L'Air du Bois est une plateforme Open Source de partage collaboratif ouverte à tous les amoureux du travail du bois. (En savoir plus)

Rejoindre l'Air du Bois Se connecter

Partager   J'aime  
sylvainlefrancomtois

Petit traité d escaliers pour l air du bois

  Ce pas à pas présente un projet en cours de réalisation.

Petit traité d escaliers pour l air du bois

En navigant sur le site, je m'aperçois que le domaine de l'escalier bois est peu représenté !

C'est la rentrée, et je vous propose , de créer un petit traité d escalier pour les boiseux de l air du bois qui ne connaissent pas ou peu les techniques de fabrications d un escalier , et qui aimeraient se lancer dans ce genre d aventure.
Sans aucune prétention d apporter des rectificatifs aux nombreux ouvrages déjà édités par nos anciens , je vais faire une synthèse avec dessins, définitions, explications, calculs , astuces, ainsi que épures et maquettes associées pour les étapes de fabrication d'un escalier .

Bref !!! de quoi m occuper ces prochains mois ! Au boulot !

Je dédie Ce pas à pas à la mémoire de Monsieur Jacques Tharion, Maître charpentier ,qui vient de nous quitter trop tôt et qui fût mon dernier employeur, mon maître en charpente, et mon ami de presque 30 ans

L'illustration du pas a pas , est le bel Escalier en vis du XVeme siècle de l'église de La Ferté-Loupière dans le département de l'Yonne .( Cet ouvrage malgré son aspect spectaculaire, n est pas très compliqué à réaliser )

J'invite les pros ou les boiseux en général à corriger des erreurs ou demander d'ajouter des précisions , si il y a lieu !

Liste des articles

Mis à jour

Partager  

Histoire et généralités de l escalier

définition de l escalier (larousse)

Ensemble de supports plans (degrés, marches), fixes ou mobiles, échelonnés de façon à assurer la circulation des personnes entre deux ou plusieurs niveaux. (L'escalier peut comporter plusieurs volées, séparées par un ou plusieurs repos, ou paliers. On distingue les escaliers à vis et les escaliers tournants à volées droites ; les escaliers à noyau [plein ou creux] et les escaliers à jour ou suspendus. Garde-corps et/ou mains courantes assurent la sécurité des personnes.)

petit historique de l escalier

De tout temps même les plus immémoriaux ,l être humains a du s adapter à son environnement , et se faciliter les moyens de circulation du quotidien .
Qu il fut dans un habitat quelconque ,il a dut aménager ,des marches creusées ou empilées de terre ou roche ,ou encore se fabriquer des cordes ou des échelles , pour accéder facilement à des niveaux usuels de son mode de vie (mise en sécurité en hauteur de lui même ou de sa nourriture par exemple).

Les illustrations ci dessous montrent quelques exemples

photo 1 la tribu Korowai province de Papua en Indonésie (marches sur tronc verticale taillé)
photo 2 la tribu Iban / Borneo
photo 3 Habitation des indiens anasazi en Amérique du nord (tout à base d échelles en bois)
photo 4 Reconstitution d un escalier bois à pompei (sachant que les romains utilisait déjà un calcul similaire à la formule actuelle (une empreinte sur un mur à permis de visualiser l escalier en bois romain).

Ensuite la sédentarisation , lui fit adopter des moyens de plus en plus sophistiqués ,pour enfin arriver à l escalier proprement dit!
Puis finalement faire une science de praticiens habiles qui ont crées des œuvres qui allient efficacité et esthétique .

Plusieurs corps de métiers du bâtiment ,se dispute le fabrication des escalier (maçons ,tailleurs de pierres ,plâtriers ,métalliers , charpentiers , menuisiers ) ,mais les règles de calcul sont communes à tous ces artisans de manière universelle .

L étymologie du mot escalier vient de « scala et scalaria », l'« échelle » ''suite de degrés pour monter ou descendre'' en latin. "scalarius" en latin L ouvrier dévolu à la fabrication des escaliers , à notre époque l ouvrier se nomme un escaliéteur !!

Publié Mis à jour

Partager  

Evolution et styles de l escalier au cours des siècles en France

introduction

L escalier en bois a énormément évolué au cours de notre riche histoire ,en fonction des besoins , l évolution des métiers ,des différents régimes monarchiques et modernes .
Pour ce qui concerne l escalier en bois ,la notion d esthétique est assez récente! La fonctionnalité lui était préférée .(échelle meunière ,accès au commun des bâtiments ,ect..) .
Les escalier alliant la fonction et l esthétique étaient le plus souvent l oeuvre des tailleurs de pierres ! , sans oublier que le bois était cher ,et qu il brûle (on évitait le bois au maximum dans les habitation si possible).
Puis la bourgeoisie, le clergé , les notables ont petit à petit amené des conforts à leurs habitations ,aux institutions ,aux lieux de cultes ,avec des moyens plus conséquents .
Les charpentiers travaillait les bois intérieurs avec les codes architecturaux de l époque issus du trait et de la taille de pierre et y intégraient des marches d escaliers ,puis l art de l escalier en bois est devenu une science à par entière !

Période Moyen age (476-1517)- renaissance (1517-1610)

Il reste très peu de témoignages physique des ouvrages en bois d avant le xv eme siècle ,bien souvent des vestiges incomplets ou des écrits encore plus rares nous indiquent ce qu il en était !
Le plus ancien encore à ce jour se situerais dans la sacraire de la Sainte-Chapelle de paris (XII eme siècle) ,qui sont des escalier à vis avec les marches en plein bois massif taillé à la façon des marches en pierres (similaire à la photo 4).
Par contre dans le Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle/Escalier ,j ai trouvé les illustrations ci dessous ,qui montre bien l aspect massif des premiers ouvrages ,ainsi que le travail des seuls charpentiers directement inspirés des tailleurs de pierres (gothique).
Ensuite avec les influences italiennes ,les ouvrages sont devenu de véritable pièces mobilières ou intégrées dans l architecture extérieure (sur grande galerie distribuant les divers appartements), qui devais montrer le statut social ,et de ce fait les métiers ce sont spécialisés et ont rivalisés d audaces et d esthétiques pour arriver à des prouesses techniques dans l art de la charpente et menuiserie ( début de la technique du débillardé ,en coupe d aplomb dans des poteaux) .
Les balustrades sont volontiers chargées de panneaux en extérieur (parchemins plissés , ou des évidements trilobés) !

(photos 5-6-7) respectivement escalier de la maison de la reine Anne en Bretagne (on devine chaque marches en une seule pièce massive) ,escalier du lion d or à Troyes ,et Neufchâteau – Renaissance de l’escalier de l’hôtel de ville qui date du XVe .Ensuite viennent les temps modernes 1517 a 1789 .
on se sent tout petit des fois !!!

escalier louis XIII

Au sortir de la renaissance ,le style louis XIII est encore bien influencé par le gothique (très présent d ans l art religieux) , mais dans l art plus populaire ,les escaliers sont plus léger en termes de sections de bois mais restent très massif ,solides en bois de chêne ,agrémentés de balustrades très imposantes formées de balustres chantournés droit ou suivant la pente de l ouvrage , tournés ,ou encore en colonnes torses .
Les marches sont épaisses ,et souvent elles sont "garde carreaux" ,c est à dire qu elle sont en fait un nez de marche ,et le restant de la surface faite de céramiques ou tomettes terre cuites .
l escalier est généralement sobre les ornements sont rares (pointes de diamant ,ou parchemins plissés) .Par contre ils étaient souvent peint ,à décors polychromes ou teinté au sang de bœuf .
l escalier est composé souvent en volées droites, coupé par paliers .

Publié Mis à jour

Partager  

Evolution et styles de l escalier au cours des siècles en France suite

L escalier louis XIV

Le style du roi soleil est dérivé du louis XIII ,puis évolue au cours de son long règne .
Les bois s affinent ,les moulures deviennent plus présentes ,les poteaux ,balustres souvent repris en sculpture .
Les marches sont plus fines ,et on moulure les nez .
L utilisation des bois courbes et débillardés commencent à être utilisés de manière plus harmonieuses .
le noyer l orme ,donnent des teintes nouvelles aux intérieurs .
Dans l aristocratie ,les moyens sont conséquent et permettent de faire faire des ouvrages d exception !
On commence à lambrisser sous et contre l escalier . (photo 5-6)chef d oeuvre d escalier boisé louis XIV de la maison diamante ,à Marseille .
.

L escalier régence et louis xv

Dans les grandes lignes ,abandons progressif des lignes droites pour des courbes de plus en plus audacieuses et gracieuses ,utilisation de bois divers ,sophistication de la sculpture (rocaille) sur les limons , poteaux , main courantes , balustres ...
Habillage des plafonds rampants ,lambris courbes le long des murs .
Les marches sont droites ou courbes ainsi que les contres marches ,apparition des assemblages types joints à crochet pour les portions de courbes ,apparition des marches à l anglaise .
les finitions sont très soigneuses ,on fabrique de petits escalier meublant (bibliothèque ,petit cabinet particulier ,ect ...) .
Nous sommes en plein siècle des lumière ,ou est édité L'Art du menuisier, publié entre 1769 et 1782 le "roubo" véritable bible des menuisiers et ébénistes par André-Jacob Roubo ,qui concentre toute la science des métiers de l époque !! ou l escalier à une place importante .

L escalier louis XVI

L escalier de style louis XVI ,prend un tournant radical ,influencé par l engouement des premières fouilles archéologiques , (notamment la ville antique de pompei) , remet au gout du jours l antique et l art romain ,les formes reviennent plus au droit ,la sculpture est encore bien présente ,mais les codes ont changés (cannelures ,instrument de musique stylisés ,sujet nature et floraux , ...), la peinture et la dorure sont à la mode , on peint la structure tout en laissant le bois apparent aux marches contres marches .
sous l influence de notre bon rois ,artisan métallier confirmé ,on marie le bois et le fer forgé volontiers !
(photo 3) escalier du petit trianon à Versailles .
(photo 2)L'escalier double en noyer, inspiré du Petit Trianon

Publié Mis à jour

Partager  

Evolution et styles de l escalier au cours des siècles en France suite 2

l escalier époque directoire

Période sommes toutes assez courte ,qui fait la transition entre le louis XVI et le style empire ,elle reprend les dernières influences antique (grecque ,romaine ,égyptienne) du louis XVI ,
pour l escalier on fabrique de plus en plus à l anglaise on épure les décors ,on marie le bois et le métal .Les décors sur limon poteaux ,et contres marches ,sont souvent agrémentes de losanges et de ronds entaillés en creux ,ou rapportés ,ou encore matérialisé à la gouge par des gorges .On supprime ce qui attrait à la monarchie ,on ajoute des symboles révolutionnaires !

Je n ai trouvé qu un escalier en photo (Hôtel de Botterel-Quintin d'Aumont) ,donc pour se faire une idée j ai ajouté quelques éléments décoratif de l époque pour illustrer

L escalier époque consulat et empire

Les ouvrages de cette époque ,reprennent de manière très marquées les attributs antiques (retour d Égypte)des derniers styles ,(beaucoup de pièces de bronze rapportées posées en applique, photo 5)
les escaliers sont souvent à l anglaise ,rehaussé de poteaux ,balustres ,en métaux dorés ou bronzes richements ciselés.
les bois sont couleur , acajou et noyer .

dans le domaine plus populaire ,les escaliers restent basiques ,avec des balustrades à l antique romaine en bois massif assemblé ,sinon peu de moulures .(photo 3-4)

photo 1 escalier de la bibliothèque de l empereur à fontainebleau
photo 2 escalier du palais de l Elysée
photo 3 escalier du château de la princesse Mathilde (travée de départ à la francaise et travées d arrivées a l anglaise)

l escalier fin XIXe siècle

depuis la fin de l empire ,les petites monarchies ,république ,et second empire se succèdent !
les escaliers à l anglaise deviennent la norme ,surtout époque haussmannienne , seconde moité 19 eme .
En effet ces ouvrages légers et aériens permettent de laisser un jours conséquent qui permet plus de lumière dans les cages d escaliers communs d immeubles .
De plus ,l arrivée de l industrie moderne (fonte et acier) permet d avoir des composants (poteaux ,balustres ,rampes ,tiges boulons ,écrous) en série très abordables pour renforcer les ouvrages.
Beaucoup de petits escaliers en fonte préfabriquée font leur apparition ,le menuisier ne fabrique que les marches et mains courantes pour les habiller .
A l époque surtout second empire , et avant le xx eme siècle ,la menuiserie en général ainsi que l escalier sont tout styles revisités dans un doux mélange néogothique et néoclassique ,particulièrement dans les villas et petits manoirs qui se construisent en résidence secondaire dans les lieux de villégiatures à la mode (Cabourg ,Deauville ,Riviera ect...)

photos 1-2-3-4 escalier a l anglaise
photos 4-5-6-7 escalier néoclassique
photo 9 escalier préfabriqué en fonte avec main courante en bois

Publié Mis à jour

Partager  

Evolution et styles de l escalier au cours des siècles en France fin

L escalier période art nouveau (1890-1910)

Courte époque ,mais au combien créatrice ,mouvement artistique que certains appellent style "nouille", inspiré directement de la nature .
Pour l escalier bois tout est permis ,on laisse aller les décors de manières instinctives ,le bois et le métal sont très souvent associés , les ouvrages en bois dont l escalier font la part belle aux sculpteurs. c est une période faste ,empreinte d innovations ,et le début de l industrialisation et mécanisation des métiers du bois !
Une nouvelle clientèle émerge (industriels) au confortables moyens ,qui leur permet de construire de véritables petits palais pour asseoir leur réussite ,les boiseries art nouveau (dont les escaliers) rivalisent d audaces !
La première guerre mondiale ,fit un arrêt brutal de ce style !!

photo 1 escalier louis majorelle ,de la villa du même nom
photo 2 escalier superbe mélange de matériaux
photo 3 autre exemple de depart (belgique)
photo 4 balustrade en fer forgé hector guimard
photo 5-6 escalier de la Villa Demoiselle à Reims

L escalier période art déco

"
Déjà ,vers 1910 , s amorce un courant sécessionniste ,induit par l "art and craft" (Angleterre) qui invente de nouveaux codes précurseurs du Modern style ,ainsi que dans les mouvements germaniques (bauhaus ,sécession viennoise) .
A la guerre succède une époque ou l on veut vivre agréablement (les années folles) et se moderniser (confort des immeubles en général).
les techniques mécaniques du travail du bois ,ainsi que l arrivée de dérivés ,libère un peut plus les escaliéteurs.
les formes s ordonnent ,et les motifs s organisent géométriquement .L usage Multi matériaux se généralise .
On assiste à deux tendances parallèles à l époque , L art déco à part entière et le courant moderniste d autre part !
les escaliers art déco sont massifs ,chargés d ornements géométriques ,on fait appel aux bois exotiques que l on mélanges volontiers (macassar , acajou , palissandre,etc ... ) on a recourt au placage ,au contreplaque pour habiller les ouvrages .L escalier un peut plus populaire se démarque souvent par un travail chargé à la toupie ,ou l on moulure de manière frénétique ,arrêtée ,sans retouches !

