L'Air du Bois est une plateforme Open Source de partage collaboratif ouverte à tous les amoureux du travail du bois. (En savoir plus)

Rejoindre l'Air du Bois Se connecter

Partager   J'aime  
dneis

Étude du rabot bois: caractéristiques, fonctionnement

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

La moitié de mes rabots (et c'est déjà trop !)
La moitié de mes rabots (et c'est déjà trop !)

Depuis quelques année je commence à avoir vu passer entre mes mains un certain nombre de rabots en bois. Petit à petit, je suis devenu bien familier avec ces rabots bois, au point que je n'utilise quasiment jamais mes deux rabots métalliques (je les trouve moins biens et moins agréables à utiliser !).

A travers ce pas-à-pas, je vais essayer de partager mon expérience et ce que j'ai appris en manipulant (en me documentant et en accumulant !) ces petites bêtes pleines de subtilités que sont les rabots en bois. Je me cantonnerai aux rabots; je laisserai de côté les varlopes, riflards, bouvets et autres guillaumes qui -bien que très similaires sur le principe de fonctionnement- comportent chacun leurs petites subtilités.

Liste des articles

Mis à jour

Partager  

Le rabot bois: anatomie

Voici comment se nomment les différents éléments d'un rabot en bois:

  • l'embouchure
  • le nez
  • le talon
  • la semelle
  • la face d'appuis du fer
  • la face de dégagement des copeaux
  • les joues
  • les oreilles
  • la lumière

[Note: je dois compléter les définitions]

Publié Mis à jour

Partager  

Les essences utilisées pour le fût du rabot: identification

Depuis le temps que l'on fabrique des rabots en bois, les essences indigènes les plus adaptées à la fabrication de ces rabots ont pu être sélectionnées. En France, ces essences propres à la fabrication des rabots sont:

  • le hêtre
  • le charme
  • les fruitiers (pommier et poirier)
  • le cormier
  • le chêne vert

Ce que nous apprennent les catalogues anciens

Ci dessous, voici des extraits de catalogues qui permettent de voir quelles étaient les essences proposée (liste par prix croissant):

  • Peugeot Frères 1904: Charme; Fruitier, Chêne vert; Cormier.
  • Aux Mines de Suède 1929: Charme; Cormier.
  • Goldenberg 1934: Hêtre ou Charme; Fruitier; Cormier ou Chêne vert.

Identification des essences

Voici quelques photos des différentes essences et les caractères d'identification:

  • hêtre: bois brun/rosé. Mouchetis discret dû à la présence de fins rayons ligneux.
  • charme: bois très clair (légèrement doré/blanc).
  • chêne vert: maille très caractéristique due à la présence de forts rayons ligneux .
  • pommier ou poirier: grain fin, couleur rose, anneaux de croissance visibles et serrés (qq mm)
  • cormier: grain très fin, couleur plutôt tirant sur le orange. Fonce en vieillissant vers le brun.

Bien entendu, avec de vieux rabots il faut les décrasser avant de pouvoir examiner la couleur du bois. Pour cela, je conseille d'utiliser un racloir: c'est peu agressif et cependant cela permet de retrouver rapidement l'éclat d'origine.

Semelles rapportées

Durant la seconde moitié du XXème siècle, apparurent les rabot à semelle rapportée: corps généralement en hêtre et semelle de bois dur en cormier, chêne vert ou bien en azobé.

Cela permet d'économiser le bois dur de la semelle, au prix cependant d'un collage (nous y reviendrons!).

Et à l'étranger

En ANGLETERRE, les principales essences utilisées sont le hêtre (beech) et le buis (boxwood). Le buis, de par sa croissance lente, reste cependant destiné aux rabots de petites dimensions, ou bien en renfort sur certaines zones d'usure de rabots spécialisés, ou bien en massif pour les rabots que je qualifierait de luxueux.

Aux USA, je ne crois pas qu'il y ait tellement de tradition de rabots en bois, en dehors des traditions importées d'Angleterre. La révolution industrielle est passée par là et on a trouvé et trouve encore toute une multitude de fabriquant de rabots métalliques, ce qui n'est pas l'objet de cet article.

