins de gens sur le sujet, donc ça coute moins cher... et d'avoir un truc homogène.

Ara

HA HA ! Vu le sujet que j'ai eu (cf. plus haut), je vais devoir me taper 44,8m² de parquet flottant et 37ml de plinthe assortie référence 98150-1663 dans une pièce orientée sud-ouest située dans une maison dont le faîtage le plus haut est de +6,84m.
Caramba, encore raté !

trente six seb
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Il me semblait aussi que les sujets écrits préparaient au travail pratique. Mais ça a peut être changé. Mais du parquet, c'est possible.
C'est quand même bien joué jusque là. 👍 Et bonne réussite pour la suite.

Oak
( Modifié )

trente six seb 37ml de plinthes pour 44.8m2 ça fait du virage en plus. Un piège sur l'orientation qui plus est. A voir 😋

Ara

Non, c'est 37ml pour 2 pièces de 20 m² (il n'y a pas de piège, il fallait que 80% des gamins réussissent sans avoir rien branlé pendant 3 mois...). Donc ça ne va pas être ça. Peut-être installer un crochet porte-manteaux avec une vis, ou déballer un tabouret ikea sans le monter... on verra bien !

sylvainlefrancomtois

no comment , j'ai pas de mots , à force de baisser les niveaux partout , ou vas t'on ??????????,,,

Oak
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sylvainlefrancomtois Et lorsque l'on est éleve, que l'on souhaite se mettre à son compte et qu'on réalise que le contenu n'y est pas... quelle déception.

Il faut se retrousser les manches au delà des coudes. 😓

trente six seb

+1, c'est pour ça que s'intéresser aux cours anciens est intéressant et utiles. Plus la fréquentation de forums où les profils et les générations sont mélangés.
Mais rien ne vaut les stages. A condition de bien les choisir.
Présentement, sur les tours de mains, je suis en train de progresser fortement en pose de silicone ! 😁

Oak
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trente six seb un enfer de pas en mettre partout 😆

dependancesbois

😂 y a pas un traité ancien du petit poseur de Jaja ??? !!!

Oak
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dependancesbois t'as jamais vu l'ancien de ma boite poser la sikaflex en sceaux à la truelle sur une rive 😆 il avait pas les mains propres pour l'écrire le traité.

lamalleencoin
( Modifié )

sylvainlefrancomtois Sur les pyramides ont été retrouvé des textes d'anciens , expliquant que il n'y a plus de jeunesse que le respect des jeunes et leurs competences se perde .. Donc a priori .. pour un égyptien toi , moi , tout le forum , sommes des rigolos dégénérer :-)

dependancesbois
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Oak 😂 y savait p'tet pas écrire non plus !

dependancesbois
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lamalleencoin les coups de fouet devaient pas mal aider pour le respect !

sylvainlefrancomtois
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dependancesbois contrairement à ce que l'on crois, les ouvriers bâtisseurs étaient des gens qualifiés pas du tout des esclaves fouettés !

sylvainlefrancomtois
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trente six seb Meme le travail du solin de silicone, demande un savoir faire , pas de surplus, taille de l'embout, lissage, apprentissage des divers silicones, travail propre de préparation du support , et sans pourrir son habit de travail , etc ...🧐

sylvainlefrancomtois
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lamalleencoin et bien d'autres civilisations , ou encore moins loin, nos anciens il y a encore 100 ans doivent bien rigoler ou pleurer !

dependancesbois
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sylvainlefrancomtois pourtant dans ce documentaire :
youtu.be/ccIS3HD2u5o
🤔

sylvainlefrancomtois
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trente six seb
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Ah mais oui la pose de silicone réclame un tour de main. En plus des points précisés par sylvainlefrancomtois, il y a la pression sur le tube à doser et la vitesse d'avance. Puis la pression avec le doigt.
On a l'air con quand un gamin de 20 ans fait le tour d'une baie vitrée en 2 minutes et sans utiliser de sopalin alors que moi, il me faut 15 minutes et la moitié du rouleau. 😁

Ara  a publié l'article "Les épreuves écrites - bis".
il y a 1 an
Manuela

Salut,
Je suis plutôt d'accord, l'épreuve était facile. De mon point de vue par contre c'est tant mieux vu le peu de temps que j'avais pour m'y préparer (je n'ai été informée qu'il y a environ 15 jours que les épreuves n'étaient en fait pas annulées). Et comme mon but est uniquement de pouvoir mettre "Artisant d'art" sur ma com, ce n'est pas plus mal que cela ait été si simple. Par contre, en ce qui concerne la satisfaction personnelle où j'espérais pouvoir vérifier où j'en étais dans mes acquis, la je reste un peu sur ma faim.
PS : Mon sujet n'était pas le même, mais du même style.

