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289 réponses
Chaluthier
( Modifié )

Bonjour,

les bois collés vendus pour la charpente sont systématiquement collés coeurs à l'extérieur.

Susceptibles de perdre de l'humidité, cela évite que les joints ne s'ouvrent.

Dans le cas présent, je choisirais la même option, ce qui limiterait le mouvement (je parle au conditionnel, des exceptions sont toujours possibles) en cas de perte, et/ou de reprise d'humidité, temporaire liée au collage ou autre...

Bons collages.

Jean

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Chaluthier
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Bonjour,

Perso je tenterais le massif, renforcé par des languettes en contreplaqué, arrêtées et alternées.

Première étape, corroyer un poteau (chêne) en 140 x140 (hors coeur lourdement recommandé). Le bois doit être raisonnablement sec.
S'il perd 8% d'humidité, ses dimensions deviendront environ 137 x 137, ce qui ne manquerait d'impacter les portes...

Ensuite tronçonner les tranches, 22 mm d'épaisseur, à la scie circulaire en deux passes, (ou à la scie à ruban, plus risqué question précision.

Composer et marquer les éléments.

Tracer les emplacements des rainures.

Profiler les rainures, à la toupie en profilage arrêté.

AVEC GUIDAGE CONTINU ET BUTÉES D'ARRÊT. CETTE OPÉRATION EST POTENTIELLEMENT DANGEREUSE, IL CONVIENT DE MAITRISER L'USAGE DE LA TOUPIE.

Alternatives possible, défonceuse sous table, ou lamelleuse en plusieurs passes.

Pour renforcer la structure de la porte, j'utilierais des languettes en contreplaqué de 10 mm.

Débit des languettes à la scie circulaire, éventuellement plus larges pour laisser un joint creux d'un millimètre ou deux.

Tronçonnage des différents éléments (voir croquis) et découpes arrondies pour les extrémités concernées.

Montage à blanc avec la bonne quantité de presses, ou sur un panneau avec clés de serrage.

Assemblage/collage définitif.

Ferrage de la quincaillerie.

Ponçage/finition.

Une alternative pourrait être de tronçonner les tranches d'un poteau pas très sec, puis de les laisser sécher (séchage rapide puisque c'est du bois de bout, une ou deux semaines au chaud à la maison) avant de les calibrer.

Profilage ensuite...

Au prix artisan, on doit bien pouvoir dépasser le prix du meuble que tu nous montres rien que pour les portes... Mais qui nous parle de rentabilité ?

Bons copeaux.

Jean

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Chaluthier

Salut,

voici quelques photos d'une scie de long récupérée sur lbc.
La lame fait 1m38 x 9 cm, denture +/-12mm.
Si ça peut aider...

Bonne sciure.

Jean

par Sila il y a 11 mois
Chaluthier
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Bonjour,

j'ai souvent eu à sécher et stocker du bois, et à mon avis, ton idée tient la route.

Un abri qui puisse récupérer les apports solaires est aussi une bonne option, tout comme le déshumidificateur. Je n'installerais pas de dispositif de chauffage.

J'ai stocké pas mal de bois dans une grande serre maraîchère, à l'abri du soleil, et c'est vraiment efficace pour passer de 15% d'humidité (taux d'équilibre dans l'ouest de la France) à 8/10%.

Attention à ne pas avoir de soleil direct sur le bois, et à prévoir la sortie de l'air humide, il existe des vérins d'ouverture de serre qui se déclenchent à partir d'une certaine température.

Pour le séchage avec déshumidificateur, il faut idéalement produire des cycles marche/arrêt, afin de permettre le rééquilibrage de l'humidité à l'intérieur du bois, similaires aux cycles jour/nuit.

Voici un exemple, en photos, qui m'a permis de sécher des avivés de hêtre cet été/automne, quelques fentes en bout, mais pas plus que pour ce que me proposent mes fournisseurs usuels.

J'ai également un placard dans mon atelier, dans lequel je peux disposer déshumidificateur et prédébits, et le complément de séchage est assuré en deux semaines. C'est une alternative au séchage de plots entiers.

Concernant le stockage, j'ai réalisé il y a deux ans des racks en bois, renforcés par des ronds de 12mm filetés aux extrémités, et c'est royal. (Cf photos à suivre...
Bon, c'est un peu le b....l actuellement, mais je finirai bien par tout remettre en ordre.

Ah, et cette lecture, un peu datée mais qui m'a bien inspiré (et désinhibé si je me réfère aux autres réponses..) Fine Woodworking on Wood and How to Dry it.

Bon ben, y'a plus qu'à ?

Bon courage.

Jean

PS, pour info, un séchoir solaire bien conçu permet de sécher du chêne épaisseur 34 en quelques mois seulement...

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Chaluthier

Bonjour,

les protéines animales commencent à cuire au delà de 60°, la colle cuite perd de ses qualités donc.

