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sylvainlefrancomtois

Pas à pas du débutant ,apprendre les assemblages et façonner le bois manuellement

Pas à pas du débutant ,apprendre les assemblages et façonner le bois manuellement
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Le confinement a apporté beaucoup de nouveaux membres sur notre site , et je m’aperçois que l’intéressement aux travaux en bois va croissant, mais au vu des questions de novices en tout sens et sans aucuns sens parfois, je vais essayer de redonner quelques notions pratique de la taille des bois !

Je me propose donc de refaire avec vous mon apprentissage de première année revisité au niveau technique de l'atelier , pour repréciser que le travail du bois est à l’origine de professions qualifiées issues d'un savoir faire ancestral transmis qui ne s'improvise pas sans passer par les fondamentaux , à mon avis primordiaux, que nous partageons (les pros) ici avec joie et bienveillance .

Ce pas à pas détaillera les pièces d'apprentissage de façonnages et d'assemblages traditionnels à faire de préférence à la main , mais on peut aussi se servir des machines pour corroyer les pièces si l'on est rompu au corroyage manuel , si l'on veut expérimenter ou progresser !

Au programme : Une chronologie progressive par des dessins explicatifs, textes d'analyse et de conseils, et des liens de l'air du bois ou autres !

Pour résumer le but de ce pas pas en quelques mots rapportés par notre ami racmterrof

"Dis moi et j'oublerai."
"Montre moi et je me souviendrai".
"Implique moi et je comprendrai."

Bref savoir commencer par le commencement !

En apprentissage à l'époque, les cours de technologie à notre dispositions étaient le plus souvent souvent issus des cours compagnonniques, et des écrit de Jacques Heurtematte (des mines d'or pour les fondamentaux ), que nous retranscrivions à la main dessins compris (à l'encre de chine) !

ici un pas pas sur l'histoire et les nombreuses publications de ce Monsieur.

Liste des articles

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Les 4 m2 d'un apprenti boiseux et l'outillage nécessaire

Pour apprendre, progresser, expérimenter , il nous est nécessaire d'avoir un petit coin à nous , Mais inconditionnellement autour d'un établi (au moins trois cotés accessibles si contre un mur ) et les outils à proximité immédiate.

Le lieu doit être propre, bien éclairé, lumineux, sec et tempéré.
En effet des conditions correctes sont déjà un outil en soi ! en y ajoutant de la tranquillité pour ce concentrer (musique de fond autorisée), mais même si je suis fan d' AC/DC ou Motley crue, évitez au début le hard rock !

Avant de renter dans le vif, nous découvrons sur la photo ancienne ci dessous que quelques m2 suffisent à un apprenti pour travailler! J'ai mis cette jolie prise de vue d'un autre temps, pour illustrer ce qui me rappelle grandement pleins de merveilleux souvenirs (mais parfois douloureux (mauvaises notes, engueulades, refaire une pièce ratée en colle etc ...)

Un établi efficace

Pour apprendre traditionnellement, pas besoin d'une "Rolls" (rien n’empêche de s'en faire un à soi quand on maîtrise le travail du bois) !

Ci dessous le plus classique lourd et ferme sans jeu, avec au minimum sa presse, son valet, et sa griffe ! ici un site sympa qui détaille bien un établi traditionnel la-varlope.fr/...ire-son-etabli/

Sa hauteur définie généralement a la ceinture de l'utilisateur ou 25 cm de son coude au plateau , varie en fonction votre taille et votre ressenti de confort de travail, donc si on en acquière un d'occasion , on coupe un peu les pieds ou on les cales si ce n'est pas à la bonne hauteur à l'achat !
Enfin ce sera généralement l'action de corroyer qui détermine la bonne hauteur ( normalement on pouvait corroyer pendant huit heures d'affilées avec arrêt toutes les 2 heures (casse croûte, la clope (je sais c'est pas bien) et le repas de midi bien sur !)
Quelques explications ici : boispassionset...-etabli-atelier

La caisse à outils de base

Bon je vais pas décrire une caisse, mais son contenu minimum nécessaire pour faire les pièces d'exercices à venir ! Sachant que les anciens s'en contentaient très bien et faisaient des prouesses avec (je sais ça énerve !)
Pour les petits budgets , je précise que l'on peut acheter des bons outils d'occasions vraiment pas chers (sites d'annonces , vide grenier , etc ..)
Ne pas hésiter à aller voir le travail remarquable sur les outils à bois de lairdubois.fr/...dneis/pas-a-pas

Riflard, varlope, rabot : Outils de corroyage (Riflard pour dégrossir (blanchir) et varlope pour dégauchir puis équarrir précisément les pièces de bois) ,et le rabot pour corroyer des petites pièces, des ajustages et finitions !
Il faut vivre avec son temps, je n'impose pas les outils traditionnels en bois (rien n’empêche de les utiliser), mais j'ai moi aussi vite adopté après la première année les outils métalliques types Stanley des n°4 à 8 pour les classiques (Rabot n°4 (longueur: 25 cm) et varlope n°6 (Longueur: 47,2 cm) pour ma part )

Maillet et marteau : On les connais tous ! Un maillet de menuisier pour l'usage des ciseaux et bédanes , ici un vrais traditionnel que l'on fabriquait en apprentissage à l'époque

,
et un marteau pour la griffe et démonter les outils de corroyage et rabot traditionnels , montage ect .. .

Ciseaux à bois de bonne facture : Pour tout entaillages divers, 8/10/14/20/30

Bédanes : Pour mortaiser ! Les pièces que je vais utiliser pour illustrer la progression seront généralement en 27 mm soit 24 mm finies ,donc un bédane de 8 mm sera suffisant !
Dans une caisse à l’époque nous avions 6/8/10/12 mm

Les scies : En apprentissage à l'époque, c’était scie à cadre point final !

Une scie à tenon pour les sciages en fil (grosse denture). (Pas : 4 à 6 mm.)
Une scie à araser pour les arasements et les coupes d'entailles à travers fil .(Pas : 2,5 à 3 mm)
Une scie a dos pour les coupes fines. (Pas : 1,5 à 2 mm)

Alors je vous rassure, vous avez tellement le choix actuellement entre les scies à cadre traditionnelles, anglaises ou japonaises, je vous laisse réfléchir et choisir à votre sensibilité !
Toutefois, les 3 dentures différentes en pas, sont obligatoires !**

Je préconise de les choisir de bonnes qualités évidement et affûtables !

Outils à mesurer et tracer : Pour faire des pièces pas besoins de beaucoup de choses !

Un trusquin traditionnel sur lequel on peut installer plusieurs pointes (impératif pour les tenons et mortaises)


Un double mètre et un réglet de 30 cm .
Une équerre graduée (250 mm) .
Une fausse équerre.
Une pointe à tracer ou un tranchet.
Un crayon de menuisier et une craie industrielle.
Un compas à pointes sèches avec vis de réglage (hauteur env 200 mm) .

Outils divers :

Lime et râpe à bois .
Une presse et un petit serre joint (500 mm) + quelques petites cales.
Un martyr :pièce de bois d'environ 500 mm x 120 mm x 24 mm.
Une cale a poncer .
Un bloc A4 a petits carreaux et un stylo bic bleu et rouge .

Voilà tout ce qu'il faut pour commencer à apprendre et travailler le bois d'assemblages !

ici un pas a pas très très bien fait sur les outils nécessaires !

Un petit mot sur l’affûtage des outils à mains !

Ce pas a pas n'est pas le lieu de faire un chapitre sur l’affûtage des outils manuels, mais seulement de façonnages proprement dit !
Mais j'insiste sur le fait que des outils mal entretenus ou désaffûtés , mènent directement à l'échec et le découragement !

Il y a pléthore de moyens et de tutoriels très bien fait sur le sujet , donc je ne vais pas vous embêter avec ma vieille meule à eau et ma pierre à huile ainsi que mes tiers points !

Ici encore par notre amis dneis qui si colle ! Sur la remise en état et affûtage d'un rabot ,sachant que le procédé est similaire aux autres varlope, riflard, ciseaux, etc ..

Ici parfait pour les scies à mains ! youtube.com/wa...h?v=swg5Bs4sBd0
Ici un pas à pas de l'air du bois sur l'affutage !

Donc, faites de vos outils perso (qui ne se prêtent jamais), le prolongement de vos mains et de votre cerveau , et rangez les avec soin !

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Apprendre à corroyer une pièce (Dégauchir un plat un champ puis tirer de large et d'épaisseur)

Le professeur dans cette première heure d'atelier, nous réunis tous autour d'un établi et nous sort avec sa forte poigne, les deux monstres qui vont nous faire transpirer et nous donner des ampoules au court d'une année !
Un riflard et une varlope traditionnels de bonne facture "Au Sorbier" en chêne vert !
Au début on trouve ça beau et excitant, puis on les maudit ,et peu de temps après on les aimes
!😵

Votre première pièce :
Puisque ici nous ne sommes pas dans de l'apprentissage proprement dit, mais une découverte pratique, je vous propose donc de fabriquer votre premier outil (accessoire plutôt) à la main ! Lequel ???????????

Bon personne n'a trouvé ??? Et bien votre "martyr d'établi" .
C'est une pièce de bois, d'environ 500 x 120 x 24 mm sur laquelle nous poserons plus tard des pièces de bois à travailler, destiné à protéger le plateau de l’établi des coups d'outils à bûcher ou surélever pour des coups de scies efficaces .

En effet, c'est un exercice facile pour se mettre des outils en mains et s’entraîner à corroyer correctement !
Cette une pièce utile qui peut être ne sera pas tout à fait aux cotes (car nous aurions dépasser les traits, ce n'est pas très grave) , en plus elle sera mal menée par la suite , donc !

Tout d'abord pour une pièce finie de 500 x 120 x 24 mm, trouvons nous une pièce brute débitée de environ 530 mm x 125 mm dans du 27 mm , de préférence en bois dur (le hêtre est l'idéal en apprentissage pour l’homogénéité de son grain) ,et pour ce premier exercice, choisissons un bois sec, assez sain, et assez droit au départ ! rejetez un bois trop gauche et les gros défauts si possible !

Le gauche ! C'est le fait d'une pièce "voilée" naturellement ou par un mauvais dégauchissage, que l'on nous apprenait à vérifier seulement à l’œil ! Certains aveugles (je suis méchant là ! Pour rire) le vérifie à l'aide de réglettes (voir video) .youtube.com/wa...h?v=ZQJQKkigJUA

Puis plaçons la pièce en fonction du fil du bois (1) sur l'établi prête à être corroyée, après avoir sorti la griffe au marteau un peu plus basse que le bois à dégauchir !

(1) Si le fil n'est pas dans le bon sens à être "couché" par l'outil, c'est ce que l'on appelle dans le jargon "travailler en contre fil", il y aura des éclats donc un mauvais travail ! On le vérifie en regardant sur le champ de la pièce .

La pièce prête à être travaillée sur l'établi : ci dessous le maintien par griffe traditionnelle , on presse avec la main la pièce bien à plat sur l’établi, puis on l'enfonce sur les clous limés à plat par chocs au marteau .

Si l'on ne dispose pas d'une griffe, mais d'une presse arrière et ses butées c'est royal, sinon on peut aussi se fabriquer une butée à coin (il y a pleins de moyens ,un exemple ci dessous) !

A VOS VARLOPES !! 😘

1/ DRESSER UN PLAT

Nous devons tout d'abord "dresser un plat" ! C'est à dire faire le "parement" de la pièce qui serait dans un ouvrage la face de référence vue finie comportant les moulurations ou l’esthétique de la matière naturelle (ex face d'une porte ou d'un limon d'escalier coté jour).
C'est aussi cette face qui portera les signes d'établissements, et sur laquelle nous appuyons les outils de traçage (ex trusquin) et de façonnages des usinage (ex bouvet), et ultérieurement plaquée sur les tables de machines (ex toupillage) .
Pour cela, on choisira évidement la plus belle face de notre pièce brute !

Finie, elle doit être corroyée parfaitement droite et plate en longueur et en largeur, en vérifiant avec la lame de l'équerre face à la lumière pour voir d'éventuels jours sur toute la surface, et surtout être non gauche!

2/ DRESSER UN CHAMP

Notre face étant calibrée, il faut maintenant "dresser un champ" de référence !
Nous choisissons le champ brut le plus beau sachant que celui ci recevra aussi moulures, rainures ou autres la plupart du temps et seront appuyés aussi des outils.
Nous plaçons la pièce cette fois ci dans la presse avec le champ à corroyer au dessus, en faisant attention au fil à coucher bien sur !

Nous sortons la pièce quand il faut vérifier l'équerrage parfait avec la face ainsi que le droit face à la lumière sur la longueur et nous la replaçons autant de fois que nécessaire jusqu'à obtention de la rectitude plane et de l’équerrage optimum !

Nota : Nous voyons souvent sur des vidéos x ou y, des gens qui finissent leurs faces avec le rabot et un copeau fin ! C'est évidement permis, pour des petites pièces courtes !!😉 Mais ! Il faut s'habituer en apprentissage à sortir les exercices avec seulement les outils de base ancestraux afin d'acquérir les bons gestes !

Et ce sera le cas pour tous les exercices à venir ! De manière générale, les retouches enlèvent des points et démontre l'inexpérience, c'est pour cela que c'est important pour estimer personnellement votre niveau d'acquisition des gestes et savoirs !

Notre pièce étant dressée d'un plat et d'un champ de référence, nous les établissons à l'aide du crayon en faisant deux petits traits qui se joignent sur l'angle saillant commun, et qui permettrons de les retrouver ultérieurement sur une pièce entièrement calibrée !
Puis nous nous munissons de notre trusquin.

Nota: Le pointage précis du trusquin traditionnel ce trouvera dans le prochain chapitre !

3/ TIRER DE LARGE

On tire toujours une pièce de large en premier, chose que l'on pratique même à la raboteuse.
Le but étant de calibrer notre bois en largeur évidement !
Nous traçons avec le trusquin après son réglage, depuis le champ de référence un trait sur chacune faces de la pièce (plat et face brute).
Ces traits vus par bout issus d'un trusquin traditionnel à pointe, forment un V que l'on doit produire régulièrement mais pas trop profondément sur toute la longueur . (Nous ne sommes pas des laboureurs)

Puis après avoir placée votre pièce dans la presse avec le fil dans le bon sens, nous dressons ce second champ jusqu'aux traits trusquinés, dans le jargon "moitié de trait", ce qui signifie dans le creux du V gravé par la pointe du trusquin . (voir l'illustration exagérée)
Nous vérifions de la même façon que pour le premier champ la rectitude et l'équerrage bien sur !

Nota : c'est ici que le novice généralement plante en premier !!! 😭 en effet il est assez rare de réussir du premier coup ! Donc comme c'est une pièce d'exercice, on retrace un peu moins large de 2 mm et on recommence !! Et surtout on à perdu deux points sur la notation finale de la pièce 😡!

4/ TIRER D'ÉPAISSEUR

Dernière partie du corroyage d'une pièce à la main, le principe est le même que pour tirer de large !

Sauf que ici , nous traçons le trait de trusquin tout le tour (y compris les bouts de la pièce) , de manière à avoir une référence visuelle de plus pour corroyer !
Si ici aussi on ne réussi pas immédiatement droit et non gauche du premier coup, on retrace un peu plus mince (encore deux points qui sautent) !

5/ COUPER LES ABOUTS

Sachant que c'est une pièce d'exercice, nous en profitons pour abouter celle ci à la dimension demandée.
Avec l'équerre et le tranchet (ou une pointe à tracer), nous traçons un premier about sur le plat et le champ (talon de l’équerre impérativement sur les face et champ de références), puis après avoir pointé la mesure, nous traçons le second about!
A l'aide de la scie à araser, nous les coupons (moité de trait) ! Puis en posant l'équerre depuis les face et champs de références, les abouts doivent être d’équerre dans les deux sens' sans retouche et la mesure doit être exacte !

Apprenez à noter votre pièce sur 20 points:
-2 points par face pas tout à fait dressées et/ou avec jour (2 champs + 2 plats = 8 points)/
-2 points par mesures non respectées( longueur ,largeur, épaisseur = 6 points)/
-1 point par about non d'équerre (2 x 1 point)/
Temps alloué 4 heures normalement dépassé -2 points/
-2 points pour la pièce visuellement esthétique finie (salissures, rayures ,chocs ,éclats ,etc etc)

On joue avec des demi_points pour tout, sur tous les critères (ratée, partiellement réussie, parfaite ,etc)

Voilà votre première pièce finie !
En attendant la suite, ci dessous 1 video sur le corroyage manuel au plus près de la tradition !

youtube.com/wa...EDiOs&t=339

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Première pièce d'initiation et utilisations correctes des outils basiques

Vous avez déjà fait pleins de copeaux et eu pleins d'ampoules j’espère avec le façonnage de votre martyr ! Eh bien bonne nouvelle, on continue ! 😁
En premier lieu, nous allons faire une petite étude de l'utilisation pratique et correcte des outils à mains basiques !
En effet j'ai des questions de novices sur le sujet, que je vais développer sur une petite pièce simple corroyée et entailles diverses, à tracer et exécuter avec la scie à araser et un ciseau à bois, avant de passer à d'autres exercices cotés sur plan orthogonal de progression (comme l' illustration 2) !

LA PREMIÈRE PIÈCE D'INITIATION :

Nous corroyons un bois manuellement (pour nous entraîner encore) en fonction d'une chute qui traînerait dans l'atelier ! Environ 300 mm x 60 mm x ép disponible (18/27/34), en bois dur de préférence.
En effet cette pièce tirée de large et d'épaisseur (pas de cotation précise, mais bien droite et équarrie), servira seulement pour y produire un tracé basique et y exécuter des entailles pour s'initier aux nouveaux outils pour le novice.

Tracer correctement des pièces de bois

Dans un ouvrage traditionnel de menuiserie, il est évident que le traçage des bois est primordial ! De plus il doit être parfaitement exécuter pour une précision maximum des opérations de buchage et de sciages ultérieurs.

Il nous faut de quoi mesurer des petites pièces, un bon réglet de 30 cm est amplement suffisant!
Ensuite des outils pour tracer d'équerre et en parallèle, soit une équerre à 90° basique à lame, ainsi qu'un trusquin a pointes .
Pour matérialiser les traits, une pointe à tracer, ou mieux un tranchet !
Enfin, un crayon de menuisier ou des stylos rouge et bleu si l'on désire bien matérialiser le bois chute (futurs enlèvements) .

Pourquoi apprend t'on à tracer avec des pointes plutôt qu'avec un crayon ?