En ALLEMAGNE, il reste quelques fabricants de rabots bois de qualité (Ulmia et E. C. Emmerich par exemple). Les essences utilisées sont le hêtre, le charme, et parfois le gaïac en semelle rapportée.

[Note: mettre quelques liens]

J'ai cependant peu d'informations sur les essences utilisées pour la fabrication des rabots dans les pays autres que la France, cela nécessite des recherches plus approfondies.

Publié Mis à jour

Partager  

Caractéristiques des différentes essences

Dureté et densité

Le hêtre et le charme sont des essences de bois dur de densité moyenne (d=0.71 pour le hêtre). Je dirais que le hêtre est de dureté légèrement supérieure au charme. Fiche TROPIX du hêtre.

Difficile de trouver les caractéristiques des bois fruitiers, ceux-ci ne sont plus utilisés industriellement... Pommier et poirier sont de la famille des Rosacées, tout comme le sorbier des oiseleurs et le cormier.

Le cormier est un bois de densité importante (je l'avais estimée à plus de 0.9 pour à partir de la pesée d'une varlope). Idem pour le chêne vert (d~0.95). Le chêne vert me paraît encore plus dur que le cormier (cela reste empirique et à vérifier, seulement là aussi pas de chiffres).

Enfin, l'azobé est un bois tropical africain (fiche TROPIX de l'azobé) très dur et densité très importante (d=1.06).

Aptitude au glissement

Un minimum de dureté est nécessaire afin de garantir une certaine durée de vie du rabot, sans avoir à replanir la semelle à chaque fois que l'on s'en sert ! La densité joue aussi sur le poids final du rabot, et c'est vrai que les rabots en bois dense sont plus lourds et agréables à utiliser.

Mais il y a aussi quelque chose que les chiffres de traduisent pas, c'est l'aptitude du rabot à glisser avec plus ou moins d'effort sur la planche à travailler. Histoire subtile de coefficient de frottement et donc de tribologie.

Voici mon ordre de préférence: le charme glisse mieux que le hêtre. Le cormier glisse mieux que le chêne vert, qui me paraît mieux que charme et hêtre. Pas d'avis sur les fruitiers, je les ai peu utilisés. L'azobé me paraît comparable au hêtre (c'est très dur, mais ça glisse pas si bien).

Dans tous les cas:

  • l'utilisation de paraffine sur la semelle facilite grandement le rabotage;
  • je trouve que les rabots bois glissent mieux que les rabots en fonte.

Caractère fissible

En fonction des essences de bois utilisées, le rabot est plus ou moins sensible aux chocs et sujet à fendre ou faire des éclats.

Hêtre, charme et chêne vert sont peu sensibles aux chocs.

Fruitier et cormier ne semblent fendre ou faire des éclats un peu plus facilement.

L'azobé avec son contrefil très marqué est particulier. Il peut cependant faire de grande échardes mais reste -je crois- relativement solide.

[illustrations à venir, il me faut faire les photos !]

Publié Mis à jour

Partager  

Le contrefer

Rôle

Le contrefer permet de briser le copeaux juste après sa formation sur l'arête du fer et limite ainsi la formation d'éclats -en cas de contrefil- sur la pièce à raboter. Plus il est proche de l'arête du fer, plus il limite la formation d'éclats, mais plus le rabot est difficile à pousser.

Géométrie

Le contrefer est recourbé à son extrémité afin que son arête soit bien plaquée sur la planche du fer par la pression du coin et par l'effet ressort du contrefer lié à cette même courbure.

Différents types

Il existe classiquement trois types de contrefer:

  • le contrefer simple, simplement positionné sur le fer sans système de réglage ni de fixation;
  • le contrefer à vis courte est maintenu serré sur le fer à l'aide d'une vis à tête fendue;
  • le contrefer à vis longue permet de régler la position du contrefer.

Les fers munis de contrefers à vis sont percés, contrairement aux fers simples qui ne peuvent que recevoir des contrefers simples.