Ara
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Il y a quand même un truc qui me chiffonne dans ton projet, Manuela... sauf erreur, l'artisanat d'art n'est pas réglementé, si ?

Je suppose donc que tu peux te déclarer "artisan d'art" sans CAP, contrairement aux métiers du bâtiment, de services à la personne (coiffure...) et métiers de bouche.

Ou il y a quelque chose que je n'ai pas compris ?

trente six seb
( Modifié )

Effectivement, j'avais les mêmes souvenirs qu'Ara.
D'ailleurs en regardant la possibilité d'adhérer au Syndicat Professionnel des métiers d'Art, il n'est fait nulle part mention d'un diplôme.
Soit dit en passant, ce label "ateliers d'art de France" semble être utile pour pousser un créateur (de ce qu'on m'a dit).

Manuela

Bonsoir à tous,
Je peux effectivement créer mon entreprise sans diplôme, mais je ne peux pas utiliser le terme d'artisanat sans.

Ara  a publié l'article "Les épreuves pratiques".
il y a 1 an
trente six seb
( Modifié )
sylvainlefrancomtois

+1 mer...............!!

dependancesbois
( Modifié )
Oak

🍀✅

Ara

Merci les gars !

Ara  a publié l'article "L'épreuve d'agencement".
il y a 1 an
mokozore

eh mais tu fais carrément ton malin :-)... alors du coup, le travail à faire était bien dans le travail préparatoire des épreuves écrites?

Ara

Ben non puisqu'à l'écrit on me demandait de recopier la référence des plinthes assorties au parquet stratifié, le numéro de parcelle et la surface du terrain... Là on m'a demandé de couper des planches et de les assembler pour agencer un coin de combles, j'avions point cela dans l'écrit.
De fait, j'ai passé un super bon moment !

DidierT
( Modifié )

Bonjour
Bravo... pour le défi que vous vous êtes lancé mais surtout pour l'humour ! Excellent ! J'attends la suite avec impatience.
Dites moi, ne seriez vous pas actuellement dans l'automobile, par hasard ?
Bon courage à vous et bonne continuation.
Encore bravo.

Ara
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L'automobile ? Mauvaise pioche ! Rejoue encore !

trente six seb
( Modifié )

Tu n'avais pas de fausse équerre pour relever l'angle ?
L'autre candidat n'est pas obligé de revenir pour valider l'épreuve ? (jr crois avoir vu ça, peut être dans le pas à pas de mokozore)
Bon en tout cas, c'est sympa, profites.
Les profs aiment bien les adultes, ça les change.

Ara
( Modifié )

Si, j'avais une fausse équerre, mais je n'ai pu que reporter l'angle du dièdre avec. La ligne de dièdre (celle qui appartient aux deux plans) n'était pas parfaitement perpendiculaire au fond du box. Donc la fausse équerre m'a permis de régler l'angle de la lame de scie par rapport à la table, mais le traçage sur la planche m'a permis de placer la règle pour couper en léger travers (je ne sais pas si j'explique bien...).

Pour l'autre candidat, oui j'ai lu comme toi (je ne sais plus chez qui ??) qu'il avait dû interrompre son travail juste avant la fin pour venir pointer le lendemain. Là, il n'y avait qu'une seule feuille d'émargement pour l'épreuve de 14h. Donc le gars est parti, et je ne le reverrai même pas demain parce qu'il n'a pas été convoqué. On suppose qu'il est dispensé de fabrication. Paradoxalement, il y a un autre candidat prévu en fabrication, mais qui n'aura pas fait l'agencement... bizarre.

Oui, je pense que pour les profs, avoir des adultes en reconversion c'est du petit lait. Pour autant, j'ai vu le même prof à l’œuvre avec 3 gamines qui n'ont jamais touché un marteau de leur vie (ah ouiii, je crois que j'ai déjà vu un tournevis avec une croix, je ne sais plus comment ça s'appelle), eh bien il a été super, intéressant, pédagogue, il leur parle d'adulte à adulte, et je ne doute pas qu'il y trouve un intérêt. Quand on a affaire à un type bien...

Ara  a publié l'article "La parenthèse".
il y a 1 an
dneis
( Modifié )

Intéressant.
Mais alors, c'est quoi le secret du racloir ? 😉

Ara
( Modifié )

dneis ! Un secret ça ne se partage pas, hein !