La technique de sciage ou de buchage (travail aux ciseaux ou bédanes) nécessite de laisser à l’exécution "moité de trait" pour une précision optimum (j'ai déjà abordé le sujet plus haut)!
En effet ces outils de traçages traditionnels forment sur le bois de minuscules sillons en forme d'un V , qu'il faudra suivre par le milieu ! Bref ils y en a qui coupent les cheveux en 4 ,et bien nous, nous couperons nos traits en 2 ! 😵

Un tracé initial, commencera toujours depuis le champ, ce sera utile plus tard, en cas de pièces multiples les unes contre les autres (fig A), afin de toutes les tracer avec un même piquage et un même coups d'équerre pour uniformiser très précisément leurs mesures !
De plus nous verrons que pour des tenons et mortaises, la précision passera par les champs communs des pièces qui les recevront!

1/ Piquage de la mesure au réglet : La première opération, consiste à "piquer" la mesure finie désirée de la pièces avec deux points issus de la pointe a tracer ou tranchet depuis le réglet bien à plat et parallèle au champ ! On trace au crayon généralement, un petit cercle autour pour les retrouver facilement!

2/ Tracé d'équerre depuis le piquage : En prenant notre équerre, le talon placé contre le parement et la lame contre la pointe ou le tranchet piqué, nous traçons les deux traits d'abouts.
Nous matérialisons toujours les abouts par une croix d'établissement traditionnel, qui signifie qu'il n'y a plus rien après le trait .

3/ Tracé des joues d'entailles depuis le champ : Enfin, pour notre pièce, nous traçons des joues d'entailles !
Pour un tracé optimum, il faut mettre le réglet depuis les piquages d'abouts, puis piquer sans reporter celui ci ! C'est à dire piquer après calcul progressif 30 mm puis à 70 mm puis à 120 mm sans le déplacer, (au lieu de 30 mm puis 40 mm puis 50 mm = 120 mm ), et enfin retourner le réglet vers le second piquage et répéter l’opération .
Pourquoi ? Car en général, quand nous traçons chaque fois les mesures après chaque piquage, on arrive facilement à cumuler des imprécisions !

LE POINTAGE PRÉCIS D'UN TRUSQUIN TRADITIONNEL !

Cette manipulation, se fait par chocs successifs en prenant l'outil en main, et en le frappant sur le plateau d'établi, un peu comme un marteau !

1-1bis/ En frappant la clef (comme si on enfonçait un clou avec un marteau) , pour serrer ou desserrer la semelle de la tige! Ce qui permet avec le réglet de mesurer la distance entre la pointe et celui ci !

2-2bis/ En frappant la tige (comme si l'on voulait remboîter le fer d'un marteau sur son manche) après le blocage de la clef, pour régler précisément le pointage en +/- que nos vérifions à chaque petit chocs avec le réglet !

Une fois pointé, un trusquin ne doit pas tomber par terre, ou recevoir de chocs accidentels, aux quels cas nous devrons le repointer !🤬

Nous pouvons alors tracer nos traits parallèles sur la pièce, ici à l'axe du parement depuis le champ de référence (avec arrêts aux traits d'entailles), et à l'axe sur toute la longueur du champ depuis le parement.

RÉSUMONS LE TRACÉ DÉFINITIF DE LA PIÈCE

1/ Sur le champ de la pièce corroyée, nous piquons et traçons déjà les abouts (si votre pièce fait moins de 300 mm, tracer 280 mm par exemple, l'essentiel et de pouvoir tracer les entailles depuis chacun des abouts), puis nous les traçons à l'équerre sur le parement, et nous les matérialisons d'une petite croix.

2/ Nous piquons les mesures des entailles sur le champ de référence, puis à l'aide de l'équerre nous traçons les traits sur celui ci et sur le parement. Puis nous traçons sur le second champs les traits utiles. Enfin nous traçons la pente de l'entaille en biais sur le champ de référence !

3/ Nous trusquinons les axes des champs linéairement, puis nous trusquinons l'axe du parement (en s'arrêtant aux traits d'entailles (pour apprendre à ne pas dépasser)).

4/ nous hachurons les enlèvements des futures entailles.

Nous allons passer maintenant aux exécutions des différentes entailles de la pièce dans un ordre chronologique défini à raisons, que j'expliquerait à mesure !

Utilisation de la scie à araser, du ciseau à bois, et exécution des entailles

Nous allons passer au "bûchage" de notre pièce, c'est à dire lui pratiquer des enlèvements pour atteindre notre objectif fini !
C'est un terme ancien qui signifie faire un travail à base d'entailles, sinon on parlerai de "mortaisage", "tenonnage", "rainurage", "feuillurage", "moulurage", etc..

Le bûchage traditionnel, se pratique toujours en deux temps: Le sciage précis du maximum des possibilités, puis les enlèvements et ajustages au ciseau à bois !
Pourquoi : Par gain de temps et de fatigue !!

APPRENDRE A SCIER "MOITIE DE TRAIT":

Tout d'abord, analysons le principe ci dessous sur le détail 1/2 volontairement très agrandit !
Nous découvrons le trait "incisé" par une pointe à tracer ou un tranchet ! Celui ci forme un sillon en V mais contrairement au trait de trusquin vu plus haut, celui ci et en "bois de travers" ou "travers fil", à la fois sur le champ et le parement .
Le but du sciage parfait, et que normalement un menuisier expérimenté, ne retouche pas les joues d'un sciage (ex arasement) ! C'est pour cela que les pièces à venir doivent être brutes de sciages sans ajustements qui en en apprentissage enlève des points !

Pour optimiser chaque opération de la pièce à travailler (sciages, bûchages, etc .), celle ci doit être parfaitement maintenue sur un support (le martyr + l'établi) très stable . Dans notre cas, classiquement nous nous servirons du valet d’établi à choc ! Rien n’empêche de prendre un serre joint ou un autre modèle de valet (à came ou excentrique)à notre disposition ainsi qu'une cale assez large pour éviter le marques d'enfoncements indésirées.

Les principales fautes d'exécution de traits de scie nommées : (illustrations 1/2/3)

Nota : Le valet classique se serre par chocs au maillet par le dessus 4/, et se desserre par chocs au dos 5/ !

Nous allons maintenant scier la première entaille de notre pièce, Celle ci sera entaillée en biais!

Pourquoi commencer d'apprendre par un biais ? Eh bien parce que tout les traits de scies se font déjà ainsi, pour pouvoir "guider" la scie avec ce premier sciage qui servira de guide en cas de section complète (ex: L'about), ou servira de guide pour le bûchage au ciseau!

1/ La scie est maintenue bien verticale, et à l'aide du pouce de l'autre main, nous amorçons la coupe!

2/ Le trait de scie doit être effectué complètement jusqu’aux tracés horizontaux simultanément sur le champ et le parement !

3/ Nous exécutons le second trait de scie (a droite), à la différence que ici il faut viser de l'autre coté de la lame !

4/ Les joues de l'entaille sont terminées, nous allons pouvoir maintenant bûcher et dresser le fond au ciseau à bois !

5/ En résumé, si vous n'avez pas de pansements sur les doigts et que votre pièce n'est pas tachée de sang 😩 , ainsi que des traits de scie précis "moitié de trait", votre premier sciage traditionnel est réussi ! On peut aussi vérifier la profondeur correcte avec le réglet !
Sinon, ce n'est pas grave il y auras des milliers de traits de scie à venir, Surtout ne pas se décourager, car presque personne n'y arrive du premier coup (moi le premier c’était il y a presque 40 ans 🤨) !

ici en pratique :

APPRENDRE A BÛCHER AVEC UN CISEAU A BOIS :

Bien utilisé et affûté comme un rasoir, le ciseau à bois offre beaucoup de possibilités d’exécutions ! Découvrons sur l'illustration 1/ ses différentes parties nominées pour la suite des explications .

2/ En le frappant sur le manche au maillet ou à la paume :

Avec la planche servant de guide, afin de suivre précisément un tracé d'entaille (moitié de trait).

Avec le dos pour pratiquer des enlèvements, en effet le ciseau aura tendance à ressortir et ne pas se planter dans le bois .

Ou encore en raclant pour finir des fonds d'entailles inaccessibles par les bords .

3/ Avec les deux mains ou la paume et l'autre main : Dans ce principe, le ciseau s'utilise surtout sur la planche afin de servir de référence plane pour calibrer parfaitement des fonds d'entailles (presque comme au rabot à main).

Mise en garde : On ne met jamais sa main devant un ciseaux à bois, l'accident grave n'est jamais loin !!! ici des précisions ainsi que pour d'autres outils ! vissermalin.co...rsquon-bricole/

En coupe bois de fil, permet de dresser facilement un fond d'entaille, mais il faut faire attention à l'orientation de celui ci pour éviter les éclat (comme pour du corroyage classique).

En coupe en travers fil, même destination que ci dessus ,par contre les fibres du bois vont avoir tendance à s'arracher .

En coupe fauchante, qui permet de calibrer proprement en faisant un copeau en bois de travers ou parfois en contre-fil .

Ici une vidéo très détaillée de l'utilisation des ciseaux à bois ! youtube.com/wa...=CrayBirkenwald

Nous allons maintenant finir au ciseau la première entaille de notre pièce !

1 et 2/ Nous pratiquons des enlèvements assez conséquent, pour "dégrossir" en frappant au maillet le ciseau, tout en faisant attention de ne pas trop approcher les traits du tracé, afin d'éviter des éclats malheureux qui gâcheraient l'entaille finie en dépassant le tracé.
Nous amorçons la taille par le milieu de l'entaille ,et approfondissons vers les traits de scies.
Nous pouvons travailler de la planche pour bien planter , puis du dos pour limiter les enlèvements en approchant le trait . Vous apprendrez très vite à doser !

3/ En travaillant du dos du ciseau et petits coups de maillet ou de paume, nous enlevons le bois chute de milieu en approchant petit à petit le trait .

4/ En travaillant depuis la planche du ciseau, nous dressons le fond de l'entaille !

5/ Avec le réglet, nous vérifions le dressage fini du travail !

ENTAILLE N° 2 :

Celle ci s'exécute au départ comme la précédente avec le sciage, puis au ciseau nos bûchons en tout sens pour dégrossir et la finir . Nous pouvons ici mettre des coups de scie supplémentaires de dégrossissage !

Comme vous pouvez le voir, cette seconde entaille complique un peu les exercices progressifs !

Son but et d’appendre à bûcher précisément au ciseau à bois !
Normalement seule les demies joues en diagonales doivent être retouchées !(On doit deviner les parties sciées des parties bûchées )

ENTAILLE N° 3 :

La finition de l’arête saillante de l'entaille 2, nous laisse maintenant le loisir de faire l'entaille 3 !
Chose qu'il aurait été compliquée si nous avions fais l'inverse, car en effet il est préférable d'entailler bien verticale pour marquer le trait plutôt que par la pente qui formerait un angle très obtus.

Son but est d'apprendre à bûcher en biais et en fil, tout en respectant la frontière du trait de tracé entre deux entailles antagonistes!

La difficulté qui réside ici, est surtout la pente qui à donc une joue à raccorder en biais !

ENTAILLE N° 4 :

Celle ci est intéressante, car nous devons tout d'abord scier l'about précisément pour qu'il soit bien d'équerre dans les deux sens (Aie !!!!!!!!!!!! pour le martyr qui vas recevoir son premier coup de scie !!), avant de pouvoir y trusquiner en bout le tracé de l'entaille .
Ensuite, nous allons apprendre à descendre un arasement (comme pour un tenon), avant de dégrossir et de finir au ciseau la surface du fond de l'entaille .

Suivant le fil que l'on a, il faut se servir de la planche ou du dos du ciseau pour les enlèvements, afin de ne pas éclater le bois chute qui pourrait dépasser le trait !
Enfin avec la planche du ciseau en coupe fauchante, nous dressons le plat final !

ENTAILLE N° 5 :

Dernière ligne droite !! Ici l'entaille se fait classiquement maintenant comme la n°2, sauf que la difficulté est que celle ci se raccorde sur une arête verticale avec la seconde ! Donc on devine la précision du bûchage et de la finition à exécuter !

Enfin il nous reste à couper le second about, et admirer notre ouvrage !

Le principal, pour cette pièce d'initiation, est évidement d'essayer de bien faire, et de découvrir les gestes !
Et enfin apprendre à s'auto-critiquer pour voir là ou l'on à eu des difficultés et donc d'en tirer les enseignements de nos erreurs !!
Ce qui sera chaque fois au cours d'une carrière professionnelle entière ou d'une activité amateur dans le bois, l'objectif du toujours mieux et plus loin ! 🧐

Notre amis executionbois , à décidé de faire courageusement un retour pratique de ce premier exercice ! Il faut dire que revenir 40 ans en arrière , c'est pas évident .

Cette vidéo nous décrit le cheminement et bien d'autres petits détails intéressant sur l'exercice, que l'on ne peut coucher sur le papier.

Si je devais faire dans les grandes lignes un retours sur cet exercice en video, Je dirais qu'il est préférable de prendre du hêtre plutôt que du chêne (grain plus fin) pour des pièces de progression, De plus le maintien ferme de la pièce (valet) sur un établi massif en bois dur est primordial pour la réussite de travaux à la main .
Pour ceux qui n'ont pas d'établi assez "dur", il faut essayer de ce placer à l'aplomb d'un pied , et de prendre un martyr en bois dur !

ici en pratique :

Merci Brice , à qui le tour ??

youtube.com/wa...h?v=95AgeDYAOWA

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Pièces d'entailles d'apprentissage ( progressions et précisions)

Vous êtes mis en mains les outils de base !! bravo !! Alors si vous êtes toujours motivés (j'en suis sur), nous allons pouvoir passer aux travaux de perfectionnement de bûchages d'entailles .👌

J'ai essayé de joindre des difficultés progressives, avec des pièces esthétiques et ludiques, donc intéressantes à réaliser. Ensuite, à la fin de ce chapitre, je joindrai un petit exercice assez spectaculaire et récréatif !

Pièce d'entailles négatif-positif ("Crampons") et sciages traversant

Cette pièce corroyée à la main de préférence, à la particularité d’être taillée dans un seul parallélépipède monoxyle, qui inclus une portion positive et sa portion négative, puis elle est sciée en son milieu et doit s’emboîter et plaquer surtout sur les tracés des deux champs simultanément !

Y arriver du premier coup brut de bûchage sans retouche est rare!
En effet l'exercice démontrera l'importance du tracé initial précis et des gestes à acquérir .
De plus elle fournit une gymnastique de l'esprit qui exprime aussi la complexité de détails qu'il est important de prendre en compte tout au long de chaque ouvrage en bois que l'on exécute (mâle-femelle).

Nota: Il est important aussi dans un apprentissage sérieux, de copier et coter d'office les pièces que je vous propose en dessin orthogonal sur votre bloc A4 à petit carreau !
En effet le fait de dessiner un ouvrage, permet de bien se le représenter ensuite cérébralement et ainsi d'éviter souvent des erreurs à la fabrication !

Analyse de fabrication :

1-2/ Apres avoir corroyée correctement la pièce de bois, nous traçons sur le champ de référence les différents abouts, puis nous piquons les divisions de chaque coté en multiples de 25 mm (voir image 1) (25/50/75/100...) . Je l'ai déjà expliqué plus haut, c'est un gage de précision ! Nous traçons nos traits d'équerres depuis les piquages sur les champs et la face ! Enfin nous trusquinons les deux champs depuis la face de référence .

3/ Nous matérialisons nos enlèvements de bois chute depuis les tracés d'entailles, chaque fois une entaille positive en même temps que son équivalente négative .
Des hachures pour les entailles droites, et des arrondis pour les entailles biaises (ce qui évitera là aussi des erreurs) .

4/ Nous entaillons de manière classique, mais en bûchant chaque fois une entaille positive et sa négative immédiatement après, ce qui permet de jauger avec le réglet le droit et les mesures plus précisément (voir image 2)! Nous recherchons ici la précision des joints sur les champs, pas une finition de surface des pentes et fond d'entailles (ce qui n’empêche pas de s’appliquer) !

Nota : Ce sont ici des sciages traversants, de ce fait nous descendons le trait depuis le parement jusqu'au tracé trusquin du champ de référence, puis sans retourner la pièce, nous descendons l’arrière, le premier sciage bien fait nous sert normalement de guide !

5-6/ Nous scions les abouts du centre de la pièce afin de les détacher l'une de l'autre , puis nous les emboîtons pour découvrir notre résultat brut final !

Si tout colle directement, ben vous avez un don ou une chance à jouer à la loterie !🤩
Sinon, par coulissage et vision face a la lumière du jour ou d'une lampe, nous déterminons les zones de frottement à recaler avec la planche du ciseau en coupes fauchantes pour ajuster !

Enfin une fois finie, nous faisons notre autocritique ! Précision du tracé, de la taille, et de l'ensemble emboîté, pour déceler ou nous devons nous appliquer dans le futur .

Nous pouvons teinter de façons différentes les deux pièces pour matérialiser l'exercice .

Pièce d'entailles d'apprentissage avec finitions en pentes

Cette seconde pièce, nous fera progresser et acquérir des gestes des finitions de pentes décoratives en menuiserie ou autre (ex. pointe de diamant) !
Là, en effet nous allons dresser toutes les surfaces de pentes en termes de finitions et précisions ! Nous devinons ici que les coupes fauchantes vont être de la fête !

Sur le dessin orthogonal, nous découvrons un tracé devenu maintenant classique pour un apprenti! Rien de "sorcier", mais l'application est toujours de rigueur ! 😕

Analyse de fabrication :

1/ La pièce corroyée à la main , puis nous y traçons les abouts depuis le champ de référence .

2/ Nous traçons les entailles depuis le champs , et nous reportons le tout sur la face et le champs arrière, puis nous matérialisons les différentes entailles !

3/ Nous bûchons toutes les entailles traversantes, puis nous traçons les arêtes des pointes de diamant, et nous les exécutons .

4/ Nous faisons notre autocritique ! Ici les tracés doivent être évidement respectés et nos dressages de pentes doivent être droits et bien lisses brut de ciseau !

Pièce d’apprentissage en tracés de précision, menues entailles, entaille traversante et emboîtement mâle femelle

Voilà une pièce très intéressante car elle préfigure les assemblages traditionnels que nous verrons par la suite, elle est en un bloc monoxyle contenant deux éléments qui s'assembleront au final !

Celle ci comporte des "menues entailles" à faire aux ciseaux de petites largeurs, comme dans des entaillages de précisions pour de la quincaillerie par exemple!
Elle demande aussi de la patience pour faire l'entaille traversante, en effet si nous ne "dosons" pas les coups de ciseaux, nous risquons de fendre la pièce !
Nous aurons aussi à faire des chanfreins obliques de finition.
Enfin il s'agira de séparer les deux éléments, affin de les emboîter l'un dans l'autre .

A vos outils !

Analyse de fabrication :

1-2/ La pièce corroyée à la main, puis nous y traçons les abouts des deux éléments depuis le champ de référence, ainsi que les trusquinage arrêtés aux bons abouts sur les deux champs .