Le contrefer à vis courte est probablement le plus pratique car une fois l'espacement entre le fer et le contrefer réglé et la vis serrée, plus rien ne bouge lors du réglage de la sortie du fer sur le rabot.

Le contrefer à vis longue présente souvent un jeu de plusieurs dixièmes de mm dans l'axe de la vis de réglage. [Une fois que j'aurais essayé ce type de contrefer, je ferai un retour sur la facilité d'utilisation]

Le contrefer simple n'étant pas fixé sur le fer, c'est le plus délicat à régler. Mais avec un peu de pratique, on finit par y arriver de plus en plus efficacement !

Ajustement avec le fer

L'arête du contrefer doit être bien rectiligne afin de ne laisser aucun jour avec la planche du fer (cf. ligne rouge sur le schéma 1). De plus, c'est bien l'extrémité du contrefer qui doit être en contact avec le fer (cf. schéma 2). Sinon des copeaux risquent de se coincer entre le fer et le contrefer et gêner le bon fonctionnement.

Le contrefer doit -évidemment- être de largeur identique à la largeur du fer.

Dans le cas de bois difficiles (présence de contrefil), régler le contrefer -flèche rouge sur le schéma 1- au plus proche de l'arête du fer (quelques dixièmes de mm). Si le bois à raboter ne présente pas de contrefil particulier, on peu augmenter la distance: le copeau sort plus facilement du rabot et le rabot est plus facile à pousser.

Publié

Partager  

Le fer et son affûtage

Épaisseur, matériau

Les fers de rabots ont généralement une épaisseur de 3.5mm à 4mm pour les plus anciens. Les fers plus récents ont plutôt une épaisseur de 2mm.

Les fers anciens sont constitués d'une base en acier doux et la zone utile du fer comporte une partie en acier trempé de meilleur qualité (qui tient bien l'affûtage et résiste à l'usure). Voir la troisième photo de cette section sur laquelle on distingue la transition entre les deux.

L'extrémité du fer est trempée pour une plus grande dureté et donc une meilleure tenue à l'usure. Attention, cela veut dire que l'on peut perdre la trempe en chauffant le fer. Les tourets à meuler sec sont donc à proscrire pour l'affûtage (un fer qui vire au jaune paille ou bleu est fichu).

Les fers plus récents de faible épaisseur ne sont pas laminés et sont donc intégralement en acier trempé -en principe de qualité ! On retrouve des acier alliés au chrome (Cr) ou des aciers alliés au chrome (Cr) et au vanadium (V). Pour rappel, l'acier est déjà un alliage fer-carbone.

Largeur

On désigne la taille d'un rabot par la largeur de son fer (donnée en mm). J'ai l'impression que la taille la plus courante est 42mm (et peut être aussi 44mm). Un rabot de 48mm commence à être difficile à pousser sur des bois durs, un rabot de 40mm est -pour moi- agréable à pousser car le fût du rabot n'est pas trop large et tient bien dans le creux de la main.

Affûtage

L'objectif de l'affûtage est d'obtenir une arête tranchante la plus rectiligne et effilée possible. Rectiligne pour que le rabot laisse derrière lui une surface plane (pour peu que la semelle soit plane elle aussi); effilée pour que la surface soit de bonne qualité et que cela se fasse au moindre effort.

L'arête tranchante est à l'intersection de deux surfaces: la planche et le biseau. Pour qu'elle soit parfaitement rectiligne, il faudra donc

  • travailler à la fois la planche et le biseau;
  • utiliser des surfaces abrasives parfaitement planes.

En effet, difficile de produire une surface plane avec quelque chose qui ne l'est pas. De plus, si on laisse la planche telle quelle en n'affûtant que le biseau, l'arête tranchante risque d'être de mauvaise qualité car on va y retrouver les imperfections se trouvant sur la planche.

Le principe de l'affûtage consiste à enlever de la matière avec des abrasifs. En utilisant des abrasifs de taille de grain décroissant, on gagne en efficacité. L'abrasif grossier vas permettre de retrouver la planéité, puis les abrasifs plus fins vont plutôt permettre de diminuer la rugosité et ainsi améliorer l'état de surface progressivement. (Bref, c'est comme le ponçage, on commence gros grain et on diminue progressivement le grain).