Les escaliers moderniste eux sont épurés aucunes moulures ,Multi matériaux souvent peint en blanc ,rehaussé de métal chromé ,voire des touches de couleurs .

Pour l escalier ,le courant durera jusque à la fin des années 40 !

photo 1 escalier du Chalet dit du Mont d’Arbois, 1929
photo 2-3 escalier de Villa pur style Art déco 1936
photo 4-5 escalier de Walter gropius 1938
photo 6 escalier de Wassily Kandinsky
photo 7 escalier de Coco Chanel
photo 8 habillage escalier mallet stevens (parquet mosaïque et taule ondulée)

L escalier bois époque contemporaine et design

c est le point final à ce chapitre .
Apres la seconde guerre mondiale ,il y à eu la reconstruction ,qui donnai lieu à la modernisation des modes de vies!
Que dire ci ce n est qu il n y à pas eu de limites , les fabrications et recherches sont facilité grâce aux techniques nouvelles (lamellé colle ect ...) ,nouvelles matières.
Du néoclassique , minimalisme , brutalisme , design ,chacun peut avoir accès à son style !
La modélisation informatique permet de visualiser un projet en situation !!
l escaliéteur doit être polyvalent , d une restauration d ancien au design , tout est possible !

en résumé les escaliers en bois restent une histoire à part entière de la menuiserie charpente qui doit être préservée et surtout être transmise !

Pour conclure ce chapitre sur les styles d escaliers , la dernière photo représente ce qui pourrait être la synthèse entre le moyen age et design contemporain ,travail de Hannah Plumb et James Russell, couple d’artistes britanniques . Fabriqué avec des marches datant du moyen age récupérées en Bretagne .

Publié Mis à jour

Partager  

L Architecture de l escalier

introduction

L escalier est constitué d un bloc assemblé réfléchi , qui est destiné à accéder à deux niveaux différents ,inférieur et supérieur.
Il doit être confortable d usage ,sécurisant pour l usagé ,pour cela il obéit à des règles arbitraires strictes en matière de calcul ,sécurité et fabrication .

Architecture et terminologie de l escalier

Impossible de parler d escalier ,si le novice ou le candide ne connait pas à minima les différents éléments constituant un escalier ainsi que leurs terminologies spécifiques .
Dans le cadre d un traité ,le texte sera émaillé de termes techniques que l on doit de faits visualiser de manière virtuelle pour une bonne compréhension des explications futures!

En général ,l escalier en bois se compose de limons ou crémaillères inclinées entre les deux niveaux à réunir ,recevant des marches et des contremarches qui occultent l escalier (facultatives, ,les échelles meunière par exemple n en ont pas).
Puis viennent des éléments sécurisant le vide ,comme les rampes garde corps ,balustres lisses ,etc .. .
De plus un escalier est intégré dans sa cage qui elle à aussi des éléments constituants nommés !!

Quand on regarde un escalier en bois ,hormis les éléments de décors ,nous découvrons un assemblage assez basique ,mais qui requière très grande précision de traçage et d exécution qui sera gage de la réussite d un ouvrage alliant stabilité confort et sécurité !

Ci dessous ,via sketchup ,une visualisation de la terminologie de l escalier !

De l ensembles des éléments constituant un ouvrage (dessins 1-2-3-4-5-6)
Les éléments constituant la cage d escalier .(dessins 7-8)
Quelques éléments accessoires (dessin 9)

Tout les détails seront approfondis par la suite dans les différents chapitres .

Publié Mis à jour

Partager  

La cage d escalier

définition et généralités

La cage d escalier ,est le volume parallélépipède ou cylindrique maximum ,ou se trouve inscrit votre escalier. Elle peut être virtuelle (à déterminer) ou solide (parois ou mur d échiffre ) ,ou les deux !!

Avant de fabriquer un escalier ,sachant que c est un ouvrage en trois dimensions ,il faut pouvoir le situer définitivement avant de prendre les cotes!
notre maître à tous "Le Corbusier",disait l habitation doit être une machine à habiter! bien pensée et fonctionnelle ,j ajouterais ,l escalier doit être une machine à circuler !
Une fois que votre client (et sa femme surtout ,sourire) à fait son choix de style , vous devez situer votre cage d escalier judicieusement en fonction des contraintes ou obligations ,et en déterminer une utilisation maximale en terme de confort !

quelques exemples ci dessous

La cage libre

Généralement ,quand un escalier se trouve le long d une paroi (mur d échiffre) ou au centre d une pièce ,et qu il n y a aucune contraintes (chevêtre ,reculée limitée ,parois ,fenêtre ou porte ,ect..) ,on peut alors calculer un escalier très agréable à monter ,et laisser aller l imagination .
(photo 1)

La cage précontrainte

Elle est tracée au plan par l architecte ,qui a situé l escalier entre deux ,trois ,voire quatre parois (mur d échiffre). Normalement ,les baies qui pourraient exister dans la cage ,ont été positionnées pour ne pas gêner la fabrication de l ouvrage futur .Le plan donne le départ et l arrivée . Ce sont aussi des parois courbes ,ou en angle autre que 90° ,ou un escalier qui relie deux dalles indépendantes . ou encore un escalier à fabriquer au dessus d un escalier de sous sol ,ect ...

la cage contrainte

C est qu il y a des complications à prendre en note ,pour positionner et calculer l escalier (souvent le cas en rénovation des habitations par la création de nouveaux emplacements d un escalier).

1 la présence d un chevêtre ou d une trémie qui oblige de calculer une échappée de tète ,donc agit sur la reculée !
2 la présence de porte ou fenêtre , (ne pas gêner les ouvertures).
3 l arrivée dans une sous pente ,ou la présence d un bois de charpente .
4 Le passage libre sous l escalier ,ou WC installé sous l escalier .
5 La présence de tuyaux ,radiateur ,ect)
6 La présence d un conduit de cheminée .
7 la Géométrie de la cage complexe , en plan ou en aplomb .
(photo 4-5)

Quant tout est identifié ,on peut enfin prendre toutes les cotes utile a la fabrication !!
à suivre !!

Publié Mis à jour

Partager  

Types d escaliers

Généralité

Il existe différents types d escaliers ,suivant l emplacement ,les possibilités ,l esthétique ,la fonctionnalité ,le style ,etc ...
En ne parlant que d escalier bois ,tout est à peu près possible en termes de fabrication ,pour installer un ouvrage dans son futur contexte . L éventail est assez vaste pour que chaque cage trouve son escalier !
quatre grandes familles d escaliers existent ,les escaliers droit ou à limons droits ,les escaliers courbes ou à limons courbes ,les escaliers à vis , et les ouvrages avec peu de reculée (types escaliers meunier , échelles meunières ,escamotables ,pas alternés ou japonais) .

les escaliers droit et à limons droits en plan

Cette famille comprend les ouvrages à volées droites ,et les ouvrages à volées quartiers tournants .

1 La volée droite est la plus simples à concevoir mais c'est celle qui nécessite le plus d'espace. Elle n exige qu une reculée et une hauteur à monter .Ses marches sont une suite constante de parallélépipèdes rectangles ,reliant un étage suivant un axe linéaire ,ce type d escalier est souvent utilisé dans un usage à fort passage .Sont espace libre dessous permet des aménagements (placards , wc ,vestiaire ,débarras, etc ...).
Quand la cage est plus complexe ,ou qu il faille distribuer plusieurs niveaux ,on construit une suite de volées droites reliées par des paliers.
Palier de distribution (demi etage ,porte ,fenêtre,..)
Palier de repos (généralement dans les angles pour changer de direction)
Palier d échappement (pour un passage , fenêtre ,ou élément sous l escalier)

Les volées droites peuvent êtres accolées à une parois (limon et faux limon), entre deux parois (sur crémaillères) ou être libres ( deux limons).

Exemples ci dessous !

2 la volée quartier tournant (marches balancées) est plus complexe à mettre en oeuvre ,elle peut être à un , ou plusieurs quartiers tournants reliant deux niveaux , constituée de marches droites et de marches balancées dans les virages.
Ce type d escaliers peut être tournant à droite ,à gauche ,ou les deux ! Les marches peuvent être balancées au départ ,au milieu ,ou à l arrivée de l escalier .
La volée quartier tournant permet un encombrement moindre au sol grâce à des reculées plus courtes .
Ces ouvrages peuvent être très esthétiques ,ils permettent un grand éventail de possibilités .
Les volées à quartiers tournants peuvent être libres ( nécessite des poteaux) ou accolé aux parois ,ou les deux
Le plan au sol peut être en L ,en U en S ,voire en angle autre que 90° ! Les virages s articulent sur poteaux ,sur noyaux ,sur limons etc ... On les nommes escaliers 1/4 tournant ,1/2 tournant ,3/4 tournant ou escalier balancé dans le langage courant .

Exemples ci dessous !

Publié Mis à jour

Partager  

Types d escaliers suite

Les escaliers courbes ou à limons courbes

Les escaliers à limons courbes ,se divisent en deux principaux groupes , à courbes régulière (un seul centre de cercle au plan) , à courbes irrégulières (plusieurs centres ou elliptique au plan) .Leurs fabrications son délicates et demande une parfaite maîtrise de l escaliéteur . l avènement du lamellé collé a révolutionné de manière presque infinie la gamme des volées courbes .

1 Les volées à courbes régulières ,font appels à un axe unique sur le plan ,et articulent les marches de manière rayonnantes .Les limons sont en définitives que le simple développement d une portion de cylindre ,quand celui ci est développé, il représente un limon d escalier droit .
Ces escaliers peuvent être dans une cage parallélépipédique ou cylindrique ,à un ou deux limon (intérieur ou extérieur ou les deux) , ou sur un ou deux limons crémaillère .La aussi l éventail est large !

Escalier en fer a cheval , le plan est plein cintre ,il peut y avoir des portions droites au départ ou à l arrivée ou les deux ,il peut être dans une cage parallélépipède ou cylindrique (dans ce cas ,les marches sont toutes identiques dans les portions droites ,ainsi que dans les portions de courbes) .

Escalier à jours circulaire (marches rayonnantes mais de coupes et cotes différentes à la queue).

2 les volées à courbes irrégulières , sont nommées ainsi ,des l instant que le plan fait appel à plusieurs centres (tracé de l ovale ou anse de panier ,limons sur noyaux , spirale , etc...) ou encore un plan elliptique !
Dans le premier cas les marches sont distribuées suivant les rayonnements des divers centres connus ,et dans le cas elliptique ,les marches sont balancées .
Une grande maîtrise de l art du trait est demandée au praticien ,du fait qu il faille développer les courbes de manière linéaire pour que l esthétique de l escalier soit la plus gracieuse possible !
(cela sera expliqué dans le chapitre des escaliers courbes)

Les ouvrages types courbes ,sont l aboutissements de l art de l escalier ,ils allègent la masse visible et ont un confort d utilisation très naturel !

Ci dessous quelques exemples .

Publié Mis à jour

Partager  

Types d escaliers suite 2

l escalier hélicoïdal ou à vis saint gilles

Le nom de ces types d escaliers vient de La vis de Saint-Gilles qui est un escalier à vis datant du XIIe siècle situé dans l’ancienne abbaye de Saint-Gilles (Gard) . Les volées hélicoïdales de manières générales ,s enroulent du départ à l arrivée autour d un axe central ,physique (pilastre) ou fictif (noyau à jour circulaire) dit communément en "colimaçon" .Ces escaliers permettent d avoir un confort relatif pour un encombrement au sol minimal .

1 La volée sur noyau plein ,se compose d un fut central autour duquel viennent s assembler les marches et contremarches entaillées (à la française) ,il est continu du départ à l arrivée, ce peut être un cylindre en bois massif ou recomposé , il peut être aussi polygonal ou torse .
Ou encore une succession de modules marches et entretoises assemblés en empilement par une longue tige filetée (type Lapeyre) .
Les volées à vis s inscriront dans une cage parallélépipède ou cylindrique .A l opposé du pilastre en périphérie on a recourt à des limons ou crémaillères (droit ou courbes) pour assembler les queues de marches . La photo de présentation du pas à pas en est un exemple superbe !!!

2 la volée sur noyau à jour , applique le même principe que à vis ,sauf que le centre est sur petits limons droit assemblés de manière polygonale ou à noyau circulaire en plan .L axe est donc fictif dans le jour ainsi évidé, et le dessous de l escalier est plus libre qu avec un pilastre central !

Exemples si dessous .

L escalier de meunier et échelle meunière

Ces types d ouvrages ,étaient réservés à un usage plutôt fonctionnel que décoratif ou meublant un intérieur .Il se trouvait à l origine dans les moulins , les pigeonniers ,les ateliers et autres locaux communs.
Ils sont de fabrications assez rustique et généralement en volées droites et raides (pentes supérieur à 45° pour les échelles meunières), sans contremarche et assemblés dans des limons latéraux à entailles débouchantes ou par taquets .
La plupart du temps , des tiges filetées se trouvent sous les marches ,d un limon à l autre pour solidariser le tout .A l heure actuelle ,on dit d un escalier intérieur sans contremarche type meunier ,les versions contemporaines sont calculées et travaillées avec soin !

L escalier meunier , à une pente assez moyenne ,qui permet de monter et descendre de manière standard ,la plupart du temps agrémenté de mains courantes ,il peut être droit ou à quartier tournant .Il peut être esthétique et meubler agréablement un intérieur!.

L échelle meunière , quand à elle ,est purement fonctionnelle ,elle accuse les pentes à plus de 45° ,elle doit généralement être montée à l aide des mains sur les marches ou les limons .Ces ouvrages doivent être réservé à des usages très épisodiques si possible (accès de grenier ,grange ,débarras, etc...) .

Exemples si dessous .

Publié Mis à jour

Partager  

Types d escaliers fin

l escalier à pas décalés ,alternés ou pas japonais

Ce type d ouvrages est réservé à des espaces restreints ,permettent d aménager des pièces d appartement supplémentaires (combles , mezzanine ,etc ...) ,en ne possédant pas nécessairement l espace pour créer un escalier traditionnel .
Ils sont très à la mode ces dernières années ,et le design souvent très décoratif dans les habitations actuelles .Ils peuvent être assemblés de manière traditionnelle ou on peut laisser divaguer l imagination en alliant fonction et rangement (cubes, modules etc ...)!
Par contre leur pente d escalier est très raide et leur usage est assez aventureux ,donc la nécessité de leurs apporter des éléments sécurisants est importante (main courante , barrière enfants ,etc ...) .

exemples ci dessous .

les escaliers escamotables, repliables ,déplaçables ...

Ces types d escaliers ,ne sont en général que purement fonctionnels mais il arrive dans certains cas que le travail soit tres soigné.
Qu ils soient escamotable pour atteindre un comble ,être repliable ou déplaçables pour libérer l espace (bibliothèque ,réserve de magasin ,etc ...) ,leur fabrication fait appel aux règles de construction de l escalier , auxquelles sont ajoutés des astuces mécaniques ,tout est affaire d inventivités !

