Bonjour,
Les affutages répétés de la molette de lamello (quand on n'a pas le modèle à plaquettes) diminuent progressivement le diamètre, et donc la profondeur de l'entaille. (Ma machine date de 1988 !)
Il convient d'ajuster le réglage de butée en conséquence...
Sinon, un petit pinceau plat et plutôt raide est bien pratique pour étaler la colle dans les entailles.
Comme le précise Medalegno , un jeu est nécessaire pour que tout se passe bien au serrage. Pas de risque question résistance...
Bon après-midi.
Jean
Bonjour,
je ne sais pas quels sont les conditions/accords conclus avec ton client, mais il est courant de facturer l'achat d'équipements pour la réalisation d'une commande spécifique.
Je l'ai fait à plusieurs occasions, en expliquant bien le pourquoi du comment : outillage spécifique à un projet/pas essentiel pour une pratique courante, garantie d'une réalisation de qualité et conforme au caractère historique du projet...
Cela permet de travailler en confort, avec du matériel adapté et de bonne qualité.
Sinon, tu peux aussi solliciter des collègues menuisiers, j'ai parfois emprunté/prêté des molettes pour un emploi temporaire. Une participation aux frais d'affûtage, voire l'affûtage avant retour est toujours appréciable...
Bonne recherche.
Jean
Bonsoir,
un copain a tenté le coup en glissant une extrémité de la poutre (du chêne en forte section) sous le siège conducteur de sa 2cv. Au premier cahot, les boulons de fixation du siège ont lâché, et il s'est retrouvé la tête dans la capote, et les pieds à distance des pédales...
La 2cv a continué sur quelques dizaines de mètres avant de s'immobiliser en calant en bas d'une côte...
Pour ma part, et pour une distance de quelques km, il m'est arrivé de poser un chargement de bois d'ossature de 6m sur un plateau de 3m. C'est limite et je le déconseille, il me semble que 4m est un minimum, avec 1m sur la flèche si possible (attention aux manœuvres) et 1m en dépassement.
Le luxe serait un plateau entre 5 et 6m...
Bon voyage...
Jean
Bonsoir,
Trusquin, bédane/ciseau + maillet, en procédant comme pour une mortaise, tarabiscot le cas échéant.
Suiffer la pointe du bédane dans une boite à graisse fait gagner beaucoup de temps et d'énergie, et correspond aux pratiques historiques. Je n'ai jamais constaté de traces fâcheuses.
On peut aussi envisager un trusquin à lame dentée façon sciotte pour créer deux trait de scie parallèles à la bonne profondeur...
Tu auras probablement d'autres propositions, et c'est là tout le charme de l'air du bois.
Beau projet, bon copeaux.
Jean
Bonjour,
tu peux essayer de trouver un agriculteur, un maçon, ou une entreprise à proximité (google map) et disposant d'un engin de levage ad-hoc. ( tracteur avec fourches, maniscopic ou autre chariot élévateur)
Une demande gentiment formulée et bien anticipée reçoit souvent une réponse favorable, je le constate régulièrement. Prévoir chaines ou élingues pour ne pas avoir à dépendre...
Un garagiste qui accepte de prêter une chèvre peut aussi se trouver, mais c'est pas forcément le plus simple à utiliser
Sinon, en acceptant de jouer avec un levier, des cales/madriers et une bonne dose de réflexion et stratégie, tu peux lever la machine suffisamment haut pour la rouler dans un camion.
Pour ce faire, je joue en calant autour du centre de la machine, alternativement et patiemment, afin de ne jamais forcer.
Gants et chaussures de sécurité de rigueur.
Penser qu'une montée à 3% est tout à fait praticable avec un transpalette, à conditions que le sol soit dur (ciment, rampe en bois...) mais qu'il est impossible de progresser sur des graviers, même compactés.
Sur ce, bon déménagement.
Jean
Vu à la Rochelle il y a quelques jours.
Sinon, ce qu'énonce etiennedesthuilliers est assez sensé...
Bonne réflexion.
Jean
Vu hier à Angers...
Je rejoins HAZO ébénisterie, soit le tenancier rentre les plateaux en cas de pluie, soit le bois peut bouger sans tuiler...
Bonne soirée.
Jean
Bonjour,
La néoprène peut fonctionner mais je trouve la méthode et le résultat pas tops.
Même pour une telle longueur, à défaut de chants pré-encollés, et pour du chant standard fin, je le ferais avec double encollage à la colle vinylique rapide, en laissant gommer/sécher, puis application au fer à repasser et cale à maroufler.
Affleurage au cutter/ciseau ou affleureuse selon disponibilité, petite finition/cassage d'angle à la cale à poncer...
Si c'est du chant de 3mm, alors vinylique et serrage à l'adhésif de masquage ou cale + serre-joints...
À 10/15 minutes par mètre tout compris, tu vas y passer la journée, et demain tu démarres les usinages...
Bon courage.
Jean
Bon, chez les luthiers du quatuor, on a cette blagounette qui fait régulièrement effet :
C'est quoi un bon violon ?