3/ Nous traçons les entailles depuis le champs !
Attention ! Ici les tracés s’arrêteront sur le trait de trusquin des champs, et nous ne tracerons que les divisions utiles, afin de commencer à s'habituer à éviter les traits inutiles !

4/ Nous traçons sur la face de référence, les retours d'équerres depuis le champ, puis nous y traçons ensuite les divisions manquantes .

5/ Nous pointons le trusquin et traçons toutes les divisions horizontales. (Par retournement si votre pièce est parfaitement calibrée !)

6/ Nous traçons assez fortement l’ellipse décorative, en reliant les divisions horizontales, et les divisions réciproques verticales avec des traits !

7/ Nous finissons les tracés de l'élément à séparer, puis nous matérialisons tout nos bûchages !

8/ Nous exécutons en premier l'entaille traversante, en effet c'est préférable pendant que le bloc est entier sans faiblesses pour éviter le fendage ! Je le répète ici, il faut bien doser les coups de maillets et de ciseaux ! Donc être patient et concentré.
Le principe et de percer la pièce en totalité dans un premier temps à environ 1 mm du tracé, puis de bûcher au ciseaux précisément les joues en finition .

Nota : toutes les largeurs de ciseaux peuvent être utilisées suivant les besoins !

9/ Nous bûchons les menues entailles ! Ici il y à peu de sciages, mais il est préférable de les faire à la scie sterling pour être très précis .

10/ Nous finissons l'élément à détacher, ses chanfreins et son arasement ! Attention ici, il faut bien calibrer l'épaisseur de bois a laisser en fonction de l'entaille femelle qui le recevra !
Il faudra qu'il rentre légèrement en force à l’emboîtement .

11/ Nous coupons les derniers abouts, sachant que l'about central tracé nous détachera en un même coup de scie l'élément !
Puis nous ajustons celui ci et nous lui exécutons des épaulements en fonction de l'entaille réceptrice, ainsi que le "mouchage" d'entrée de la partie mâle (ici "tenon bâtard")(mini chanfreins à la volée au ciseaux à bois) !

12/ Nous assemblons la pièce finie, et nous faisons notre autocritique .

Les tracés sont ils précis et esthétiques ?, les entailles sont elles précises et sans défaut ?, L’emboîtement des deux pièces est il précis et rentré en force ? (Nous devons pouvoir soulever la pièce complète sans quelle se désassemble !

Si votre pièce est belle, vous pourrez toujours y mettre la photo de l’être aimé, si c'est raté, ben vous y mettrez votre belle mère par exemple ! 🤐

Pièce récréative effet torsades

J’espère que les exercices plus haut vous ont intéressés ! Maintenant je vous propose un (ou des) pièces assez spectaculaires à réaliser !
Ces décors sont assez communs chez les charpentiers des pays de l'est ou en montagne, ils sont souvent réalisés sur des poteaux, et seulement à la scie !

Pourquoi cet exercice est il intéressant ?

1/ Il permet déjà de faire l'expérience de corroyer à la main, une pièce équarrie (section carrée).

2/ Le tracé sera fait au crayon de menuisiers, afin de pouvoir effacer les traits ultérieurement .

3/ Le trusquinage se fera avec le coté sans pointe du trusquin et le crayon (effet "traînard").

4/ L’exécution des entailles se fait seulement avec la scie à araser, et permet ainsi de s’entraîner à suivre moitié de trait un tracé au crayon .(Mais rien ne vous empêches de le faire au ciseau pour de la belle finition évidemment )

Voilà pour les pièces d'apprentissage d'entailles diverses, dans le prochain chapitre, nous allons nous attaquer les assemblages traditionnels proprement dit ! 😋

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Les assemblages d'apprentissage à mi-bois en croix

Je rappelle ici en avant propos, la définition d'assemblage :
Un assemblage est le résultat d'opérations faites sur différentes pièces de bois afin de les réunir.

Trois grandes familles d'assemblages existent dans le bois :

1/ Les assemblages de travers (d'ou le non de traverse sur montant) qui assemblent deux bois plutôt en logique perpendiculaire aux fils de chaque pièces (ex tenon-mortaise) !
2/ Les assemblages en bois de bout (communément appelés entures) qui assemblent deux bois linéairement !
3/ Les assemblages en bois de fil, qui eux assemblent deux pièces en largeur par bouvetage (ex rainure-languette) !

Puisque vous êtes devenus des pros du ciseau à bois et de la scie à araser ! Disons plutôt que vous savez comment réussir des entailles correctes après les initiations vues plus haut, nous allons naturellement commencer d'apprendre des assemblages traditionnels à base d'entailles ! 😘

L'assemblage à mi-bois classique en croix

C'est l'assemblage basique le plus utilisé depuis la nuit des temps servant à croiser deux pièces de bois en affleurement sur un même plan !
En menuiserie (Ainsi qu'en charpente, ébénisterie , métallerie ) c'est généralement celui que nous apprendrons à réaliser correctement en tout premier !
Il est composé d'une traverse croisée avec une "pilette" ! (= petit pilier, mais appelé aussi meneau ou montant intermédiaire (suivant les régions et/ou ateliers))
Le principe parait simple, mais le processus reste à réaliser de façon ancestrale d'apprentissage qui expliquera une autre logique !

Nota : C'est ici qu'un apprenti doit apprendre et appliquer correctement les signes d'établissements !

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyée correctement la pièce de bois contenant les deux éléments de l’exercice (environ 430mm de section 60 x 24 mmm), nous la débitons en deux morceaux égaux !

2/ Nous établissons nos deux pièces , à savoir une traverse intermédiaire et une pilette, puis Nous traçons sur leurs champs de référence les abouts (ici 200 mm) !
Ici commence la menuiserie, il faut tracer les pièces similaires en même temps, toujours dans un soucis de rapidité et de précision, pour cela on les serre avec un petit serre-joint ou dans la presse d'établi .

3/ Important En travail à la main, c'est important d'apprendre à tracer comme je vais vous l'apprendre !! En effet des bois corroyés à la main, ne sont pas assurément calibrés comme à la dégauchisseuse/raboteuse, de ce fait il y a un procédé classique pour garder de la régularité et précision, même pour des bois peu réguliers !

3a/ Depuis un about tracé de la première pièce, nous superposons le bois à assembler précisément sur ce dernier et nous mesurons la distance avec le second about, que nous divisons par 2 . Ce procédé, permet de partager précisément les jours de chaque coté d'une pièce à centrer exactement !

3b/ Nous piquons et traçons à l’équerre cette mesure !

3c/ Nous piquons et traçons à l’équerre le second trait de la joue d'entaille avec la superposition du second bois. Enfin nous répétons l'opération pour le second élément, et nous trusquinons les fond d'entailles depuis les deux parements de chaque pièces !
Nous matérialisons nos enlèvements de bois chute depuis les tracés d'entailles avec les établissements d'usinages normalisés .

4/ Nous entaillons précisément de manière classique (que vous devez savoir maintenant) et nous descendons les abouts , puis nous faisons au ciseau des minis chanfreins "d'entrées" au ciseau .

5/ Nous assemblons, vérifions, et ajustons (normalement à part les fonds d'entailles, cela devrait être parfait sans retouche, et rentrer avec de légers coups de marteau (avec une cale)) !
Enfin avec l’équerre et sa lame, nous vérifions l'équerrage et la planéité de la pièce finie .

Autocritique :
Le tracé doit être rigoureux et réaliser avec les pièces superposées.
Le sciage doit respecter le tracé, "Moitié de trait" .
La matière doit être enlevée avec soin, par de petits enlèvements et finition en coupes fauchantes.
Contrôle permanent au cour des différentes opérations.
Lors de l’assemblage les pièces ne doivent pas « serrer » de trop au risque d’éclatement, ou être flottante sans aucune tenue (traits dépassés ou retouchés).
Sommes nous 'à fleur" et non gauche sur l'ensemble de la pièce assemblée ?

Remarque : Si l’entaille est trop large ou trop profonde les corrections sont toujours visibles et peu efficaces et l’assemblage ne tiendra donc pas physiquement.
Si les pièces ne s’assemblent pas une retouche est possible mais difficile à exécuter. Seul un travail précis et rigoureux permet un assemblage correct des éléments.

Ben oui c'est pas si facile la menuiserie !! 😡 😭, mais tout le monde peut y arriver si la motivation est là ! 😋

L'assemblage à mi-bois classique en croix à 45°

Dans ce nouvel exercice, nous déclinons le premier vers une complication d'apprentissage! A savoir d'assembler à mi-bois deux pièces avec un angle donné (ici 45°) .
Le principe reste identique, sauf que nous devons tracer par rapport à l'axe des pièces .

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyée correctement la pièce de bois contenant les deux éléments de l’exercice (environ 540 mm de section 60 x 24 mmm), nous la débitons en deux morceaux égaux !

2/ Nous établissons nos deux pièces , à savoir deux pilettes entre-croisée (une droite et une gauche à identifier avec les demies pointes de flèches), puis Nous traçons sur leurs champs de référence les abouts (ici 250 mm) !

3/ Important Ici nos pièces n’étant pas perpendiculaire l'une de l'autre, il faut tracer les axes communs des deux éléments (à l'image du paire de ciseau). Donc entre les deux traits des abouts sur les champs, nous traçons déjà l'axe de la mesure de ceux ci (ici 125 mm).

3a/ Nous retournons sur la face de la première pièce et sur la sous face de la seconde, les axes depuis les champs . Puis nous traçons notre 45° dans le bon sens en suivant le plan dessiné (avec construction, pas avec une équerre (en menuiserie, il faut apprendre à tracer les angles connus !)).

3b/ Depuis cette ligne a 45° directrice de l'axe, nous y traçons parallèlement une joue d'entaille (ici a 30 mm).

3c/ Nous piquons et traçons la seconde joue d'entaille très précisément,En superposant la seconde pièce! Nous répétons l'opération pour tracer l'autre élément .
Enfin, nous matérialisons nos enlèvements de bois chute .

4/ Nous entaillons précisément de manière classique (que vous devez savoir maintenant) et nous descendons les abouts, puis nous faisons au ciseau des minis chanfreins "d'entrées" au ciseau .

5/ Nous assemblons, vérifions, et ajustons (normalement à part les fonds d'entailles, cela devrait être parfait sans retouche, et rentrer avec de légers coups de marteau(avec cale)) !
Enfin avec l’équerre et sa lame, nous vérifions l'équerrage et la planéité de la pièce finie .

En résumé, l'autocritique, les vérifications, etc .. sont similaires au premier exercice !

Si votre travail ci dessus est satisfaisant, Vous êtes prêts pour le dernier exercice d'apprentissage à mi-bois en croix 😲

L'assemblage à mi-bois classique en croix avec onglets en raccordement de moulures

Ce dernier exercice d'apprentissage, préfigure l'enseignement du "petit cadre" traditionnel, en effet il est nanti de moulures raccordées en coupes d'onglets avec des joues ravancées!
Il clos ce chapitre, et l'on doit réussir la pièce du mieux que l'on peu, avant d'allez plus loin ! 😨

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyée correctement la pièce de bois contenant les deux éléments de l’exercice (environ 540 mm de section 70 x 24 mmm), nous la débitons en deux morceaux égaux !

2/ Nous établissons nos deux pièces , à savoir une traverse intermédiaire et une pilette, puis Nous traçons sur leurs champs de référence les abouts (ici 250 mm) !

3/ Tout le tracé de base se fait comme le premier exercice avec superposition des bois !

4/ A l aide du trusquin, nous traçons les arêtes des chanfreins sur toutes les faces concernées ! Et nous traçons les coupes d'onglets qui en découlent !

Attention : Ne pas se tromper de face et de sous face des deux pièces pour les tracés ravancés! En effet des faux traits avec une pointe à tracer ne s’enlèvent pas aisément ! (nous découvrirons cela plus tard quand nous allons apprendre à "replanir" les pièce (finition traditionnelle au rabot et racloir)) .Donc réflexion accrue !🧐

5/ C'est ici qu'il faut être attentif ! Nous pouvons d'ors et déjà dégager l'entaille de la traverse, puis l'on se munie de la "scie sterling" (denture très fine), afin d'amorcer précisément et au maximum possible les coupes d'onglets, ainsi que les joues d'entaille ravancées de la pilette (scie à araser).
pourquoi ? : Les moulures (ici des chanfreins) s'usinent linéairement avec un rabot, en suivant le tracé trusquiné.
Effaçant du même coups les tracés précédents! Donc de les matérialiser avec les traits de scies, nous les retrouverons facilement et servant de guides pour les terminer .

6/ A l'aide du rabot, nous produisons les chanfreins, très précisément bien droit, bien plat et en respectant le trusquinage moitié de trait .

7/ En se servant des pré-sciages comme références, nos finissons les entaillages et les onglets, et enfin nous descendons les abouts .

8/ Apres avoir fait des petits chanfreins d'entrées, nous montons la pièce, avec de légers coups de marteau et cale, que nous ajustons au ciseau, si besoin en fonction.

En résumé, l'autocritique, les vérifications, etc .. sont similaires aux premiers exercices ! Mais ici l’esthétique est plus importante du fait que c'est une pièce moulurée ! tout doit normalement coller sans jeu, ce que l'on appelle dans le métier "vendable" ! 👌

Pour finir ce chapitre, dès que l'on maîtrise un peu ces exercices, il n'est pas interdit de s'en inventer d'autres et de compliquer la tache, y compris en prenant deux essences différentes (bois dur/bois tendre par exemple)! A condition bien sur d'en faire un dessin d'étude avant de ce lancer un défis tout en respectant le processus de fabrication apprise (c'est comme cela que l'on progresse) .

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Les assemblages d'apprentissage à mi-bois d'angles et en "T"

La suite des apprentissages d'assemblages "à mi-bois" ci dessous, préfigureront les assemblages traditionnels "tenons/mortaises" ! En effet cette étape est très intéressante en terme de notre progression chronologique, car nous allons aborder le travail à la scie à tenons, à savoir faire des sciage en bois de fil depuis des abouts .
A vos outils (Bien affûtés j’espère !) 😗

Assemblages à mi-bois d'angles, droit et en coupe à 45°

Ici cette nouvelle pièce nous fait découvrir les assemblages à mi-bois d'angles, constitués pour lier deux pièces antagonistes.
Anciennement utilisés à la manière des cadres de décors ou de lambrissages, éléments de menuiserie sans action mécanique.
Ces concepts d'assemblages gagnaient du temps de façonnage à l'époque, car simplement collés et cloués par l’arrière .

Notre pièce à réaliser est constituée d'un assemblage droit et un autre en coupe à 45° destiné aux raccords d'éventuelles moulurations. Elle sera nantie de chanfreins raccordés d'onglets de fait par la coupe biaise, et arrêtés sur la partie droite.

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyées correctement les deux pièces de bois contenant les trois éléments de l’exercice (environ 450 mm et 320 mm de section 70 x 24 mmm), nous débitons en deux morceaux égaux la plus grande !

2/ Nous établissons nos pièces, à savoir une traverse intermédiaire et les deux montants, puis Nous traçons sur leurs champs de références les abouts (ici 300 mm et 2 x 200 mm) !

3/ Tout le tracé de base se fait classiquement maintenant avec superposition des bois, y compris les coupes à 45° !

Pourquoi n'utilise t'on pas une équerre à 45° ? : Les bois corroyés à la main ne sont pas garantis calibrés comme aux machines, de ce fait, il faut raccorder des bois parfois de cotes légèrement différentes (ex 70,2 mm avec 69,9 mm) ! Donc en traçant nos pièces avec les superpositions des bois, nous obtenons la juste bissectrice qui nous garantira des joints corrects et un équerrage assuré .

4/ A l'aide du trusquin, nous traçons les arêtes des chanfreins sur toutes les faces concernées ! Et nous traçons les coupes d'onglets et d’arrêts qui en découlent ! Puis nous matérialisons de façon conventionnelle tout les usinages.

Attention je remet ici la mise en garde : Ne pas se tromper de faces et de sous faces des pièces pour les tracés ! En effet des faux traits avec une pointe à tracer ne s’enlèvent pas aisément ! (nous découvrirons cela plus tard quand nous allons apprendre à "replanir" les pièce (finition traditionnelle au rabot et racloir)). Donc réflexion accrue et si besoin, des tracés très légers aux retours à l'équerre non façonnés !🧐

5/ C'est ici que nous allons travailler de la scie à tenon! En effet les entailles de cette pièce doivent être descendues par sciage sans retouches (si retouches il y a, on perd normalement des points).

5a/ Pour exécuter convenablement les fonds d'entailles (ou la joue d'un tenon bâtard), nous commençons par serrer notre pièce dans la presse d'établi avec un angle de 70° environ, puis nous nous munissons de la scie à tenons, puis nous amorçons le sciage du fond d'entaille par l'about, moitié de trait .(Attention d’être du bon coté en fonction de nos matérialisations d’enlèvement de bois chute)

5b/ Nous descendons le trait de scie en vertical du tracé et obliquement jusqu'au trait d'arasement du champs visible, sans dépasser l'about de l'autre champs .

5c/ Nous retournons la pièce dans la presse, puis nous descendons le second trait moitié de trait, obliquement au départ puis vers l'horizontalité à l'arrivé, en se laissant guider par le sciage précédent.

Nota : Le sciage par retournement, permet d’éviter des imprécisions ou déviances de la lame, tout en calibrant un temps soit peu le fond d'entaille (qui sera appelée joue de tenon bâtard quand nous apprendrons les tenons traditionnels).

5d/ Nous serrons ensuite la pièce au valet, et avec la scie à araser, nous descendons l'arasement de l'assemblage.
Nous répétons l’opération pour tous les assemblages, en s'appliquant particulièrement pour les coupes d'arasements à 45°.

6/ Les entailles une fois finies et ajustées, et après avoir fait les retouches si nécessaire, à l'aide du rabot, nous produisons le chanfrein du montant gauche, très précisément bien droit, bien plat et en respectant le trusquinage moitié de trait .
Puis aux ciseaux à bois, nous produisons les chanfreins arrêtés (rappelons nous l'exercice des entailles de pente).

7/ Nous montons la pièce, puis nous coupons les abouts ! (Sachant que les abouts d'entailles assemblés, se scient toujours après le montage complet et les vérifications d'usages d'équerrages, planéité et en gauche !

En résumé, l'autocritique, les vérifications, etc .. sont chaque fois similaires aux premiers exercices ! Ici Les affleurements doivent être corrects en plus de joints propres, les coupes à 45° doivent être parfaites et bien d’aplomb, sinon le raccord de chanfrein baillerait à cause d'arasements dégraissés !

Assemblages à mi-bois en "T" droit et queue d'aronde

Nous découvrons maintenant une pièce classique en apprentissage, ce sont les assemblages à mi-bois en "T" (intermédiaire) !
J'ai jumelé deux exercices en un ! A savoir un mi bois droit et un en queue d'aronde. Nous pourrons prendre deux essences différentes, et les entaillages se feront à la scie à araser et défonçage du bois chute aux ciseaux sur toutes les parties, pour s'exercer à faire des plats assemblés bien réguliers !