Ara
( Modifié )

Mais bon allez, de ma divine bonté... (enfin bon, j'ai fait un copeau, je ne suis pas encore une référence en la matière !)

Alors racloir affûté côté prof, quand j'ai voulu racler, je suis resté scotché en bout de planche (le racloir n'avançait pas tellement il accrochait). Cela me parait un bon critère pour savoir si le tien est affûté. Et racloir côté "affûté par moi", il avançait très bien mais faisait ceci :

Ara
( Modifié )

Du coup j'ai recommencé en relevant le fil en appuyant plus fort. Ce n'était toujours pas fameux, mais je me suis rendu compte que je n'osais pas racler. En fait, quand tu as les deux côtés affûtés (dont un vraiment bien, qui est en haut), tu n'as pas envie de te couper les doigts...

Quand j'ai compris cela, j'ai mis mes gants et j'ai osé, et là ça a marché.

Note bien que sur la photo ci-dessous (c'est mon côté...), on voit que ça fait des stries (sauf à droite où c'est un peu mieux)

Ara

...et ça, c'est parce que j'ai relevé le fil comme une brute, et donc le fil est abîmé. Certes il accroche plus, mais il fait du velours côtelé.

Donc tout l'art de la chose, c'est de relever le fil suffisamment mais pas comme une brute. Pour l'instant j'en suis là de mes investigations. Si d'aucuns a des conseils, je prends !

dneis

En ce qui me concerne, j'ai un affiloir de section triangulaire.
Je passe plusieurs fois, sans appuyer fort. C'est un copain ébéniste qui m'avait montré et depuis je m'en sors pas trop mal.

Je ne sais pas à quel point l'acier du racloir joue. J'ai un Darex de GSB, le reste ce sont des racloirs issus de lames de scie ou alors non identifiés, mais ça marche.

Ara  a publié l'article "L'épreuve de fabrication".
il y a 1 an
sylvainlefrancomtois

ben voilà , c'est dans la poche ! 😉

Ara  a publié l'article "Ouiiiiii !".
il y a 1 an
dependancesbois

Et ben Félicitations et pis c'est pas passé juste ! c'est de la belle note çà!!!

sylvainlefrancomtois

👍

lamalleencoin

Eh ben .. Bravo ..

Kentaro

Euh, oui, c'est pas mal... même pas mal du tout...

Manuela

Félicitations ! Pour ma part, j'y retourne en juin pour 2 matières et 0,29 points manquants pour l'obtention

Ara
( Modifié )

Merci à tous !
Manuela trop dommage, à 0,29 points près ce n'était pas loin... je te tiens les pouces pour le prochain coup.

Manuela

Oui, merci. Mais je le prends très positivement. D'abord, cela prouve que le diplôme vaut quelque chose et qu'il n'est pas donné à tout va sous prétexte de Covid. Je savais que je n'étais pas tout à fait prête, mais malgré tout cela me montre que tout le travail que j'ai fourni en apprenant seule est plutôt pas mal. Ensuite, cela va me permettre de prendre des cours auprès des compagnons d'ici juin, et ça à mon sens, c'est un atout indéniable. En plus, cette année, je devais tout passer, y compris les matières générales, ce qui m'a conduit à tenir un plein temps durant 15 jours. Or normalement, dans mon atelier, compte tenu de mes soucis de santé, je tiens un mi-temps. Je savais donc également que je n'était vraiment pas au mieux de ma forme physique au moment de l'épreuve pratique, ce qui s'est ressenti d'ailleurs dans la qualité de mon travail. Mais là encore, c'est pour moi une victoire, car malgré tout, j'ai tenu toute la durée de cette épreuve. En gros, je me lance des fleurs et malgré l'apparent échec, je suis fière de moi.

trente six seb

Tu peux ! Bravo (un peu en avance, mais 0.29 points ça se rattrape !).

Manuela

Et je compte bien les rattraper :)

trente six seb
Manuela

Merci, je ne manquerais pas de vous tenir informés. Pour l'instant, je me bats avec pôle emploi et cap emploi pour le financement d'une formation auprès des compagnons.

trente six seb

Génial ça!

trente six seb
( Modifié )

Yesss ! Bravo !
On arrose ça quand ??

Ara

Ben maintenant !

Allez, TOURNÉE GÉNÉRALE À TOUS LES BOISEUX DE L'AIR DU BOIS !

Chacun boit un coup chez lui ! (je vous aurais bien invité, mais covid oblige...)

dependancesbois
( Modifié )

Ara ayé ! 🍻

trente six seb

OK ! Demain pour moi, je m'y suis pris trop tard ^^

Manuela

Yep, vu que je ne découvre ce message que maintenant, je trinquerais ce soir à votre réussite !