J'utilise personnellement des pierres diamantées à eau. J'en ai de trois grains différents: Noire (grains 60µm, 220, extra gros), Bleue (45µm, 325, gros), Rouge (25µm, 600, fin). La Noire est assez agressive, lors de la restauration d'un vieux fer, elle me permet surtout de retrouver la planéité de la planche à proximité de l'arête et d'enlever pas mal de matière pour rattraper le biseau. La Bleue permet d'améliorer l'état de surface et sert d'intermédiaire avec la Rouge qui donne un fini vraiment très fin. Enfin, j'utilise un cuir pour éliminer le morfil.

Conseils:

  • c'est comme pour le ponçage, il faut attendre d'avoir fait disparaître les marques du grain précédent pour pouvoir passer au grain suivant;
  • pour la planche, quand vous changer de grain faites aussi varier l'angle de votre fer par rapport à la pierre. Ainsi, les micro stries que vous laisserez avec le nouveau grain plus fin seront plus faciles à distinguer des stries du grain précédent (car elles auront une orientation différente). Il est alors plus facile de voir où on est est.

L'angle d'affûtage du biseau est difficile à tenir à main levée sans expérience, c'est pourquoi il existe tout un tas de gabarits d'affûtage qui permettent de le maintenir. [link GABARITS XXX]. J'ai personnellement le guide Véritas, j'en suis très content (je ne connais que celui là, il y en a sûrement d'autres qui fonctionnent très bien).

Une histoire d'angles

Les angle d'attaque, angle d'affûtage et angle de dépouille sont liés. La somme fait 90° (voir schéma). L'inclinaison du fer avec la semelle du rabot est la somme de l'angle de dépouille et l'angle d'affûtage. Si on veut un angle de dépouille positif (et non nul) il faut donc que l'angle d'affûtage soit strictement inférieur à l'inclinaison du fer.

L'inclinaison du fer sur le rabot classique est de 45° (plus ou moins quelques degrés). Si on veut donc un angle de dépouille de plus de 10°, il faut donc un angle d'affûtage de 35° ou moins. Traditionnellement, l'angle d'affûtage des rabot est 30°. (A APPROFONDIR: LIEN ARTICLE PAUL SELLERS, ROUBO ANGLE).

Publié

Partager  

Réglage du fer

Le réglage du fer doit permettre:
1- d'obtenir des copeaux d'égale épaisseur sur tout le largeur de la semelle;
2- de choisir la finesse même du copeaux.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le réglage est chose relativement facile qui, avec un peu de pratique, vous prendra de moins en moins de temps.

Mise en place du fer + contrefer

  • positionner le contrefer sur le fer, à 1mm ou 2mm de l'arête tranchante;
  • insérer le tout dans le fût et positionner légèrement en retrait se la semelle;
  • maintenir le tout d'une main (tenir le rabot à pleine main, le pouce dans l'embouchure plaque l'ensemble fer + contrefer;
  • la main restante vient enfoncer le coin fermement de sorte à bloquer l'ensemble;
    -quelques coups de maillet viennent finalement enfoncer un peu plus le coin.

Si tout s'est bien passé, le contrefer n'a pas bougé sur le fer. Il se peut que fer+contrefer avancent ensemble, mais les étapes suivantes vont permettre de régler la sortie du fer.

Parallélisme du fer avec la semelle

À ce stade, le fer est bien maintenu en place par le coin.
Il faut vérifier que l'arête tranchante du fer est bien parallèle à la semelle, afin d’obtenir un copeau d'égale épaisseur quelle que soit la zone de l'arête utilisée.

Le réglage du parallélisme s'effectue à l'aide d'un petit marteau en frappant doucement sur le côté du fer.

On contrôle alors la saillie du fer visuellement (voir illustration un peu plus loin).

Rentrer ou sortir le fer

Enfin, on va régler la sortie du fer en fonction de la finesse du copeau que l'on souhaite.