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyées correctement les deux pièces de bois contenant les trois éléments de l’exercice (environ 450 mm et 320 mm de section 70 x 24 mmm), nous débitons en deux morceaux égaux la plus grande ! (Nous pouvons prendre des essences différentes)

2/ Nous établissons nos pièces, à savoir une traverse intermédiaire et les deux montants, puis Nous traçons sur leurs champs de références les abouts (ici 300 mm et 2 x 210 mm) !

3/ Tout le tracé de base se fait classiquement maintenant avec superposition des bois !

4/ Nous traçons l'entaille à queue d'aronde, Puis nous matérialisons de façon conventionnelle tout les usinages.

5/ Nous exécutons les entaillages, en commençant par les montants et les entailles femelles, puis le sciage des arasements de la traverse, puis nous bûchons tout seulement au ciseaux à bois !

5a/ Avec rigueur, nous bûchons la partie en queue d'aronde.

6/ Nous montons les assemblages indépendamment et ajustons si besoin .

6a/ L’emboîtage doit être faite légèrement au marteau avec une cale, sans trop forcer.

7/ Apres avoir coupés tout les abouts, nous vérifions nos équerrages et la planéité de l'exercice fini, puis nous évaluons notre travail et faisons notre autocritique!

En résumé, cette pièce doit être propre, précise, et surtout les assemblages doivent tenir après être rentré légèrement en force ! (Dans une piece réussie, nous devons utiliser des petits chocs pour démonter) 👌

Assemblages assimilés aux mi-bois, liaisons par queues d'arondes

Ici des assemblage de liaisons, issus de la charpente et utilisés en menuiserie, ébénisterie et autres !
C'est un exercice plaisant qui nous fait découvrir pour la première fois en apprentissage des concepts d"assemblages entre deux pièces véritablement solide et auto bloquants en vertical et en horizontal avec un même entaille réceptrice à plat ou sur champ), en plus d'un travail en finesse .

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyées correctement les deux pièces de bois contenant les trois éléments de l’exercice (environ 450 mm et 260 mm de section 40 x 40 mmm), nous débitons en deux morceaux égaux la plus grande ! (Nous pouvons prendre des essences différentes)

2/ Nous établissons nos pièces, à savoir une traverse intermédiaire et les deux montants, puis Nous traçons sur leurs champs de références les abouts (ici 240 mm et 2 x 200 mm) !

3/ Tout le tracé de base se fait classiquement maintenant avec superposition des bois !

4/ Nous traçons les entailles à queue d'aronde, Puis nous matérialisons de façon conventionnelle tout les usinages.

5a/ Nous exécutons les entaillages femelles des montants, en commençant par le sciage des arasements, puis nous bûchons le reste aux ciseaux à bois !

5b/ Avec rigueur, nous scions les parties en queue d'aronde mâles de la traverse, que nous finissons ensuite au ciseau .

6/ Nous montons les assemblages indépendamment et ajustons si besoin .

5c/ Pour la seconde queue d'aronde mâle, nous coupons l'about très précisément, puis les arasements avec la scie sterling pour gagner en précision . !
Enfin nous entaillons au ciseau les joues moitié de trait des tracés.

6 bis/ Nous montons l'assemblages au marteau/cale et ajustons si besoin .

7/ Apres avoir coupés tout les abouts, nous vérifions nos équerrages et la planéité de l'exercice fini, puis nous évaluons notre travail et faisons notre autocritique!

En résumé, cette pièce doit être propre, précise, et surtout les assemblages doivent tenir après être rentré légèrement en force ! (Dans une pièce réussie, nous devons utiliser des petits chocs pour démonter) .
Nous imaginons déjà ici le potentiel de ce travail, et un apprenti peu déjà projeter des ouvrages simples à réaliser par lui même !

L'examen d'apprentissage des assemblages à mi-bois

Pièce ludique un peu casse tète, parfaite pour cet exercice de "bilan de compétences" aux apprentissages ci dessus ! (Entailles et mi-bois) 😵

Vous pouvez prendre des bois d'essences différentes, et corroyés aux machines (donc bien calibrés, ce qui n’empêche pas la superposition des bois aux tracés), par contre les sciages et entaillages se font tous aux outils à main évidement !

A vos blocs de Dessin pour étude et à vos outils bien affûtés ! Bons copeaux avant la suite des assemblages à apprendre !😘

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Les assemblages d'apprentissage traditionnels tenons/mortaises (les bases)

Vous avez normalement bien assimilés les bûchages d'entailles et d'assemblages à mi-bois, ainsi que le maniement de vos outils !
De ce fait nous sommes prêt à découvrir l'essence même des divers métiers du bois !
Les fameux assemblages à bases de tenons/mortaises classiques et dérivés qui nous enseigneront par ailleurs, les concept petit cadre/grand cadre typique de menuiserie ! Bref vaste sujet !🙏

Ce chapitre vas nous détailler les principes d’exécutions de tenons et de mortaises traditionnelles, et de notre premier assemblage qui en découlera, de façon ancestrale à la main bien sur !.👌

Montant=mortaise/Tenon=traverse : C'est un pense bête pour les novices qui se posent la question ? "Sur quelles partie d'un ouvrage fait on les tenons et les mortaises" ? Eh bien la réponse est dans le titre, en général M comme mortaise sur le montant, et T comme tenon sur la traverse !

La pièce d'apprentissage, bûchages de mortaises !

En menuiserie, on à l'habitude de s'occuper des parties femelles en priorité ! Ce n'est pas de la galanterie (même si nous sommes galant), c'est une logique professionnelle importante, de chaque fois "voir le trou avant de faire la cheville" (ex voir la mortaise avant de faire le tenon, voir la rainure avant de faire une languette, ou encore voir la baie de maçonnerie avant de faire une fenêtre) ,bref toujours mesurer un comblement depuis un vide existant avant de l'exécuter ! 😳

Pour cet exercice, libre à vous de prendre une pièce corroyée à la machine, en bois dur sec et sain de préférence (chêne, hêtre ...) !
Il est constitué d'une pièce de bois montant mortaisé depuis les champs (d'une mortaise débouchante droite, d'une mortaise "borgne", d'une mortaise débouchante "désaboutée", et d’une mortaise latérale débouchante depuis la face). Bref de quoi apprendre les principaux cas de figures !

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyée correctement une pièces de bois (environ 360 mm de long, et de section 70 x 24 mmm), nous établissons et nous traçons les abouts !

2/ A l'aide de notre réglet et de l'équerre, nous traçons les abouts de mortaises sur le champs de référence, puis nous retournons les traits vers le second champs et sur la face pour la mortaise placée en vue de face. (nous piquons légèrement pour ne pas faire de faux traits compliquer à enlever en cas de finition)

Nota : Pour orienter le bûchage de l'about biais de la mortaise "désaboutée", nous traçons au crayon un trait correspondant a la pente désirée sur la face .

3/ Nous traçons ensuite à l'aide du trusquin avec pointes doubles, les traits de l'épaisseur de chaqu'unes sur les deux champs. La semelle du trusquin s'appuie impérativement sur le parement de la pièce.

Nota : L'écartement des deux traits doit correspondre à l'épaisseur du bédane, en effet nous "affûtons" avec une lime douce les pointes du trusquin avec le bédane comme référence (ici 8 mm pour des bois de 24 mm à mortaiser et ultérieurement ceux qui seront à tenonner.

Installation d'une pièce à mortaiser à la main :

Notre poste de travail se situera au dessus d'un pied d'établi, ceci pour avoir un une surface dense qui annulera complètement d'éventuels effets rebonds ! Il faut dire que le bûchage des mortaises demande de conséquents chocs au maillet .
La pièce est posée Légèrement en biais sur le martyr pour bien protéger l'établi, et maintenue fortement au valet et une cale . (à vous de déterminer votre confort de travail en fonction de ces paramètres).

4/ L'exécution des mortaises:

Nous allons déjà étudier le bûchage physique vu de l’intérieur du bois ! (illustration 1)
Les mortaises débouchantes s’exécutent depuis les deux champs, en deux temps moitié par moitié de la largeur d'un montant, en somme nous faisons deux mortaises borgnes superposées qui se rejoignent ! Rien de sorcier .

a/ L'amorce du bûchage depuis le premier champ à environ 2 mm en retrait du tracé .
b/ Bûchage maximum depuis la glace du bédane .
c/ Bûchage maximum depuis le biseau du bédane .
d/ L'amorce du bûchage depuis le second champ à environ 2 mm en retrait du tracé après retournement de la piece .
e/ Bûchage maximum depuis la glace du bédane .
f/ Bûchage maximum depuis le biseau du bédane . et dégorgement de la mortaise (dégorgeoir) .
g/ Finition précise des abouts de mortaises .

Le Bûchage pratique :

Pour la première opération, la glace du bédane étant orientée vers l'ouvrier, on enlève un copeau. Un novice peut se servir de la lame de l’équerre pour orienter bien d'aplomb latéralement son outil.
L'outil est tenu presque verticalement, à peine penché en arrière, à 2 mm du trait qui limite la mortaise, puis ensuite incliné en avant à 45° environ pour tailler le copeau.
Cette manœuvre est répétée autant de fois qu'il est nécessaire pour atteindre la demi-profondeur de la mortaise.

Pour la seconde opération, le bédane étant tenu surtout verticalement, le biseau tourné vers l’ouvrier, celui-ci coupe le bois par tranches verticales sur toute la largeur de la mortaise. On peu incliner le bédane si on a du bois retors ou des défauts du bois !
Enfin sur quelques milimetres de profondeur, avec la glace du bédane et le maillet nous bûchons précisément aux moitiés de traits le tracé les abouts.

Apres avoir retourné la pièce, on exécute la deuxième moitié depuis le second champ, exactement comme la première demi mortaise sans retoucher les faces latérales au ciseau .

Principaux défauts d'usinages des joues de mortaises : Ceux ci sont surtout le fait de non symétrie aux retournements, qui occasionneront au montage avec un tenons des désordres de dévers de faces ou de champs ! Il peuvent aussi occasionner des fendages !
En tous cas on peu retoucher, mais les tenons seront flottants ou à compenser, donc temps perdu, colle et points en moins ! 🤢

La mortaise étant bûchée brute des deux moitiés et marquée précisément aux traits d’abouts, nous devons dégorger celle ci des derniers éclats coincés, pour cela nous nous munissons du dégorgeoir (petit pièce de bois dur arêtes vives d'épaisseur = mortaise - 0,5 mm env) que nous enfonçons au maillet dans la mortaise en porte à faux sur le martyr .

Enfin nous finissons précisément la mortaise en calibrant ses abouts en longueur avec le bédane et le maillet, la pièce serrée dans la presse pour orienter au plus confortablement notre travail.
Les vérifications sont faites à l'aide du réglet, ou de la lame de l'équerre !

Nota :Un ouvrier qualifié, dresse directement ses abouts depuis les précédentes opérations sans desserrer sa pièce , la planche du bédane et l’œil faisant foi avec l'expérience ! le dégorgement se faisant à la fin !
D'ailleurs en anecdote, les jeunes compagnons jadis, devaient présenter des pièces mortaisées finies, mais non dégorgées comme preuve de non montage à blanc, car c'est l'ancien qui montait les assemblages la première fois après dégorgement, et cela devais coller du premier coups ! 😭

Dans le cadre de notre pièce d'exercice, nous commençons par la mortaise débouchante droite, puis la mortaise débouchante "désaboutée, la mortaise borgne et enfin la mortaise latérale est à exécuter en dernier (sinon nous risquons d'éclater) ! puis on coupes les abouts de la pièce finie .

Principaux défauts d'usinages aux abouts de mortaises : Ceux ci sont surtout le fait de dépassement du droit en creux ou du tracé des abouts "mangé", qui occasionneront au montage avec un tenons des faiblesses de solidité et d'équerrages des ouvrages fini (ex porte qui baisse du nez) .
En tous cas on peu compenser en façonnant les tenons en fonction ou en ajoutant des "flipots" , donc temps perdu, colle et points en moins ! 😥

autocritique :

Sachant qu'une mortaise mal exécutée compromettra la solidité de l'assemblage, des désordres de planéités ou d’équerrages , nos différentes mortaises sont elles propres, droites, les abouts réussi et au moitié de trait des tracés .

Si les pièces de base sont mal corroyées ou serrées hors d'aplomb sur l'établi (faux équerre du champ) , l'exécution des mortaises s'en ressentira et la valeur de l’assemblage fortement dégradé.

Si nous avons fendu, c'est que nous n'avons pas bûché assez perpendiculairement, le bédane partant plutôt en biais et en essayant de rattraper maladroitement ! Il y a risque de fendage aussi , si on produit de trop gros enlèvements suivant les propriétés des différentes essences de bois !

Voilà pour la La pièce d'apprentissage, bûchages de mortaises, cela parait compliqué, mais après une demi mortaise, on comprend très vite le sens des choses, et nous serons prêts pour une pièce assemblée, (après la pièce d'apprentissage suivante bien sur !) 😗

La pièce d'apprentissage, sciage de tenons

Nous avons un peu expérimenté la scie à tenons dans les précédent chapitres ! Ici nous allons descendre des tenons afin d'analyser le façonnage manuel de ceux ci !
C'est un exercice incontournable avant de faire de véritables assemblages, nous pouvons pour cet exercice prendre une pièce corroyée à la machine (En hêtre de préférence) .

Ci dessous, nous découvrons une pièce comportant deux tenons à réaliser ainsi que son dessin orthogonal .
Un tenon tout à fait classique avec arasements d'équerres , et un tenon "désabouté" avec arasements biais !
Cette exercice a pour but de s'initier au sciage de tenons, et de faire la synthèse correct du travail rendu ! En effet ces assemblages seront à la base de toute une carrière professionnelle dans les métiers du bois , alors il vaut mieux connaitre nos mauvais gestes rapidement .

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyée correctement une pièce de bois (environ 320 mm de long, et de section 70 x 24 mmm), nous établissons et nous traçons les abouts !

2/ A l'aide de notre réglet et de l'équerre, nous traçons sur le champs de référence les arasements, puis nous retournons les traits vers le second champs en passant précisément par la face . (attention au décalage de piquage à prendre en compte pour l'arasement biais pour éviter des faux traits qui enlèvent des points à la correction !(voir dessin orthogonal)

3/ Nous traçons ensuite à l'aide du trusquin avec pointes doubles, les traits d'épaisseur des tenons sur les deux champs ainsi que sur les bouts de la pièce .
La semelle du trusquin s'appuie impérativement sur le parement de la pièce, rappelons le !
Puis nous matérialisons les enlèvements par signes établissements conventionnels (des ronds pour arasements depuis les faces, et des traits (couleur) pour les arasements sur champs) .

4/ Nous allons descendre les joues de tenons, avec la scie à tenon ! Arrêtons nous un instant sur l'analyse physique des enlèvements par traits de scie de cette opération !

a/ Nous amorçons le sciage depuis le bout !
b/ Nous descendons cette amorce en pente jusqu'au tracé de l'arasement.
c-d/ Apres retournement de la pièce, nous descendons la joue complète, en se laissant guider par le premier sciage de façon horizontale .

Nota : Si les trusquinages sont bien suivi moité de trait, avec cette technique de sciage par retournement, les joues seront propres et planes !

4/suite ci dessous, le maintient correct de la pièce dans la presse, et les étapes de sciages avec la scie à tenons !

a/ Amorce du sciage sur le bout de la pièce .
b/ Nous descendons cette amorce en pente jusqu'au tracé de l'arasement.
c/ Nous répétons l'opération sur la seconde joue .
d/ Apres retournement de la pièce, nous descendons la joue complète, en se laissant guider par le premier sciage de façon horizontale .
e/ Nous répétons l'opération sur la seconde joue .

Défauts de sciages des joues de tenons :

Sciage parfait: pour comparer avec les défauts, il faut qu'un tenon parfait soit épais moitié de trait de trusquin, et le futur emboîtement se fera en pression de paume ou par chocs modérés!

Sciage fort: les tenons sont plus épais que le tracé initial du trusquin, donc risque de fendage au montage . (défaut qui peut être retouché, mais enlève des points en apprentissage) .

Sciage faible: les tenons sont moins épais que le tracé initial du trusquin, donc flottement de l'assemblage final au montage et solidité diminuée. Dans le jargon professionnel, "On dit un tenon rentré à coups de casquette!" 😭 (vive la colle et les copeaux pour compenser).

Sciage faux "gras": les tenons sont amorcés au tracé initial du trusquin, Mais ils s'épaississent vers l'arasement, donc donc risque de fendage au montage .(défaut qui peut être retouché, mais enlève des points en apprentissage) .

Sciage faux "dégraissé": les tenons sont amorcés au tracé initial du trusquin, Mais ils s'amincissent vers l'arasement, donc jeu de l'assemblage final au montage . Dans le jargon professionnel, "On dit un tenon qui danse" (mouvement de hanches sans bouger la tete) (raté, à refaire)😡

Sciage faux "devers": les tenons sont amorcés au tracé initial du trusquin sur les abouts, Mais ils s'épaississent et s'amincissent individuellement vers les arasements, ou alors ils ne sont pas parallèles à l'amorçage depuis les bouts donc "C'est mort !!!" ☠

Evidemment, les défauts peuvent en plus s’additionner , au quels cas, il vaut mieux recommencer l'exercice jusqu’à obtention d'un usinage acceptable !

5/ ci dessous, le maintient correct de la pièce sur son martyr, et les étapes de sciages d'arasements avec la scie à araser !

a/ Amorce du sciage d'un arasement .
b/ Nous descendons cette amorce en en horizontal jusqu'au sciage des joues. Nous répétons l'opération pour le second arasement , et pour le second tenon .
c/ Nous traçons le "désabout" et l'about de tenon .
d/ Nous scions le désabout et les abouts .
E/ nous vérifions notre pièce finie (mesures et angles) et nous faisons notre autocritique !

Défauts de sciages des arasements de tenons :

Sciage parfait: pour comparer avec les défauts, il faut que les arasements d'un tenon parfait soit moitié de trait brut de sciage, , et à l'emboîtement ils devront "coller" sans jours à leur montant mortaisé respectif !

Sciage faux "dégraissé": les arasements sont amorcés au tracé initial du trusquin, Mais ils s'amincissent vers la joue du tenon, donc l'assemblage collera finalement au montage mais perdra en résistance, de plus il produit un jours visible depuis les champs. On a parfois recours au dégraissage pour certains assemblages à faire "coller" de préférence qu'en parement (ex sur parquet de Versailles dégraissage en faux parement) .