Ara  a publié l'article "Hey ! Hey !".
il y a 1 an
dependancesbois

En voilà un joli papier !!!

Elokaze

Bravo ! Ca se fête effectivement...

trente six seb

Tu m'étonnes que ça fait plaisir ! Il est bien mérité en plus !

J'ai reçu mon BEP cette semaine, après avoir appelé le Greta (ils n('avaient pas pensé à le faire, évidemment).

  • vous êtes qui déjà ?
  • quittez pas je vais voir si on l'a
  • oui on l'a, faut venir le chercher
  • ben vous pouvez pas l'envoyer
  • ça sera plus long
  • ben non vu que je vais pas sur Bourges
  • alors faut payer
  • tant pis, il faudrait me l'envoyer
  • je vais voir ce qu'il faut
  • quittez pas
  • un courrier, une copie de carte d'identité et 6.50 €
  • ma formation a couté près de 7 000 balles et il faut que je rajoute 7 €euros, vous trouvez pas ça mesquin ?
  • j'y suis pour rien
    CEKIFUDIFUFé

2 jours après, mail :
"Nous avons bien reçu votre demande d’envoi du diplôme BEP Bois que vous avez passé en juin 2020.
Après vérification avec la copie de votre passeport, nous constatons une erreur sur le diplôme au niveau de la ville de naissance.
Nous sommes dans l’obligation de le retourner à la division des examens accompagné de vos vignettes de 6.50 euros. C’est le Rectorat qui vous adressera directement votre diplôme rectifié."

Les nazes... 😳

Sinon, c'est moi où effectivement c'est pas le même papier qu'avant ? Ou alors c'est pour les diplômes de l'enseignement professionnel, ça sert à rien de faire des frais ... 🤔

Re félicitations en tout cas ! Un pinot gris vendanges tardives ?

Ara
( Modifié )

Sinon, c'est moi où effectivement c'est pas le même papier qu'avant ?

Ben je me suis fait la même réflexion, quand je l'ai posé sur une revue à la couverture rouge (ce détail est important !) et que j'ai vu qu'on peut voir à travers !

Alors à Strasbourg, bureau des examens, les filles sont super sympa et quand il y a un souci elles appellent (quand c'est bien il faut le dire). Ce qui est le cas (qu'il y a des soucis !)

  • allô monsieur Aralairdubois ?
  • ouiiii ?
  • on a bien reçu votre courrier recommandé avec une enveloppe timbrée à votre adresse, et une lettre où vous demandez qu'on vous envoie votre diplôme et vous parlez de votre inscription en CAP électricien.
  • ouiiii ?
  • le problème c'est qu'il n'y a que l'enveloppe timbrée, mais pas le dossier d'inscription...
  • ouiiii ? Oups, NAAAAN !!! Pourtant il y était, et vous pensez bien que j'ai vérifié 20 fois qu'il y avait tout avant de l'envoyer !

Bon, je vous fais grâce de la suite de la discussion, j'ai bien vu qu'elle ne luttait pas beaucoup, bien consciente que quelqu'un chez eux a merdé. On a refait des échanges par mail et c'était réglé.

Lendemain matin... dreling dreling !

  • allô monsieur Aralairdubois ?
  • ouiiii ?
  • on a bien reçu votre courrier recommandé où vous demandez qu'on vous envoie votre diplôme et vous parlez de votre inscription en CAP électricien.
  • ouiiii ?
  • alors pour avoir votre diplôme vous avez plusieurs possibilités : vous pouvez venir le chercher en main propre, mais il faut prendre rendez-vous, vous pouvez...
  • NAAAAN !!! J'ai mis une enveloppe timbrée à mon adresse !
  • ah non, j'avions pô ça chez nous !

Inutile que je lui explique la scène d'hier (et la savoureuse ironie de la chose !)...

  • voulez-vous bien demander à votre collègue, à mon avis elle va la retrouver...
    (...)
  • ah c'est bon j'ai l'enveloppe. Mais... Elle n'est pas affranchie en recommandé...
  • ouiiii ?
  • vous comprenez, c'est pour éviter les trafics de diplômes...
  • ouiiii ? Oups, NAAAAN !!! Je l'ai affranchie en lettre suivie, regardez la petite étiquette en haut à gauche !
  • mouif, bon c'est bon je vous l'envoie, ça part demain.

