Si tu veux rendre solidaire une tige filetée et une roue, dentée ou pas, le plus simple, ce sont deux écrous et des rondelles, serrés en force contre la roue. C'est ce qui donnera le plus de cohésion à l'ensemble. Je ne vois pas trop en quoi ce ne serait pas "classe"...
Tu peux également faire un trou dans la tige filetée, y passer une tige métallique perpendiculaire et faire une entaille dans la roue, à partir du trou central. Mais ce sera beaucoup moins rigide et la tige métallique va forcer contre le bois et l'user, donc ce sera de moins en moins bon.
Mais de toute façon, il faudrait nous en dire plus sur ton montage.
Non, sérieusement, on peut faire des assemblages en faisant des rainures dans du mélaminé sans que cela tombe en morceaux ?
Un mélaminé, c'est un composite. Il y a une âme en pseudo bois, et deux "peaux" pour les couches externes en une sorte de plastique. C'est la conjugaison des deux, qui donne un semblant de rigidité au panneau. Si on découpe dans un coté de la couche externe, il n'y a plus rien pour assurer la cohésion. Cela tombe en morceaux... et cela casse.
Faire une rainure dans un panneau de mélaminé, c'est quelque chose que je n'aurais jamais osé.
Personnellement, je ferais cela doucement, patiemment, simplement et sans risque...
Une première lamelle collée au centre du panneau. Pour presser, des gros chevrons et des serre-joints aux extrémités.
Quand cette lamelle est sèche, on peut coller les deux lamelles suivantes de part et d'autre.
Pour cela, clouer les lamelles sur le panneau aux extrémités pour qu'elles ne bougent plus (le tout est surdimensionné, on coupera à la fin). Pour bien plaquer les chants des lamelles les unes contre les autres, visser des blocs sur le panneau à l'avant de la lamelle et presser le chant avec deux coins mis entre le bloc et le chant (Mettre une baguette entre le chant de la lamelle et les coins pour que le chant ne soit pas abîmé).
Presser avec les chevrons et les serre-joints.
- Je ferais cela petit à petit chaque soir, deux lamelles à chaque fois, 10 mn avant de fermer l'atelier. Cela prend quelques jours, mais pas sur le temps de travail de la journée où je suis occupé à autre chose.
Cela dépend bien sûr du bois. Il vaut mieux un bois dur, sans noeud.
Ensuite, cela dépend aussi du type de machine...
Fixer la planchette à usiner sur une planche plus épaisse. Pour cela, il vaut mieux la coller avec quelques points de colle aux extrémités. Quand la planchette est rabotée, couper les extrémités, ce qui libère la planchette. C'est le système le plus efficace que j'ai trouvé. on peut aussi utiliser du double face, mais ce n'est pas facile à décoller ensuite...
A mon sens, une seule vis devrait suffire. Il n'y a aucune contrainte sur ces lattes, elle ne vont pas s'envoler. Si elle veulent tuiler, ce ne sont pas des vis qui vont les empêcher...
Visser par le dessous, cela devrait aller, les lattes faisant 20 mm, la encore, il n'y a pas de contrainte forte.
Mais si c'est un banc qui va dehors, prend des vis inox.
Tu peux même te passer du tasseau supplémentaire, et visser directement dans la traverse. Avec des vis courtes, par exemple de diamètre du 4, tu fais un trou de 4 dans la traverse, puis un trou de 10 (correspondant au diamètre de la tête de vis), sur une partie de l'épaisseur. Calcule bien tout de manière à ce que la vis elle-même visse au moins dans 15 à 18 mm de la latte. Tu peux ensuite reboucher le trou de 10 avec un tourillon.
Sinon, autre possibilité, tu pourrais aussi t'amuser à faire en dessous des lattes, des gorges transversales en queue d'aronde et y passer une traverse mâle, que tu fixes comme tu voulais fixer le tasseau. Dans ce cas, tu va résoudre le problème de tuilage, et de fixation. Plus de vis dans les lattes. Et tu auras un truc bien tradi.
Je vais encore dire une connerie... ;)
Depuis des centaines d'années, toute la technique et le savoir-faire de la menuiserie et de l'ébénisterie, c'était de faire des meubles avec des cadres, des structures avec des montants et des traverses, assez épaisses, et des panneaux fins intégrés librement à l'intérieur des cadres.