Sciage faux "gras": les arasements sont amorcés au tracé initial, Mais ils s'épaississent vers la joue du tenon, donc les arasements ne "collerons" pas en parement .(défaut qui peut être retouché, mais enlève des points en apprentissage) .

Sciage fort: les arasements sont plus long que le tracé initial, donc risque de surcote au montage . (défaut qui peut être retouché, mais enlève des points en apprentissage) .

Sciage faible: les arasements sont moins longs que le tracé initial, donc risque de sous cote ! (parfois c'est préjudiciable à l'équerrage et la qualité demandée dans certains ouvrages) .

Sciage en faux équerre: les arasements sont en biais léger par rapport au tracé initial de la face de la pièce , donc l'ouvrage général ne sera pas d'équerre une fois monté ! (défaut qui peut être retouché, mais enlève des points en apprentissage) .

Sciage "mordu": Le trait de scie dépasse le plat de la joue, donc c'est un amorce de cassure assurée! On le teste en frappant sèchement le tenon sur l'établi ! Cela peut nuire à certains assemblages qui demandent de la bonne résistance mécanique .

Voilà encore de quoi lire et se former, il est impératif de passer par ces deux exercices, et de les réussir avant de passer au prochain chapitre, qui seront nos premiers assemblages traditionnels tenons et mortaises de bases ! 🤩
Donc à vos scies !

ici le types de cours à notre époque :

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Les assemblages d'apprentissage traditionnels tenons/mortaises/enfourchements pratiques

Assemblages d'angle et intermédiaire à tenons/mortaises traditionnels

Nous y voilà, le cap le plus important à passer en terme d'apprentissage d'assemblages en bois !
Pour les novices, c'est le mythique "Mon premier tenon et mortaise", qui est redouté, mais pas si redoutable contrairement aux exercices futurs qui en découlent ! 😨

Cette pièce, constituée de trois éléments (un montant, une traverse haute, et une traverse intermédiaire), assemblés tenons et mortaises, dont un ensemble "épaulé" (épaulement) avec "barbette" (renfort d'épaulement) constituant l'assemblage d'angle.

L'exercice est exécuté évidemment à la main, et normalement en apprentissage le corroyage aussi !
C'est ainsi seulement que nous découvrons toute la science de nos anciens, qui faisaient avec leurs moyens des chefs d’œuvres, et nous palpons ici la vraie substance de notre art qu'ils nous ont transmis au cours des siècles !

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyées correctement les pièces de bois (environ 1p de 370 mm + 2ps de 270 mm de long, et de section 70 x 24 mmm), nous établissons montant/traverses et nous traçons les abouts !

2/ A l'aide de notre réglet et de l'équerre, nous traçons sur les champs de références les mortaises et les arasements de tenons des pièces respectives, puis nous retournons les traits vers les seconds champs en passant précisément par la face pour les arasements .

3/ Nous traçons ensuite à l'aide du trusquin avec pointes doubles, les traits d'épaisseur des tenons et des mortaises sur tout les champs concernés ainsi que sur les bouts .
La semelle du trusquin s'appuie impérativement sur le parement des pièce, et nous traçons toutes les pièces tenons et mortaises en une seule fois sans poser le trusquin afin de ne pas perdre le pointage précis !
Puis nous matérialisons les enlèvements par signes établissements conventionnels (des ronds pour arasements depuis les faces, et des traits (couleur) pour les arasements et mortaises sur les champs) .

4/ Nous exécutons au bédane et maillet déjà les mortaises, puis la barbette (Partie femelle qui recevra le renfort d'épaulement) !

5/ Nous descendons les joues de tenons, avec la scie à tenon , puis nous arasons avec la scie à araser ! Puis nous traçons l'épaulement et son renfort (mesure généralement le tiers de la largeur du tenon, mais on arrondi), et nous les scions. Enfin nous "mouchons les tenons".

Moucher des tenons : C'est l'action de faire un micro chanfrein à la volée au bout des tenons (ou parties mâles d'autres assemblages)avec un ciseau à bois , afin de favoriser leurs pénétrations dans la mortaise au montage !

6/ Apres montage à blanc ou tout devrait normalement "coller", nous vérifions équerrage et planéité et évaluons notre pièce, si il y a des retouches, évidemment nous perdons des points !
Apres montage définitif, nous coupons tous les abouts !

Principaux défauts d’assemblages ! Ce sont les imperfections qui sont vues seulement après montage à blanc des pièces.
Je vais décrire surtout les devers ! Hormis pour les faux équerrages qui sont évidents (mauvais sciage des arasements) et le désafleur parallèle (mauvais trusquinage ou traits dépassés ou mangés) , tout le monde doit avoir compris les antécédents de malfaçons en fonction du dernier chapitre sur Principaux défauts d'usinages de mortaisages et de sciages des tenons .

Sachant en résumé, que les défauts sont multiples et additionnables, nous devons faire notre propre enquête afin de nous remettre en cause justement et trouver d'ou viennent nos erreurs et imperfections ! (tenons gras, dégraissé, non parallèles aux tracés, etc etc ..) 🤔

1/ Dévers latéral : Les arasement collent partout, mais la traverse vrille autour d'un axe, ce qui occasionne un manque de bois d'un coté, et un désafleur de l'autre coté de l'arasement ! Ces désordres se situeront surtout aux usinages non parallèles des mortaises et/ou des joues des tenons !

2/ Dévers longitudinal : le montant et la traverse sont à fleur, mais le montant déverse depuis la traverse et seul un arasement colle ! Ces désordres se situeront surtout au niveau des arasements et/ou de sciage en faux aplomb des joues (gras/dégraissés, etc .)!

Et si toutefois nous avons les deux en même temps, il est temps de retourner au chapitre précédent ! 😡

Pour cette pièce, ainsi que les deux suivantes, afin de parfaire l'apprentissage, il est recommandé de les faire chaque fois en double ! A savoir une en bois dur, et une en bois tendre (ex hêtre et sapin), pour appendre à travailler suivant les essences, et ainsi doser nos efforts de gestes à prodiguer sur les outils .

Assemblages d'angle et intermédiaire à tenons/enfourchements traditionnels

Nous partirons ici sur le même format de pièce que la précédente, sauf que les assemblages seront des enfourchements!
Un enfourchement d'angle, et un enfourchement central (qui nous ramènes à l'utilité de notre apprentissage d'entailles, scie+ciseau à bois) .

La différence ici, est que pour cet exercice nous nous servirons principalement des scies, le bédane ne sera utile que pour dégorger l’enfourchement par enlèvements successifs et dresser son about .

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyée correctement les pièces de bois (environ 1p de 370 mm + 2ps de 270 mm de long, et de section 70 x 24 mmm), nous établissons montant/traverses et nous traçons les abouts !

2/ A l'aide de notre réglet et de l'équerre, nous traçons sur les champs de référence les enfourchements,tenons et leurs arasements sur les pièces respectives, puis nous retournons les traits vers les seconds champs en passant précisément par la face pour les arasements .

3/ Nous traçons ensuite à l'aide du trusquin avec pointes doubles, les traits d'épaisseur des tenons et des enfourchements sur tout les champs concernés ainsi que sur les bouts .
La semelle du trusquin s'appuie impérativement sur le parement des pièce, et nous traçons toutes les pièces tenons et enfourchements en une seule fois sans poser le trusquin afin de ne pas perdre le pointage précis !
Puis nous matérialisons les enlèvements par signes établissements conventionnels (des ronds pour arasements depuis les faces, et des traits (couleur) pour les arasements et enfourchements sur les champs) .

4/ Nous descendons les joues de tenons (extérieur aux traits de trusquin) et de l'enfourchement (intérieur des traits de trusquin), avec la scie à tenons, et classiquement nous arasons ensuite le tenon avec la scie à araser !
Puis à l'aide du bédane par petits enlèvements nous dégorgeons l'enfourchement et nous dressons son about (comme une mortaise) , et enfin nous produisons les entailles de l'enfourchement central (bûchage classique d'entaille) .

5/ Le montage se fait classiquement au marteau par petit coups secs, ici seul le mouchage à l'enfourchement central suffit !
Enfin nous vérifions équerrage et planéité, et nous évaluons notre pièce !
Les malfaçons et erreurs ,viendrons des même critères que la pièce précédente !
Apres montage définitif, nous coupons tous les abouts !

N'oublions pas de faire cette pièce en double en deux essences différentes ! 🤒

Assemblages d'angles enfourchements doubles/flottage et intermédiaire à tenons mortaises doubles traditionnels

Quand en menuiserie ou autre, nous avons des pièces épaisses à assembler, mais en plus avoir une bonne résistance mécanique des assemblages, nous recourons aux doublement (voire triplement dans certains cas) des tenons mortaises et enfourchements !
De plus nous allons découvrir ce qu'est un flottage (assemblage présent dans les appuis fenêtres notamment afin de faire ruisseler l'eau ).
Cette pièce d'apprentissage, devrait être corroyée à la main ! L’intérêt est que les pièces sont de sections carrées, et il faut être vigilant au choix des faces et champs ! Je sais ......😖 , mais un bon apprentissage prend tout en compte !

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyée correctement les pièces de bois (environ 1p de 370 mm + 3ps de 230 mm de long, et de section 40 x 40 mmm), nous établissons montant/traverses et nous traçons les abouts !

2/ A l'aide de notre réglet et de l'équerre, nous traçons sur les champs de référence les enfourchements, flottage, tenons et leurs arasements sur les pièces respectives, puis nous retournons les traits vers les seconds champs en passant précisément par la face pour les arasements .

3/ Nous traçons ensuite à l'aide du trusquin avec pointes doubles, les traits d'épaisseur des tenons et des enfourchements sur tout les champs concernés ainsi que sur les bouts .

La semelle du trusquin s'appuie impérativement sur le parement des pièce, et nous traçons toutes les pièces tenons et enfourchements en une seule fois sans poser le trusquin afin de ne pas perdre le pointage précis !

Important : Ici nous avons des doubles à tracer, pour ce fait, nous pointons déjà le trusquin à 8 mm du parement, et après avoir tracer toutes les pièces, nous repointons le trusquin à 8 mm depuis l'extérieur du premier tracé, afin de tracer les doubles aussi sur toutes les pièces depuis le parement !
Jamais de tracés par retournements, surtout en corroyage main !

Puis nous matérialisons les enlèvements par signes établissements conventionnels (des ronds pour arasements depuis les faces, et des traits (couleur) pour les arasements et enfourchements sur les champs) .

4/ Nous bûchons déjà les mortaises doubles (même principe que les simples).
Nous descendons les joues de tenons (extérieur aux traits de trusquin), l'enfourchement (intérieur des traits de trusquin) ainsi que le flottage, avec la scie à tenon, et classiquement nous arasons ensuite les tenons et le flottage avec la scie à araser ! (même principe que des simples)
Puis à l'aide du bédane par petits enlèvements nous dégorgeons les enfourchement et nous dressons leurs abouts.

5/ Le montage se fait classiquement au marteau par petit coups secs, ici seul le mouchage aux tenons centraux suffit !
Enfin nous vérifions équerrage et planéité, et nous évaluons notre pièce !
Les malfaçons et erreurs ,viendrons des même critères que la pièce précédente !
Apres montage définitif, nous coupons tous les abouts !

J'espère que les explications ci dessus, pour vos premiers tenons et mortaises sauront vous guider et vous aider à réussir ! Nous allons par la suite évidemment passer sur des exercices de plus en plus intenses , mais oh combien intéressant !😋 Mais il faut déjà avoir la moyenne a ceux ci ! 🤨

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Les assemblages d'apprentissage traditionnels tenons/mortaises/enfourchements pratiques (suite)

Assemblages intermédiaires biais à tenon/mortaise/enfourchement traditionnels

Cette pièce de progression dérive des exercices précédents, elle à le mérite de nous faire assembler en biais des tenon/mortaise et enfourchements traditionnels, et surtout de nous initier aux travaux d'épures qui seront légion dans une carrière ! 😳
En effet, nous n'aurons pas souvent des éléments connus, donc il faut dessiner les travaux en vraie grandeur afin d'y piquer nos tracés .

Tracé d'une épure :

Un tracé d'épure ce pratique le plus souvent sur un morceau de panneau en dérivé (contreplaqué, lamifié, aggloméré, etc ).
Son but est de tracer aux instruments (règle, mètre, équerre, compas, crayon 3h, ect .) complètement ou partiellement généralement à l'échelle 1, des éléments de fabrications non connus ( biais, cintre, géométrie dans l'espace, etc ..), afin de pouvoir y tracer les bois directement en position, ou d'y relever des mesures et angles utiles .

Le processus est chaque fois identique ! Il faut croiser des lignes fuyantes, bien droites, fines, infinies, afin que leurs intersections nous donnent des points précis !

A/ Nous traçons à l'équerre (instrument (petits tracés) ou Pythagore 3-4-5 (grands tracés)) et à la règle deux axes directeurs de niveau et d'aplomb!

B/ Nous Mesurons et traçons ensuite les directeurs des éléments à rechercher .

C/ Enfin à l'aide de nos bois corroyés en position, nous traçons les détails utiles (largeurs, épaisseurs, intersections d'assemblages, etc )!

Pourquoi ?

Les bois corroyés à la main ainsi qu'aux machines, ne sont généralement pas calibrés véritablement comme le dessin d'étude !
En effet on peut avoir un peu forcé le corroyage en plus ou en moins, ou des pièces ne sont pas toutes de même largeur (micros différences), donc sur les tracé directeurs, on se sert des pièces pour finaliser le tracé de l'épure ,et donc s'assurer de la précision finale de notre ouvrage !

C'est le même principe que l'on applique en traçant nos largeur de pièces sur le champ d'un montant par position des traverses ! (ex: sur l'étude la traverse mesure 70 mm de largeur , et le corroyage ne fait que 69 mm !)

Le piquage des bois, se fait au tranchet ou avec le crayon en traits fins, en relevant depuis les points d'épure de minuscules marquages depuis les arêtes de la pièce à tracer, qui nous permettront ensuite de tracer classiquement et précisément les champs avec l'équerre !
Attention de bien maintenir la pièce plaquée sur l'épure et de ne pas bouger au piquage ! (Parfois on utilise une quille bridée au plafond ou des serres joints quand il y à plusieurs pièces superposées sur un piquage compliqué).

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyées correctement les pièces de bois (environ 1p de 360 mm + 2ps de 320 mm de long, et de section 70 x 24 mmm), nous établissons pilette/traverses !
Puis nous traçons l'épure et nous y positionnons un à un nos bois à piquer .

2/ A l'aide de l'équerre et du tranchet, nous traçons les assemblages sur les champs de référence à l'aide des piquages relevés, puis nous traçons les arasements biais en reliant les tracés de champs sur les faces !

3/ Nous traçons ensuite à l'aide du trusquin avec pointes doubles, les traits d'épaisseur des tenons et des enfourchements sur tout les champs concernés ainsi que sur les bouts, puis nous établissons les enlèvements d'assemblages .

4/ Nous bûchons déjà la mortaise ainsi que l'entaille d'enfourchement central sur la pilette, puis nous descendons les joues du tenon et de l'enfourchement avec la scie à tenons, et enfin nous dégageons et arasons le tout.

5/ Le montage se fait classiquement au marteau par petit coups secs, ici seul le mouchage au tenon suffit !
Montage et ajustements terminés, nous repartons à l'épure pour y présenter la pièce brute, et vérifier l'exactitude finale (voir illustration)

6/ Apres vérification équerrage biais et de planéité, montage définitif, puis nous coupons tous les abouts et nous évaluons notre pièce !

Assemblages à tenon/mortaise/enfourchement atypiques

Cette pièce particulière, inclus des tenons et mortaises atypiques parfois applicables à certains ouvrages ! 🤔
Son but est évidement d'en faire connaitre les principaux, de les étudier et de les pratiquer!

Ici aussi, nous partirons d'une épure, puis au final nous commencerons à nous munir du rabot pour faire du replanissage (finition des travaux en bois à l'ancienne)!

Nous pouvons multiplier les essences pour diversifier les usinages et se faire la main !

Analyse de fabrication :

1/ Apres avoir corroyées correctement les pièces de bois (environ 2p de 350 mm x 70 mm x 24 mm + 3ps de 260 mm x 70 x 24 mmm), nous établissons montants/traverses !
Puis nous traçons l'épure et nous y positionnons un à un nos bois à piquer .

2/ A l'aide de l'équerre, nous traçons les assemblages sur les faces champs de référence à l'aide des piquages !
Les montants seront tracés en miroir depuis un seul piquage, comme cela ils seront identiques malgré de supposées différences , les traverses seront tracées elles aussi ensembles par pressage (2A)!
Nous traçons ensuite à l'aide du trusquin avec pointes doubles, les traits d'épaisseurs des tenons et des enfourchements, ainsi que les autres assemblages classiquement au réglet et à l'équerre sur toutes les surfaces concernées, puis nous établissons les enlèvements d'assemblages .

3/ Nous bûchons les parties femelles au bédane et au ciseaux , après les avoir dégrossi avec des perçages au vilebrequin et des mèches pour les parties tranchées .

3 bis/ Nous descendons les joues des différents tenons et enfourchements avec la scie à tenons, et enfin nous dégageons et arasons le tout.

4/ Le montage se fait classiquement au marteau par petit coups secs, après le mouchage utile des éléments !
Montage et ajustements terminés, nous démontons les bois, puis nous arasons les bouts des montants.

5/ A l'aide du rabot et de la presse d'établi, nous exécutons les chanfreins, puis nous replanissons les parties inaccessibles après montage définitif, afin de les blanchir très proprement sans éclat, tout en supprimant les traits de tracés .

Nota : C'est ici que l'on découvre l’intérêt de traits légers aux tracés ainsi que l'absence de faux-traits , en effet on ne doit pas réduire les pièces en épaisseur ou en largeur par de gros enlèvements avec le rabot ! Son affûtage doit être absolument parfait et faire des copeaux de l'ordre de centièmes de millimètres seulement !
Les signes d'établissements eux aussi disparaissent! Donc on les retrace en plus petit sur les parties cachées d'assemblages !

Apres vérification équerrage et de planéité, montage définitif, puis nous coupons tous les abouts d'assemblages avec une scie a dos , ou la scie a araser , et nous replanissons le tout ultimement, et nous évaluons enfin notre pièce !

Nota : Nous devons aussi casser toutes les arêtes avec un très léger coup de rabot pour parfaire la finition, avant et après montage suivant les cas !

Pièce d'examen tenon/mortaise/Enfourchement traditionnels

Ici nous découvrons une supposée pièce d'examen de premier trimestre d'apprentissage ! Elle contient à peu près un résumé de ce que nous devrions maîtriser à cet instant .

Elle représente un cadre composé de deux montants , trois traverses dont une en biais , et d'une pilette croisée par mi-bois au centre .

Le travail est fait depuis une épure à tracer, avec des bois normalement corroyés à la main.
Il n'y a pas de replanissage prévu afin d'évaluer nos acquisitions et nos défauts à corriger .