Et ensuite il y a eu une contraction d'espace temporel, un passage de trou noir ou une tempête nucléaire, et on est passé d'hier, 27 novembre à aujourd'hui, 2 décembre en passant par hier bis, 1er décembre, où ça a été envoyé.

Et du coup avec le vent solaire, la feuille de papier s'est retrouvée à moitié transparente, CQFD, tout s'explique !

trente six seb

Le sketch !!

Youss13400
( Modifié )

Félicitations ! Des efforts récompensés ça fait plaisir

Ara

Merci !

Ara
( Modifié )

vous trouvez pas ça mesquin ?

Comme à l'épreuve pratique de fabrication, si tu veux récupérer ton œuvre il faut payer. Moi c'était 10 euros, sachant que sinon ils le jettent, et quand tu vois l'atelier avec des commandes numériques à 250.000 euros...

dependancesbois

Ben c'est comme pour tout !
Il m'a fallu un K-bis il y a pas longtemps ou la carte artisan (qui est dématérialisée maintenant) et quand j'ai pris contact avec la CMA ils m'ont dit - il faut passer par internet

  • ben internet me dit de prendre contact avec ma CMA
  • Ah oui c'est vrai pour qu'on vous envoie un lien vers le formulaire pour faire la demande
  • Mais puisque je vous ai au téléphone vous pouvez pas me la prendre, la demande.
  • Pfffff c'est plus simple par internet !
  • mais en plus c'est 7 euros et valable que 3 mois ?
  • Sinon on peut vous l'envoyer par courrier et c'est gratuit mais c'est plus long !
  • combien de temps ?
  • une bonne semaine!
  • Ok !
  • Bon ben je vais prendre votre commande!!!

J'ai rappelé 1 mois plus tard, la nana que j'ai eu me l'a envoyé par mail gratuitement dans les 10mn !!!

Ca s'appelle l'administration je crois!

MOWD

dependancesbois et après ils étalent parce qu'il n'y a pas assez de monde pour faire le travail. Ca me rapelle mon passage à l'hôpital il y a 2 semaines. On me demande un test covid en urgence pour le lendemain et il a fallu faire 4 services différents avant d'être renvoyé dans le service initial faire le test.

trente six seb

Je crois que c'est comme ça qu'on détruit un service public.
Au sujet de nos interlocuteurs, on a 2 possibilités :

  • soit ils sont compétents et dévoués et se battent contre un système absurde en faisant ce qu'ils peuvent. Le gros "avantage" de toutes les dématérialisation et autres, c'est que les systèmes peuvent être verrouillés. Et donc les employés n'ont plus la main pour faire leur boulot.
  • soit tous ceux qui étaient compétents et dévoués, dégoûtés, sont partis. Et il ne reste que les autres.
    Sachant que les nuances existent et que les compétents, de moins en moins nombreux, ont de plus en plus boulot...
dependancesbois

C'est ça, les gens compétents restent rarement longtemps dans un système incompétent.

lamalleencoin

dependancesbois Ca s'appelle aussi l'humain ... ils ont tellement l'habitude d'avoir affaire a des gens qui les agressent , que ils s'auto protégé et quand ils ont qq de sympa ou qui s'accroche gentiment .. ils passent outre les règles ..
Comme t'étais sympa elle a gérer .. si tu l'avais fait c .... elle t'aurais renvoyer dans tes 22 .. et c'est bien ca le souci .. sympa ou pas le système devrais etre le meme dans l'administration ..
Mais a la réflexion .. on fait pareil .. un client désagréable .. je lui facture le max ou je refuse .. alors que la personne sympa , a l'écoute je ferais toujours le max pour le mini ..

La difference c'est que en tant que patron on fait ce que on veux car on assume les conséquences .. eux n'ont aucune conséquence a rien ..

Ara
( Modifié )

lamalleencoin oui tu as raison, et mieux vaut être sympa qu'agressif, on y gagne ! Il faut toutefois être conscient de l'enjeu... si elle me perd mon diplôme je n'en mourrai pas (j'ai le relevé de notes). Si elle me fait payer 7 euros de plus je m'en remettrai. Si elle perd mon inscription, à 1 jour de la forclusion, elle me fait perdre 1 an et là, je risque d'être un poil plus agressif ! Mais comme elle avait conscience de l'enjeu elle a fait ce qu'il fallait faire pour que ça marche (mentalité d'industriel) alors qu'elle aurait pu juste appliquer la règle (mentalité d'administratif).