C'était la technique qu'avaient trouvée les menuisiers pour faire en sorte que leurs meubles ne se mettent pas à gondoler dans tous les sens. D'autre part, ils utilisaient des bois qu'ils avaient laissé sécher pendant 20, 30 ou 50 ans...
Et puis est venue la "modernité", avec les designers du Bauuhaus dans les années 20 du siècle dernier, et les américains et les scandinaves des années 50, qui se sont mis à faire des meubles sous formes de panneaux, minimalistes, 4 planches assemblées ensemble. Et puis, Ikea.
Sauf qu'ils utilisaient du contreplaqué, du composite, mélaminé, etc, des plateaux plutôt inertes, parce qu'ils savaient, eux, que du vrai bois, cela n'aurait pas marché, et donc plus besoin de cadres, et vive la modernité et le minimalisme.
Et puis, depuis quelques années, on s'est dit qu'on allait quand même prendre du vrai bois, des vraies planches, et qu' on allait faire comme si c'était du contreplaqué, et vive le minimalisme moderne des grands panneaux avec du vrai bois!! On oublie bien sur la technique ancestrale avec cadre, et on fait comme si le bois ne travaillait plus, comme par magie.
Mais c'est moderne et c'est du vrai bois, Messieurs Dames!! Sonnez tambours et clairons!
En fait, désolé, Messieurs Dames, mais le vrai bois, il a pas changé de nature depuis nos ancêtres.
D'autant plus qu'il a séché à la va-vite, on n'a plus le temps d'attendre.
Alors on fait semblant, on dit qu'il faut alterner les stries pour faire des plateaux, etc... Oui, bien sur... mais les ancêtres, ils savaient ce qu'ils faisaient... Ils savaient que le bois, cela travaille, et que des grands plateaux, ben, ça bouge...
Mais tant pis, Messieurs Dames, c'est "moderne " et "esthétique" et surtout, c'est naturel, c'est du vrai bois!! Et on oublie les techniques et les contraintes ancestrales, on est les plus forts, on n'est que des amateurs, on n'a pas 40, 50 ou 100 ans de savoir-faire derrière nous, mais on fait comme si, et on abuse le gogo...
ça va bouger ? voiler ? danser la gigue ? Peu importe Messieurs Dames, dans 10 ans, le meuble sera à la déchetterie et vous aurez acheté autre chose, alors... ;)
Mais moi, je le dis, Françoisoz: Tes 4 planches assemblées en coupes d'onglet, sans même un fond pour rigidifier et contraindre, elles vont allègrement bouger, danser la gigue, se contorsionner, quoique tu fasses. C'est du bois. Pas du contreplaqué, pas du mélaminé.
C'est commme ça.
.../...
Ceci dit, il y a une méthode pour faire des panneaux qui donnent l'impression du vrai bois: Faire de fines lames de 4 ou 5 mm d'épais, et les coller sur un panneau de contreplaqué (du bon, pas du truc de chez bricomachin). De cette manière, cela ne devrait pas trop bouger. C'est fastidieux, mais cette technique, c'est celle des ébénistes. J'ai une table réalisée par un ébéniste talentueux, qui date des années 70, réalisées selon cette technique, et elle n'a pas bougé d'un dixième de poil.
Le rouge vif est une couleur basique. Il ne s'obtient pas par mélange.
A rigueur, on peut légèrement altérer la couleur, en mettant un tout petit peu de bleu pour avoir un rouge plus profond tendant vers le violet, ou un peu de jaune, pour un rouge plus orange, ou du vert (bleu + jaune) pour un rouge plus marron.
Le hêtre a plus de chances de se tortiller. Comme disait les vieux, "le hêtre, il est pas feignant... il aime bien travailler..." Surtout des planches.
De toute façon, quelque soit le bois retenu, la structure est telle qu'il y a pas mal de chances que les planches des montants se voilent, se tordent.
D'autre part, j'ai l'impression que cette structure va pas mal danser latéralement, de droite à gauche.
Certes, il y a une traverse en bas, pour donner un peu de rigidité,, mais rien en haut. Avec le poids des vêtements, les efforts pour pendre quelque chose quand c'est déjà bien plein, l'ensemble ne va pas être très rigide. Un portant, c'est très sollicité.