Pour rentrer le fer dans le fût, on frappe le talon du fût. Dans le cas d'une varlope ou d'un riflard, on frappe plutôt le dessus du nez de l'outil, en général pourvu d'un bouton de frappe en bois debout dur ou bien d'une garniture en cuir épais.

Frapper le devant du nez avec un maillet pour sortir le fer. On peut aussi frapper directement le fer avec un petit marteau.

On contrôle ensuite visuellement et on essaie sur un morceau de bois.

Réglage du contrefer

Si le contrefer est fixe sur le fer (contrefer à vis courte ou longue), alors il est possible de le régler une bonne fois pour toutes par rapport au fer et de ne plus s'en préoccuper ensuite.

Si le contrefer est indépendant du fer (contrefer simple), alors le réglage est un peu moins direct.
Dans un premier temps, vous pouvez laisser le contrefer à 2mm de l'arête du fer et vous contenter de régler uniquement le fer, sans vous embarrasser avec le contrefer.

Il se peut que le contrefer avance sur le fer lorsque l'on serre le coin. Dans ce cas, reessayez en maintenant bien le contrefer plaqué sur le fer avec le pouce.

Une fois la saillie du fer réglée, contrefer un peu en retrait, on peut finalement avancer le contrefer jusqu'à la position souhaitée à l'aide de petit coups avec un marteau de petite taille:

  • si le contrefer est trop en retrait, c'est comme s'il n'était pas présent, et il n'y a pas d'effet brise copeau;
  • si en revanche le contrefer est vraiment trop près de l'arête du fer, alors le rabot risque de bourrer et au lieu de sortir par la lumière, le copeau se replie sur lui même et bouche rapidement la lumière;
  • bien réglé, le contrefer brise le copeau juste après qu'il ait été formé et permet ainsi de raboter des bois dont le fil est irrégulier (présence de contrefil) sans éclats importants, au prix d'une poussée de l'outil légèrement supérieure.
Publié

Partager  

A venir !

Cet article va évoluer au fur et à mesure:

  • du temps que j'arrive à y consacrer;
  • de vos commentaires;
  • de ma progression technique car j'aimerais bien aller jusqu'à la réalisation d'un rabot bois de A à Z !

Dans un futur plus proche, il me reste à détailler:

  • les fers ;
  • l'orientation du fil du fût;
  • la géométrie du fût (rajouter quelques mots sur les angles fût et affûtage);
  • le réglage et l'utilisation.

À suivre donc ;)

Publié Mis à jour

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.


Discussions

dneis a publié le pas à pas "Étude du rabot bois: caractéristiques, fonctionnement".il y a 7 mois
Tchoutch22
 

Super thématique ! Je vais enfin comprendre (et donc pouvoir utiliser sereinement !) les quelques spécimens que j'ai pu récupérer depuis quelques temps !
Quelles seraient les spécificités de la varlope par rapport à un rabot, mise à part la longueur, et le riflard, mis à part le fer ou l'ouverture ?

dneis
 

Je crois que c'est bien résumé. Le rabot n'a pas de poignée et par taille croissante on a: rabot, riflard, varlope.

Le texte ci dessous est tiré de Bailleul et Heurtematte, déjà cité en haut de l'article.

niconathy
 

Je vais suivre avec grand intérêt!!

Syldesalpes
 

Pareil, j'ai qlq exemplaires sur un bout d'étagère que je n'ai pas encore su apprivoiser.

Zeloko
 

Ca me fait penser à cette vidéo des année 80 où il y avait encore des outilleurs sur bois.

Jean Galmot
 

Superbe vidéo sur l'amour du métier, belle noblesse. Et cette phrase à 43:40 " La terre est plus basse que mon établi"... Merci tonton Boris pour ce lien.

dneis
 

Ah oui, je l'avais regardée avec grand intérêt !