Moi ce que je reproche à certains, c'est de faire abstraction de tout contexte et des enjeux. À 15 jours de la soutenance de mon mémoire d'ingénieur, la sal...ope de l'administration du CNAM m'a appelé pour me dire qu'elle ne pouvait pas me laisser soutenir pour un détail administratif, genre virgule manquante. En face d'elle il y a un gars qui fait des cours du soir depuis 10 ans, qui a ramé tout ce qu'il pouvait, qui a lutté contre cette même administration (qui a encaissé ce genre de conneries plusieurs fois), qui a lutté contre son entreprise pour qu'elle finisse par daigner l'aider un peu (la dernière année!), qui arrive au bout du tunnel, et là on lui dit "ah mais non, il manque la virgule", autant dire "vous avez fait tout cela pour rien, vous auriez mieux fait de regarder la télé tous les soirs de puis 10 ans, hein !".

Bon ben là, l'agressivité n'est pas une option, c'est une question de survie !

Putain j'en ai encore les mains qui tremblent sur le clavier... et ça fait 20 ans quasi jour pour jour !

Ara
( Modifié )

Heureusement qu'il y a plein de gens normaux ! Sympas, arrangeants, même dans les administrations !

dependancesbois

lamalleencoin et oui l'humain que nous sommes tous !!! Pas évident c'te bestiole !
Bien sûr toujours dans la sympathie au début (même avec les démarcheurs !) Et puis après ça évolue selon ...

lamalleencoin

Ara Oui je comprends Ca doit etre rageant .. et éprouvant .. pas de doute .. Mais bon 20 ans .. de l'eau est couler sous les ponts .. et Puis .. la situation est pire aujourd'hui :-)

trente six seb

Oui, il y a de l'humain, mais on crée ces situations qui elles mêmes engendrent de l'agressivité. Le problème, c'est que ces "on" n'y sont jamais confrontés.

Youss13400
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Dsl, j’ai pas bien compiris pour l’attestation d’échafaudage tu l’a fait écrire sur papier blanc par un cadre de ton boulot?

Ara

Youss13400 pas sur papier blanc par un cadre, mais sur une attestation de capacité de l'organisme interne de formation, et par un formateur qui m'a d'abord fait passer une évaluation écrite et pratique. Le seul truc chelou, c'est qu'on a fait cela sur notre temps libre puisqu'il n'y avait pas de formation prévue à ce moment là.

Youss13400
( Modifié )

Merci pour ta précision. Une dernière question sur ce sujet que tu as l’air de maîtriser. Si je suis indépendant, tu pense que je peux me faire, au nom de mon entreprise, cette attestation? Merci Ara t’es le meilleur !

Ara

Ha ha ! Bien essayé mais non ! Le certificat doit être délivré par un organisme de formation habilité. C'est le cas du service de formation de mon entreprise car il s'agit d'une "grande entreprise". Si tu veux passer le CAP menuisier installateur, je crains que tu n'aies que le plan B dont je parlais. Si tu t'y prends assez tôt, tu auras le temps de chercher une session de formation pas trop chère. En tout état de cause, il faut t'y prendre tôt car tu peux avoir plusieurs semaines, voire mois de délai avant de trouver une session disponible dans un organisme pas trop cher.

Note que cette attestation n'est pas demandée pour les CAP menuisier fabricant ni CAP ébéniste.

Youss13400

Merci Pour tout Ara. Je prépare le cap installateur sanitaire donc pas besoin pour l’instant de cette capacité mais en lisant ton post j’ai préféré te demander on sait jamais ça peut servir. D’ailleurs ton post est d’utilité public! Bravo et encore merci

Ara

Pas de souci, et tant mieux si cela peut servir à d'autres.

Pour info, je me suis inscrit en CAP électricien cette année, et je compte bien continuer l'année d'après avec le CAP d'installateur sanitaire, justement... donc quand tu le passeras, essaie de conserver les sujets (des épreuves écrites et surtout des épreuves pratiques), ça pourrait bien servir à d'autres !

Youss13400

Ara D’accord ça marche, je vais tout garder et les partager. Merci du conseil et bon courage à toi. Ps: j’ai 38 ans et si je mets pas 2 ou 3 ans pour obtenir le cap is, il est possible que l’année prochaine je passe l’électrien aussi. Dans tout les cas je vais bien garder ton contact, ça motive. Force à toi

Ara  a publié l'article "J'ai replongé...".
il y a 1 an
MOWD
( Modifié )

Pour Noémie j'aurai proposé que ses parents fassent leur travail d'éducation et qu'en attendant le seul moyen sûr à 100% restait l'abstinence. C'est naturel, sans hormone et sans danger avec le tabac.