Je ne sais pas si tu as fait gonfler la colle avant de la mettre au bain marie, quelques heures habituellement, c'est peut-être pour cela qu'elle a été si longue à être prête...

La température de travail minimale est de 17°, et sans courants d'air : en dessous ça n'est juste pas possible.

Les anciens disposaient les pièces à coller à côté du poêle, de la cheminée ou de la sorbonne, pour ma part, j'ai équipé une de mes lampes d'établi d'une ampoule infrarouge (genre pour les poussins ou les reptiles ), ce qui me permet de créer une atmosphère propice et de réchauffer les éléments avant le collage.

Il est également possible d'ajouter de l'urée (et de l'eau pour garder la bonne viscosité) pour une colle qui prenne à froid.

Bons collages.

Jean

Chaluthier

Bonjour,

trajectoire atypique pour ma part, puisque j'ai longtemps travaillé avec une Multico PM20, que j'ai fini par vendre quand je me suis consacré à la lutherie à plein temps. Très bonne machine, rien à redire.

J'ai depuis 2 ans une Jean l'ébéniste trouvée à petit prix sur Lbc. Que dire ? Les bédanes chinois sont partis à la ferraille, et j'ai passé quelques heures à la régler très correctement : rectification / ajustage du jeu dans les glissières principalement, mais aussi remplacement de quelques indexables aux filetages mâchés ( ah, la ferraille chinoise encore !).

Avec un jeu de bédanes japonais et les cônes d'affûtage qui vont bien, elle fait le job. Bon, mortaiser en 25 dans du hêtre est un peu extrême mais ça l'a fait.

J'ai mis des roulettes sous son meuble support, elle peut donc être positionnée là où c'est pratique dans mon atelier couloir ( 10m x 3m20!!!)

Voilà, bons copeaux, je repars plier du zinc...

Jean

Chaluthier

Bonjour,

Peux-tu préciser la largeur des lames posées comparativement à la largeur nominale des lames provenance fournisseur.

La différence pourra donner la quantité d'humidité absorbée jusqu'à aujourd'hui. (Voir tableau de retrait/gonflement joint)
Si par exemple tu mesures 103mm pour des lames de 100mm nominal, alors la variation d'humidité est de l'ordre de 12% (en prenant une moyenne de 0.24% de gonflement pour 1% d'humidité absorbée).

Un point important : peut on déterminer l'origine du pourrissement des solives et du parquet d'origine ? La voirie autour de l'église a t'elle fait l'objet de travaux ces dernières décennies, genre enrobé, béton désactivé... Susceptibles de modifier les circulations et l'évaporation ?
Si les alentours de l'église sont plus hauts et imperméables (perméables aussi, mais moins car cela favorise l'évaporation quand la météo le permet), le chemin d'évacuation naturel de l'eau passe par l'église...

Indépendamment de ce sujet, plusieurs options se présentent:

Dépose soignée du parquet, puis repose. Il a probablement atteint son équilibre hygroscopique et ne devrait plus guère bouger selon les variations saisonnières.
Méthode fastidieuse, coûteuse en temps mais pas en matière.
Une protection du contre parement pourrait d'envisager, genre goudron de pin...

Dépose puis pose d'un parquet neuf, mais à un taux d'humidité élevé, compatible avec l'environnement de l'église. Ça ne correspond pas aux normes actuelles de fabrication de parquet, où l'humidité du bois doit être autour de 8% !
Moins fastidieux mais plus coûteux en matière.

Dépose puis pose d'un parquet neuf avec calage pour prévoir une dilatation ulterieure.
Fastidieux, coûteux et aléatoire...

Bon courage.

Jean

PS, si tu peux écrire tes pensées sur le contre parement, cela fera la joie des historiens des temps futurs... ( Référence " le plancher de Joachim " )

Chaluthier
( Modifié )

Bonsoir,

cet ouvrage américain des années 60, par Eric Sloane, auteur illustrateur, est assez extraordinaire sur le sujet. Il doit être possible de le trouver d'occasion, voire même réédité...

Bonnes lectures.

Jean

PS, il va de soit que les objets illustrés dans cet ouvrage ne sont que des réalisations américaines de modèles préexistants, européens pour la plupart. Leur esthétique a pu être influencée par différents mouvements, shaker entre autres, ainsi que par l'origine géographique des artisans qui les ont fabriqués.

Mis à jour
Chaluthier

Bonsoir,

même pareil que glaude , sauf pour la finition, j'ai utilisé l'huile Top oil Osmo pour un meuble de salle de bain ancien + support robinet moderne, et rien à dire, à part que c'est top !

Question stabilité, si ta pièce de bois était en intérieur depuis longtemps, tu peux la poser puis la traiter...

En photo, le meuble dont je parle...

Bon chantier.

Jean

par btressol il y a 11 mois
Chaluthier

Bonsoir,

j'utilise régulièrement du peuplier pour de l'agencement ou pour des meubles, dont des bibliothèques.

J'apprécie sa légèreté et sa stabilité, et le finis souvent avec de l'huile Top oil Osmo, ou de l'huile cire de la même marque.

