Bonjour,
Je répondrais à côté de la question. Classe en école publique ou privée (sauf hors contrat plus libre) tout le mobilier et le matériel doit obtenir une certification de l'état avant la mise à disposition du public à fortiori pour des enfants. Le moindre accident(même une écharde qui s'infecterait) engendrerait la responsabilité de l'artisan et du responsable de l'école. Les produits de finition devraient répondre aussi à un cahier des charges précis, la structure devra être expertisée et subir des tests de résistance et autres...
C'est dommage, mais nous sommes dans cette société qui a voulu une surenchère de contrôle et de contraintes; ce qui fait le bonheur de certaines entreprises qui en profitent pour gonfler joyeusement leurs tarifs.
En conséquence je te conseillerais de ne pas honorer ce travail et de passer par une entreprise ayant déjà homologué son catalogue.
Bonjour,
Toutes les réponses déjà proposées sont pertinentes; il convient seulement d'exploiter celle qui convient le mieux à ta situation.
Je vais maintenant te donner mon point de vue sur cette tâche que je pratique depuis maintenant 50 ans.
Décapage à sec à l'aide d'un racloir ou de toute lame servant de racloir, le risque est d'atteindre le bois , de creuser les surfaces et de les déformer, l'avantage est qu'il n'y a pas de réaction chimique entre des produits.
Décapage humide:
les décapants industriels genre "décapex" sont très efficace, néanmoins il convient de rincer parfaitement les bois après décapage à l'eau tiède (et sans décoller les placages ni les assemblages), ces décapants laissent un film très gras sur la surfaces nécessitant ce rinçage en une ou plusieurs étapes. Le remplissage des bois aura disparu, de nouvelles cloques pourront apparaître, les teintes pourraient être légèrement modifiées.
Les décapants faits maison. Le vernis à décaper est du vernis gomme laque donc la base est l’alcool, donc le décapant maison sera à base d'alcool (l'alcool à brûler pour le décapant suffira, l'alcool à vernir sera pour vernir). A l'alcool je rajoute de l’ammoniaque (si le bois ne contient pas de tanin) et je rince à l'alcool (prendre soin de ne pas décoller le placage ni les assemblages). Je passe ce mélange avec de la laine de verre N°2,( pas de mousse d'acier trop fine dont des particules s'infiltreraient dans les pores du bois). Le rinçage se fait aussi à la paille de fer ou à la brosse dure à chien dent.
Pour bloquer les effets de ce décapant j'utilise de l'acétone passé à l'éponge.
Si le décapant est passé en petite quantité et par petites surfaces les risques de décollage des placages et des assemblages restent très limités, l'idée est de ne pas laisser le décapant stagner trop longtemps sur l'ouvrage, suffisamment longtemps pour permettre de dissoudre le vernis mais pas trop longtemps pour qu'il ne puisse atteindre, le cœur des assemblages ou le dessous des placages.
Quand on décape un vernis , quel que soit le décapant, on retire le vernis, mais aussi le rempli et aussi les éventuelles teintes, donc prudence.
Quand l'état du meuble le permet, j'évite l'étape du décapage, je garde ainsi le rempli, du moins une grande partie du rempli, et la teinte actuelle qui constitue très souvent une belle patine.
Dans ce cas je pratique avec un papier de verre grain 180 et si possible 240, je fini au 320, quelques retouches de teinte, un léger remplissage et un vernis nouveau. Le papier de verre doit être un papier de verre anti encrassant à utilisation manuelle (Norton A726 couleur bleu en feuille 230x280 ou sialac 1748 chez Sia en vente chez Sétin)
Au final j'ai a peu près tout essayé de ce qui se pratique dans les vieux ateliers, et je choisis la méthode qui me parait la plus adaptée en fonction des bois, de l'état des vernis, de l'état général de l'ouvrage, du degré de finition que je souhaite obtenir. Il est bon d'avoir essayé soi-même de multiples procédés pour savoir celui qui conviendra le mieux et s'adapter aux diverses situations.
Aujourd’hui il existe des techniques de décapage par aérogommage et par laser, je ne les ai pas essayées( ma carrière est derrière moi), peut être sont elles intéressantes, il ne faut pas rejeter d'emblée les nouvelles technologies... à tester
Bon courage à toi
Bonjour,
Il s'agit d'une décoloration naturelle du bois par les effets conjugués du soleil et de la lune.
La gomme laque que vous présentez semble être de l'aratoune, très bon choix. Vous pouvez vous en servir pour fabriquer votre vernis vous même.
Ensuite vous déposez tous les bronzes et vous protégez le cuir. Puis vous égrenez votre vernis au grain 220 jusqu'au grain 320. Et vous revernissez votre bureau dans les règles de l'art. Seul l'ancien vernis doit être retirer sans toucher au bois. Si il reste un peu de l'ancien vernis il se diluera avec le nouveau. Ce qui est recherché c'est l'harmonie des teintes une fois le bureau terminé et peu importe la différence de teinte qui peut subsister sous les bronzes.
Bon courage à vous.