Sans deconner ça devient des épreuves de vérification de conformité idéologique ces examens!?! Ils feraient mieux de vérifier que le futur diplômé sache si les fils sont de la bonne couleur dans le tableau électrique.

Ara
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MOWD ah non, j'avions pas la question des couleurs en stock, mais de toute façon il n'y a pas de test là-dessus (tu voudrais faire de la discrimination à l'encontre des daltoniens ?).

Bien sûr tu as raison, quoique je présente les choses avec une certaine ironie, mais il faut quand même avoir à l'esprit que dans la population des jeunes qui passent le CAP, tous n'ont pas leur deux parents et un cadre qui leur permet de savoir cela.

Pour certains, la première chose à faire est de leur expliquer comment on range les feuilles de cours dans un classeur, mettre les pochettes en plastique à l'endroit, trier les cours avec les cours, les devoirs avec les devoirs... Et la deuxième chose est de leur apprendre que le soir on se couche, le matin on se lève, que les chips et la mayonnaise c'est bon mais ce n'est pas un repas, qu'une fille n'est pas un objet, qu'avant de passer un entretien d'embauche on se lave et on se coiffe... etc. Et s'ils n'ont pas eu de parents pour leur expliquer cela (et peu importent les raisons), ils ne le devinent pas tous seuls.

D'où ces cours de PSE, qui ont le mérite de faire les choses bien, c'est un peu caricatural et évidemment à 50 balais j'aurais pu m'en passer, mais au moins c'est fait sans jugement et sans morale. Donc au fond, respect à l'Éducation Nationale (quand c'est bien, il faut le dire !).

Grabouille

Oui, et puis cette épreuve est souvent avec un coeff de 1, là ou les épreuves techniques sont a 9 ou 10... donc ça pèse assez peu sur le résultat final.

Kentaro
( Modifié )

MOWD "travail d'éducation" ? "abstinence" ?? moi, j'appelle cela "endoctrinement"... mais bon... 😉

IL y a aussi le systèmes de ceintures avec cadenas, et la lettre écarlate pour celles qui ont failli... Ne pas oublier que la cage avec cadenas existe aussi pour les messieurs...😇

MOWD

Kentaro, apprendre à ses enfants qu'avoir des rapports sexuels, c'est accepter de prendre le "risque" de faire un enfant, oui ça s'appelle de l'éducation. Tu peux évidemment rajouter des barrières de plastique, bidouiller le système hormonal (avec l'aval des écologistes se battant en parallèle contre les perturbateurs endocriniens) ou tout autre moyen, il reste toujours un truc qu'on appelle la nature et qui fait qu'un petit être humain peut se développer pour venir au monde 9 mois plus tard malgré cela. Le SEUL moyen infaillible, ben c'est de ne pas avoir de rapports. C'est de la biologie, pas de l'endoctrinement.
Apprendre à tous les élèves dès la 5ème qu'ils peuvent coucher s'ils sont "protégés", que c'est sans conséquence et culpabiliser "ceux qui ne l'ont pas encore fait" à partir de la seconde, c'est plus proche de ma vision de l'endoctrinement que de faire comprendre aux enfants que la liberté s'accompagne d'une responsabilité qu'ils ne sont pas en mesure d'exercer à 14-15 ans.
"Libre" à eux ensuite de croire qu'une pilule ou qu'un bout de plastique va leur permettre de braver des millions d'années de reproduction sexuée. On réussit bien à faire avaler à des adultes qu'un vaccin peut empêcher d'attraper un virus!

Ara

Oui oui, bon, comme je le disais plus bas, les parents ne sont pas toujours derrière les enfants, pour plein de raisons bonnes ou mauvaises, mais c'est un fait. Après, est-ce qu'on les laisse livrés à eux-mêmes ? On ne peut pas remplacer les parents, mais on peut aider les gamins en leur expliquant les bases.

C'est à cela que servent les cours de PSE, apparemment sans morale ni jugement, ce n'est pas si mal, et mieux que rien.

Kentaro
( Modifié )

MOWD Ouh la la... on n'est pas du même bord...😲

Ara
( Modifié )

MOWD Ouh la la... on n'est pas du même bord...

Eh ça c'est cool ! (sinon on aurait tous la même bagnole !)

lamalleencoin

MOWD il y a pas que l'abstinence .. la masturbation est une autre piste .. et en dernier recours le clergé .. :-)

Ara

Le clergé, vraiment ?

Dis, lamalleencoin, toi qui es spécialiste des malles, ce que tu dis me fait penser à... une autre référence culturelle de haut vol... C'est pas toi qui l'a fabriquée, celle-là ?