Emilien
 

Merci pour ce lien, très belle vidéo !

sanglier
 

J'ai du j.Heurtematte & E Bailleul librairie Delagrave de 1957 (outillage ,assemblage etc...
" " " " de 1958 cours de menuiserie )
" " " " de1957 ((machine à bois )
L'ebeniste de F DEBAT de1953 EYROLLES editeur
mais mon plus vieux livre est de 1911 : H. DUNOD et E.PINAT Editeurs
j'ai fabriqué des rabots en 2 parties symetriques le premier en frêne assemblés par gros tourillons chêne et coins aux extremités le 2è en charme et semelle azobé les 2 parties boubonnées avec caches (carrés ) (photo)

sylvainlefrancomtois
 

+1

sanglier
 

mais 4 photos à la fois

sanglier
 

les 4 photos

dneis a publié l'article "Le contrefer".il y a 6 mois
ebenober
 

Merci et bravo pour cette étude fort intéressante.
Pour la compléter, peux-tu parler aussi des rabots japonais ?
merci.

dneis
 

Merci @ebenober !
C'est une bonne idée de faire le lien avec les rabots japonais, seulement à part en photo je n'en ai jamais vu et encore moins utilisé. Donc je ne pense pas être le plus qualifié pour en parler.

Dans un premier temps, je vais essayer de terminer ce pas à pas tel que je l'envisage !! Mais promis, je mettrai un mot rapide sur les rabots jap.

sylvainlefrancomtois
 

Hello , j espère que tu feras un bel article sur l affûtage ??

dneis
 

Je suis dessus en ce moment !
A vrai dire, je compte simplement présenter la méthode que j'utilise (pierre diamantée, commencer par avoir une planche bien plane puis passer au biseau avec guide d'affûtage, descendre en grain progressivement, finir avec un cuir pour éliminer le morfil). Je ne sais pas si cela fera un bel article, en tout cas je l'espère !!

J'ai prévu de mettre ça dans la section "Fer", juste après "contrefer".

En tout cas, si tu as des suggestions, n'hésite pas (avant ou après publication de l'affûtage).

sylvainlefrancomtois
 

@dneis cool ,

niconathy
 

GENIAL!! On attend ça patiemment...

dneis a publié l'article "Le fer et son affûtage".il y a 5 mois
ebenober
 

Hier je me suis ruiné. En fouinant dans une brocante, j'ai trouvé cette varlope en bon état.
Je suis reparti avec en ayant dépensé 8 €.
Après un petit nettoyage et un bon affûtage du fer, elle est parfaitement opérationnelle.
Si tu peux m'en dire un peu plus @dneis sur le bois du fût et celui de la semelle (cormier ?), ainsi que sur la qualité du fer, je te remercie d'avance.

Jean Galmot
 

Si c'est une Peugeot, c'est du Cormier. On trouvé à l'époque l'inscription " Cormier Garantie" gravée dessus.

ebenober
 

Il y a bien des chances que ce soit une varlope Peugeot car le fer est un P.F. deux lions et il a l'air d'origine, mais j'ai bien regardé, il n'y a pas d'inscription "cormier garanti".

dneis
 

Hello @ebenober, la varlope a effectivement l'air en bon état.

Le fer Peugeot correspond aux logos figurant dans le catalogue no 751 postérieur à 1951 (impossible de trouver de date d'édition dessus). C'est un fer en acier au chrome, laminé je pense, de bonne qualité.

Toujours dans ce catalogue, pas de rabots montés en bois. Donc j'imagine que Peugeot n'en faisait plus. Il se peut donc que ce ne soit pas le fer original de la varlope. Il faudrait regarder attentivement au nez ou au talon du fut, c'est généralement là que l'on trouve les marques.
Décaper plutôt au racloir, cela préserve mieux que le papier abrasif.

Pour l'essence, c'est toujours difficile par photos interposées. Un bon indice est la densité du bois. Pour une varlope:

  • je pèse le fût seul (masse M en kg);
  • je calcule le volume approximatif V (longueur x largeur x hauteur, en prenant des mètres). Je me dis que le volume de la poignée compense le trou de la lumière
  • je calcule la densité d=M/V (en kg/m3). Pour du cormier ou du chêne vert, j'ai eu des valeurs autour de 900 à 950 kg/m3. Charme et hêtre sont moins denses.

Ici il faudrait décaper un peu le bois car il fonce avec le temps et la saleté. Pas du chêne vert en tout cas.