Personnellement au sein même du travail du bois, j'utilise des ingrédients de cuisine tel que l'ail, l'alcool, la chicorée, le thé, l’œuf, le sel etc.. mais aussi la technique du bain-marie et certain de mes outils ont été crées à partir d'ustensiles de cuisine, fourchette, couteau, cuillère etc..
Je n'oublie pas les colles à base de nerf d'os de poisson, de lapin ou encore de caséine(lait)
Cela dit , j'aime aussi faire la cuisine.
La cuisine comme certaines étapes du travail du bois font appel à des notions de chimie, donc l'un ne vas pas sans l'autre.
Bon appétit et bons copeaux
Bonjour,
ferrures.com/p...livre-par-paire
Pivot en 2 parties, la plus petite dans le montant du secrétaire; la plus longue fixée dans le côté de l'abattant. Cet élément se monte la partie la plus longue vers le haut et le dessus de la "pointe" vient de caler sur le dessous du casier du secrétaire, permettant le maintien de l'abattant en position horizontale. Cela dit , j'ai toujours complété ce pivot avec un crochet de secrétaire en laiton ou en fer à fabriquer soi-même pour éviter que l'abattant ne se détériore au niveau du pivot quand on s'appuie sur l'abattant pour écrire.
Bonjour, pour ma part j'utilise de l'acide nitrique. Je dilue dans l'eau puis je passe le produit dilué sur la partie neuve, je ressuie tout de suite avec le plat de la main, et je donne un coup de chalumeau très rapide et en éloignant la flamme de 30cm environ. Dilution : 1 partie d'acide pour 5 partie d'eau environ (il faut faire des essais). j'applique avec de la ouate enroulé au bout d'un morceau de bois. Je sais je touche l'acide avec mes mains, je vous rassure j'ai encore toute mes mains, tous mes doigts et je ne fais pas ça tous les jours, alors je sais, la sécurité, bla bla bla...
Bonjour,
J'ai été artisan ébéniste, restaurateur de meubles anciens.
Je considère que c'est à l'artisan de bien analyser le meuble avant, on ne s'improvise pas ébéniste, selon le meuble le vrai pro sait où il y a risque de problème et analyse avant de faire le devis. S’il peut y avoir un doute, mettre une réserve sur le devis. Dans le cas présent, pas de réserve, c’est donc à l'artisan d'assumer son manque de clairvoyance. Sinon comment faire confiance ensuite à un artisan qui fait varier les devis au gré de son improvisation, de son manque d'expertise, ou même de sa mauvaise foi parfois.
Par conséquent j’estime qu’un vrai pro ne doit pas faire varier un devis initial quel que soit les surprises, bonnes ou mauvaises.
Sur des projets plus conséquents, des réserves peuvent être inscrites sur le devis initial et dans ce cas être rediscutées en cours de réalisation et données lieu à un devis complémentaire. En l’espèce il me semble qu’il s’agit d’une restauration classique d’un buffet deux portes probablement en noyer ou bois fruitier et je ne pratiquerais pas de dépassement de devis tout en restituant un meuble correctement restauré. C’est le métier qui rentre…
Mais je suis peut être d'un vieille école qui n'a plus cours aujourd'hui.
Bonjour,
un coup de ponçage au 240 puis reprendre le vernis avec une mattine ciré double (laverdure) bien écrasée. Avec du 240 les inscriptions ne risquent rien.
Pour les entrées de serrure , il s'agit probablement d'os (placages Georges), tu prends les empreintes de celles manquantes et tu les refais.
Bonjour,
Sur les photos je vois des traces d'usinage non poncées, et des taches d'eau sur un plateau non protégé par un vernis. Ce ne sont pas des traces d'accidents sur un meubles qui aurait vécu, ce sont des marques d'un travail pas fini.
Pour réaliser un effet "meuble vieilli" il faut réaliser son meuble correctement avec une finition parfaite. Ensuite il faut l'user. Et là il y a plusieurs niveau dans le raffinement, de la simple usure des moulures ou des poignées de tirages au démembrement sans précaution de l'ensemble du meuble. Une fois que les pieds de table sont cassés, que le plateau est fendu en plusieurs endroits etc, il faut le restaurer et refaire une finition qui respectera les blessures occasionnées.
Le coût n'est pas le même mais le résultat est à la hauteur des compétences de l'ébéniste, de son goût pour le challenge.
Il vous reste l'option d'acheter un vrai vieux meuble du XVIIIeme ou du début XIXeme siècle et de le restaurer en gardant sa patine et les stigmates de son passé. Aujourd'hui ces meubles ne valent plus rien et quand la mode reviendra vos arrières petits enfants vous remercieront.
Un vieil ébéniste qui en a vu passer.
Bonjour,
Vous êtes professeur en collège, par conséquent je vous suggérerais de vous rapprocher de vos confrères exerçant en lycée professionnel ou en SEGPA section habitat en collège. Prospectez via le chef des travaux en lycée ou le directeur de la SEGPA en collège. Ce serait un excellent exercice pour les élèves de ces sections et les coûts seraient très abordables.
Manuel