Je me suis permis de mettre en lien ,l escalier de notre amis will ,qui est une belle illustration de combinaison entre le pratique et l esthétique ! et qui resume parfaitement les deux derniers types .
https://www.lairdubois.fr/crea...

exemples ci dessous

Publié Mis à jour

Partager  

Prendre les mesures d un escalier

Introduction

Quand un projet d escalier est statué ,et que l emplacement et le style sont prédéfinis ,il faut procéder à la prise des cotes nécessaires à son étude et sa fabrication .Cette étape est très importante et ne doit pas être faite à la légère .Le plus grand soin en termes de croquis et de clarté doit être apporté! C est la base d un ouvrage confortable , limiter les erreurs (souvent fatales) ,donc gain de temps futur .
Les outils de mesures contemporains sont très performants ,ils permettent de scanner une pièce en 3 dimensions et de travailler à l aide de l outil informatique avec une précision diabolique .
Malgré ces merveilleux moyens modernes ,j expliquerais la marche à suivre de manière traditionnelle ,qui sommes toutes est un scanner humain avec plus de saveurs !
Mais pour rester dans le vent ,les dessins et études avec les logiciels informatiques (sketchup ,autocad ,etc ...)sont vraiment intéressants ,ils permettent un gain de temps ,sans enlever l intellect que le praticien doit à son ouvrage .

Vérifications préliminaires

Avant toutes choses , il est nécessaire de vérifier :

1 Les niveaux des sols au départ de l escalier ainsi qu au palier l arrivée ,en long et en large . Un faux niveau induit une réserve de bois à la fabrication de l ouvrage pour pouvoir tabletter la base ,ou déterminer la hauteur à monter ,à l axe donné par la ligne de foulée et ainsi pouvoir installer un seuil partagé .
On vérifie aussi les niveaux ,aux emplacements des futurs gardes corps si il y a lieu (rien de pire que d avoir a tabletter les semelles , il vaut mieux avoir à caler) .
On en profite pour déterminer les futurs revêtements de sol à déduire au départ (épaisseur carrelage , ...) ,ou à ajouter à l arrivée (par exemple on ajoutera à la hauteur à monter 5 mm pour une moquette).
Ou encore déterminer la réservation des sols finis par calage ,si on prend les mesures sur sol brut.

2 Les aplombs des parois (mur d échiffre)ou sera accolé un escalier ,de manière à prévoir au tracé de l épure , des réservations ,ou des habillages si les parois sont trop déformées . Tracer au sol les aplombs de l arrivée de la trémie ou chevêtre .
Les aplombs des parois ou serons accolés les poteaux ,demi poteaux ,des gardes corps .

3 Les équerrages des parois (mur d échiffre) entres elles ,ainsi que ceux du chevêtre .Les équerrages du palier ainsi que celui retracé au sol précédemment , des retours pour les gardes corps .
Tout de manière à anticiper pour le tracé de l épure au cas ou ! Exemples ,nous aurons peut être à jouer sur les arasements des mains courantes et semelles des gardes corps pour dévier un faux équerre , ou faire varier de manière conique la plaquette d arrivée .

4 Les rectitudes des parois (mur d échiffre) ou seront accolés les éléments avec quelques coups de règles en long et en travers .

5 quelques vérifications physiques ,comme la solidité des sols (rénovation) ,des murs d échiffre (pour anticiper la fixation des crémaillères par exemple) ,la solidité de l arrivée (solives ,dalle ,etc ..),le dégagement d une porte ou d une fenêtre , le plafond à l échappée de tète si il y a une réservation de finition (on peu perdre quelques centimètres en hauteur).Important aussi de mesurer les passages sur les chemins qu emprunteront les éléments montés de l escalier ,en effet il arrive d avoir peu de dégagement pour entrer dans la pièce qui reçoit l ouvrage ! Un démontage sur place est très aventureux

.

La pige (première cote)

Le procédé de la pige à fait ces preuves depuis bien longtemps ! Cet accessoire à une utilité primordiale , elle est un gain de temps et de précision non négligeable , Depuis la prise de cote à la pose d un l escalier.
Elle se compose d une règle en bois ou cp ,d environ 10 cm de largeur et de longueur supérieure à la hauteur à monter .
Des que les niveaux finis sont déterminés ,on place la pige d aplomb depuis le sol (fini) jusqu’à l arrivée contre le palier ,et on trace de niveau un repère correspondant au sol (fini) de l étage ainsi que l épaisseur du palier (on y ajoutera ensuite la réservation de revêtement si il y a lieu) .
Ensuite quand interviendra le calcul de l escalier ,on y tracera toutes les divisions de hauteurs numérotées .
Ainsi cette pige servira à re transférer de manière constante toutes les divisions utiles au tracé d épure et développements, puis à la fabrication .
On évitera ainsi de devoir régler plusieurs fois le compas , ce qui pourrait avoir des conséquences sur la précision d exécution .
Elle servira aussi à la pose comme référence ,pouvant à tout moment vérifier les hauteurs de n importe quelles marches . sur les limons ,crémaillères en place ,etc ...
Voila ! la toute première cote est prise ! La hauteur à monter de l escalier .

Publié Mis à jour

Partager  

Prendre les mesures d un escalier suite

Transcriptions de la prise de cotes

Les diverses vérifications faites et La pige étant tracée ,il faut retranscrire toutes les cotes utiles ainsi que les informations diverses pour l étude et la fabrication de l escalier en projet .Pour cela il faut procéder comme un "scanner humain" et réfléchir en trois dimensions .
Dans l absolut ,une prise de cote doit pouvoir être comprise ou reprise par n importe quel ouvrier qualifié .

L escaliéteur ,se munis d un bloc (A4) ou d une chute de panneau ,ainsi que ses accessoires de dessin à utiliser .Il doit prendre ses cotes dans le calme si possible et ne pas se laisser distraire !

1 Tracer la vue en plan de l espace qui accueillera l escalier (un croquis de la pièce à peu près en proportions suffit) ,avec un double décimètre ou la lame de l équerre .On y matérialise les parois (mur d échiffre) , le seuil d arrivée ou la mezzanine suivant le cas , les diverses ouvertures , retour de parois ,éléments divers qui pourraient être présents dans la cage (radiateur, wc ,trémie de sous sol ,etc ...) .
On y matérialise l esquisse du futur escalier en lieu et place ainsi que son sens d orientation (départ ,arrivée).
Enfin nous prenons toutes les dimensions utiles et nous les inscrivons à l aide de flèches sur le croquis .

2 Tracer la ou les vues des parois (mur d échiffre) accolées à l escalier . Sur celles ci , on matérialise les reculées connues ,les seuil ou mezzanine d arrivée ainsi que tout éléments présent dans et au dessus de la cage et qui pourraient être pris en compte lors du calcul (échappées de tète par exemple ) ou fabrication de l escalier (porte ,fenêtres ,retour de mur ,radiateur ,sous pente de toiture ou plafond rampant ,etc ..).
Puis on prends nos dimensions et on les notes.

3 tracer le détail de la hauteur à monter ,puis en mesurant la pige ,retranscrire les dimensions de hauteur et de l épaisseur de la trémie . Il faut parfois dans certains cas ,coter des détails dans l épaisseur de trémie(tuyaux ,gaine Electrique ,etc) à prendre en compte à l étude ou à la fabrication .

4 Noter les diverses informations utiles à l étude et fabrication (essence ,croquis de style ou de détails, réservations , finition ,teinte , informations à donner après étude (ex hauteur de sorties électrique de luminaires sur parois ) , etc ...)

5 Impératif de vérifier d un coup de mètre toutes les mesures que vous venez de transcrire une seconde fois !!! Si tout est correct en route pour l étude .

Tout cela n est peut être pas très agréable à lire ,mais tout est important pour fabriquer un escalier, ce sont des ouvrages chronophages ,une erreur et souvent fatale et peut coûter très chère ,perdre quelques minutes pour tout revérifier peut vous faire gagner des heures ,tous les atouts doivent être de votre coté cqfd!

.

Ci dessous quelques exemples de prise de cotes .

fig 1 Pour escalier volée droite avec chevêtre (calcul d échappée de tète),et escalier hélicoïdal avec trémie circulaire .

fig 2 Pour escalier courbe départ sous mezzanine .

fig 3 Pour escalier droit volée 1:4 tournant à gauche .

fig 4 Pour escalier droit à trois volées avec paliers de distribution et d échappement .

à suivre

Publié Mis à jour

Partager  

Prendre les mesures d un escalier suite 2

Les prises de cotes particulières introduction

Nous n avons pas toujours la chance d avoir une cage libre avec des parois parfaites en droit et en équerre ,arrivant sur un palier tout aussi parfait ,avec 5 mesures à prendre pour fabriquer un escalier ,ce serai trop facile !!!
En effet les cages peuvent être avec une géométrie plus complexe (faux niveaux ,faux aplomb , vue en plan des murs d échiffres non carré, en courbe, etc ...)

le sol de la cage d escalier vue en plan

Elle n est pas toujours à 90° pour accueillir un escalier ,elle peut être de faux équerre naturellement (rénovation ,mur pas toujours droit) ou intentionnellement (déco) ,ou encore courbes régulières ou irrégulière (parois circulaire) .Dans tous les cas ,nous devons relever les angles ou axes de courbes , génératrices de courbes gabarits ,etc .. ,de manière à pouvoir les retranscrire précisément sur nos études et épures .

Relevé de murs d echiffre en faux équerre ou en angle

cette action se fait par triangulation .Les architectes procèdent ainsi pour le relevé des pièces d une maison .
Ils mesurent deux longueurs de mur depuis un angle ,et ensuite ils en mesurent la diagonale.
En reportant la triangulation sur leurs plans ,les biais des pièces serons exactement comme dans la réalité. .
Pour l escalier c est pareil , il suffit de tracer deux points identiques de chaque coté de l angle au sol à la base des murs , puis de relier ces deux points ainsi trouvés par une diagonale , mesurer celle ci .
Enfin on retranscrit les mesures sur notre bloc avec un petit croquis coté .
Plus tard en se servant d un compas ,à l étude ou à l épure ,on pourra retracer précisément nos angles et ainsi recouvrer convenablement la géométrie réelle de nos murs .

fig 1 De chaque coté de l angle j ai tracé un point 1500 mm sur chaque mur , ensuite reliés les deux point par une diagonale ,et enfin mesuré la diagonale 2300,4 mm.
Sur mon étude ou sur l épure , je tracerai une droite segmentée à 1500 mm ,et depuis les deux points de mon segment ,je tracerai deux arc de cercles ,respectivement à 1500 mm et l autre à 2300,4 mm , puis en reliant les points du segment à l intersection des arcs de cercles , je retrouverai faux équerre de ma cage parfaitement identique à la réalité .

fig 2 C est la même chose mais pour deux angles (rentrants) à relever .

fig 3 Pour mur à deux angles (sortants) à l aide de règle et d équerre ,on aligne les murs , puis on trace au sol des points à prendre par retours à l équerre et diagonales , et enfin on mesure le tout et on retranscrit nos triangulations sur un croquis coté .

Relevé des murs d échiffre courbes (régulier)

Cette action est un peu plus complexe ,car il faut retrouver un centre mesurable .
Pour cela la règle géométrique la courbe par trois points utilisée.
Elle permet à l escaliéteur ,d avoir des mesures à utiliser, et par traçage retrouver le centre de ses courbes pour les études et épures .
Avec ce procédé , son plan se retrouvera avec la courbe réelle de son mur d échiffre .

Rappel du principe de la courbe par trois points

1 On recherche le centre de la portion de courbe X
2 On trace trois points sur cette courbe A-B-C (les plus espacés possible entre eux).
3 On trace les segments AB et BC
4 On élève les perpendiculaires aux deux segments AB et BC
5 L intersection des perpendiculaires nous donne le centre de la portion de courbe X

Le mur d echiffre circulaire concave est une parois creuse ,contre laquelle notre escalier sera accolé (coté crémaillère) .
Dans ce cas ,il suffit de tracer trois points sur la courbe au sol , ensuite d élever les perpendiculaires au deux segments donnés par les trois points .
L intersection des perpendiculaires ,nous donne la mesure exact du rayon de notre mur en plan .

Le mur d echiffre circulaire convexe est une parois bombée ,contre laquelle notre escalier sera accolé (coté crémaillère).

Dans ce cas ,la prise de mesure est un peut plus complexe , car nous n aurons pas tout de suite la longueur de notre rayon .
En effet ,le centre se retrouve ""dans le mur" ,donc il faut retrouver une triangulation de points pour pouvoir retrouver notre centre à l étude et épure ,et pouvoir la tracer au compas !

La méthode ci dessous ,est assez facile à mettre en oeuvre ,avec une grande règle et une grande équerre !

1 On positionne la règle au sol à peut près à l axe de notre mur , et on trace un repère "mur règle" .
2 Depuis les bouts de cette règle ,au sol , on élève des perpendiculaires jusqu au mur .
3 On mesure les deux perpendiculaire de chaque coté et on retranscrit ces mesures sur un croquis .
4 A l étude ou à l épure , entre la longueur et l axe de la règle ,et , les longueurs des perpendiculaires ,nous possèdons sur le papier une triangulation ,qui nous permettra de retracer la courbe identique à la réalité . !

Relevé des murs d échiffre irréguliers

Pour un mur d echiffre grande longueur ,il n est pas aisé de faire des gabarits (trop de panneaux ,trop de temps ,etc ...)!
La solution est de prendre plusieurs droite génératrices à l équerre depuis une règle divisée en segments reguliers , de les mesurer ,et de les retranscrire sur un croquis coté .
A l étude ou à l épure ,on reconstruira les génératrices que l on reliera à l aide d une cerce , qui nous donnera le profil du mur d echiffre irrégulier .

Pour des murs non lisses (pierre apparente ,briques , murs anciens gondolés,etc ...) il est préférable de prendre à la règle la moyenne en droit ,puis de trianguler le faux équerre .
Cette méthode permet de mesurer des murs d echiffre droit ,et pouvoir les retranscrire .
Les irrégularités entre le mur et le faux limon ou crémaillère , serons masquées à la pose par comblement (chant plat , baguette ,enduit ,etc ..)

Publié Mis à jour

Partager  

Prendre les mesures d un escalier suite 3

Les niveaux (départ et arrivée)

Parfois , les niveaux de sols au départ ou arrivée de l escalier ne sont pas réguliers, laissés en l état (sol anciens en tomettes , dalles de pierre , parquet étage etc ..) .
Pour toutes les mesures utiles à l étude et fabrication ,nous devons partir de mesures fiables et constantes jusqu à la pose .
En l occurrence la hauteur à monter de l escalier sol à l étage doit être une mesure considérant des sols finis !
Dans l absolut ,si vous prenez les mesures de la hauteur à monter alors que votre sol est de faux niveau ,votre escalier sera ou trop court ,ou trop long .
Cela au final induit une marche de départ à amputer ou à caler (imaginez 5 cm de faux niveau), ou la marche d arrivée qui dépasse ou trop basse par rapport au plancher .
Pour remédier aux aléas des faux niveaux il y à quelques précautions à prendre .