Je rajouterai au moins une traverse en haut, et des montants pour consolider les planches verticales et les empêcher de se voiler. Ou un fond.
ll faut se méfier des design filiformes minimalistes que l'on voit dans les magasines. Souvent, les designers sortent des trucs pour la prouesse ou parce qu'ils pensent que cela fait beau, alors qu'ils n'ont aucun notion des contraintes de rigidité d'une structure. Ou alors, il faut être un génie comme Norman Foster, dessinant le viaduc de Milau, 13 ans d'études, et des centaines d'ingénieurs pour faire les calculs...
Je ne comprends pas bien quand tu dis que "l'écart entre la porte (qui à les gonds à gauche) et le dormant vertical en haut à droite est plus important qu'en bas à gauche."
Pour vérifier si la porte n'est pas de travers dans le chambranle, il me semble qu'il vaut mieux mesurer du même coté, à gauche ou à droite et pas en haut à droite et en bas à gauche.
Si c'est une porte à l'ancienne, avec des gonds qui ne se règlent pas, pas facile de jouer sur les gonds... A mon sens, il ne reste plus qu'à poncer en dessous sur le chant... Mais si c'est une porte à l'ancienne avec des montants et des traverses, il est possible que cela soit la porte elle-même qui s'affaisse à droite. Dans ce cas, même en ponçant en bas, elle va continuer de s'affaisser, et il faudra recommencer...
Si on n'a pas de dégauchisseuse pour préparer une surface bien plane, on peut quand même se débrouiller avec seulement la raboteuse.
IL faut placer la planche sur un plateau bien plat et épais (pour qu'il ne fléchisse pas), et caler la planche dessus partout où il y a des interstices entre la planche et la plateau en dessous. Bien fixer les cales (les coller ou les visser sur le plateau), et bien fixer la planche sur le plateau par des butées.
On peut alors passer l'ensemble (plateau et planches) dans la raboteuse, qui va faire en sorte que la surface du haut soit plane. Ensuite, on peut raboter la surface en dessous.
C'est pratique notamment quand on a une planche voilée. A la dégauchisseuse, il faut avoir un bon savoir faire pour dégauchir une planche voilée sans trop en enlever. Avec la raboteuse et ce système, on a beaucoup moins ce problème.
Je veux bien que ce n'est pas la procédure habituelle, mais cela permet quand même de faire quelque chose de bien.
Voir ce lien (on peut faire plus simple, mais le principe est bon):
Tout d'abord, il vaut mieux que l'établi repose sur de vrais pieds quand on travaille dessus. Il faut donc que les roulettes soient amovibles, ou relevables.
Ensuite pour équilibrer l'établi sur ses pieds, il y a une solution qui existe depuis la préhistoire, mettre des cales... ;)
IL y a également une autre solution: faire comme le Dahu: Deux pieds plus longs que les autres...
Si j'ai bien compris, la collerette de cette pièce va supporter toutes les contraintes appliquées sur le fer, donc, pas mal. Cela ne va pas tenir avec de la colle, et même une soudure, pas certain.
Je ferai usiner une pièce en alu, en forme de bobine, avec la collerette d'une coté pour tenir le fer, et un bouton de l'autre, avec un filtage intérieur ou mieux, un écrou acier serti dedans.
Je plussoie également pour les machines séparées, vu que tu auras de la place. Personnellement, je ne me verrais pas avoir à démonter ma machine pour passer d'une fonction à l'autre, même entre la dégau et la raboteuse.
Pourquoi ne regardes tu pas dans les machines anciennes, des années 50, 60, 70, les Guillet par exemple. Ce sont des machines increvables, et si elles ont été bien entretenues, d'une grande précision. La mise aux normes de sécurité n'est pas si compliquée. Certes, il ne faut pas prendre une machine qui vient de la décharge ou qui a rouillé au fond d'une grange. Mais il reste encore des ateliers de vieux artisans qui ont conservé leur vieilles machines impeccables. Et pour 7000 €, tu auras plus qu'un atelier complet... et qui aura mille fois plus de charme que des machines modernes aseptisées... (c'est important pour pouvoir montrer l'atelier aux clients, élément indispensable de marketing...)