Elle sera en trois essences différentes au choix (dur, tendre, mi-dur) mais dans l'ordre du dessin de présentation ! Donc à vous de décider si les montants seront en sapin ou en hêtre par exemple !

Pour la bonne nouvelle, les pièces suivantes pourront être corroyées à la machine ! 😃
Afin de pouvoir se concentrer sur plus de difficultés évidement ! 😨

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Assemblages d'apprentissage à queues droites et à queues d’aronde

Nous voilà à une parenthèse d'apprentissage à la main très intéressante et assez mythique chez les novices: Les fameuses queues d'aronde (et queues droites) traditionnelles.
Assemblages d'angles généralement utilisés dans de la "caisserie" (Tiroirs, coffres, coffrets, boites, caissons, etc..) !😛

En effet, à l'école on apprend épisodiquement ces diverses techniques, enserrées en plusieurs fois au cours des travaux de progressions, ce qui coupe un peu la monotonie (c' est le cas avec les entures aussi généralement ).

Ici je vous propose les quatre grands principes les plus utilisés en un seul exercice, mais rien ne vous empêchera de faire chacun d'eux indépendamment !

Donc au programme :

Queues droites ou coin de boite.
Queues d'aronde de menuisier.
Queues d'aronde d'ébéniste découvertes.
Queues d'aronde d’ébéniste recouvertes.
Ainsi que deux exercices de queues d'aronde coulissantes !

Le tout a faire évidement à la main ! Le corroyage à la machine est permis, mais il serait préférable dans l'absolut de corroyer les pièces à la main pour apprendre à dresser du mince et large pour apprendre encore a superposer les bois pour exécuter du travail précis même en cas de disparités éventuelles du calibrage manuel des différentes pièces .

A vos outils et vos bouts de bois !😋

Corroyage des bois et "recalage" des abouts

Une étape nouvelle dans le corroyage, arrive ici pour ces prochains exercices! Il s'agit du "recalage" d'abouts ?
Le recalage est le fait de calibrer les abouts de pièces parfaitement droit et d’équerre afin d'y pratiquer ensuite des assemblages propres et précis, sachant que à l'époque il n'y avait pas de scie circulaires pour cette opération.

1-2/ La première étape, reste évidement de tracer les abouts de pièces à la bonne longueur, puis de les scier précisément au trait, mais très légèrement gras !

Boites à recaler :

Appelées aussi bois ou guides à recaler, ces dispositifs montés permettent de calibrer d'équerre ou avec un angle défini (45° par exemeple), précisément les coupes angulaires en about des pièces a assembler.
Il existe un grand nombre de procédés, que les ouvriers se fabriquent au gré de leurs besoins et en fonction de leurs sensibilités manuelles .

Il y a deux grands principes que je présente ici, la boite verticale qui se serre dans la presse avant de l'établi, et la boite horizontale, qui se place à plat sur l'établi !

3/ Recalage vertical :

Nous plaçons la pièce a recaler dans la boite, puis nous serrons le tout dans la presse avant de l'établi, en prenant soin de bien plaquer partout et de positionner le "moitié de trait au guide .
Le réglage se fait par petits chocs au marteau pour parfaire ce positionnement.
A l'aide de la varlope ou d'un rabot, nous dressons l'about en prenant toutes les précautions à ne pas "manger" le guide, et ne blanchir que notre pièce.
Une astuce pour bien s’amender de l'opération, consiste à crayonner le guide afin d'avoir des repères visibles en cas de dépassements .

3 bis/ Recalage horizontal :

Nous plaçons la pièce à recaler contre le guide de la boite, puis avec un valet ou autre, nous serrons le tout ! Des petits choc au marteau permettent de régler au plus précis notre travail.
En posant contre le guide notre varlope ou rabot sur le champs (à condition que celui ci soit bien d'équerre à la semelle). Puis avec un mouvement de va et viens bien plaqué, nous calibrons notre about .

4/ Enfin, nous desserrons notre pièce, puis nous vérifions à l'aide de l'équerre le droit et l'équerrage. Et nous répétons l'opération sur toutes nos pièces jusqu'à obtention d'un parfait calibrage géométrique et de longueur de nos pièces .
Enfin nous établissons les éléments sur les champs (classiquement montant/traverses) .

En résumé : Il ne s'agit pas ici de corroyer véritablement par de gros enlèvements, mais de "blanchir" notre sciage d'about déjà normalement scié précisément .
Si notre mesure est forte, bien sur qu'il faut insister jusqu'à obtention de nos cotes précises .

Les queues droites ou coin de boite

Nous arrivons au premier exercice de ce chapitre, à savoir les queues droites que nous avons tous vus un jour sur des boites ou caisses anciennes !
C'est le plus basique assemblage à apprendre, car en fait ce n'est qu'une série de mini enfourchements traditionnels sur les angles d'un ouvrage .

Le tracé théorique des queues droites:

1/ La largeur et l'about d'équerre de notre pièce est dessinée, puis nous y traçons parallèlement à l'about l'épaisseur du bois à assembler (a-b) !

2/ Nous traçons une diagonale quelconque fuyante (a-c).

3/ Nous calculons le nombre de queues utiles en fonction du cube le plus approchant pour chacun des tenons ! Le but est d'avoir un nombre rationnel d'exécution et de solidité des queues d'assemblages.

Exemple ici : les bois mesures 15 mm d'épaisseur donc vu de dessus l'assemblage sera de 15 mm x 15 mm, donc logiquement au "cube" un tenon devrait théoriquement faire 15 mm de large .

Nous divisons la largeur à assembler en queues droites toujours par un chiffre impair (5-7-9 etc ) afin d'avoir toujours deux joues de tenons ou de mortaises en miroir esthétiquement sur les champs supérieur et inférieur d'un même ouvrage !

Soit 120:5 = 24 mm /// 120:7 = 17,1 mm /// 120:9 = 13,33 mm .

Nous avons le choix entre 7 queues de 17,1 mm et 9 queues de 13,33 mm approchant des 15 mm arbitraire du cube ?

Nous prendrons 7 queues de 17.1 mm de manière à économiser du travail !

En effet 9 queues de 13,33 mm seraient aussi compatibles mais nous obligerait à exécuter deux assemblages supplémentaires par angle ! Sur une caisse complète, voire une série de caisse serait très chronophage ! (je rappelle ici que nous sommes dans du travail traditionnel à la main !)

Nous divisons la diagonale quelconque en 7 parties égales (important : Plus longue que la droite à diviser) (ici au réglet en ligne 20/40/60/80/100/120/140), on peut aussi se servir du compas évidement .

4/ Nous traçons une droite depuis reliant la dernière division (7) au point b. Puis nous traçons toutes les parallèles à (b-7) depuis les points 6-5-4-3-2-1, ce qui nous fractionne précisément notre tracé d'épaisseur de l'assemblage. (théorème de Thalès).

5/ Nous traçons toutes les queues à l’équerre .

6/ Nous matérialisons les enlèvements .

En résumé, traditionnellement ce tracé devra être fait en amont du tracé final directement sur un des bois qui servira de référence .
Sur l'illustration 2 , deux exemples de tracés théoriques avec des bois différents !

Tracé pratique de l'assemblage à queues droites:

1/ Tout d'abord, après avoir recaler précisément et établi toutes les pièces en montant et traverse, nous traçons les arasements de l'assemblage à l’équerre, après avoir piqué les épaisseurs par superposition des bois sur nos deux pièces .

Nota Important pour tous les exercices de queues droites et d'aronde:
N'oublions pas que nous sommes dans du travail traditionnel manuel, donc les imperfections de corroyages sont toujours anticipées ! (Nous l'avons déjà fait pour des exercices précédents).

Ex : Si la partie montant mesure 14,5 mm d'épaisseur et que la partie traverse fait 15,5 mm , l'assemblage lui sera précis dans sa longueur finie en prenant en compte les éventuelles différences .

Il y a aussi parfois des biais ou défauts qu'ils faut anticiper! Donc nous positionnons le bois de façade bien d'équerre et nous tracerons à la fois l'équerrage d'épaisseur théorique pour calibrer les queues , ainsi que le biais à contrebalancer pour réduire les entailles queues en fonction et avoir un assemblage parfaitement ajusté (fig 5)!

2/ Nous effectuons au crayon bien taillé la construction géométrique des divisions des queues de l'assemblage.
Puis au tranchet ou la pointe à tracer, nous traçons les joues des queues mâles/femelles .
2 bis/ Nous traçons ensuite les queues sur les abouts des deux pièces conjointement après les avoir superposée et serrées dans la presse ou autre .
2 ter/ Nous traçons enfin complètement nos bois et nous matérialisons précisément les enlèvements de bois chute des parties femelles !

Nous sommes enfin prêts à tailler !😋

Analyse de fabrication de l'assemblage :

Maintenant que nous maîtrisons les outils, rien de sorcier ici ! Les queues droites ne sont en fait que de minis enfourchements multiples à exécuter classiquement, mais très précisément avec la scie à dos pour petits sciages !

1/ Nous descendons les joues des tenons et entailles de tous les tracés et sur les deux pièces, en prenant soin de ne pas se tromper de coté de trait à scier .

2/ Nous pouvons dans notre cas, araser les tenons extrêmes du montant.

3/ Les parties femelles sont déjà légèrement entaillées depuis l’intérieur du montant, afin de marquer précisément les fonds d'enfourchements .

4/ La pièce est retournée ,puis on entaille définitivement et précisément l'ensemble .

5/ La seconde pièce (la traverse) est entaillée à son tour de la même manière .

6/ Nous assemblons notre exercice, par petits chocs secs, en prenant garde que tout s’emboîte régulièrement sans trop forcer et risquer du fendage.
Puis nous contrôlons la précision avant d'éventuelles retouches en maintenant les bois bien d'équerre !🧐

Les queues d'aronde de menuisier

Les queues d'aronde de menuisier, sont issues du coin de boite précédent dans sa conception générale! A savoir que les queues sont définies aussi par la logique du cube de celles ci, sauf que nous incluons sur les rives des tracés de demi-queues.
D'ailleurs les guides de queues industriels sont basés sur ce principe, que les parties femelles sont équivalentes au parties tenons .

Le tracé théorique des queues d'aronde de menuisier:

1/ La largeur et l'about d'équerre de notre pièce est dessinée, puis nous y traçons parallèlement à l'about l'épaisseur du bois à assembler (a-b) !

2/ Nous traçons une diagonale quelconque fuyante (a-c).

3/ Nous calculons le nombre de queues utiles en fonction du cube le plus approchant pour chacun des tenons ! Le but est d'avoir un nombre rationnel d'exécution et de solidité des queues d'assemblages.

Exemple ici : les bois mesures 15 mm d'épaisseur donc vu de dessus l'assemblage sera de 15 mm x 15 mm, Je n'ai pas fait exprès, mais ici dans l'exercice on arrive au cube parfait avec 15 mm de large .(Rien ne vous empêche d'avoir des bois d'une largeur différente de l'exemple pour apprendre à calculer et tracer) . J'ai donc fait quand même la division tracée classique !

Nous divisons la largeur à assembler ici, toujours par un chiffre pair (6-8-10 etc ) afin de pouvoir tracer ultérieurement des demi-queues en rives !

Soit 120:6 = 20 mm /// 120:8 = 15 mm /// 120:10 = 12 mm .

Nous prenons évidement le choix de 8 divisions de 15 mm arbitraire du cube !
Ratio parfait de manière à économiser du travail !

Nous divisons la diagonale quelconque en 8 parties égales (important : Plus longue que la droite à diviser) (ici au réglet en ligne 17/34/51/68/85/102/119/136), on peut aussi se servir du compas évidement .

4/ Nous traçons une droite depuis reliant la dernière division (8) au point b. Puis nous traçons toutes les parallèles à (b-8) depuis les points 7-6-5-4-3-2-1 , ce qui nous divise précisément notre tracé d'épaisseur de l'assemblage. Puis nous traçons toutes divisions à l’équerre depuis l'about de la pièce.(théorème de Thalès).

5/ Nous traçons des diagonales en croix à chaque division .

6/ Nous construisons un petit tracé de 1/7 (1 cm horizontal pour 7 cm vertical) afin de trouver la pente utile des queues d'aronde.
Nous prenons cette pente avec une fausse équerre (ou un rapporteur quand on dessine), Puis avec ce réglage, nous traçons toutes les queues et demi-queues depuis les points d'intersections de toutes les croix de chaque divisions .

Nota : Les queues d'aronde doivent avoir une pente d'environ 78°(1/5), mais suivant les cas (charpente, grosses sections, décors, essence de bois, etc ) nous pouvons allez jusqu'à 1/8 (les jauges à tracer vendues dans le commerce vont de 1/4 à 1/8).

7/ Nous matérialisons les enlèvements pour découvrir visuellement nos queues d'arondes de l'assemblage d'angle parfaitement symétriques les unes au autres.

En résumé, traditionnellement ce tracé devra être fait en amont du tracé final directement sur un des bois qui servira de référence en cas de tracé multiples.
Sur l'illustration 3 , deux exemples de tracés théoriques avec des bois différents !

Tracé pratique de l'assemblage à queues d'aronde de menuisier :

1/ Comme pour l’exercice précédent à queues droites, nous positionnons nos bois pour piquer et tracer d'équerre l'assemblage .

2/ Nous effectuons le tracé étudié plus haut sur le montant, puis nous effectuons la construction des pentes que nous reprendrons avec la fausse équerre .
Nous traçons les queues d'aronde, puis nous matérialisons nos enlèvements .

La question des novices est toujours "Comment trace t'on la seconde pièce" ?
La réponse est que la seconde pièce sera tracée par superposition de celle ci une fois exécutée propre ! 🤔
Nous le découvrirons un peu plus bas !

Analyse de fabrication de l'assemblage :

1/ Apres avoir placée verticalement la pièce à exécuter dans la presse, nous descendons les traits de scies de toutes les joues avec la scie sterling ou autre à petite denture .

2/ Nous plaçons notre pièce horizontalement, puis nous arasons les tenons de rives .

3/ Nous plaçons la pièce serrée sur le martyr, et nous entaillons en deux temps les enlèvements classiquement (comme les exercices précédents) .

4/ La seconde pièce est tracée par le positionnement de la précédente parfaitement exécutée .
D'abord avec le tranchet ou pointe à tracer, nous traçons depuis les joues des queues mâles bien plaquées leurs profils sur la seconde pièce, puis avec une équerre nous traçons les verticales des joues sur les deux faces.

5/ A l'aide de la scie sterling, nous descendons les queues femelles .

6/ La pièce placée serrée sur le martyr, nous exécutons l'entaillage classiquement .

7/ Nous procédons au montage de l'assemblage par petits chocs et aux retouches éventuelles .

Nota : Il est d'usage de "moucher" au ciseau les arêtes cachées des tenons de queues d'aronde, afin de faciliter l'engagement de montage!

8/ Nous vérifions l’équerrage, et nous évaluons notre travail .

Les queues d'aronde d'ébéniste découvertes

Les queues d'aronde d'ébéniste, sont de conception plus élaborées que les autres, à savoir qu'il y a un calcul défini afin d'avoir une esthétique mobilière plus fine .
Elles sont dévolues le plus souvent aux tiroirs !

Les queues découvertes, sont utilisées aux traverses arrière, ou aux traverses avant à condition qu'il y ait une façade ou un habillage par moulures rapportées pour les dissimuler.

Le tracé théorique des queues d'aronde découvertes d'ébéniste:

Nous devons en premier lieu proportionner celles ci avant calculer le nombre exact et rationnel de celles ci dans un ouvrage !

1/ Formes et proportions des tenons extrêmes et intermédiaires :

Pour avoir la forme utile des tenons, nous devons déjà tracer un carré ayant pour coté l'épaisseur du bois de la façade à assembler, qui correspondra pour la longueur de ceux ci, mesure nommée E.
Puis nous divisons E par 5 pour trouver une division nommée a.

E = Longueur des queues d'aronde.
E = Épaisseur du bois de façade à assembler.
a = E/5
On en déduit ici que les queues d'arondes d’ébéniste auront toujours une pente d'environ de 1/5 soit environ 77°-79° (suivant les arrondi de calculs)

Dans notre exercice, la façade mesure 20 mm d'épaisseur, donc (E:5 =a) 20 mm : 5 = 4 mm.

Le profil d'un tenon en rive aura un ratio de proportion = 2a//3a
Le profil d'un tenon intermédiaire aura un ratio de proportion = a//3a

Dans notre exercice, le tenon de rive 2a//3a = 2X4//3X4 = 8//12 mm est contenu dans un rectangle, et le tenon intermédiaire sera un trapèze de a//3a =4//3x4 = 4//12 mm .

Ci dessous notre exercice, et deux autres exemples avec des cotes différentes !

2/ Répartition des queues d'aronde:

Maintenant que les proportions des tenons de notre pièce sont effectuées ci dessus, nous devons répartir après avoir calculé le nombre exact rationnel de queues d'aronde !

Nombres de queues d'aronde :

Pour simplifier le travail, formule ancestrale existe, N = (L-3a) : (E+a)

N = nombre de queues d'aronde.
L = largeur de la pièce ou longueur de répartition.
E = épaisseur de la pièce de façade (= longueur des queues découvertes).
a = E:5

Notre pièce de façade d'exercice mesure 120 mm de largeur x 20 mm d'épaisseur !
Nous appliquons la formule !

N = (L-3a):(E+a) = (120 mm - (3 x 4 mm)):(20 mm + 4 mm) = (120 mm - 12 mm):24 mm = 108 mm:24 mm = 4,5

Nous trouvons 4,5 queues d'aronde , donc arrondi 4 queues et sa décimale 0,5 qui sera "diluée" dans le tracé général !

3/ Le tracé théorique complet d’après le calcul traditionnel :

1/ La largeur et l'about d'équerre de notre pièce est dessinée, puis nous y traçons parallèlement à l'about l'épaisseur du bois à assembler (a-b) ici 20 mm !
Nous traçons ensuite les tenons de rives en fonction de leurs proportions calculées de 1/5.

2/ Nous traçons classiquement maintenant une diagonale quelconque fuyante (a-c).

3/ Sur la diagonale quelconque, nous traçons 4 divisions correspondantes au nombre de queues définies par la formule de calcul . (ici au réglet en ligne 30/60/90/120 ), on peut aussi se servir du compas évidement.
Puis nous relions la 4 eme division avec l'extrémité de la pente du tenon de rive inférieur.

4/ Nous traçons toutes les parallèles à (b-4) depuis les points 3-2-1 !
Puis en parallèle nous traçons d'autres divisions avec la même mesure de 30 mm ou du même écartement de compas depuis l'extrémité de pente du tenon supérieur placé sur l'autre l'autre rive de la pièce , que nous nommerons a/b/c/d.(théorème de Thalès).