Faux niveau au départ de l escalier

1 faux niveau montant et descendant
Ils ne serons pas compliquer à compenser ! Il s agiras d ajouter de la hauteur à monter pour un sol montant ,ou d enlever de la hauteur à monter pour un sol descendant .
Mais comme la reculée de l escalier n est pas encore définie ,on ne sait pas quelles longueur ajouter ou enlever ?

La méthode est de tracer une longueur de référence depuis l aplomb de l arrivée ,puis on installe de niveau une règle au sol en calant , ensuite on mesure l espace entre le sol et le dessous de la règle .
Tout cela nous donne une triangulation à retranscrire pour tracer à l étude notre faux niveau fidèle à la réalité . Au final après calcul de l escalier ,nous aurons la reculée puis la hauteur à monter définitive pour la fabrication .

2 faux niveau latéral et sols "gauche"
Le même principe est mis en oeuvre pour des sols en faux niveaux latéraux ! On devra ajouter ou enlever à la hauteur à monter définitive par rapport à la hauteur à monter physique sur place.

Pour des sols "gauche" (de faux niveau dans les deux sens) Le procédé est de recréer un sol fictif ,depuis un carré ,et de mesurer les différences du niveau !
Il doit être le plus grand possible ,ensuite sur un croquis coté on retranscrit les informations.

En résumé ces différentes prises de cotes ,doivent être lisibles et précises ,elle serviront à recréer votre sol au calcul de l escalier .Des que vos reculées seront définies ,vos hauteurs vraies pourront être définies par application de la règle de trois en fonction de vos pentes ainsi transcrites.

Faux niveau à l arrivée de l escalier

1/ Faux niveau montant ou descendant à l arrivée
Premier cas de figures ,si votre sol d arrivée et montant ,sur un sol fini (sol ancien remarquable (pierre ,tomettes parquet historique , etc...)) ,la hauteur à monter se mesurera au seuil .
Si ce sol d étage à vocation à être rénové (donc remis de niveau) il faut connaitre les critère de cette restauration pour définir la réserve à ajouter (lambourde ,revêtement , etc ...).

Second cas de figure ,si votre sol d arrivée et descendant ,le seuil fait acte de cote sol fini (une remise à niveau du sol de l étage peut être faite ultérieurement)

2/ Faux niveau latéral à l arrivée
On prendra généralement la cote de la hauteur à monter en axe à la ligne de foulée ,ce qui partagera le faux niveau. Puis à la pose ,on ajoutera un seuil vissé ,ou on affleurera le parquet d un coté et la plaquette de l autre coté .

3/ Faux niveau de l étage concernant des gardes corps
Comme pour n importe quel sol irrégulier ,il faut partir sur une géométrie de base et prendre les mesures des différences de niveau ,de manière à ajouter des réserves à la fabrication .
Si les sols ou seront situé les garde corps sont montants ou descendants ,on préconisera une fabrication sur poteaux avec lisse décalée du sol pour accueillir les balustres . Ceci permettra de couper uniquement les poteaux à la pose (la même chose avec des semelles ,serai cauchemardesque).

4/ niveaux déterminés par des éléments préexistants
Dans certain cas ,votre escalier doit démarrer d une ancienne margelle (marche de de départ en pierre) ou depuis un escalier en pierre , ou encore un escalier ancien incomplet qu il faut restaurer .
Si possible recaler de niveaux des anciens éléments , puis les prendre comme base à la prise de cotes et les positionner sur le papier par un croquis coté .
Si ces éléments ne sont pas réguliers ,alors on procède comme ci dessus pour calculer les réserves et compensations! !

Publié Mis à jour

Partager  

Prendre les mesures d un escalier fin

Les faux aplombs

Imaginons un escalier à l intérieur ou à l extérieur d une pyramide ou d un cône ,votre plan au sol sera carré ou circulaire ! mais du fait ,qu il y a pente de l ouvrage ,sa géométrie variera en fonction de son ascension par rapport au faux aplomb des parois .
En effet ,si votre escalier est à l intérieur (mur en surplomb) ,les crémaillères ou les limons ,biaiserons à l intérieur de la vue en plan ,et si votre escalier est à l extérieur (mur en talus),vos limons ou crémaillères biaiserons à l extérieur de la vue en plan!
Il est nécessaire de relever ces faux aplombs ,pour pouvoir calculer votre escalier !

Mur d échiffre en surplomb

Cette paroi aura la particularité de faire entrer votre crémaillère à l intérieur du plan , il faudra donc prendre en compte cette variation !
Pour prendre cette mesure et la transcrire ,on prend comme base l aplomb de l arrivée ,et l on mesure l écart au sol entre la règle et la parois . Ensuite sur la pige qui détient les informations de la hauteur à monter ,on retranscrit cet écart en chiffres et un deux traits symbolisant le sens de la pente du mur par rapport à l aplomb de la règle .
La mesure pour trianguler sera toujours la hauteur à monter considérée sol fini !

Mur d échiffre en talus

Cette paroi aura la particularité de faire sortir votre crémaillère à l extérieur du plan .On pratique de la même manière ! Sauf que l écart se trouve à l arrivée .

prise de cotes des chevêtres (trémies)

On parle de chevêtres ou trémies ,c est en général la même chose !
Un chevêtre (enchevêtrement) est l assemblage d éléments (solives bois ou métal) pour constituer un passage dans un plafond ou plancher (chevêtre cheminée ,chevêtre escalier ,ect ...).
Une trémie est plus volontiers nommée quand ce passage est en béton coffré dans une dalle.
Ces prises de cotes sont importantes ,car elle serviront à calculer l enmarchement , les échappées de tète ,ainsi que les reculées d un escalier .De plus quelques fois ,ce chevêtre ou trémie ,ne sera pas d équerre ,ou polygonales ,ou circulaires.

Prise de cotes pour trémie en faux équerre

Deux méthodes sont couramment utilisées traditionnellement :
1 Par triangulation depuis le mur d échiffre , après avoir plombé et tracé au sol .
2 A l équerre depuis l étage .
Le tout retranscrit sur le papier .

Prise de cotes pour trémies polygonales et circulaires

La meilleure méthode ,est ce caler une ou plusieurs feuilles de cp sous le trémie (au plafond) ,puis d en tracer le périmètre intérieur en gabarit par le dessus .

Prise de cotes de détails d arrivée

L arrivée au chevêtre ou à la trémie d un escalier , n est pas toujours constituée d un bloc compact et solide ,ni un repos simple de vos crémaillères ou limons ,qui se résumerait à une simple coupe !
En effet plusieurs cas peuvent vous demander un travail plus compliqué à exécuter.

Exemples :

1 Votre arrivée est un chevêtre fait de solives et de lambourdes (bois ,métal , ou mixte)!
Il faut détailler l ensemble et le coter sur papier , voire prendre le profil au gabarit (IPN) .
Le but est de pouvoir placer correctement vos entailles futures , pour un repos optimum des limons et crémaillères sur les parties porteuses des solives (un escalier ne doit jamais appuyer sur du parquet ou ni sur des lambourdes).(scan 1)

2 L arrivée peut aussi se située sur une vieille poutre pas toute à fait régulière ,il faut mesurer et prendre le profil au gabarit si il y a lieu .
Si on arrive sur une dalle en béton ,et qu il y a une chape carrelage ou revêtement ,il faut mesurer les différents composants.
En effet il faudra entailler la chape pour que vos bois ne reposent que sur la dalle (ne jamais faire reposer sur une chape).(scan 2)

3 Votre arrivée sera peut être en pente ! il faut relever les angles . Enfin ,votre arrivée peut être encombrée d éléments à contourner (tuyaux ,gaines électriques etc...), dans ce cas le relevé de mesures et le profil au gabarit des différents est indispensable .
(scan 3)

En résumé
Ce chapitre est parfois ingrat à lire ,mais il est capital de connaitre tous les critères de votre cage d escalier .
Des mesures propres et fiables ,éviteront bien des déboires pour sa création future ,et se resentira immédiatement à l étude .
le temps perdu en vérifications diverses ,se change vite en temps gagné !

Publié Mis à jour

Partager  

Le calcul et l étude d un escalier 1 le module de l escalier

Introduction

Maintenant que nos mesures sont couchées sur le papier , il faut passer à ce que l on appelle l étude de l escalier proprement dite .Cette étape est importante ,car elle va permettre à l escaliéteur de calculer au mieux son ouvrage pour un usage optimum futur . Elle permet aussi d en visualiser l esthétique ,des contraintes ,le débit ,ainsi que de définir au cas ou ,des moyens à mettre en oeuvre pour la pose (transport ,le montage démontable ou définitif , etc ...) .
Cette démarche à l avantage de se faire dans le confort et le calme d un bureau , elle nous apportera une connaissance parfaite du futur escalier à construire ,et nous libérera de réflexions chronophages au traçage et l usinage ,sources d erreurs souvent fatales.

Le pas d un escalier ou module

Le "module ou pas" est la règle de base au calcul d un escalier ,c est la première chose que l on apprend quand on étudie cet art .Elle est commune à toutes les professions créatrices d escaliers .
Elle est le fruit de la réflexion de Nicolas-François Blondel (1618-1686) mathématicien ingénieur du roy , passé à la postérité grâce à son Cours d'architecture .
Il y développe pour la première fois la règle de calcul des escaliers ,qui est utilisée depuis de manière universelle . Elle nommée formule de blondel .

La formule de Blondel est énoncée ainsi : M = 2H + G (Module = 2 hauteurs + 1 giron)

exemple : 2 hauteurs de 17 cm + une largeur (giron) de 26 cm = pas ou module de 60 cm

Nicolas-François blondel dans ses recherches de calcul de l escalier , mesure le pas d un homme dans l action de la marche normale (distance de franchissement par le pied sur un plan horizontal) ,soit 64 cm .
Il constate que chaque fois que le pied s élève de une unité ,la valeur de l horizontale se réduit de deux unités .
Enfin dans un escalier, que la somme de deux hauteur de marches + un giron doit rester constante d un pas ,soit 64 cm .
Le résultat recherché ,est que l effort de l utilisateur d un escalier ,reste constant malgré la variation du dénivelé.

Dans le calcul de pas d escalier ,il est impératif de ne jamais descendre en dessous de 58 cm (cas extrêmes) ,et de ne jamais aller au delà de 64 cm ,car l inconfort généré par le dépassement peut être source d accidents.
Dans les ateliers de fabrication ,il est de bon ton de dire que le calcul idéal se situe au dessus de 60 cm ,pour une hauteur de marche de 17 cm et d un giron de 26 cm .
Pour les hauteurs de marches ,il est recommander de ne pas descendre en dessous de 12 cm ((giron max 40 cm) (escalier monumentaux) ,et de ne pas aller au delà de 32 cm (échelle verticale giron nul)

Ci dessous résumé du travail de blondel
un pas horizontal (soit 64 cm hauteur nulle) , (2 x 0 cm) + 64 cm = 64 cm.
un pas en dénivelé (soit giron 44 cm pour 10 cm de hauteur),( 2 x 10 cm) + 44 cm = 64 cm.
un pas vertical (soit deux hauteur de 32 cm giron nul) , (2 x 32 cm) + 0 cm = 64
cm .

Application théorique du module de l escalier

Quand on pratique l étude d un escalier ,cela passe évidemment par le calcul en règle de l ouvrage .
Nous possédons sur le papier une hauteur à monter ou dénivelé ,ainsi que d une reculée .
En fonction de ces éléments de mesures ,je doit calculer le nombres de marches et leur hauteurs , de manière à ce que l usage de mon escalier soit le plus naturel possible .
Pour cela j applique la règle de blondel.
Ci dessous ,j explique de manière très simplifiée le principe , sur un escalier à volée droite de 3000 mm de hauteur à monter et 3895 mm de reculée .Des démonstrations en situations seront développées dans les prochains chapitres .

Etape 1 Je désire connaitre le nombre de hauteurs de marches théorique pour ma base de calcul !
Pour cela ,je prend ma hauteur à monter soit 3000 mm ,et je la divise par 170 mm (qui correspond à la hauteur de marche idéale) 3000/170 = 17.6 hauteurs ,en arrondissant cela me donne 18 hauteurs .

Donc en résumé ,j ai 18 hauteurs à diviser ,par contre je n aurais que 17 girons en vues de dessus (le 18 eme étant au palier il est considéré nul).

Etape 2 On divise la hauteur à monter par le nombre de hauteurs de marches théoriques , puis on divise la reculée par le nombres de girons théoriques.
Je procède à des essais de calcul ,effectivement on ne tombe pas toujours la première fois sur la bonne proportion !

A Premier essai: Avec 18 hauteurs de marches .

Hauteur 3000 : 18 = 166,66 mm
Reculée 3895 : 17 = 229,11 mm
Module 166,66 x 2 = 333,32 mm /////////333,32 + 229,11 = 562,43 mm ou 56,24 cm

Nous sommes en dessous de 58 cm ,donc à rejeter , l escalier sera "piétinent" (schéma rouge).

B deuxième essai : Avec 17 hauteurs de marches .

Hauteur 3000 : 17 = 176,47 mm
Reculée 3895 : 16 = 243,43 mm
Module 176,47 x 2 = 352,94 mm /////////352,94 + 243,43 = 596,37 mm ou 59,63 cm

Nous sommes très approchant des proportions idéales (schéma en jaune).

C Troisième essai : Avec 16 hauteurs de marches .

Hauteur 3000 : 16 = 187,5 mm
Reculée 3895 : 15 = 259,66 mm
Module 187,5 x 2 = 375 mm /////////375 + 259,66 = 634,66 mm ou 63,46 cm

Nous sommes toujours dans les proportions de la formule de blondel ,mais nous avons une hauteur de marche de 187,5 cm , ce qui s éloigne de la hauteur de marche idéale (schéma bleu)

En résumé le choix se portera sur B le second calcul ,qui est le plus approchant des mesures et du module idéal

!

Pente de l escalier

Nota : La mesure de reculée et des girons ,se prend impérativement sur la ligne de foulée !

La hauteur et la reculée ,nous donne une triangulation qui correspond à la pente d un escalier exprimée en degrés.

Les pentes douces : De 0° à 20° sont réservée aux pans inclinés , aux pentes , aux suite de degrés longs .

Les pentes faibles : De 20° à 25° sont réservées aux escaliers d extérieur (jardin)

Les pentes moyennes : De 25° à 40° sont les pentes idéales pour les escaliers d habitations

Les pentes fortes : De 40° à 45° sont réservée aux escalier de cave ,garage , grenier .

Les pentes Raides : De 45° à 70° sont réservées aux échelles meunière .