Ara

(mais allez, arrêtons-là les digressions, je crois que ça va bientôt déraper !)

MOWD

Kentaro libre à toi de préférer les hommes 😁. Ca marche aussi 😅
lamalleencoin oui, aussi, ça rend sourd mais évite les gosses indésirables. Et pour le clergé, pas besoin d'aller jusque là, l'éducation nationale et le sport associatifs restent plus accessibles et plus nombreux, même proportionnellement.
Ara oui, c'est triste de devoir compter sur les profs pour suppléer aux parents.

Kentaro

MOWD Je me demande...

Supposons que tu as bien éduqué ta fille selon les bons préceptes que tu professes.

Ta fille qui est bien élevée te dit à chaque fois "oui, mon Père, certainement, mon Père"... Bien évidemment, dans sa tête, elle s'en fout... comme tous les enfants qui écoutent gentiment leurs parents...

Si tu crois le contraire, tu es un grand naïf.

Et il se trouve qu'un beau soir de Juin, ta fille rencontre le Prince Charmant, et ça fait tac tac... Oh, mon Père, pardonnez moi, mais c'était trop fort...

Et comme c'est la faute à pas de chance, et que la Demoiselle n'avait aucune idée qu'il y existait des méthodes très efficaces pour ne pas avoir de mioche, bing bong, elle est enceinte... (Ben oui, le papa qui prônait la Responsabilité et l'Abstinence n'a pas considéré qu'il était aussi intéressant d'expliquer à ses enfants qu'il y avait des méthodes de prévention...,)

Comme de plus, on peut supposer que l'IVG, faut même pas y penser en rêve, eh bien, il ne reste plus qu'à attendre l'arriver du chiard, et le déposer à la porte de la sacristie de l'Eglise du village...

C'est comme cela qu'on faisait "avant", n'est-ce pas ?

Sauf que maintenant, on éduque les enfants, les parents, à l'école, partout, sans relâche, on leur explique les choses, les méthodes de prévention, pour éviter les "accidents", de manière à ce que notamment les jeunes, soient désormais libres, libres de choisir leur vie, en dehors de toute idéologie et endoctrinement...

Voila voila... 😇

MOWD

C'est vrai que grâce à ça, il y a beaucoup moins de femmes seules élevant leur bébé, de précarité affective et de précarité tout court. 200 000 avortements par an en France, c'est vrai que c'est une paille. La fameuse prévention est une franche réussite. Et ca concerne évidemment en priorité les familles ayant éduqué leur enfant à la responsabilité,c'est bien connu.
Au passage ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit: si une fille veut prendre la pilule, grand bien lui fasse. Mais lui faire croire que ça la "protège" à 100% est un mensonge. Et nous ne sommes plus au moyen-âge,une femme voulant garder son enfant seule dispose d'aides, de maisons dédiées pour les accueillir, et de 10x plus de couples voulant adopter que d'enfants adoptables.

Ara

Je confirme, le cours de PSE dit bien que la pilule ne protège pas à 100% (par contre, ben... comme j'ai passé l'épreuve lundi et que là on est mercredi, heu... bah... je ne me rappelle plus le chiffre exact, honte à moi !).

Manuela
( Modifié )

J'ai également passé l'épreuve de PSE, je trouve en effet que c'est de la fumisterie. Qu'on accompagne les jeunes dans cet apprentissage, c'est une chose et c'est très bien à mon sens, mais qu'on en fasse une épreuve d'examen, là bon ...
Et le pire c'est que si on choisis de passer un cap dans un autre domaine, on repasse systématiquement cette épreuve !

Ara

Manuela plus maintenant ! Jusqu'à l'année dernière l'épreuve de PSE était intégrée à EP2, donc il fallait la repasser pour chaque CAP. Désormais c'est une épreuve à part entière, donc si je passe un CAP l'année prochaine ils garderont ma note.

Sur le cours, il n'y a pas que la contraception, les heures de couchage et les repas équilibrés, il y a aussi la sécurité, un brin de secourisme, la gestion du budget (ben oui mais c'est comme savoir trier son classeur, si personne ne t'a jamais dit ce qu'était un budget excédentaire ou déficitaire, il vaut mieux écouter son prof de PSE qu'un créancier aux dents longues qui te "donne" une carte revolving), les contrats de travail, les instances de représentation du personnel...

Honnêtement je ne trouve ça pas si mal. C'est juste inadapté aux adultes en reconversion, mais ce n'est pas bien grave...