C'est intéressant de voir que la semelle est rapportée, deux couches distinctes en plus. On dirait du noyer et une couche plus claire de frêne ou châtaigner. Probablement pas d'origine (deux réparations successives ?). Le noyer n'est en principe pas tellement utilisé pour les rabots.

La lumière sous la semelle est étroite, c'est bien.

Jean Galmot
 

@ebenober Encore un pt'i truc trouvé sur le net, sur catalogue 1938.

dneis
 

@jeangalmot il est cool ce catalogue, voici le lien pour ceux que ça intéresse : outils montés Peugeot Frères 1938

ebenober
 

une dernière :

dneis
 

La marque correspond au nom de l'artison, ce n'est pas la marque de la varlope.
Le rond en cuir permet de ne pas abîmer le fût en tapant à cet endroit avec un marteau/maillet. En tapant ici, on desserre le fer et on le fait remonter.

sylvainlefrancomtois
 

@dneis +1

dependancesbois
 

super ton pas à pas, çà me permet de regarder de plus près une varlope qu'on m'a donnée.
Du coup j'ai la planéité à rattraper et le coin à refaire.
Au niveau du fer, il arrondi et j'ai lu dans des documents que c'était normal sur les varlopes mais il n'est pas arrondi symétriquement tu peux me dire ce que tu en penses et comment je peux rattraper çà? stp.

dneis
 

Je ne suis pas encore un expert du fer arrondi... Ça permet de dégrossir et aussi de ne pas laisser de marques en bordure de fer.

Oui, là il y a un gros problème de symétrie !! Mais ce problème n'a pas l'air de venir du fer qui lui à l'air symétrique.
Je regarderai du côté du fût. Il se peut qu'il se soit déformé, au point que la semelle n'est plus parallèle aux coté du rabot. Et donc la lumière serait toute déformée. Bon, ça reste une hypothèse, là ça fait beaucoup de déformation quand même !!

ps: dans restauration de rabot j'ai aussi pu constater que le fût n'était plus d'équerre (voir photo), mais ce n'était pas trop gênant pour le fer et j'ai laissé comme ça car je ne m'en sert pas pour recaler donc pas besoin d'une perpendicularité parfaite entre semelle et coté.

dneis
 

As tu beaucoup de jeu pour le réglage de l'angle du fer en latéral ?

dependancesbois
 

@dneis merci pour ta réponse, effectivement il y a un petit probleme au niveau de la lumière mais au niveau du fer aussi! 😒
j'ai un petit mm de jeu latéral mais pas dans le bon sens du défaut donc je peux empirer le défaut mais pas l'amenuiser! 😫
Je vais faire des essais en suivant tes conseils de restauration de rabot.
Au mieux ça va s'améliorer, au pire ce sera une bonne expérience.

dneis
 

Mm, dommage. Car c'est toujours embêtant de retailler la lumière pour avoir un bon alignement du fer avec la semelle (mieux vaut éviter d'avoir des joues trop fines ou bien pas d'épaisseur égale).

Et l'équerre elle dit quoi ??

dependancesbois
 

@dneis je pense pas que je vais toucher à la lumière, mais juste essayer de retrouver la planéité de la semelle. Pour le fer, l'équerre dit que c'est plus haut à droite que à gauche, je sais pas encore comment je procéder surtout que le contre fer est droit lui.
J'ai regarder pour un nouveau fer mais je n'ai rien trouvé en 48 mm de large.
Pour l'équerrage du fut je ne pense pas que ça ai une grosse incidence comme tu l'a dit.

dependancesbois
 

pour le bois je pense a du cormier (densité de 0.91)

sylvainlefrancomtois
 

et pour les fers , c est du manufrance !

dneis
 

Fer et contrefer ne sont pas assortis. Le fer est troué pour recevoir une vis et le contrefer est simple (sans vis). Bon, ça marche très bien comme ça aussi.