Les pentes très raides : De 70° à 90° sont réservées aux échelles

Le diagramme ci dessous est à titre informatif des conditions idéales de pentes d escalier !
Dans la réalité ,il n est pas toujours aisé d y arriver ,on doit souvent se contenter de les approcher au plus près ,cqfd

.

Publié Mis à jour

Partager  

Le calcul et l étude de l escalier 2 la ligne de foulée

La ligne de foulée

La ligne de foulée ,est un tracé fictif qui matérialise le chemin parcouru par l usagé sur un escalier.
Elle est essentielle au calcul des escaliers , notamment pour les volées tournantes ou courbes dont elle symbolise la pente moyenne .
Sans elle il est impossible de calculer un escalier ,ni d articuler ses marches !
On la trace à l axe de l emmarchement sur la vue en plan de l étude ou de l épure ,et on matérialise le sens de la montée par une flèche.

Important : Cette ligne se trace depuis la hauteur théorique de la marche de départ , jusque à la hauteur de marche d arrivée (plaquette), celle ci étant exclue puisque déjà tracée sur la vue en plan et faisant partie du palier .
Ce qui induit que le calcul blondel sera toujours avec une hauteur de plus que les marches dans la division ( exemple 15 hauteurs pour 14 marches (girons).

Pour les escalier excédant 1 mètre de largeur ,elle sera toujours tracée à 50 cm de la rampe intérieur de celui ci.
Dans le cas particulier des escalier à vis ,cette ligne sera tracée à 60 cm de l axe du pilastre .

C est sur cette ligne directrice que serons divisés les girons pour le calcul de l escalier ,qui , eux même articulerons les marches balancées ou rayonnantes dans les virages .
C est sa longueur totale qui sera la reculée de base pour calculer la pente de l escalier.

Pour une volée droite ,c est une ligne droite .
Pour une volée à quartier tournant c est une succession de droites et de courbes.
Pour une volée courbe ,c est une courbe (régulière ou irrégulière)

quelques exemples ci dessous

Calculs d escaliers complexes théoriques

Nota : Les démonstrations qui vont suivre ,sont très simplifiées pour expliquer le principe du calcul !

Calcul applicable aux escaliers quartiers tournants

Soit un escalier quart tournant à gauche : Hauteur à monter 2800 mm
Murs d echiffres 3400 mm et 1985 mm

1 On trace la vue en plan (sol de la cage ) de l escalier ,puis à l axe on trace la ligne de foulée .
2 Dans le virage ,en prenant comme centre l angle de la volée ,on trace un arc de cercle tangent aux portions droites de la ligne de foulée .
3 On mesure les parties droites , et la portion courbe par calcul soit :( PY x Diamètre) : 4 ou dans le cas présent (3.14 x 1000) : 4 = 785 mm
4 On additionne les trois mesures 2400 mm + 985 mm + 785 mm = 4170 mm
5 La base de calcul est : hauteur à monter 2800 mm et reculée à la ligne de foulée 4170 mm
6 En triangulant la hauteur et le reculement ,par tracé et rapporteur , je connais déjà la pente de l escalier soit 33,9° (Très confortable)
7 Je calcule le nombre de marches théorique soit : 2800 mm : 170 mm (qui correspond à la hauteur de marche idéale) = 16,4 arrondi = 16 hauteurs de marches

A Premier essai: Avec 16 hauteurs de marches .

Hauteur 2800 : 16 = 175 mm
Reculée 4170 : 15 = 278 mm
Module 175 x 2 = 350 mm /////////350 + 278 = 628 mm ou 62,8 cm

Le calcul se trouve dans le module (max 64 cm) ,mais je préfère vérifier si un autre calcul serai encore plus approchant de l idéal

B Deuxième essai: Avec 15 hauteurs de marches .

Hauteur 2800 : 15 = 186 mm
Reculée 4170 : 14 = 287,85 mm
Module 186 x 2 = 372 mm /////////372 + 287,85 = 659 ,85 mm ou 65,98 cm

Je dépasse largement les 64 cm de pas ,donc à rejeter !

C Troisième essai: Avec 17 hauteurs de marches .

Hauteur 2800 : 17 = 164,7 mm
Reculée 4170 : 16 = 260,62 mm
Module 164,7 x 2 = 329,4 mm /////////329,4 + 260,62 = 590,02 mm ou 59,02 cm

Je suis dans le module ,mais en dessous de 60 cm

En résumé Le premier calcul A correspond le mieux à cet escalier . La pente très confortable 33,9° ,avec des hauteurs et girons proches de l idéal !
C Pourrait aussi passer ,mais avec A j ai une marche à fabriquer en moins !(le gain de temps est aussi un critère de sélection)

Calcul applicable aux escaliers courbes

Soit un escalier courbe à jours circulaire regulier à droite sur mur d echiffre circulaire regulier :
Hauteur à monter : 3200 mm
Largeur totale de la volée : 1000 mm depuis le mur d echiffre
Rayon du mur d echiffre 3288,6 mm
Angle de la cage après tracé : 108,6°

1 On trace la vue en plan (sol de la cage circulaire) de l escalier ,puis à l axe on trace la ligne de foulée au compas (rayon 2788,6 mm).
2 On calcule la longueur de la ligne de foulée (secteur circulaire) : ((2788,6 x 2) x 3.14) = 17512,408 mm

17512,408 mm: 360° = 48,64 mm //////// 48,64 mm x 108,6° = 5282 mm
3 En triangulant par tracé et rapporteur la longueur de la ligne de foulée ,on détermine la pente de l escalier ,soit : 31,2° (très confortable)
4 La base de calcul est : hauteur à monter 3200 mm et reculée à la ligne de foulée 5282 mm
5 Je calcule le nombre de marches théorique soit : 3200 mm : 170 mm (qui correspond à la hauteur de marche idéale) = 18,82 arrondi = 19 hauteur de marches

A Premier essai: Avec 19 hauteurs de marches .

Hauteur 3200 : 19 = 168,4 mm
Reculée 5282 : 18 = 293,4 mm
Module 168,4 x 2 = 336,8 mm /////////336,8 + 293,4 = 630.2 mm ou 63 cm

Le calcul se trouve dans le module (max 64 cm) ,mais je préfère vérifier si un autre calcul serai encore plus approchant de l idéal

B Deuxième essai: Avec 18 hauteurs de marches .

Hauteur 3200 : 18 = 177,7 mm
Reculée 5282 : 17 = 310,7 mm
Module 177,7 x 2 = 355,4 mm /////////355,4 + 310,7 = 666 mm ou 66,6 cm

Je dépasse largement les 64 cm de pas ,donc à rejeter !

C Troisième essai: Avec 20 hauteurs de marches .

Hauteur 3200 : 20 = 160 mm
Reculée 5282 : 19 = 278 mm
Module 160 x 2 = 320 mm /////////320 + 278 = 598 mm ou 59,8 cm

Je suis pratiquement dans le module idéal à 60 cm

En résumé Le calcul C me parait être le plus approchant de l idéal !
DE plus il agit d un escalier courbe ,les tracés de marches servent de génératrices au développement des courbes ,donc c est utile d en avoir une de plus !

Calcul applicable aux escaliers hélicoïdaux

Soit un escalier hélicoïdal à vis à droite : Hauteur à monter 2600 mm
Diamètre 2000 mm

1 On trace la vue en plan (sol de la cage ) de l escalier ,son axe ,son diamètre ,le départ et l arrivée .
2 En prenant comme centre l axe de l escalier ,on trace un arc de cercle à 600 mm qui sera la ligne de foulée .
3 On mesure la portion courbe de la ligne de foulée par calcul soit : ((1200 x 3.14) : 4) x 3 = 2826 mm
4 La base de calcul est : hauteur à monter 2600 mm et reculée à la ligne de foulée 2826 mm
6 En triangulant la hauteur et le reculement ,par tracé et rapporteur , je connais déjà la pente de l escalier soit 42,6° (Forte)
7 Je calcule le nombre de marches théorique soit : 2600 mm : 170 mm (qui correspond à la hauteur de marche idéale) = 15,29 arrondi = 15 hauteurs de marches

A Premier essai: Avec 15 hauteurs de marches .

Hauteur 2600 : 15 = 173,33 mm
Reculée 2826 : 14 = 201,85 mm
Module 173,3 x 2 = 372 mm /////////372 + 201,85 = 548,45 mm ou 54,8 cm

Le calcul et largement en dessous de 58 ,donc à rejeter !! Je constate que mon escalier à une pente forte ,je vais enlever des hauteurs .

B Deuxième essai: Avec 14 hauteurs de marches .

Hauteur 2600 : 14 = 185,7 mm
Reculée 2826 : 13 = 217,3 mm
Module 185,7 x 2 = 371,4 mm /////////371,4 + 217,3 = 588,7 mm ou 58,8 cm

Je suis dans le module ,proche de 60 cm

C Troisième essai: Avec 13 hauteurs de marches .

Hauteur 2600 : 13 = 200 mm
Reculée 2826 : 12 = 235,5 mm
Module 200 x 2 = 400 mm /////////400 + 235,5 = 635,5 mm ou 63,5 cm

Je suis dans le module ,mais avec des marches de 200 mm de hauteur (pas très confortable d usage)!

En résumé Le Deuxième calcul B correspond le mieux à cet escalier . La pente est forte 42,6° ,mais avec des hauteurs et girons correct par rapport à l idéal et il est le plus proche de 60 cm!

Publié Mis à jour

Partager  

Le calcul et l étude de l escalier 3 le giron

Le giron et la hauteur de marche

Avant d aborder le chapitre des positionnements des marches droite , balancées et rayonnantes sur l étude et l épure ,il est important d aborder ce petit article à propos des girons et des hauteurs de marches .
En effet il y a plusieurs écoles pour s en servir . Chaque escaliéteur choisi sa technique pour se servir d un giron ou d une hauteur de marche ,je m explique !

LE GIRON :

On a coutume de dire ,que la définition d un giron ,c est la mesure entre deux nez de marches consécutifs , c est vrais !
Mais cela peut aussi bien représenter la mesure entre les faces consécutives de deux contremarches!

A: Certains ,quand ils matérialises leurs girons sur la ligne de foulée de la vue en plan ou de l épure ,ils expriment les nez de marches.

B: D autres ,( c est mon cas) ,quand ils matérialises leurs girons sur la ligne de foulée de la vue en plan ou de l épure ,ils expriment les faces de contremarches (elles seront fictives en cas d escalier de meunier) .

Pourquoi ?

A: certains préfèrent visualiser leur escalier fini en vue de dessus ,ils ajoutent ensuite au tracé leur nez et leur épaisseurs de contremarches à l arrière du nez de celles ci .

B: d autres préfèrent visualiser la face des contremarches ,car elles représenteront la perpendiculaire au limons courbes ,en effet il est plus aisé d entailler les contremarches a vif ,que d avoir à prévoir les déformations des entailles induites par leurs reculements dans une courbe !
J y reviendrai plus tard dans le chapitre des escaliers courbes.
Sur la vue en plan ,il me semble plus logique de faire "sortir" le nez de marche de la contremarche ,et d ajouter l épaisseur de celle ci à l arrière de sa face .

LA HAUTEUR DE MARCHE

A: Certains préfèrent (C est mon cas) que sur la vue en plan ,la matérialisation des marches soient le dessus des marches .

B d autres préfèrent que sur la vue en plan ,la matérialisation des marches soient le dessous des marches .

Pourquoi ?

A: Certain préfèrent visualiser le dessus des marches ,n ayant qu à ajouter l épaisseur en dessous .L avantage ,est d avoir les hauteurs constantes au développement du départ à l arrivée ,surtout pour la première marche souvent source d erreurs , De plus à l étude ,ne connaissant pas nécessairement le bois utilisé ,je ne connais pas encore l épaisseur finie que je vais pouvoir tirer .

B: d autres préfèrent considérer le dessous ,cela leur permet de mieux visualiser les coupes de crémaillères .

En résumé
chacun sa méthode , en l occurrence la mienne tout au long de ce pas à pas sera toujours le giron mesuré de face à face de contremarches à la ligne de foulée ,et hauteur de marche ,toujours au dessus des marches !
Elle est aussi pratique pour le coffrage d escalier .
Important aussi se mettre d accord au début d un chantier ,si plusieurs intervenants travaillent sur le même ouvrage , et ainsi avoir les mêmes bases .

la division de la ligne de foulée par les girons

Apres avoir calculé un escalier et appliqué le module ,nous devons tracer sur notre ligne de foulée les girons ,qui symboliserons le dessus des marches et les faces de contremarches .
Cette opération se fait au compas à pointes sèches avec un écartement correspondant à notre giron calculé .
On chemine tout le long de la ligne de foulée , en pivotant d une pointe à l autre ,et on entoure nos points au crayon pour les retrouver plus tard au tracé des marches . Là s arrête la théorie !

En effet ,il faudra prendre en compte ,la marche d arrivée ou plaquette ,ainsi que le rallongement de la ligne de foulée dans les virages ,dut à l action de la corde des segments de girons sur la courbe .

Au chapitre de l étude je reviendrai sur cet important détail

Pour l instant ,contentons nous de diviser la ligne de foulée ,et apprêtons nous à aborder le chapitre du balancement et de positionnement des marches .

Publié Mis à jour

Partager  

Le calcul et l étude de l escalier 4 le balancement des marches

Le balancement des marches d escalier

Quand les escaliers ne sont pas à volées droites ,et qu ils prennent des virages (quartier tournant ou autres) ,les marches s articulent de manière à suivre le changement de direction .
On appelle balancement ou dansement (faire danser des marches) ,l opération qui consiste à leurs donner une largeur de collet progressive arithmétique. Ce qui évite des changements géométriques et de largeurs trop brutaux qui peuvent rendre un escalier inconfortable d usage .
De plus ces opérations de calculs agiront sur les limons et les mains courantes progressivement ,et leurs conféreront une continuité plus naturelle .
Il existe plusieurs procédés pour calculer le balancement, que je développerai plus bas !

Les exemples ci dessous ,ont été dessinés à partir de la même vue en plan ,avec le même module !
On devine parfaitement l utilité de balancer un escalier ,plutôt que de tracer arbitrairement des marches rayonnantes .
L impact sur les limons est évident !

Méthode non calculée et méthode rayonnante

Paradoxalement ce sont deux méthodes très en usages ! Elles permettent d aller vite , par contre ,elles peuvent ne pas être très esthétiques au final .

1 Méthode dite du maçon :
Les maçons travaillent la plupart du temps directement sur leurs chantiers ,ils font donc les tracés sur place en situation .
Le principe est de tracer la vue en plan et la ligne de foulée au sol . Puis ils calculent le module et ils tracent les girons et les marches droites .
Enfin à l aide de lattes en bois qu ils articulent sur les girons ils évaluent le balancement des marches .
Quand celui ci est satisfaisant ,ils tracent l avant des lattes et font filer leur traits .
Certains menuisiers ou charpentiers utilisent cette méthode rapide , tout est question d œil !
(Je l ai personnellement souvent utilisée ayant fait du coffrage).

