Je commence par la dernière question, qui appelle une autre question.
Y a-t-il une erreur ou un écueil à éviter absolument quand on débute ?
Eh bien, l'erreur grossière, si tu veux être artisane ébéniste, c'est de t'imaginer passer tes journées en atelier à faire des jolies queues d'aronde, entendre le chant du fer de rabot et respirer la bonne odeur du bois. Cela, je te rassure, tu vas le faire, mais pas toute la journée, loin de là. Car avant tout un artisan ébéniste est un chef d'entreprise (fût-elle unipersonnelle), et ton boulot sera déjà de vendre tes créations, avant même de les avoir créées.
Ceci dit, ne nous emballons pas, je parle des artisans à leur compte, ce qui n'est peut-être pas ton projet. Si tu veux être salariée d'un ébéniste, ça change tout.
D'où la question : quel est ton projet ? Car ce que tu dis...
dans le cadre de ma préparation à une reconversion professionnelle vers le métier d’ébéniste.
En effet, je m’oriente vers une formation pour le CAP Ébéniste
...ne nous en apprend pas beaucoup. Quelle est ton expérience du bois, pourquoi veux-tu aller vers ce secteur et dans quel cadre ? Cela permettra d'orienter un peu mieux les réponses.
Hello !
Je ne comprends pas trop la raison :
Problème, je ne peux pas effectuer la formation en présentiel car je travaille et en distanciel,
Mais en tout cas la CMA d'Alsace (et probablement d'autres aussi) propose des formations à distance. J'en ai fait une de 2 jours (pack micro) et une de 3 ou 4 jours (pack gestion). Et à l'époque j'étais salarié, mais enfin tu as bien quelques jours de congé à poser, non ? Quant à l'aspect financier, ça ne coûte pas très cher et si tu as un CPF, c'est finançable au moins partiellement).
Enfin si tu as l'occasion d'aller à Épinal samedi prochain, à 10h30, il y aura une conférence sur le sujet.
Pour une raboteuse, le petit aspirateur et un éventuel cyclone ne suffisent pas en terme de débit et de vitesse de l'air dans les tuyaux. Donc la seule solution valable, c'est le gros aspi à copeaux (et garder le petit aspi et le cyclone pour l'électroportatif). Je crois me rappeler que le pas à pas de Mig est assez clair sur le sujet.
Après, pour l'aspect psychologique (ne pas vouloir mettre plus d'argent dans l'aspi que dans la machine), je n'ai pas mon CAP de psychologue donc je ne peux pas t'aider ; mais pour l'aspect économique, il y a peut-être des occasions à trouver...
Quant à l'idée de la chinoiserie premier prix, on m'a dit que tous les aspirateurs de ce genre sortent de la même usine chinoise (seule la couleur et le logo changent, suivant la marque). Donc prend le moins cher ! Et si tu veux un aspirateur de plus grande capacité, prend le moins cher et rehausse-le pour mettre un sac plus grand, tu gagnes 200€ facile !
J'ai fait cela une fois et j'ai regretté.
- Déjà, comment fais-tu tes rainures bien en face l'une de l'autre ? Je m'étais fait un montage d'usinage mais ça restait assez merdique à utiliser.
- Ensuite, comment règles-tu la profondeur de passe pour avoir exactement la même épaisseur ? Si la planche fait 0,5mm de plus quelque part, tes rainures étant toutes identiques, l'épaisseur de la planche usinée fera 0,5mm de plus et ça ne rentrera pas.
- Comment fais-tu l'encoche ? Ce n'est pas une question rhétorique qui signifie "ce n'est pas possible", c'est une vraie question, qui pousse à se demander combien de temps tu vas passer sur chaque encoche et est-ce qu'elles seront reproductibles.
- Enfin c'est un montage à mi-bois, foncièrement contre-nature du point de vue structurel. Il est vrai que dans ton cas les épaulements des rainures sont censées maintenir la demi-planche qui a subi l'encoche, mais perso les montages à mi-bois, je fuis...
Dans mon cas, les rainures étaient trop peu profondes (d'un ou deux dixièmes de millimètre) car le panneau avait travaillé (c'était du MDF). Donc ça ne rentrait pas. Solution n°1 : refaire toutes les rainures, ce qui était pratiquement impossible car mon montage d'usinage ne pouvait pas être remis pile au bon endroit, et qui aurait pris un temps fou. Solution n°2 : élargir les encoches mais comment ? J'ai fini par faire ça à la disqueuse ! Bref, ça a marché mais c'était du boulot de merde. Si tu trouves un moyen pratique de faire cela, pourquoi pas, mais moi je n'ai pas trouvé.