5/ Parallèlement aux pentes des tenons de rives préexistants, avec une fausse équerre ou un rapporteur, nous traçons toutes les joues des queues d'aronde.

6/ Nous matérialisons les enlèvements pour découvrir visuellement nos queues d'arondes de l'assemblage d'angle parfaitement équilibrées prêtes à être taillées une fois tracées sur nos bois .

En résumé, comme pour les exercices précédents, ce tracé devra être fait en amont du tracé final directement sur un des bois qui servira de référence en cas de tracés multiples.

Sur l'illustration 2 , trois exemples de tracés théoriques avec des bois différents !

Il est à noter, que nous découvrons souvent un nombres de queues d'aronde restreint sur certain tiroirs d'ouvrages mobiliers, ne correspondant pas au calcul "académique" du nombre de queues étudié en apprentissage !
En effet pour un gain de temps d’exécution, on peu diviser en quatre ou en trois (alors que calculé à cinq traditionnellement), tout en ayant évidement tracé au préalable les proportions des tenons classiquement ! (les trois exemples supérieurs de l'illustration 2)

Tracé pratique de l'assemblage à queues d'aronde d'ébéniste découvertes :

1/ Comme pour l’exercice précédent à queues d'aronde de menuisier, nous positionnons nos bois pour piquer et tracer d'équerre l'assemblage .

2/ Nous effectuons le tracé étudié plus haut sur le montant, puis nous effectuons la construction des pentes que nous reprendrons avec la fausse équerre .
Nous matérialisons nos enlèvements d'entailles .

Analyse de fabrication de l'assemblage :

L’exécution ci est similaire aux queues d'aronde de menuisier du paragraphe précédent !

1/ Apres avoir placée verticalement la pièce à exécuter dans la presse, nous descendons les traits de scies de toutes les joues avec la scie sterling ou autre petite denture .

2/ Nous plaçons notre pièce horizontalement, puis nous arasons les tenons de rives .

3/ Nous plaçons la pièce serrée sur le martyr, et nous entaillons les enlèvements classiquement (comme les exercices précédents) .

4/ La seconde pièce est tracée par le positionnement de la précédente parfaitement exécutée .
D'abord avec le tranchet ou pointe à tracer, nous traçons depuis les joues des queues mâles bien plaquées leurs profils sur la seconde pièce, puis avec une équerre nous traçons les verticales des joues sur les deux faces.

5/ A l'aide de la scie sterling, nous descendons les queues femelles .

6/ La pièce placée serrée sur le martyr, nous exécutons l'entaillage classiquement .

7/ Nous procédons au montage de l'assemblage par petits chocs et aux retouches éventuelles .

8/ Nous vérifions l’équerrage, et nous évaluons notre travail .

Les queues d'aronde d'ébéniste recouvertes

Les queues d'aronde d'ébéniste recouvertes, sont dévolues le plus souvent aux tiroirs avec façade monoxyle la face faisant finition ou re-plaquée !
La complication est que l'épaisseur du bois de recouvrement de l'assemblage doit être pris en compte dans les calculs d'élaboration !

Le tracé théorique des queues d'aronde recouvertes d'ébéniste:

Nous devons ici aussi en premier lieu calculer le nombre exact et rationnel de celles ci dans un ouvrage !

1/ Formes et proportions des tenons extrêmes et intermédiaires :

Pour avoir la forme utile des tenons recouverts, nous devrons tenir compte du recouvrement désiré !

Nous devons déjà tracer un carré ayant pour coté l'épaisseur du bois de la façade à assembler - l'épaisseur du recouvrement désiré, qui correspondra pour la longueur de ceux ci, mesure nommée E.
Puis nous divisons E par 5 pour trouver une division nommée a.

E = Longueur des queues d'aronde.
E = Épaisseur du bois de façade à assembler - l'épaisseur du recouvrement.
a = E/5
On en déduit ici aussi que les queues d'arondes d’ébéniste auront toujours une pente d'environ de 1/5, quelles soient découvertes ou recouvertes, soit environ 77°-79° (suivant les arrondi de calculs)

Dans notre exercice, la façade mesure 20 mm d'épaisseur, donc
E = 20 mm - 5 mm
a = (20 mm - 5 mm) : 5 = 15 mm : 5 mm = 3 mm.

Le profil d'un tenon en rive aura un ratio de proportion = 2a//3a
Le profil d'un tenon intermédiaire aura un ratio de proportion = a//3a

Dans notre exercice, le tenon de rive recouvert 2a//3a = 2X3 mm//3X3 mm = 6//9 mm est contenu dans un rectangle, et le tenon intermédiaire recouvert sera un trapèze de a//3a =3//3x3 mm = 3//9 mm .

Ci dessous notre exercice, et deux autres exemples !
Il est à noter que pour des bois d'épaisseurs très fines, le calcul de proportion donne des mesures très petites et souvent avec des décimales ! Donc c'est au praticien d'évaluer la proportion arrondie au dessus ou au dessous de la mesure en fonction de l’esthétique et de l'essence de bois utilisée comme le montre le dernier exemple ci dessous.

2/ Répartition des queues d'aronde:

Maintenant que les proportions des tenons de notre pièce sont effectuées ci dessus, nous devons répartir après avoir calculé le nombre exact rationnel de queues d'aronde !

Nombres de queues d'aronde :

La formule N = (L-3a) : (E+a) s'applique ici aussi ! sauf que E calculé précédemment pour les proportions doit être ajouté à l'épaisseur du recouvrement désiré comme s'il s'agissait de queues découvertes . Sinon le calcul serait impossible.

N = nombre de queues d'aronde.
L = largeur de la pièce ou longueur de répartition.
E = épaisseur de la proportion + recouvrement = épaisseur totale de la pièce .
a = E:5

Notre pièce de façade d'exercice mesure 120 mm de largeur x 20 mm d'épaisseur (15 mm + 5 mm) !
Nous appliquons la formule !

N = (L-3a):(E+a) = (120 mm - (3 x 3 mm)):(20 mm + 3 mm) = (120 mm - 9 mm):23 mm = 111 mm:23 mm = 4,82

Nous trouvons 4,82 queues d'aronde , donc arrondi 4 queues et sa décimale 0,82 qui sera "diluée" dans le tracé général !

3/ Le tracé théorique complet d’après le calcul traditionnel :

1/ La largeur et l'about d'équerre de notre pièce est dessinée, puis nous y traçons parallèlement à l'about l'épaisseur du bois à assembler (a-b) ici 20 mm , puis nous y traçons parallèlement le recouvrement de 5 mm inclus !
Nous traçons ensuite les tenons de rives en fonction de leurs proportions calculées de 1/5 depuis le recouvrement .

2/ Nous traçons classiquement maintenant une diagonale quelconque fuyante (a-c).

3/ Sur la diagonale quelconque, nous traçons 4 divisions correspondantes au nombre de queues définies par la formule de calcul . (ici au réglet en ligne 30/60/90/120 ), on peut aussi se servir du compas évidement . Puis nous relions la 4 eme division avec l'extrémité de la pente du tenon de rive inférieur.

4/ Nous traçons toutes les parallèles à (b-4) depuis les points 3-2-1 !
Puis en parallèle nous traçons d'autres divisions avec la même mesure de 30 mm ou du même écartement de compas depuis l'extrémité de pente du tenon supérieur placé sur l'autre l'autre rive de la pièce , que nous nommerons a/b/c/d .(théorème de Thalès).

5/ Parallèlement aux pentes des tenons de rives préexistants, avec une fausse équerre ou un rapporteur, nous traçons toutes les joues des queues d'aronde, évidement à l’intérieur du recouvrement .

6/ Nous matérialisons les enlèvements pour découvrir visuellement nos queues d'arondes de l'assemblage d'angle recouvert parfaitement équilibrées prêtes à être taillées une fois tracées sur nos bois .

En résumé, comme pour les exercices précédents, ce tracé devra être fait en amont du tracé final directement sur un des bois qui servira de référence en cas de tracés multiples.

Sur l'illustration 2 , trois exemples de tracés théoriques avec des bois différents !

Il est à noter, que pour un gain de temps d’exécution, ici aussi on pourrait diviser en quatre ou en trois (alors que calculé à cinq traditionnellement), tout en ayant évidement tracé au préalable les proportions des tenons classiquement ! (les trois exemples supérieurs de l'illustration 2)

Tracé pratique de l'assemblage à queues d'aronde d'ébéniste découvertes :

1/ Comme pour l’exercice précédent à queues d'aronde de menuisier et d'ébéniste découvertes, nous positionnons nos bois pour piquer et tracer d'équerre l'assemblage .

2/ Nous traçons sur le montant la longueur des queues d'arondes ! Attention ici ,il faut bien entendu avoir pris en compte la diminution du recouvrement des queues au recalage des abouts, sinon nous serions trop long à la cote finale de l'exercice !

3/ Nous effectuons le tracé étudié plus haut sur le montant, puis nous effectuons la construction des pentes que nous reprendrons avec la fausse équerre .
Nous matérialisons nos enlèvements d'entailles .

4/ Nous trusquinons le recouvrement en fonction des longueurs de queues tracées précédemment sur l'about de la traverse de façade.

Analyse de fabrication de l'assemblage :

L’exécution ci est similaire aux queues d'aronde d’ébéniste du paragraphe précédent, sauf que l'exécution est compliquée par l’aspect "borgne" des entailles de queues femelles !
Ici résidera donc toute la dextérité d'un futur ébéniste confirmé ! Donc apprenez !

1/ Apres avoir placée verticalement la pièce à exécuter dans la presse, nous descendons les traits de scies de toutes les joues avec la scie sterling ou a dos (petite denture) .

2/ Nous plaçons notre pièce horizontalement, puis nous arasons les tenons de rives .

3/ Nous plaçons la pièce serrée sur le martyr, et nous entaillons les enlèvements classiquement (comme les exercices précédents) .

4/ La seconde pièce est tracée par le positionnement de la précédente parfaitement exécutée .
D'abord avec le tranchet ou pointe à tracer, nous traçons depuis les joues des queues mâles bien plaquées leurs profils à l’intérieur du recouvrement sur la seconde pièce, puis avec une équerre nous traçons les verticales des joues sur les deux faces.

5/ A l'aide de la scie sterling, nous descendons les queues femelles .
Ici nous découvrons l'aspect technique du sciage en biais sur deux axes précisément sans dépasser le tracé !

6/ La pièce placée serrée sur le martyr mais plutôt face à l'exécutant, puis nous procédons à l'entaillage classiquement, mais très précisément et délicatement pour ne pas éclater ou fendre .

7/ Nous procédons au montage de l'assemblage délicatement par petits chocs et aux retouches éventuelles .

8/ Nous vérifions l’équerrage, et nous évaluons notre travail .

Les queues d'aronde coulissantes

Apres l'apprentissage des quatre grands principes ci dessus, je vais maintenant ajouter deux exercices de queues d’aronde parfois présent dans des tiroirs traditionnel!
Il s'agit des queues d'aronde coulissantes destinées souvent à de tout petits tiroirs ou l'assemblage des traverses arrière de tiroirs.
Deux grands principes existent : (1) La demi queue d'aronde à mi-bois et (2) la queue d'aronde à tiers bois !
Les pentes sont toujours définies de 1/5 (78°), mais pratiquement chaque fois arrondies à cause des décimales millimétriques compliquées à retranscrire sur de menus ouvrages !

Le tracé théorique des queues d'aronde coulissantes:

1/ Dans notre exercice, La demi queue d'aronde à mi-bois sera placée à 8 mm de profondeur afin d’arrondir la mesure d'axe qui est de 7,5 mm !
La pente de la demi-queue sera de 2 mm arrondi (la pente a 78° au rapporteur donnant 1,7 mm)

2/ Dans notre exercice, la queue d'aronde à tiers bois sera profonde de 5 mm avec deux pentes de 1 mm (ici 1/5)

Rien de plus simple !

Tracés pratique des assemblages à queues d'aronde coulissantes :

Dans le cadre de l'exercice général, cette partie servira de "séparation" qui verrouillera la pièce entière finie .

1/ Nous traçons l'emplacement centré des assemblages sur les deux montants consécutivement après serrage .

2/ Nous traçons les arasements sur la partie traverse de séparation avec une autre traverse déjà executée pour calibrer la précision .

3/ Nous traçons les pentes des queues et demi queues d'arondes sur toutes les pièces réciproques.

4/ Nous traçons les arasements sur toutes les faces concernées.

Analyse de fabrication de l'assemblage :

1/ Nous descendons déjà les arasements d'entailles verticales des montants.
Pour cela un astuce traditionnelle est utilisée, nous nous servons de la scie sterling ou autre petite denture guidée directement par la traverse recalée bien serrée sur la moitié de trait.

2/ Au ciseau à bois, nous dégageons et calibrons les fonds d'entailles.

3/ Avec un ciseau large et parfaitement affûté, nous profilons les pentes des queues d'aronde.

4/ Avec le réglet, nous vérifions le droit de nos entailles finies et ajustons si besoin .

5/ Nous exécutons les arasements des parties mâles de la traverse !

Nota : Ici les arasements de queues d'aronde sont si ténus, que l'on peut directement les marquer au tranchet, puis les finir au ciseau à bois!
En effet il serait délicat de faire un trait de scie de moins de 1 mm.

6/ Les pentes des queues d'arondes sont terminées au ciseau précisément .

7/ Les droit des entailles et des pentes sont ajustée puis vérifiées avec le réglet .

8/ Nous montons et ajustons les assemblages un par un, par petit chocs délicats au marteau et la cale ! ( un bon assemblage pour des tout petits ouvrages devrait normalement coulisser par une pression de la de la main !).

9/ Nous montons enfin notre pièce d'apprentissage des queues d'arondes traditionnelles complète .

10/ nous vérifions l'équerrage et nous évaluons notre travail .

Voilà pour ce chapitre bien dense!

Nous avons le choix bien sur de faire les six exercices indépendamment, ou entier l'ensemble avec d'autres cotes si désiré, voire même y ajouter un fond .

Vous pouvez soit replanir cette pièce pour découvrir de beaux assemblages finis, soit la laisser en l'état pour garder le visuel des tracés traditionnels !

Ici un bel exemple de travail d'apprentissage utile des queues droites et d'arondes présent sur l'air du bois !

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Assemblages d'apprentissage les entures

Nous arrivons à une seconde parenthèse dans l'apprentissage à la main de base, qui est comme le chapitre précédent des queues d'arondes et droites, normalement "dilué" dans le programme général afin de faire des exercices coupant un peu la monotonie.

Les entures sont des assemblages linéaires entre deux pièces de bois !
Elles nous permettent d'unir en ligne droite, en ligne droite avec une courbe tangentielle, ou encore deux pièces cintrées tangentes (ex plein cintre ou anse de panier) !
Il y a un grand éventail des principes d'entures déclinés qui sont utilisés dans les métiers du bois. De ce fait dans l'apprentissage de base nous étudions généralement trois exemples, pour apprendre et comprendre les actions physiques et mécaniques de cette grande famille d’assemblages.

Enture d'assemblage en sifflet résistante en compression.
Enture d'assemblage en queues d'aronde résistante en traction.
Enture d'assemblage à trait de Jupiter résistante en tout sens.

Enture à sifflet

Les entures à sifflets sont dévolues principalement pour raccorder deux bois mécaniquement travaillant principalement en compression!
On les rencontre parfois sur des poteaux rénovés en charpente, ou sur des pieds et montants rénovés de mobilier ou autres, en menuiserie et ébénisterie .
Il existe une grande quantité différentes en termes d'usinage, le tout est d’être discret et solide .
Ci dessous nous allons faire une enture en triple sifflets qui a l'avantage d’être auto serrant en compression avec une parfaite tenue latérale sans "vriller" .
De plus cet assemblage nous permet de "mixer" le principe tenons et enfourchements . 👍

Analyse de fabrication :

1/ Le tracé reste classique, après corroyage à la main de préférence.
Toutefois ici dans cet exercice vous avez le choix des épaisseurs de sifflets!

Soit vous faites une division Thales (comme l'illustration), soit vous faites la partie enfourchement avec des cotes arrondies ou en fonction de vos outils!
Mais on doit toujours rester dans une moyenne de trois tiers ! (ex 14/12/14 mm ou 13/14/13 mm) .

2/ L'exécution reste classique, sauf qu'il faut redoubler de précision et de logique !
Nous descendons déjà les sifflets extérieur avant de dégrossir et bûcher le sifflet intérieur.

Il y à parfois de l’ajustage chronophage au ciseau à bois si nous décidons de ne pas scier moitié de trait par précaution, à vous de décider de votre dextérité .🧐

Analyse pratique de façonnage de l'assemblage

1/ Le tracé reste classique, commun par serrage des deux pièces antagonistes!

2/ Les joues sont descendues avec la scie à tenons des deux pièces (Nous laissons les traits légèrement "gras" afin de dresser ultérieurement au ciseau à bois si nous ne sommes pas sur de notre dextérité) .

3/ Nous arasons les bois chutes des deux pièces classiquement avec la scie à araser.

4/ Nous effectuons le "dégrossissage" des sifflets centraux des deux pièces, afin que nos sciages suivant ne "rippent" pas à cause des joues déjà effectuées.

5/ Le sciage des petites joues des sifflets centraux sont descendues avec la scie sterling.

6/ Les sifflets centraux sont bûchés et finis avec bédane/ciseau.

7/ Nous procédons petit à petit à l'assemblage des deux éléments par petits chocs au marteau, tout en démontant autant de fois qu'il y aurait à ajuster !

8/ Nous vérifions les alignements de l'assemblage classiquement en même temps que la précision de l'ensemble des joints .

9/ Nous coupons les abouts puis replanissons l'exercice avec le rabot, tout en maintenant l'assemblage serré .

Enture à queues d'aronde

Les entures à queues d'aronde sont dévolues principalement pour raccorder deux bois mécaniquement travaillant principalement en tension !
On les rencontre surtout sur des pièces de charpente, ou l'on place des systèmes assemblés en queues d'aronde partout ou les bois doivent être bloqués pour annuler des glissement éventuels par traction.
Il existe ici aussi plusieurs moyens usinés s'adaptant à chaque cas pour une solidité optimum .

Ci dessous nous allons étudier une enture de charpente/menuiserie souvent utilisée au japon notamment, qui est ensuite souvent croisée dans une entaille ou un enfourchement d'un pied ou d'un poteau afin de bloquer latéralement l'assemblage par pression !

Analyse de fabrication :

1/ Le tracé reste classique, après corroyage à la main de préférence.
Toutefois ici dans cet exercice vous avez le choix des largeurs et épaisseurs de votre pièce !