2 méthode rayonnante :
On désigne un centre sur lequel on articule les marches . Dans ce cas elles ne sont pas balancées elles seront rayonnantes .
En usage pour les escaliers de sous sol généralement , mais on en trouve aussi dans les escaliers bois de la grande distribution .
Le tracé des marches par rayonnement dans les virage seulement permet de faire des escalier à bas coût ,les limons et main courantes restant droits .
cette méthode crée des cassures peux esthétiques !!
Par contre les marches rayonnantes sont utilisées parfaitement dans les escaliers courbes!

zone de balancement d un escalier

Combien de marches dois je balancer dans un escalier ?

Dans l art de construire des escaliers , on calcule tout ,de manière à trouver l harmonie complète d un ouvrage !
L article précédent fait appel à la sensibilité de chacun.
On a coutume de dire qu il faut entre 6 et 8 marches balancées dans un virage ! En règle général ça fonctionne .
Pour qu un escalier soit parfait en tout points dans les règles , il faut déterminer le nombre exact de marches droites et balancées !

La méthode est très simple , il suffit de tracer un cercle depuis l angle formés par les limons d un rayon égal à l enmarchement .
Toutes les marches dans le cercle seront des marches balancées ,et toutes les marches à l extérieur du cercle seront des marches droites .

Quelques exemple ci dessous .

Toutefois ! Les marches à l intérieur ,dont le giron arrivent pratiquement au cercle ,pourront être considérés comme marche droite au tracé (Zones en orange sur les exemples) .En effet leur balancement sera très ténus ! .
Il en est de même pour les marches palières ou plaquettes ,en règle général il est préférable qu elles restent droites . Donc inutile d ajouter du travail au travail cqfd .

exemple ci dessous : La marche est comprise dans le balancement , mais celui ci est très faible ,donc je considère ma marche droite !

Le balancement méthode de la herse

Cette méthode est l une des plus couramment employée .elle est assez simple et donne de beaux résultats .
ci dessous les étapes de son tracé .

Etape 1

a Je trace ma vue en plan.
b Je trace ma ligne de foulée.
c Je divise ma ligne de foulée avec les girons du module calculé.
d Je trace la bissectrice de mon angle de quartier tournant.

Etape 2

a Depuis l angle du quartier tournant ,je trace un cercle égal à l enmarchement , pour déterminer les marches a balancer.
b Je trace mes marches droites.

Etape 3

a Je trace un segment de droite AB en parallèle et équivalent à la portion de collets de marches à balancer.
b Je trace la perpendiculaire de AB en C .
c Sur cette perpendiculaire , je trace les girons à balancer de ma ligne de foulée ,ainsi que le segment de giron ,donné par la bissectrice d angle.
Soit pour l exemple 250mm + 250mm + 250mm + 250mm + 250mm + 137,7mm
d Je trace la diagonale BC .

Etape 4

a Au compas ,prenant le point A pour centre , je trace un arc de cercle depuis le point B sur la diagonale BC , qui donne le point d intersection B'
b Je trace la diagonale de A à B'
c Depuis le centre B ,je rejoint toutes mes divisions de AC par des droites .

les divisions de mes collets se trouvent ainsi sur la diagonale A-B'

Etape 5

a Avec le compas depuis le point A ,je rabat sur ma ligne de collet à diviser ,les divisions de A-B'
b Je fait filer mes points de tracé sur ma lige ce collet .
c Je répète l opération pour la seconde ligne de collet .

Etape 6

a J efface le cercle de la zone de marches balancées ainsi que la bissectrice d angle .
b Enfin je trace les marches balancées ,depuis les division de la ligne de collets aux point de girons de la ligne de foulée .

On devine bien le balancement ténu (partie rouge du schéma),de la première et de la dernière marche de la zone .
Nous pouvons les tracer droites ,il n y aura que très peu d impact sur les limons ,la tricherie ne sera que de quelques millimètres! Et un gain de temps .

Publié Mis à jour

Partager  

Le calcul et l étude de l escalier 4 le balancement des marches suite 1

La méthode de l échelle de réduction proportionnelle simple

Elle est considérée comme la plus simple, et appliquée souvent par les professionnels.Elle représente le tracé mathématique de réduction proportionnelle de la ligne de collets d'un escalier à marches balancées.
La mise en oeuvre est simple et rapide!

a Je trace la vue en plan, ma ligne de foulée, et mes girons.
b Je trace les marches rayonnantes et les marches droites .
c Je trace le cercle d'estimation du nombre de marches à balancer (8 sur l'exemple).
d Je trace une droite A-B égale à la longueur de ligne de collets à partager.
d je trace une perpendiculaire en C égale au giron .
e Je trace une diagonale A-C .
f Je divise A-B en 8 parties égales .
g je prolonge mes 8 divisions sur la diagonale A-C .
h Je reporte les mesures des divisions sur ma ligne de collets .
i J efface mon tracé de marches rayonnantes et le cercle, puis je trace mes marches balancées depuis mon tracé de division de la ligne de collets .

La même chose par calcul

Soit une ligne de collets à partager de Longueur 996,2 mm .
Soit un giron de 223 mm .
Calcul sur 8 marches dont 7 à balancer.

a Je divise ma ligne de collets en 8 soit 996,2 mm /8 = 124,525 mm.
b Je calcule
((996,2 - 124,525)x 223) / 996,2 = 195,15 mm
((996,2 - (2 x 124,525) x 223) / 996.2 = 167,25 mm
((996,2 - (3 x 124,525) x 223) / 996.2 = 139,37 mm
((996,2 - (4 x 124,525) x 223) / 996.2 = 111,5 mm
((996,2 - (5 x 124,525) x 223) / 996.2 = 83,625 mm
((996,2 - (6 x 124,525) x 223) / 996.2 = 55,75 mm

c Je trace les longueurs ainsi définies sur la ligne de collets .
d Je trace les marches balancées .4

Méthode de réduction proportionnelle depuis les marches rayonnantes

Cette méthode est assez simple, elle permet d éviter tous reports de mesures sur la ligne de collets depuis un tracé externe.

a Je trace la vue en plan, la ligne de foulée, les girons.
b Je trace les marches rayonnantes et les marches droites.
c Je trace le cercle d'estimation des marches balancées, puis la diagonale d'angle des limons (45°).
d Je fait filer la marche rayonnante A et la marche rayonnante B .
e Je fait filer les marches droites (avant et après balancement) sur A et B .
f Je compte le nombres de marches inscrites dans les deux portions divisées par la diagonale A et B (2 pour la partie supérieure et 7 pour la partie inférieure).
g Je partage en parties égales les segments de diagonale A (en 7) et B (en 2).
h J efface le tracé de marches rayonnantes ainsi que le cercle.
i Je trace les marches balancées.

méthode personnelle de réduction proportionnelle

Je vous livre ma méthode personnelle, qui permet de diviser simplement et efficacement tous les escaliers quart tournant (volées droites).

Elle se trace toujours depuis l'étude ou l'épure, elle ne nécessite aucun calcul compliqué. Elle fonctionne quelque soit l'angle des quartiers tournants .

Etape 1

a Je trace la vue en plan, la ligne de foulée, les girons.
b Je trace les marches rayonnantes et les marches droites.
c Je trace la diagonale d'angle des limons (45°), et enfin la ligne d'axe médiane verticale qui partage l' escalier en deux.

Etape 2

a Je trace les cercles d'estimation de marches à balancer .
b Je trace depuis les marches droites ainsi que depuis la médiane, en faisant filer les traits des segments équivalents au giron (240 mm sur l exemple).
c depuis les point donnés par les segments équivalents au giron, je trace des diagonales avec les angles de limons.
d Je compte le nombres de marches de chaque secteur (vert, rouge, gris, bleu).
e Je divise chaque diagonale de secteur en fonction du nombre de marches par secteurs .

Etape 3

a J'efface le tracé de marches rayonnantes, les diagonales d'angle, la médiane et le cercle .
b Je trace les marches balancées.

c Enfin j'efface mes constructions .

A suivre, balancement des escaliers sur noyaux.

Publié Mis à jour

Partager  

Le calcul et l étude de l escalier 4 le balancement des marches suite 2

Méthode par division du cercle

Cette méthode est souvent utilisée en école d architecture ,elle est toute aussi efficace ,mais elle nécessite une construction sur l étude ,le tracé doit être précis .Le chevauchement des traits n est pas très pratique !

Etape 1

a Je trace la vue en plan ,ma ligne de foulée ,et mes girons
b Je trace les marches rayonnantes et les marches droites .
c Je trace le cercle d estimation du nombre de marches à balancer (12 sur l exemple).
d Je trace la bissectrice de l angle des limons (45°)

Etape 2

a Je trace deux droites en prolongeant les arêtes des marches droites .
b Je trace deux diagonales ,en prolongeant les arêtes de marches rayonnantes de chaque coté de la bissectrice d angle .
c Je trace les deux portion de cercle depuis les centres ainsi obtenus ,et la longueur des diagonales .

Etape 3

a Je divise les cercles en fonction du nombre de marches à balancer ,cela de chaque coté de la bissectrice d angle des limons (6 sur chaque cercle de l exemple).
b Je trace depuis les divisions des cercles des parallèles aux marches droites sur les diagonales .

Etape 4

a Je trace mes marches balancées depuis les points ainsi obtenus sur les diagonales et les points de girons .

b J efface mes construction et je termine le tracé des marches balancées .

Nota Nous avions 12 marches à balancer au départ !Les balancement des premières marches et très tenus , donc nous les considérons droites ! En résumé il nous en reste 9 ,ce qui sera un gain de temps de fabrication .

Balancement d escaliers à noyau

Le tracé des escaliers à noyaux ne différent pas des autres escaliers pour les procédés de balancement .
Toutefois il faut prendre en compte ,le fait que les marches sont rayonnantes dans les virages et doivent le rester au maximum , à cause du noyau lui même tracé sur le même axe que les marches.
Mais il faut un balancement sur les limons droits ainsi que sur le noyau ?

Etape 1

aJe trace la vue en plan ,la ligne de foulée ,et mes girons
b Je trace les marches rayonnantes et les marches droites .
c Je trace le cercle d estimation du nombre de marches à balancer (14 sur l exemple)
d Je trace les bissectrices des angles des limons.
e Je mesures les collets que j additionnent, pour les longueurs des lignes de collets

Etape 2

Apres avoir tracer les bissectrices , toutes les marches qui se trouvent dans la partie supérieur de celles ci , sont des marches rayonnantes ,et le resterons .
Toutes les marches avant et après les bissectrices ,serons balancées et droites .

a Je compte le nombre de marches à balancer (5 a droite et 5 à gauche)
b Je trace les constructions pour les herses .

Etape 3

a Je reporte les mesures obtenues sur les herses sur la ligne de collets .
b Je trace les marches balancées et droites.
c J efface les constructions

Développement démonstratif des lignes de collets

Ci dessous ,la ligne de collets est développée sans balancement depuis les marches rayonnantes .On aperçois les déformations peux esthétiques de l ensemble ! construire un escalier à noyau sans le balancer serais aventureux !

Ci dessous , la ligne de collets développée après balancement des marches .
Le résultat se passe de commentaires !

Méthode de balancement par les lignes de foulées et ligne de collets

Ces méthodes sont pas du tout inintéressantes mais nécessite plus de temps , elles sont plutôt utilisées dans les types escaliers courbes.
Le développement ci dessus en montre la théorie de manière inversée ,je développerai cette méthode dans le chapitre des escaliers courbes !

ci dessous un exemple très précis du balancement par développement de la ligne de collet présent sur l air du bois .
https://www.lairdubois.fr/pas-...

Publié Mis à jour

Partager  

Le calcul et l étude de l escalier 4 le balancement des marches suite 3

Balancement d un escalier rampe sur rampe

Les escaliers rampe sur rampe ou limon sur limon ,ont la particularité d avoir leurs limons et mains courantes assemblées sur un même poteau, en alignement sur la vue en plan .
Les marches rayonnantes sont tracées depuis un même point d axe ,elle sont toutes autour du poteau .
Pour balancer les marches de ces escaliers , nous procéderons comme pour les escaliers droits à virage sur le palier .

Etape 1

a Je trace la vue en plan ,la ligne de foulée ,les girons .
b Je trace les marches rayonnantes et les marches droites .
c Je trace le cercle d estimation des marches balancées , puis l axe de l escalier en verticale .

Etape 2

a Je trace les divisions de proportions de chaque cotés .
b Je compte 7 marches rayonnantes et droites de chaque coté .
c Je trace les divisions sur les diagonale (en 7 pour l exemple).
d Je reporte les mesures des divisions sur la ligne de collets .
e Je trace les marches balancées .

Etape 3

a J efface les constructions .
b Je trace complètement les marches balancées .

Balancement d escalier à bas coût

Dans la grande distribution , les escaliers sont pour la plupart rayonnants ,et les déformations induites par le rayonnement sont tracées de manière arbitraire sans courbes ,juste quelques pentes de rectification.
L esthétique de ces ouvrages pour le profane peut éventuellement passer !
Pour un œil professionnel ou exercé ,les cassures générées par ces ouvrages sont très disgracieuses!

Mais ! dans la course au temps et au prix toujours tirés vers le bas ,un professionnel peut proposer un escalier à bas coût ,tout en respectant un minimum de déontologie envers son client.

Ces escaliers serons balancés moyennement pour conserver des limons et mains courantes droites .
Il est vrais que le balancement des marches agit sur les limons et mains courantes ,et que construire un escalier avec des galbes est chronophage .
Pour arriver à ce résultat , il faut balancer quelques marches ,et ensuite jouer sur les limons .
Le compromis des deux nous permet d avoir des bois droits au final et un certain équilibre.

La méthode est assez simple ! Ci dessous un exemple d escalier ,modèle très courant , volée à quartier tournant à droite.

Etape 1

a Je trace la vue en plan ,la ligne de foulée ,les girons .
b Je trace les marches rayonnantes et les marches droites .
c Je prolonge les arêtes de marches rayonnantes de part et d autre de l angle de l escalier .
d Je balance toute les marches au départ (tricher sur un petit limon est assez facile et il faudra aussi tricher sur le limon extérieur) .
e Je balances un nombre restreint de marches dans le quartier tournant (tricher sur un grand limon n est pas aisé ,moins il y a de marches balancées plus la manœuvre sera facile).

Etape 2

a Je trace les marches balancées depuis les divisions .
b J efface les constructions .
c Au développement ,j aligne mes limons , en gardant un maximum de nez de marches constant .
d Des écoinçons (en bordeaux sur les dessin) compléteront les déséquilibres dut au balancement .
e Les poteaux aussi seront de bons alliés pour aider à masquer les déséquilibres .

Ci dessous ,En comparaison , le même escalier ,balancé à la herse .

Rectificatif d un balancement mal placé

Quand on balance les marches d un escalier , quelques fois les marches se trouvant à l extrémité d angle du virage ne sont pas bien situées . En effet il existe une zone d exclusion dans l angle ,pour laisser des réserves de bois porteuses sur les crémaillères ( illustration 1), elle sera aussi utile pour les raccords de Stylobate (plinthe rampante d un escalier).
Cette mesure est de 10 cm derrière la contremarche pour la dernière marche avant l angle , et de 10 cm du nez de de la première marche après l angle de l escalier .