Et donc pour répondre à ta question "comment je ferais" : lamellos.
Réponse : non ! (En ce moment je réponds non à tout... alors ai-je du retour d'expérience sur cette idée : non.).
Mais.
Ma réponse "constructive" est : si tu veux dégauchir un chant, achète plutôt un rabot en bois à 20€ sur une brocante (ou à 2€) et affûte le fer, ce sera sans doute plus efficace.
Et.
Arrête de regarder la télé ! (Enfin internet, c'est pareil) Car la seconde photo que tu montres, c'est vraiment n'importe quoi. Si tu veux faire cela, tu vas peut-être prendre la peine de déligner ta planche, non ? Donc là je pense qu'on est dans les vidéos délirantes de bricolos du dimanche qui ont encore trouvé une idée lumineuse pour détourner une meuleuse de sa fonction (c'est un florilège).
Bref.
La base, c'est déjà de scier droit. Ensuite pour raboter le chant : un rabot à main ou un rabot électrique. Pour raboter une surface, eh bien une raboteuse. Il existe aussi des montages avec défonceuse et rails, qu'on emploie pour les grandes largeurs qui ne passent pas à la raboteuse. Mais c'est tellement long qu'il faut avoir une bonne raison de ne pas faire autrement.
Bilame = protection thermique, qu'il n'y a très probablement pas sur ce "petit" moteur.
Sautes de puissance et ralentissements, je tenterais de changer le condensateur. Il y 2 paramètres à prendre en compte : capacité (en µF) et tension max (en V). Si tu en trouves un avec une tension plus élevée, ce n'est pas grave (au contraire). Et pour la capacité, si tu en trouves un de capacité légèrement différente, ce n'est pas grave non plus.
Blouse blanche de chimiste pour la menuiserie, blouse bleue de mécano pour le travail du métal (et mon magnifique tablier de soudeur pour souder).
J'ai eu l'occasion de poser du revêtement isolant (voir ici, n'hésite pas à faire défiler l'article vers la fin). C'est un isolant qui se colle au mur, mais pourquoi pas le coller sur ton caisson.
Le matériau en lui-même semble être à moitié de la mousse, à moitié comme des couvertures de déménagement, et ça m'a paru bien efficace (c'est simple, tu approches une plaque à moins de 10cm de ton oreille et celle-ci n'entend plus rien !). Par contre je ne sais pas combien ça coûte.
Hello !
Je vais "mal" répondre à ta question : ton atelier étant ce qu'il est, et pourvu comme il l'est, je ne vois pas de place pour la CNC.
Donc à moins de renoncer à la CNC, j'opterais pour du mobile : condamner 1/3 de l'atelier pour tout ranger, y compris l'établi fixe qui deviendrait mobile, et chaque appareil étant sur roulettes ou déplaçable par transpalettes, dès que tu as besoin de la CNC, tu la sors puis tu la ranges, quand tu as besoin du combiné : idem, de l'établi : itou, et ainsi de suite. Tu sors, tu ranges, et tu as 1/3 d'espace de travail (le dernier tiers étant pris par les étagères).
Voilà voilà !
Heu... quelle idée de mettre un tuyau PVC à la terre ! Le PVC étant isolant, la mise à la terre n'a pas d'intérêt : tu vas mettre un fil de terre à la terre, mais le PVC, lui, va rester isolé (du fil et de la terre). Et les charges électrostatiques que tu veux évacuer vont rester dessus, franchement, pourquoi elles iraient se jeter sur le fil alors qu'elles ont pris naissance sur le PVC et qu'elles sont, comme leur nom l'indique, statiques ?
Donc mes réponses sont :
1) Petit rappel, dans l'hypothèse où la mise à la terre servirait à quelque chose (si tes tuyaux sont en acier par exemple) : on ne fait jamais deux terres différentes (par piquets ou autre). Un seul point de terre pour toute la maison, et tout est relié dessus. D'où le terme "équipotentiel". Si tu as deux terres, tu as deux potentiels différents, et cela peut être dangereux.
2) Ni l'un ni l'autre.
3) 16 mm², c'est pour évacuer une intensité de l'ordre de 60A, ce qui est monstrueux ! As-tu calculé la puissance de tes charges électrostatiques ? Spoiler : à peu près zéro, d'où l'inutilité du fil, en fait.