Petit apparté, vous noterez qu'on ne pose pas la question au sujet du beau, mais du bon, puisque c'est là que se trouve l'essentiel, le beau n'étant qu'apparence...
Un bon violon, c'est un violon vendu !
Tout est dit, ou presque, le reste étant matière de réglages, chevalet, âme, action et renversement.
Et qu'est-ce qu'un violon bien réglé ?
On touche là au coeur de métier, le réglage, qui fait la différence...
Un violon réglé en cash !
Bon, ou beau, vaste débat...
Je retourne à mes bricoles, bientôt le printemps.
Jean
Bonsoir,
Roubo aborde le sujet pour le bois de chêne et préconise de réaliser les panneaux (qui flottent comme le précise Guilh63 ) sur quartier, et de déligner le reste (faux-quartier et dosses) pour les cadres (montants et traverses).
Il y voit deux avantages :
privilégier la stabilité dimensionnelle pour les pièces les plus larges, les moins larges auront proportionnellement moins de mouvement.
éviter la fragilité due à la maille (les rayons médullaires).
Vous l'avez probablement constaté, le chêne fend très facilement en sens radial, le long de la maille. En utilisant du bois sur faux quartier ou dosse pour les cadres, les mortaises sont orientées dans le sens d'une meilleure résistance.
Subsiste une fragilité lors du chevillage si le trou est aligné avec la maille, mais on ne peut pas tout avoir...
Je propose un troisième avantage : les planches sur quartier sont plus larges que les autres, je ne vous fais pas de dessin...
J'ai cité le chêne, mais c'est probablement valable pour d'autres essences, mon petit doigt me dit que etiennedesthuilliers aura sûrement un avis très éclairé, comme à son habitude.
À suivre.
Jean
Bonsoir,
n'étant ni sérieux ni compétent, je ne me prononcerais donc pas formellement sur la possibilité de mettre du poids sur ce faux entrait. Soit dit en passant, sa fonction n'est pas d'en recevoir, et même si sa section est respectable, je doute que son assemblage avec les arbalétriers apprécie un cisaillement non prévu.
Par contre, en pensant "hors du cadre", et en paraphrasant Kentaro lorsqu'il propose une tente, je serais bien tenté d'imaginer une structure portée par le plancher ( et les solives ou poutres supportant celui-ci, probablement disposées de mur extérieur à mur extérieur).
Avec une ossature légère doublée d'un lambris intérieur,, juste reliée à la charpente, sans lui transmettre d'effort, supportant un isolant déroulé à l'extérieur, et avec les trémies qui vont bien pour raccorder les fenêtres de toit...
Zéro effort sur le fameux faux entrait, ni sur le reste de la charpente, sections fines, ( 70 x 35 soit du demi-chevron, voire moins...) avec entre-axe de 60cm ou moins.
Si on double voire même si on triple le poids proposé, sa répartition sur les solives, (voire même sur le mur pour partie, les solives devant remplir le rôle "d'entraits"), cela me semble être parfaitement acceptable.
Ventilation de sous-face de toiture garantie, et " cerise sur le gâteau " une charpente intacte pour le jour ou un tenant de l'esthétique initiale choisira de démonter le bazar...
Un seul bémol, une perte de surface, mais est-ce si grave ?
À suivre.
Jean
Bonsoir,
J'ai fait une peinture au lait il y a longtemps, à partir de lait écrémé, de chaux aérienne, pigments etc, le résultat était chouette et c'était plutôt économique.
Si tu parles anglais, tu trouveras pas mal de recettes from scratch avec la recherche milk paint recipe, sur le blog de Lost Art Press par exemple.
Avant d'être tendance, c'était une technique assez courante pour le mobilier peint en milieu rural, Suisse, Autriche, Bohême... etc, puis en Amérique du nord avec l'arrivée de migrants de ces régions.
Comme toujours (plus maintenant) l'usage de matériaux disponibles localement était une logique économique rurale, seuls les pigments faisaient un peu de chemin, avec les épices...
Attention, la nhl démarre sa prise plus rapidement que la chaux aérienne, ça vaut la peine de faire quelques tests pour éviter de se faire piéger...
Bonne barbouille.
Jean
Bonsoir,
Un sapin de base peut tout à fait satisfaire le besoin de rigidité/résistance requis.
Attention tout de même à éviter la présence de noeuds et autres défauts.
Si l'envers n'est pas destiné à être vu, ce qui est courant pour un tableau, un simple assemblage collé à plat joint, avec des équerres en mdf de 3mm collées (et agrafées ?) au verso, et la feuille de mdf juste collée à la colle vinylique et gentiment serrée avec des serre-joints et des tasseaux formant cales.
Le point important est la planéité, ce qui implique des surfaces et des coupes bien équerrées, une épaisseur régulière, et une table d'assemblage plane.
J'éviterais clous ou agrafes en parement, pour garder une surface unie, et pour gagner du temps...
Bonne soirée.
Jean