Quand le balancement est mal placé par rapport à ces critères, il faut le rectifier !
On aperçois aisément dans l illustration 1 et 2 que l ensemble nez de marche et contremarches ,se trouve pratiquement dans l angle des crémaillères

Solution 1 Elle consiste à faire un ressaut ou adoucis de marche et contremarche à la fabrication de l escalier .
Ce mode de rectification ,sera abordé plus en détail au chapitre des crémaillères (illustration 2) .

Solution 2 Elle consiste à rectifier le balancement déjà calculé !
On doit faire pivoter proportionnellement les arêtes de girons ,de manière à préserver le galbe futur des limons .

Etape 1

a Je trace le le nez de marche (rouge) ainsi que la contremarche (jaune) de part et d autre du point de giron sur la ligne de foulée.
b Je trace le nez sur la crémaillère ,à 10 cm de l angle depuis le nez du giron , puis en faisant filé le trait j aligne sur le poteau d angle .
c Je trace les autres traits en parallèle du trait de nez de marche .

Etape 2

a Depuis l angle de la ligne de collets , je prend la mesure de la différence entre le balancement calculé et le balancement rectifié .
b Je trace des perpendiculaires à la ligne de collets correspondant au collets balancés et de la première marche droite .
c Je trace depuis l angle des lignes de collets , la mesure de différence 50,4 mm,puis je trace la diagonale jusque à la marche droite à 0 mm .
d J aligne les perpendiculaires sur la diagonale .
e Au compas ,je rabat les divisions sur la ligne de collet.
f Enfin ,je retrace mes marches balancées rectifiées et j efface les anciens balancements .
g Je répète l opération pour la seconde ligne de collets

En résumé Ci dessous le résultat de l opération , le balancement est respecté ,car le basculement de l arête à été progressif et proportionnel .

Balancement des escaliers particuliers

Les escaliers quartier tournants ,non d équerre ,ont une géométrie différente , mais les méthodes de balancements des marches sont identiques .

Résumé du chapitre balancement des marches

Toutes ces démonstrations sur le balancement des marches d escaliers ,pour le candide peuvent peut être un peu compliquées à comprendre de prime abord ! Au final ,quand on pratique l art de l escalier ,on s aperçois que les méthodes diffèrent mais arrivent au même résultat .
A savoir ,des diminutions proportionnelles des collets de marches .

Le balancement est un gage de qualité et d esthétique pour ces ouvrages qui sont un point important de l architecture .
L escalier à l anglaise ci dessous en est un parfait exemple !

Publié Mis à jour

Partager  

Le calcul et l étude de l escalier 5 L échappée de tete

L Échappée de tete

Le projet d un escalier ,nécessite parfois de le placer à des endroits qui incluent des obstacles dans sa cage! Ces éléments gênants (chevêtre,charpente ,rampant ,ect...),ne doivent pas en empêcher l usage.
C est ici qu intervient l échappée de tete qui permettra un bon usage d un escalier . Elle est appelée aussi coup de tete ,c est la mesure minimale entre les nez de marches et l obstacle qui pourrait être placé dans un escalier , elle empêche de se cogner la tete en le gravitant ou en le descendant.

Quand un escalier n est pas dans une cage libre ,cette mesure sera arbitraire au calcul d un ouvrage ,car c est elle qui donnera la reculée maximale de la ligne de foulée .

Il y a quelque temps , cette mesure est passée de 1800 mm (elle peut être de 1800 mm pour les escalier de cave) à 1900 mm minimum pour les escaliers d habitations.

Extrais de la norme inscrite au ctba
L’échappée mesurée sur la ligne de foulée, est d’au moins
1.90 m, et d’au moins 2.20 m dans les lieux publics

Types d échappée de tete

1 Échappée imposée par un chevêtre ou une trémie ce sont Les plus courantes .
2 Échappée imposée par le départ de l escalier sous une mezzanine ou un palier
3 Échappée imposée par un élément de charpente .
4 Échappée imposée par un rampant (sous toiture , autre escalier ,ect...).
5 Échappée imposée par l escalier en lui même (3/4 tournant ou hélicoïdal).

Le calcul de échappée de tete

Celui ci se fait toujours depuis la ligne de foulée , en effet la mesure qui nous intéresse est au passage de l usagé . Elle se calcule par dessin de coupe et développement au moment de l étude et définira la suite de la construction d un escalier .
Le calcul de l échappée , peut se faire aussi en amont d un chantier ,pour servir à positionner des bois de charpente ,ou de la maçonnerie .
Le calcul avec le minimum de hauteur (1.90 m) permet de diminuer l angle de l escalier pour un meilleur confort d usage .
En résumé, c est un des nombreux paramètres qui définiront un escalier avec le maximum de confort pour l usagé .

Le calcul d échappée de tète sur un escalier droit

Le calcul de l échappée à partir d un escalier droit est le plus simple à mettre en oeuvre !
Effectivement l échappée donnera la reculée de l escalier purement et simplement .

Etape 1

a Je trace la vue en plan de l ouvrage ,et je matérialise l échappée à calculer (dans l exemple c est une trémie ou chevêtre ).

b Je développe la coupe verticale ,en y matérialisant les différents éléments de ma cage .
Ligne de sol ,hauteur à monter , longueur de la trémie ainsi que son épaisseur .

c Je trace la marche palière ou plaquette avec son nez de marche .Je reviendrai dans un prochain chapitre sur la marche palière ou plaquette d arrivée .

d Depuis le dessous de la trémie , je trace à l aplomb de l arête ,la mesure de l échappée de tete (1.90 m dans l exemple).

e Je trace une diagonale depuis le nez de la marche en passant par le point donné de l aplomb de l échappée ,jusque au trait de sol .

Etape 2

a Le point ainsi donné au sol ,me donne une reculée théorique qui me permet de calculer le module.
Dans l exemple ,2700 mm de hauteur à monter / 14 = hauteur de marche 192,85 mm

b Je trace cette mesure de division depuis le sol ,et je la fait filer sur la diagonale des nez de marches.

c Je trace une ligne à l aplomb de l intersection des deux lignes sur le trait de sol .

Etape 3

a Je mesure la reculée entre le giron de la marche de départ et la marche d arrivée ou plaquette .
Soit 3210,6 mm .que je divise par 13 marches =246,96 mm

b J applique la règle de blondel ( 2 x 192,85) + 246,96 = 632,6 mmm

En résumé: Je suis dans le bon module , j ai donc la reculée définitive à la ligne de foulée de l escalier et l échappée de tete . je peut continuer l étude .

Si le module ne convient pas ,je recommence l opération avec une division de plus ou de moins .

A savoir: Si j enlève une division de hauteur ,ma reculée se rétrécira , et si j ajoute une division de hauteur ,elle s allongera ! Ceci restera valable pour tous les calcul d échappée de tete .

Le calcul d échappée de tète sur un escalier quartier tournant

Introduction: Le calcul de l échappée pour les ouvrages avec virage ,complique un peut l exercice !
A savoir qu il faut développer l escalier quartier tournant en un escalier "droit" .
En effet , il faut additionner les différentes lignes de foulées (sections droites et sections en arc de cercles) pour ne donner au final qu une ligne droite .
Pour les lignes droites pas de problèmes ,mais pour les arc de cercles ,que prend t on comme mesures ?

Nous pourrions calculer les longueur des arc par Pythagore ,mais les mesures sur cette ligne serons des segments de droites définissants les girons (que nous ne connaissons pas encore).
La solution est simple !

Dans une vue en plan d un escalier à quartier tournant , on s aperçois que dans les virages ,il y a en moyenne trois marches rayonnantes.
Pour prendre une mesure de référence de ligne de foulée circulaire ,le moyen le plus efficace et de sectionner en trois segments l arc de cercle .
Dans la figure 1 ci dessous ,j explique que la prise de trois segments arbitraires change de manière infinitésimale la vraie mesure d un arc .
En effet l arc de cercle mesure 706,5 mm ,l addition des trois segments 698,7 mm .
Donc la différence 7,8 mm sur une ligne de plusieurs mètres , n aura pas une grande incidence sur l angle de l escalier et nous donnera des mesures faciles à retranscrire .

Etape 1

a Je trace la vue en plan de l ouvrage ,et je matérialise l échappée à calculer (dans l exemple c est une trémie ou chevêtre ).

b Je développe la coupe verticale ,en y matérialisant les différents éléments de ma cage .
Ligne de sol (Pour cela j additionne toutes les portions de ligne de foulée de la vue en plan (voir dessin ci dessous), la hauteur à monter , longueur de la trémie ainsi que son épaisseur .

c Je trace la marche palière ou plaquette avec son nez de marche

d Je développe la coupe verticale ,en y matérialisant les différents éléments de ma cage .
Ligne de sol ,hauteur à monter , longueur de la trémie ainsi que son épaisseur .

Etape 2

a Depuis le dessous de la trémie , je trace à l aplomb de l arête ,la mesure de l échappée de tete (1.90 m dans l exemple).

b Je trace une diagonale depuis le nez de la marche en passant par le point donné de l aplomb de l échappée ,jusque au trait de sol .

Etape 3

a Le point ainsi donné au sol ,me donne une reculée théorique qui me permet de calculer le module.
Dans l exemple ,2800 mm de hauteur à monter / 15 = hauteur de marche 186,6 mm

b Je trace cette mesure de division depuis le sol ,et je la fait filer sur la diagonale des nez de marches.

c Je trace une ligne à l aplomb de l intersection des deux lignes sur le trait de sol .

a Je mesure la reculée entre le giron de la marche de départ et la marche d arrivée ou plaquette .
Soit 3015,1 mm .que je divise par 14 marches = 215,36 mm

b J applique la règle de blondel ( 2 x 186,6) + 215,36 = 588.6 mmm

En résumé: Je suis dans le bon module , j ai donc la reculée définitive à la ligne de foulée de l escalier et l échappée de tete . je peut continuer l étude .

Si le module ne convient pas ,je recommence l opération avec une division de plus ou de moins .

(Pour cet exemple, j ai refait le calcul avec une division en moins ,je suis encore dans le module mais avec des marches de 200 mm de hauteur ! donc je reste sur le premier calcul).

Le calcul d échappée de tete en sous pente

Ici les problèmes se complexifient , en effet notre ouvrage va longer une sous pente latéralement ainsi longitudinalement .
Le plan ci dessous nous indique l emplacement du futur ouvrage (escalier 2 quartiers tournant) .On y aperçois la sous pente en coupe ainsi que la vue en plan .

En résumé ,il y auras peut être plusieurs échappées de tete à vérifier!

Etape 1

a Je trace la vue en plan de l ouvrage avec la marche d arrivée,et je calcule la longueur totale de ma ligne de foulée .(fig 1) Sachant que pour l instant elle est théorique ,je ne peut pas encore vérifier l échappée .

b Je trace la coupe verticale ,en y matérialisant les différents éléments de ma cage .
Ligne de sol ,hauteur à monter , les angles et mesures des rampants ,l arrivée de l escalier .(fig 2)

c Je trace à la base du mur au sol la largeur de l escalier et sa ligne de foulée (en rouge sur la figure).

Etape 2

a Je trace la vue de droite (le mur) en prolongement de ma vue en coupe .
La ligne de sol à la mesure totale de la ligne de foulée développée de la vue en plan , ainsi que la ligne d angle entre le mur et le rampant .

b Je trace depuis la ligne de foulée de la coupe ,une perpendiculaire sur le rampant ,et depuis le point du rampant je redescend la mesure de l échappée de tete (1900 mm sur l exemple) (fig 1)

c Je trace depuis le point sur le rampant la ligne de l échappée sur la vue de droite , puis la parallèle à cette ligne à 1900 mm .

Etape 3

a Je trace la plaquette d arrivée et son nez de marche .

b Je trace tout les segments de la ligne de foulée .

c Je trace une perpendiculaire au dernier segment depuis la ligne de foulée jusque à la ligne d échappée , ce qui me donne à l intersection l échappée minimale de l escalier.

dDepuis le nez de la plaquette d arrivée en passant par cette intersection ainsi trouvée . ,Je trace la diagonale des nez de marches jusqu au trait de sol .

e Je divise ma hauteur à monter (3000 : 17 hauteurs) = 176,4 mm

f Je trace cette mesure de division depuis le sol ,et je la fait filer sur la diagonale des nez de marches.

g Je trace la perpendiculaire de ce point sur la ligne de sol , je déduit le nez de marche .J ai la mesure exact de reculée définitive de la ligne de foulée , soit 4188.1 mm .

h Je divise ma reculée 4188.1 mm : 16 = 261,16 mm

i J applique la règle de blondel ( 2 x 176,4) + 261,16 = 614,5 mmm

En résumé: Je suis dans le bon module avec la bonne échappée de tete .Le tracé m indique aussi ,le fait que les mesures d échappées avant le dernier virage ainsi qu à l arrivée de l escalier sont bien au dessus du minima .
Si dans un autre tracé ,l échappée n est pas bonne ,il faut répéter l opération en réduisant la ligne de foulée .

Départ et arrivée de l escalier en sous pente

Départ de l escalier en sous pente (fig 1)

Le problème ,est que au départ d un escalier ,on doit pouvoir y accéder ! Effectivement ,si le départ se trouve en sous pente ,il ne faut pas que l usagé soit obligé de se baisser avant de le gravir ou après l, avoir descendu ,
c est aussi une échappée de tete à configurer !
Pour cela le principe est simple .

a Je trace sur le plan de coupe l échappée depuis le rampant au sol (1900 mm pour l exemple).

b Je trace sur la vue en plan un virage similaire à un quartier tournant depuis la ligne de foulée (en rouge sur la figure).

c Je trace enfin le départ de l escalier.

Arrivée de l escalier dans une sous pente (fig 2)

Le problème , est que à l arrivée d un escalier ou pour le descendre ,l usagé doit être debout de manière naturelle!
Pour cela le principe est aussi simple .

a Je trace l échappée à l aplomb depuis le rampant sur le sol sur du plan de coupe .

b Je positionne la ligne de foulée sur le point d échappée du sol .

Le calcul d échappée de tète escalier à quartier tournant 3/4

Dans ce genre d ouvrages ,se sont les quartiers tournant qui se superposent , ils créent eux même des échappées de tete à prendre en considération.
Ces escaliers ont généralement le départ placé sous l arrivée ,de fait ,il ne faut pas se buter la tete en l empruntant.

Ici aussi ,il va falloir développer pour calculer l échappée .

nota J ai fait deux exemples partant de la même vue en plan ,mais avec deux hauteurs à monter différentes).