ebenober
 

Ca doit être du cormier car les dimensions sont les suivantes : section 80 x 67 x L. 670 et poids = 3,5 kg. Ce qui donne une densité d'environ 0,97

dneis
 

Oui, on dirait bien du cormier. C'est un bonheur à utiliser: avec ce poids là ça glisse tout seul. Dommage que la semelle ne soit pas en cormier aussi, là ça glisserait encore mieux ;). Mais bon, un peu de paraffine et ça va aller !

ebenober
 

@dneis regarde bien mes nouvelles photos et les premières. Je crois que la semelle est bien en cormier et le fût, par contre, en charme ?

dneis
 

J'ai du charme chez moi, je vais l'observer de près pour comparer avec tes photos. Car c'est une essence que je connais depuis peu...
En tout cas, beau décapage et les photos sont top ! Le changement de couleur est saisissant.

ebenober
 

Tu veux parler du charme de ta femme, bien sûr ?

dneis
 

Hello @ebenober . Non pour moi ce n'est pas du charme, les anneaux de croissance sont beaucoup trop circulaires, sur le charme il sont en général moins ronds que ça (ça fait même souvent des lobes). Et il manque des rayons ligneux, qui sont discrets plus discrets que sur le chêne ou le hêtre (car quasi de la même couleur que le reste du bois), mains bien présents quand même sur le charme. Enfin, le fil du charme reste en général bien droit, là il à l'air un poil torturé dans la longueur.

ebenober
 

Après nettoyage complet par raclage/ponçage, voici l'aspect de la belle (la bête ?).
la poignée est en hêtre.
La couleur bien claire et le grain fin et serré du fût me font penser à du charme ?
Il y a une curieuse "sous-semelle" qui pourrait être de l'acacia ?
La semelle proprement dite serait bien du cormier ?
Ce pourrait être un outil fabriqué par l'artisan lui-même, son nom étant bien lisible R. MORIZE, et équipé de fer et contre-fer Peugeot Frères, ou bien provenant entièrement de Peugeot F. comme on peut le voir sur la page de catalogue de 1938 - varlope n° 1480 ?
J'attends confirmation de nos spécialistes !

Huiledecoude
 

Admirable travail de documentation et d'explication. Je vais contempler les rabots et varlope de mon père et de mon oncle d'un oeil nouveau et avec une cervelle un peu plus éclairée. Comment te remercier !

sanglier
 

precisions de ma varlope "cormier " de brocante 2,9 kg (fers et coin absents ) ) 72 de largr htr 73 mais lumiere de 10mm. longr de 67 cm pour fer de 54 que je n'ai pas .... un tampon relief Peugeot en bout de nez... je ne l'utilise pas car incomplete .... la 2è varlope est en chêne vert ? pese sans coin ni fers 2,5 kg : un prix de fin de 1ere année d'apprentissage (juin 1958).. pas de marque sur bois mais 2 lions sur fer .... j'ai fait des repères (petits coups de scie à metaux sur le cotés hauts des fers pour avoir la position souhaitée du contre fer (la vue du fond de lumiere est ten visible sur certains rabots (repères en face au debut . puis decalés suivant les affûtages successifs

dneis a publié l'article "Réglage du fer".il y a 3 mois
Zeloko
 

Bonjour @dneis, merci pour ce nouvel article !

Maintenant qu'il est possible de donner une nature aux pas à pas, peut-être serait-il intéressant de définir la nature Documentation sur le tien ?

dneis
 

Oui @zeloko, j'avais vu mais j'hésitais entre documentation et technique...
Tu as donc tranché ;) !

Zeloko
 

Arf ... ça renforce mon doute évoqué ici sur le sens trop proche entre Documentation et Technique ;)

sylvainlefrancomtois
 

top explications , les novices vont se régaler !

dneis
 

Merci ! ça réclame un peu de réflexion pour synthétiser tout cela et bien organiser le pas à pas, c'est pour cela qu'il n'avance pas vite !! ;)

sylvainlefrancomtois
 

@dneis je connais ;) !!

Connectez-vous pour ajouter un commentaire.
1 814 vues
51 commentaires

Contenus associés

0 plan
0 processus
0 fournisseur

Licence

Licence Creative Commons
Autres pas à pas de dneis 
Voir aussi
Table des matières