Comme le précise justement jmdef, c'est un bois qui peut être délicat à raboter, pelucheux et éclatant au contre fil, il est également légèrement abrasif et désaffute facilement les outils tranchants. J'ai moins de problèmes depuis que je dispose d'une rabo-dégau équipée d'un arbre hélicoïdal à plaquettes.

Sinon, pour un violoncelle, c'est assez génial : plus d'épaisseur qu'un fond en érable à poids égal, ça ouvre des perspectives...

Bons copeaux.

Jean

par Hectors il y a 11 mois
Chaluthier

Bonjour,

voici ce que je vous conseille pour traiter les meubles infestés. C'est ce que j'utilise et j'en suis satisfait. Je l'injecte dans les galeries avec une seringue, mais il est possible de l'appliquer au pinceau. Je repasse toujours une deuxième fois après séchage.
Je n'ai pas constaté d'incompatibilité avec les produits de finition, le traitement est incolore et sans toxicité chimique.

Bonne journée.

Jean

Chaluthier

Bonjour,

tu devrais pouvoir trouver pas mal de réponses à tes questions dans le livre de Ben Law, "Maisons à ossature en rondins de bois".

Bonne taille.

Jean

PS, à moins que tu ne parles de fustes...

Chaluthier

Bonjour,

totalement novice dis-tu :
pour remettre les choses dans l'ordre, peux-tu préciser le matériel dont tu disposes (ou auquel tu pourrais avoir accès).

Tu parles de chêne avivé, il s'agit donc de bois brut, non raboté, issu de sciage. Est-ce bien le cas ?
Si oui, peux-tu vérifier les éventuelles déformations, à l'aide d'une règle de maçon en bon état, pour évaluer la quantité de matière qui va être éliminée au dégauchissage puis au rabotage.

Refendre 3 avivés de chêne sur 20cm et 2m30 de long, n'est pas une mince affaire, et nécessite une scie à ruban précise et puissante. Les scieries disposent parfois de scies de reprise, avec amenage mécanique, ce qui simplifie grandement l'opération. Attention toutefois à la planéité de l'avivé, s'il est gauche ou creux dans sa longueur, la planche obtenue aura les mêmes défauts.

À partir des défauts généralement constatés sur les bois que j'utilise, l'option refente est rarement pertinente, j'accepte de faire des copeaux que je recycle de diverses manières...

Déligner puis réassembler n'empêche pas les déformations, sauf à éliminer dosses et faux-quartier ! Le sujet n'est pas là, réfléchir à la meilleure manière de construire pour limiter/accompagner ces déformations est une meilleure option.

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier
( Modifié )

Bonjour,

Il existe également des rivets filetés, plutôt employés dans le métal, mais ça peut se tester dans un contreplaqué dense, genre bouleau... Je viserais l'alu, avec une tête fraisée, une goutte de colle cyanoacrylate pour bloquer la rotation, et si nécessaire affleurage du verso en mode prudent...

Rivets filetés

Jean

PS, en vrai j'ai pas bien compris où étaient logés les rivets sur le dessin que tu as posté... C'est grave ?

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Chaluthier

Ben oui, je suppose que le porte-fer n'accepterait pas un fer de bouvetage d'angle stricto sensu, donc le fabriquant à fait ce que tu as, qui ne permet de profiler proprement que jusqu'à 16mm d'épaisseur...

Ça fait plus penser à un bouvetage par renversement, une alternative au "rainure/languette".

Bonne soirée.

Jean

Chaluthier
( Modifié )

Salut leoleoleo ,

je serais tenté de te répondre aïeaïeaïe...

Comme ça, tu déboules sur l'air du bois, l'air de rien, et tu poses une question sans préciser tes compétences, ton matériel... Sans te présenter même...

Faire du placage avec une scie à format, c'est un peu comme peler une pomme avec une tronçonneuse, c'est possible, mais pas très économique...

Chaque trait de scie va manger 3.2 mm voire plus ! Considérant que selon les règles de l'art, tes panneaux doivent être contrebalancés, la surface n'est pas négligeable, et la perte également.

Il y a longtemps, j'ai réalisé des portes cintrées, plaquées en chêne épaisseur 3mm, sur les deux faces. De mémoire, elles devaient faire 800 x 500.

J'ai corroyé mes massifs, puis ai levé (refendu en plusieurs fois) les épaisseurs de placage en 4mm à la scie à ruban, sur 130 mm de largeur.
Un passage de raboteuse pour éliminer les traces de sciage, puis jointoyage et placage sous vide.

Si je l'ai fait ainsi, c'est que le budget le permettait, et que le projet, une boiserie avec bibliothèques et cheminée, exigeait que le bois utilisé soit uniforme, issu de la même bille, pour tous ses éléments.

Voilà, vu comme ça, le panneau revêtu chêne de Dispano est presque donné ;-)

À suivre...

Jean

Mis à jour