Nota : Les queues d'arondes sont toujours dans une logique carrée de leurs encombrements (ex ici bois de 70 mm de large = longueur de queues 70 mm .
La pente est entre 1/6 à 1/8 environ (suivant les cotes arrondies), avec une logique générale de moitié de bois entre mâle/femelle pour la largeur des queues d'aronde!
Le plat commun central est = à la longueur de queues .(toujours les 3/3)

Généralement dans cet exercice d'apprentissage on prend souvent deux bois différents pour bien visualiser le résultat (mais de densité similaire) .

2/ L'exécution reste elle aussi classique, en précision et logique !
Nous descendons déjà les plats d'entailles à la scie à tenon avec un peu de "gras", puis nous dressons au ciseau coupe "fauchante", avant de s'affairer aux entailles de queues d'aronde.

Analyse pratique de façonnage de l'assemblage

1/ Le tracé reste classique, commun par serrage des deux pièces antagonistes!

2/ Les joues sont descendues avec la scie à tenons des deux pièces (Nous laissons les traits légèrement "gras" afin de dresser ultérieurement au ciseau à bois si nous ne sommes pas sur de notre dextérité) .

3/ Nous arasons les bois chutes des deux pièces classiquement avec la scie à araser.

4/ Nous effectuons l'entaillage des queues femelles sur les deux pièces au ciseaux à bois et maillet/main .

5/ Le sciage des abouts de queues mâles sont descendus avec la scie sterling (nous pouvons les recaler au rabot si besoin) .

6/ Les queues mâles sont sciées à leurs arasements avec la scie sterling .

7/ Nous procédons au bûchages et dressages des pentes des queues d'arondes mâles au ciseau à bois!

8/ Nous procédons petit à petit à l'assemblage des deux éléments par petits chocs au marteau, tout en démontant autant de fois qu'il y aurait à ajuster ! Nous vérifions au final les alignements de l'assemblage classiquement en même temps que la précision de l'ensemble des joints .

9/ Nous coupons les abouts puis replanissons l'exercice avec le rabot, tout en maintenant l'assemblage bien posé à plat .

Ci dessous un exercice d'enture à queues d'aronde bien réussi et tres détaillé similaire a ce chapitre ! 👍

Enture à trait de Jupiter du menuisier

L'enture à trait de Jupiter, reste la plus aboutie de cette famille d'assemblage !
En effet la tenue dans les trois dimensions est complète (si elle comporte des tenons), en plus d’être verrouillée mécaniquement par une clef en forme de coin enfoncée en force .
Il existe plusieurs combinaisons pour les exécuter en fonction des besoins, à l’origine plutôt en charpente et en aplomb des champs comme l'exemple en lien ci dessous .

En menuiserie elle est plutôt utilisée en relation avec des pièces cintrées, mais nous l’étudierons en apprentissage déjà linéairement.
Elle est assemblée à plat pour les raisons évidente d'éventuels moulurages, rainurages, ect, afin d'avoir une continuité de logique petit cadre traditionnel avec le verrouillage par clef dissimulé comme l'exemple en lien ci dessous .

Analyse de fabrication :

1/ Le tracé reste classique, après corroyage à la main de préférence.
Ici dans cet exercice quand c'est notre première enture a trait de Jupiter, il est préférable de se tenir aux cotes précises du dessin, afin de pouvoir s'y référer des que besoin !

Généralement dans cet exercice d'apprentissage on prend souvent deux bois différents pour bien visualiser le résultat (mais toujours de densité similaire) .

2/ L'exécution reste elle aussi classique, en précision et logique !
Nous descendons déjà les plats d'entailles à la scie à tenon avec un peu de "gras", puis nous dressons au ciseau coupe "fauchante", avant de s'affairer aux entailles secondaires et tertiaires .
La clef doit être taillée dans du bois dur et de fil, de préférence débité par fendage avant de la corroyer!

Nota : Il y a deux écoles pour le principe de clef !
En effet il peut y avoir une seule clef monoxyle en forme de coin, auquel cas les abouts d'entailles doivent être biaisés (comme dans notre exercice) .
Sinon nous pouvons laisser les abouts d'entailles d'équerres, et faire une clef en deux pièces de pente, rentrées en force de part et d'autre de la pièce.
Le blocage se fera donc l'une contre l'autre des demi clefs dans la mortaise formée au montage final de l'exercice (utilisée en charpente).

Analyse pratique de façonnage de l'assemblage

1-1bis/ Le tracé reste classique, commun par serrage des deux pièces antagonistes!

Deux solutions s'offrent à nous, "cote à cote" classiquement (piquage des mesures au compas depuis l'axe), ou pour être sur de la précision, bout à bout ce qui évitera le retournement d'erreurs !

2/ Les joues d'entailles sont descendues avec la scie à tenons des deux pièces (Nous laissons les traits légèrement "gras" afin de dresser ultérieurement au ciseau à bois si nous ne sommes pas sur de notre dextérité a la scie ) .

3/ Nous arasons les bois chutes des deux pièces classiquement avec la scie à araser.

4/ Nous effectuons l'entaillage secondaire sur les deux pièces en dégrossissant de quelques traits de scie.

5/ Au ciseaux à bois et maillet/main nous bûchons précisément l'entaille secondaire en préservant précisément le tracé du champs de la pièce .

6/ Au ciseaux à bois main et coupe fauchante nous calibrons proprement le tout .

7/ Nous procédons par sciage en fonction de notre dextérité des joues approfondies de l'entaille secondaire des deux pièces !

8-8bis/ Au bédane, nous dressons l'about refouillé de l'entaille secondaire, puis nous entaillons les petits tenons et mortaises des deux pièces délicatement avec rigueur .

9/ Nous montons et ajustons si besoin l'assemblage complet, par petits chocs au marteau jusqu'à obtention du bon résultat souhaité .

10/ Nous taillons précisément la clef et ses pentes au rabot .

11/ Nous ajustons la clef, et nous verrouillons définitivement l'assemblage par chocs .

12/ Nous coupons les abouts et nous arasons la clef, et nous replanissons proprement notre pièce.

En règle générale, les entures doivent être executées parfaitement en ébénisterie et menuiserie, ou la solidité en plus de la discrétion est le critère principal !

Pour finir, Les entures traditionnelles étaient évidement pratiquées jadis communément, mais à notre ces beaux assemblages tendent à disparaître au profit des liaisons mécaniques et de la performance des colles modernes ! 😔

En apprentissage, elles restent un gage d'excellence de les réussir, en plus d'exercices très intéressants à pratiquer .😘

Voilà pour ce chapitre sur les bases d'apprentissage à la main à la découverte des entures traditionnelles !

Nous allons pouvoir nous pencher principalement maintenant sur l'apprentissage du petit cadre et dérivés ancestraux! 😋

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Présentation des assemblages d’apprentissage petit cadre/grand cadre

En menuiserie "petit cadre/grand cadre", c'est un peu l' ADN ancestral de notre métier !🤔

Le petit cadre : Pour résumer ce principe général, toutes les moulurations, feuillurages, panneautages, lames de persiennes, ect,, sont maximum à fleur ou en retrait de la face du bâtit principal, sur un ou les deux parements!
L’utilisation du petit cadre est très commune en intérieur (menuiseries, mobilier, lambrissage, etc) .
Ci dessous un exemple présent sur l'air du bois .

Le grand cadre : Pour résumer ce second principe général, les moulourations, décors, panneaux, ouvrants secondaires, ect, sont embrevés depuis les champs et en saillie depuis la face du bâtit sur un ou les deux parements.
Le grand cadre, permet de construire des projets de menuiseries beaucoup plus travaillées, fonctionnelles par ouvrants secondaires, visuellement et de fait plus solide et sécurisante (ex portes d'entrées, d’églises, cochères, ect ) .
Ci dessous un exemple présent sur l'air du bois .

Maintenant que nous avons appris dans la première partie de ce pas à pas, la réalisation classique des assemblages en bois utilisés traditionnellement, nous allons élaborer les diverses techniques d'assemblages indispensables pour la fabrications de projets concrets .👍
En effet nous avons déjà réaliser des tenons et des mortaises réussies plus diverses liaisons! Maintenant il faut leurs appliquer les différents usinages usuels (moulures, feuillures, rainures, etc), afin de réaliser des ensembles cohérents constitués de plusieurs pièces de bois en "collision" !

La petite histoire :🤓

D'après les travaux de Eugène Violet le duc (parfois décriés), le petit cadre moderne que l'on connait (tenon/mortaise avec ravancement/coupe d'onglet) apparaîtrait entre le XIII et XIV eme siècle !
Pour résumer rapidement, avant le XIII siècle, ce seraient planches bouvetées ferrées, puis batis assemblés coupes droites et moulures plutôt sculptées et autres taillées au tarabiscot et arrêtées avant les assemblages afin de ne pas les affaiblir (fig 1)! (Au conditionnel par le manque d'informations et de vestiges sur presque 1 millénaire)
Les menus travaux étant plus ou moins fait d’après les techniques de la charpente (charpentier de petite cognée puis au xv siecle les huchiers nos ancêtres professionnels), appliquées à plus petites échelles sur pièces de bois !

chassis-fenetr...s_tiercelin.pdf

Sachant que les fouilles archéologiques de la romaine Pompei détruite en 79 apr J-C, ont mis à jour du mobilier carbonisé qui a déjà toutes les caractéristiques petit cadre que l'on connait (fig 2)!
De plus d'autres mobiliers découvert plus tard parfaitement conservés en Egypte, présentent aussi ces caractéristiques. (fig 3) Chaise trône datant d'environ 1300 ans avant J-C (petit cadre sophistiqué sur son dossier).
Bref les artisans des métiers du bois ont à priori réussi très tôt des assemblages aboutis avec de l'outillage proche de celui que l'on connais aujourd’hui .(peintures romaines, égyptiennes antique)

Ci dessous une étude historique chronologique très enrichissante sur le sujet, puisée sur un site qui est une merveille conservatoire des connaissances détaillées des menuiseries de l'époque moderne (depuis la renaissance) !
(à consulter sans modération) chassis-fenetr...nfo/etudes.html

La logique petit cadre !

Les professionnels de l'époque, ont cherchés à pousser en continuité les moulures, feuillures et rainures linéairement afin de gagner en rapidité de leurs travaux, mais en cherchant à préserver la solidité optimum des assemblages .

Sur l'illustration 1/ on aperçoit des bois façonnés linéairement tels que l'on aurait poussés moulures rainures au rabot dédiés à main !
Pour réunir ces deux pièces, le plus simplement étant de faire deux coupes à 45° ,puis de les assembler avec un pigeon ou faux tenon.
Ce procédé pratique, esthétique, est utile pour des ouvrages légers, utilisés traditionnellement par les ébénistes dans des portes de mobilier.
Même si l'on parvient à faire des éléments assez solide, ces assemblages ne sont pas du tout adaptés à des travaux de menuiseries plus lourdes et régulièrement fonctionnelles dans une habitation .

Donc les anciens ont cherchés à appliquer le tenon/mortaise aux bois linéairement travaillés comme sur l'illustration 2/ .
On devine ici qu'un assemblage tenon/mortaise centré ne convient pas au premier abord, en effet comment raccorder la moulure, la rainure, tout en étant couvrant sans vide sur le bout du montant ?

La réponse est que l'assemblage tenon/mortaise doit être placé stratégiquement dans l'épaisseur de la pièce, afin de couvrir en totalité au ras la rainure, et ainsi de descendre l'arasement d'un seul coup de scie .
Puis nous devons entailler la moulure dans le montant et y pratiquer un onglet de raccordement à 45°, ce que l'on nomme un "ébarbement".
Cet ébarbement, vas au final recevoir le "ravancement" d'arasement du tenon , afin de pouvoir y couper aussi un onglet à 45° pour épouser après montage l'onglet de mortaise .
Ainsi nous obtenons un assemblage solide, dépourvus de vide, en plus d'un raccord parfait de la moulure !

Pour finir, à l’ère des machines à bois, nous avons inventé le "contre profil" 3/, qui permet un raccordement petit cadre parfait et usinable rapidement en série.
Cependant, le résultat final reste visuellement traditionnel, mais enlève l’authenticité de l'assemblage ancestral dans ce cas, d'un point de vue de puriste comme moi ! 😞

La logique grand cadre !

Si le petit cadre convient parfaitement à des travaux surtout d'intérieurs, nos aïeux ont pratiqués couramment aussi du grand cadre afin de construire des ouvrages plus imposant et solides exposés aux intempéries et faisant preuves de résistance contre des incursions étrangères non désirées !
Le grand cadre reste le summum artistique des menuiseries d'ouvertures, le plus souvent placées sur des bâtiments bourgeois ou monumentaux !

Les premiers grands cadres, se faisaient à partir de bois grosses sections monoxyles (bâtit/moulures) assemblés comme à petit cadre, mais ou l'on pratiquaient de larges "élégis" (amincissements par enlèvements de bois sur les faces) pour réduire l'épaisseur de bâtit afin de l'articuler dans un dormant réduit et faire ressortir les moulurations !
Par contre une grosse quantité de bois nécessaire et une exécution chronophage ont eu raison de ces premiers travaux .(1/)

Le grand cadre abouti, permet une économie de bois et de temps ! En effet on peut ainsi assembler "à blanc" un bâtit solide et rapidement exécuté, sur lequel nous installerons après recalage des faces au rabot, des moulures rapportées ou autres par embrèvement simple ou doubles qui seront un gage d’étanchéité et de solidité .(2/)

bel exemple ici d'une pièce grand cadre d'examen ! lairdubois.fr/..._comment_206494

Voilà une rapide présentation de ce qui nous attend dans la suite de ce pas à pas !
On devine ici que nous devrions avoir des rabots dédiés (à moulures, bouvets et feuillerets, à plates bandes).
De ce fait, les usinages linéaires pourront être effectués à l'aide d'une défonceuse ou d'une toupie, si l'on ne possède pas des outils anciens ! 🙂

On continue ???????????

A suivre ,et n’hésitez pas à me commenter sur ce nouveau projet :😗

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Discussions

sylvainlefrancomtois a publié le pas à pas "Pas à pas du débutant ,apprendre les assemblages et façonner le bois manuellement".
il y a 5 mois
Stef64
( Modifié )

Excellente initiative je trouve que de replacer les bases du travail sont importante notamment dans l époque que l on vie où la course a l armement fait rage.
Je note deux petits oublis, le café pour la pause et les stones pour la musique ( c est du rock alors c est bon😉).

sylvainlefrancomtois

🙂

TyCoat

Bravo pour ce nouveau fil très pédagogique. Je pense qu'il intéressera les débutants et même les moins débutants qui ont "séché" les cours pour ne les avoir jamais suivis.

fab83

Une nouvelle lecture intéressante en perspectives je vais suivre sa avec intérêt une fois de plus 😁

jkd

Encore une bonne initiative Sylvain au top 👌.
Les scie Crown sont vraiment bien j’en ai deux qui traîne à l atelier , achetez sans hésiter

Calcaneus
( Modifié )

Merci sylvainlefrancomtois je vais suivre avec intérêt ton pas a pas.
Je rajouterai peut être de quoi percer dans la caisse à outils.

Pour le riflard, la varlope et le rabot de’ finition tu conseilles quoi comme taille? (#5, #6, et #5 ou 4 va autre lame) ?

sylvainlefrancomtois

varlope en 60 mm (fer) rabot en 50 mm (fer)

Calcaneus

Merci

Calcaneus

Pour la caisse à outils, tu pourrais aussi citer le pas pas de fof.

sylvainlefrancomtois
( Modifié )

Calcaneus bien vu ! c'est fait 😉

kaj
( Modifié )

Sylvain toujours au top!
Ta photo d'atelier d'apprentissage me rappelle la tenue brune et le béret qui étaient encore de mise en 1968 (le jeu consistait à couper au ciseau la petite queue du béret, c'était le baptême du béret des nouveaux!)

sylvainlefrancomtois

😉

Kentaro
( Modifié )

Une question, M'sieur! Le bic, pourquoi bleu et rouge ?

sylvainlefrancomtois
( Modifié )

pour représenter le vertical ou l' horizontal sur une coupes d'un dessin

Kentaro

sylvainlefrancomtois Merci M'sieur!

sey

merci a toi pour se pas a pas
Je suis novice dans le bois je travail quasiment que a la main et j’avoue connaitre très mal les assemblages (tenon mortaise pour le moment) et j'ai beaucoup envie d’apprendre plus, du coup je vais suivre ton pas a pas
encore merci a toi et a tous ceux qui partage leur savoir !

rapabois

Bonjour,
le plaisir d'apprendre en bonne compagnie est décuplé par la générosité du "formateur".
Merci sylvainlefrancomtois

Claude31

Bonjour,
Merci beaucoup pour toutes ses informations et formations.
Claude

stefdefoot

Encore un très beau chapitre du livre de Mr Sylvain qui s'annonce... Vivement la suite ;-)

sylvainlefrancomtois

merci a tous des encouragements , ça fait toujours plaisir !🙂

Olivier80

Merci pour le partage et le temps que cela représente, et pour un pro Ce n’est pas gratuit...
J’apprécie vraiment et attends vivement la suite.

Herlem
( Modifié )

Excellente idée
Je m'abonne sur le champ.

sylvainlefrancomtois

merci , c'est grâce a ton post sur ton enture qui m'a donné l'idée ! 😉

Herlem

Super!
Et ça va dans le sens des Challenges proposés par Folgansky .

JG70

👍👍

Luciole59

Top... Vivement la suite. Merci :D

dependancesbois
( Modifié )

Génial ! Merci Sylvain ! L'air du bois est une véritable école de formation !

sylvainlefrancomtois

😉

Zourit

Excellent, merci Sylvain pour tes précieux conseils et ta bienveillance.

PapiPierrot
( Modifié )

Merci beaucoup pour ces dossiers très bien construit ! J’aimerais tellement avoir des bouquins les pas-a-pas de l’air du bois ! Ça n’existe pas un éditeur collaboratif ou un truc du genre ?!

Manuela

ça c'est une excellente idée, je vote pour. Y'a t-il un éditeur dans l'assemblée ?

dependancesbois

+1

Chatawak

+1

Cortocox

Merci pour le partage, et le rappel des bases...
Pour la musique on verra, mais le reste je prends. Merci encore. 👍🥴

Niouniou

Très bonne initiative !

sylvainlefrancomtois a publié l'article "Apprendre à corroyer une pièce (Dégauchir un plat un champ puis tirer de large et d'épaisseur)".
il y a 5 mois
Fof
( Modifié )

Nickel ! Pour le gauche tu aurais pu parler des règles de bornoyage, ou d'un contrôle sur surface plane, et du pied de biche/valet pour le maintien (et éviter le recul quand on recule le rabot), sinon c'est impeccable ! Et je te rejoins sur le fait que cette première opération mal faite, c'est tout le travail qui va s'en ressentir, et c'est autant valable en travaillant sur machine.
Une pièce de cette taille, avec l'habitude, ça doit prendre une quinzaine de minutes à faire à la main, abouts sciés !