Tout dépend de l'outillage à ta disposition; à la main , au ciseau
ou à la toupie. dans ce cas deux solutions: avec une molette à rainer doublée d'un roulement afin de déterminer la profondeur. Ou au fer si ton arbre de toupie est fendu. Le fer ne dépasse de l'arbre que de la profondeur de la rainure. Dans ce deuxième cas tu accéderas presque à la totalité du chantournage car l'outil est de plus petit diamètre que la molette. Mais dans les deux cas il te faudra terminer les endroits exigus avec la première méthode.
Vérifie déjà la force de levage du hayon, si tu es limite, à plusieurs personnes tu peux l'aider à monter.
Sinon il faut revoir le moyen de transport est opté pour une remorque ou un fourgon.
Il faut être plusieurs mais avec des rouleaux placés dessous on fait des miracles.
Pour la grimpette tu peux t'aider un treuil, un tire fort ou un palan.
J'en ai promené pas mal et on y arrive toujours, il faut juste des aides dynamiques.
l'autre solution est de trouver un tracteur avec des fourches
même si tu réussis à fabriquer ta niche en MDF, il te restera à plaquer l'ensemble, notamment l'intérieur. Ce n'est pas une mince affaire, mais je ne connais pas ton expérience ni le matériel à ta disposition.
Personnellement je partirai directement sur du bois massif pour un tel projet. Plus simple à réaliser selon moi, quand tu auras plaquer les faces, il te restera le chant de façade qui sera d'une grande banalité (toujours pour moi). En bois massif, tu pourrais lui donner une forme arrondie plus flatteuse pour l'œil.
le travail à la main c'est une philosophie avant tout.
Il te rend bien plus fier de tes réalisations et te permets de comprendre le sens du bois afin de mieux le travailler. Il permet des assemblages traditionnels qui me moquent du temps, tout comme le boiseux à la main se moque de la rentabilité.
Nos prédécesseurs ont fait de merveilles avec des outils à main et je dirais qu'il te permet de faire des copeaux à moindre cout, dans un silence presque total.
Alors ma réponse est oui.
Pour du tournage , tout reste possible mais pour faire des planches j'ai un tout autre avis. En premier on ne garde pas un arbre 4 ans avant de le scier, les expositions alternées entre phases de chaleur et humidité génèrent des gerces, attaques d'insectes et champignons; Ensuite le poirier est souvent un arbre particulier souvent tort, qui nécessite un œil expérimenté afin d'analyser avant sciage si ce destin est possible.
Et pour être complet je pense que répondre à une telle question sans même une photo est comme demander une identification d'essence sous une couche de peinture!
Je ne vois que le ponçage pour revenir en arrière, je t'incite à exclure totalement l'emploi de la soude qui va te teinter le chêne irrémédiablement. La soude est un vieux procédé de teinte du chêne et autres bois taniques.
Tu peux et tu devrais également poser cette question à Rubio. Ils suivent ce site et répondent volontiers aux questions, de mémoire le pseudo est Anthonyrubio (à vérifier toutefois)
bon courage