Etape 1

a Je trace la vue en plan , et j additionne toutes les mesures à la ligne de foulée (parties droites et parties circulaires).

b Je trace le développement à l aide des mesures additionnées de la ligne de foulée ,et la hauteur à monter.

c Je divise la hauteur à monter (dans l exemple 3200:23 = 139.1 mm .
Je divise aussi la ligne des giron (7396 : 22 = 336,2 mm.
J applique la règle de Blondel 336,2 +(2 x 139,1) = 614,4 mm ,je suis dans le module ,je continue .

Etape 2

a Je trace la marche de départ et son nez ainsi que la plaquette d arrivée avec son nez .
Puis je trace depuis les deux arêtes de nez la diagonale de la ligne de nez des marches .(fig 1)

b Je trace la largeur de l escalier et sa ligne de foulée en haut à gauche ,et en bas à droite de mon développement.(fig 2)

c Je trace les ligne de niveaux de hauteur de marches ,ainsi que les marches qui correspondent au secteur de superposition (fig 2 en rouge).
En bas et en haut à gauche pour la superposition égale à la largeur de volée de l escalier .
En haut et en bas à droite pour la superposition égale à la longueur du dernier quartier tournant .

d Je trace au redans des marches 100 mm de bois ,qui correspond en moyenne à la saillies des limons sous les marches (En brun sur la figure).

Etape 3

a Je trace des droites ,reliant les points d intersection ,et la mesure entre ces deux ligne me donne l échappée de tete de l escalier .

En résumé : Le développement nous donne une échappée très correcte ,ainsi qu un escalier très étalé ,donc très confortable !
On devine ,que l on pourrait réduire les mesures de la vue en plan ,ainsi que les largeurs de marches et leurs hauteurs ,si les besoins étaient .
Pour cela ,il suffirait de procéder à l inverse et redévelopper depuis une mesure d échappée de tete arbitraire .

Échappée de tète escalier hélicoïdal

Dans ce type d ouvrages ,le calcul de l échappée de tete est plus simple que précédemment ,car le développement est constant du fait du rayonnement des marches sur un même axe .(sauf si leurs départ ou leurs arrivées sont en parties droites).

Etape 1

a Je trace la vue en plan .avec l arrivée de l escalier . (fig 1)
(En effet on connait surtout l arrivée dans ce genre d ouvrage , si il devait y avoir des contraintes dans la cage se sont des calculs que j aborderais plus tard .Contentons nous pour l instant de l échappée de tete ! ).
De plus après calcul la marche sera entière dans cet exemple.

b Je trace un développement en fonction de la hauteur à monter et du module.

hauteur à monter 3600 : 20 = hauteur de marche 180 mm
J applique le module 620 - (2 x 180) = giron de 260 mm

longueur du développement 20 x 260 mm = 4800 mm
hauteur du développement 20 x 180 mm = 3600 mm

c Je trace toutes les divisions hauteurs et largeurs de girons , puis je matérialise .(fig 2)

d Je trace les nez de marches au départ et à l arrivée ,puis je trace la diagonale de ligne des nez .(fig 3-4)

Etape 2

a Je trace sur la vue en plan les girons sur la ligne de foulée depuis l arrivée jusque au croisement de superposition .(fig 1)

b Je compte le nombre de girons entiers (soit 14 dans l exemple) ,et je mesure le segment de giron induit par le croisement de superposition (soit 77,3 mm)

c Je compte le nombre de 14 girons sur le développement ,auquel j ajoute le segment de giron .
Puis j élève une perpendiculaire à ce point . (fig 2)

d Je retrace en partie haute l arrivée de l escalier à l aplomb des marches du départ qui serons recouvertes (Apres la perpendiculaire partie orange dans le développement).(fig 3)

Etape 3

a Je trace un bois à 100 mm au redans des marches ,qui correspond en moyenne à la saillie des limons par rapport au dessous de marches .

b Je mesure à l aplomb de la ligne de nez ,et j obtient la mesure de l échappée en dessous des marches ,ainsi que dessous le limon .(fig 1 partie blanche)

c L échappée est correcte ,je trace les marches de départ de l escalier .(fig 2)

En résumé J ai un escalier très confortable , et une bonne échappée de tete .Si je devais faire varier un peut le départ ,on enlève une marche et on joue sur les girons ainsi que la marche palière .

Résumé du chapitre

Ceci n est qu un aperçu du tracé de l échappée de tete ,il existe un nombre incalculable de situations !
Dans l absolut ,il faut essayer de comprendre le principe ,et quand on maîtrise les fondamentaux ,l esprit peut visualiser facilement les divers problèmes .
Maintenant que l on à vu les bases de calcul d un escalier , nous allons pouvoir passer à l étude proprement dite !

Publié Mis à jour

Partager  

L étude de l escalier 1 la vue en plan

introduction vue en plan

La vue en plan (ou de dessus) constitue le premier acte de calcul et d étude du futur projet d un escalier .
C est en soit une épure échelle 1/10 eme ,et c est pour cela qu il faut être précis à son exécution.
Sur cette vue nous trouverons le tracé de la cage et si il y à lieu ,ses angles ,trémie et chevêtre ou différent éléments à prendre en compte.
Puis la ligne de foulée , les girons , marches , contremarches , angles de cage ,ainsi que tout les éléments de construction et d assemblage de l ouvrage (poteaux , limons , crémaillères ,etc ..) .
Plus tard ,au moment de tracer l épure ,elle servira de base de cotations (collets balancés par exemple).
La liste des possibilités pour placer un escalier dans son contexte est incalculable , on peut élever un escalier sur n importe quel supports ou formes ,le tout est de bien le calculer pour le confort des usagés .

Ci dessous les divers éléments qui doivent apparaître sur une vue en plan .Ici ils sont matérialisés de manière appuyés pour une bonne lecture .

Puis nous allons visualiser quelques exemples de vues en plan des différents types d escaliers.
(Je n ai pas tracé toutes les marches sur les schémas ,je développerai dans la partie dans application de la vue en plan) .

Vues en plan des escaliers droits volées droites

Les ouvrages à volées droites se caractérisent par une situation en plan du départ à l arrivée de manière rectiligne.
Elles peuvent néanmoins accueillir des virages ,des paliers ou les deux .On y trace la ligne de foulée droite ,ou avec virage ,ainsi que les différent éléments de structure.
Exemples ci dessous.

fig 1 Escalier droit entre limon sur jour et crémaillère .
fig 2 Escalier droit entre 2 limons (centre de la pièce).
fig 3 Escalier droit entre limon crémaillère avec poteaux et main courante sur jour.
fig 4 Escalier droit entre 2 limons avec poteaux et mains courante (centre de la pièce).
fig 5 Escalier droit sur 2 limons crémaillères .
fig 6 Escalier droit sur limon crémaillère central .

fig 7 Escalier droit sur crémaillères avec virage à l arrivée (entre deux parois)
fig 8 Escalier droit entre limon sur jour et crémaillères avec virage à droite à l arrivée ,avec poteaux et main courante.
fig 9 Escalier droit entre limons sur jour et crémaillères avec virage a droite au départ et à l arrivée ,avec poteaux et mains courante .
fig 10 Escalier droit entre limons poteaux et main courante , avec virages alternés, droite au départ et gauche à l arrivée .
fig 11 Escalier droit 2 volées entre limons, poteaux , mains courante sur jour et crémaillères ; avec palier d échappement (fenêtre sur la parois)
fig 12 Escalier droit 2 volées dont virage au départ entre limons, poteaux , mains courante sur jour et crémaillères ; avec palier de distribution ( ex porte ).

Vues en plan des escaliers droits à volées multiples

Ces ouvrages se caractérisent par une situation en plan ,qui comporte des changements de directions induites par des paliers (repos ,distribution ,échappement ) .Généralement une succession de volées droites articulée en fonction des besoins ou des servitude de l ouvrage . Les différentes volées ,sont souvent singulières et sont donc à calculer toutes indépendamment les unes des autres . Il y aura parfois des girons différents sur chaque volées , ou même des virages .On y trace la ligne de foulée droite ,ou avec virage ,on matérialise les paliers ainsi que les différents éléments de structure.
Exemples ci dessous.

fig 1 Escalier à 2 volées droites, changement de direction à droite par palier de repos entre limon ,poteaux ,main courante sur jour et crémaillère .
fig 2 Escalier à 3 volées droites, changement de direction à droite par paliers de repos entre limons ,poteaux ,main courante sur jour et crémaillère ..
fig 3 Escalier central à 2 volées droites ,changement de direction sur palier demi etage entre limons avec poteaux et mains courante .
fig 4 Escalier à 2 volées droites avec palier de distribution (porte) entre limon avec poteaux , mains courante sur jour et crémaillère ,première volée avec virage à gauche .
fig 5 Escalier à 2 volées droites avec palier d échappement (mur) entre limons avec poteaux , mains courante sur jour et crémaillère.
fig 6 Escalier à 3 volées droites, changement de direction par palier d angles (mur 45°),entre limons avec poteaux , mains courante sur jour et crémaillère.
fig 7 Escalier central à 2 volées droites, changement de direction par palier d angles (38°),entre limons avec poteaux , mains courante .

Vues en plan des escaliers droits à quartiers tournants

Ces ouvrages se caractérisent par une situation en plan ,qui comporte des changements de directions induites par balancement des marches . Ces escaliers peuvent être de 1 à plusieurs quartiers tournants (90° ou autres ).
Leurs tracé de plan se complexifie .En outre ils peuvent aussi superposer le départ et l arrivée , donc une superposition des traits ou il sera judicieux de tracer avec des couleurs différentes , Si il y à plus encore de superpositions ,on tracera alors une seconde vue en plan .
On y trace la ligne de foulée droite et en arc de cercle pour les quartiers tournants ,ainsi que les différent éléments de structure.
Exemples ci dessous.

fig 1 Escalier une volée quartier tournant à droite , entre limons ,poteaux ,main courantes sur jour et crémaillère .
fig 2 Escalier central à 1 volée demi tournante à droite , entre limons ,poteaux ,main courante sur jour et crémaillère.
fig 3 Escalier une volées à deux quartier tournants inversés (droite au départ ,gauche à l arrivée) ,entre limons avec poteaux et mains courante sur jour et crémaillères .
fig 4 Escalier une volée 1/3 quartier tournant à droite (30°) entre limons avec poteaux , mains courante sur jour et crémaillères .
fig 5 Escalier une volée 3/4 tournant , entre limons avec poteaux , mains courante sur jour et crémaillères.
fig 6 Escalier une volée à quartier tournant à gauche sur limon crémaillère central
fig 7 Escalier une volée à 2 quartiers tournants inversés (gauche au départ , droite à l arrivée) sur limon crémaillère central courbe .
fig 8 Escalier une volée à quartier tournant à droite sur limon crémaillère double et potelets .

Vues en plan des escaliers à noyaux , pilastres et poteaux centraux

Ces ouvrages se caractérisent par une situation en plan ,qui comporte des éléments de construction rayonnants au traçage comme à la fabrication. Les limons et mains courantes sont reliés en continu grâce au noyaux ou poteaux .
En effet le poteau d un escalier rampe sur rampe ou limon sur limon (les deux appellations se valent) accueille les deux limons de l ouvrage sur une même face ,et les marches seront en parties rayonnantes .
On peut citer dans cette catégorie le cas des pilastre qui ne sont en fait qu un noyau sans jour.
On y trace la ligne de foulée droite ,courbe et virage ,on matérialise les limons reliés par noyau ainsi que les différents éléments de structure.
Exemples ci dessous.

fig 1 Escalier une volée demi tournante à gauche sur poteau ,rampe sur rampe ou limon sur limon ,entre limons , poteaux , main courante au départ et avec crémaillère pour le reste à monter .
fig 2 Escalier une volée quartier tournant à droite au départ , sur noyau ,entre limons avec poteaux , mains courante sur jour et crémaillères.
fig 3 Escalier une volée demi tournante à gauche sur noyau ,entre limons , poteaux , main courante sur jour et crémaillère .
fig 4 Escalier hélicoïdal à droite sur pilastre et crémaillères (intérieur tour carrée).
fig 5 Escalier hélicoïdal à droite entre noyau à jour circulaire , poteaux , main courante sur jour et crémaillère .
fig 6 Escalier une volée 2 quartiers tournants à gauche entre noyaux et limons coté jour et crémaillères.

Vues en plan des escaliers courbes régulier et irréguliers

Ces ouvrages se caractérises par une situation en plan de manières courbes ,qui comportent des éléments de construction courbes dans l espace .Il peuvent être rayonnant (courbe régulière) ou balancé (courbes irrégulières).
Le tracé de la vue en plan sera donc avec courbes ,ligne de foulée courbes élément structurels courbes .
Exemples ci dessous.

fig 1 Escalier une volée à jour courbe tournante à droite entre poteau et limon et main courante débillardés et crémaillère sur le mur d echiffre .
fig 2 Escalier central volée plein cintre (fer à cheval) à gauche ,entre limons , poteaux , main courante débillardés et poteaux au départ et à l arrivée.
fig 3 Escalier central volée anse de panier à gauche ,entre limons débillardés .
fig 4 Escalier central volée en arc de cercle à gauche entre limons débillardés .
fig 5 Escalier hélicoïdal à gauche entre pilastre et limons débillardés .
fig 6 Escalier central volée spiralée à gauche entre limons débillardés

.

Vues en plan des escaliers à volées multiples et perrons

Ces ouvrages se caractérisent par une situation en plan complexe ,en effet ils peuvent accueillir plusieurs volées ,ainsi que plusieurs types d escalier en un même ouvrage .
Volées droites et courbes se marient ou sont séparée par paliers .
Ces escaliers accueillent aussi parfois des perrons ,qui en eux même un escalier à part entière .
Le tracé de leurs vues en plans sont parfois de véritables dessins d art à elle toutes seules .Il deviennent rares à la fabrication (trop chronophage donc très onéreux).
Exemples ci dessous.

fig 1 Escalier central à 3 volées sur jour ,2 quartiers tournants, gauche droite à l arrivée et une volée droite au départ séparée par palier ,entre poteau et limon et mains courante .
fig 2 Escalier central à 3 volées droites ,2 volées de départ et une volée à l arrivée séparées par palier ,entre limons , poteaux , mains courante .
fig 3 Escalier central à 4 volées droites et marches cintrées ,2 volées de départ et 2 volées d arrivées ,entre limons et faux limon reliés par noyaux sur 2 paliers et marche intermédiaire .
fig 4 Escalier central 3 volées ,volée de départ entre limons débillardés en arc de cercle et 2 volées droites à l arrivée ,séparées par palier . Entre limons , poteaux , mains courante et faux limons .
fig 5 Escalier de perron trois marches sur crémaillères arrivants sur le palier .
fig 6 Escalier de perron quatre marches cintrées arrivants sur le palier cintré ,entre limons débillardés .
fig 7 Escalier de perron quatre marches circulaire arrivant sur le palier circulaire , sur crémaillères .

bel exemple présent sur l air du bois https://www.lairdubois.fr/pas-...

Vue en plan des escaliers intégrés ou contournant les murs

Ces ouvrages se caractérisent par une situation en plan particulière définie par l emplacement singulier des parois.
En pratique ce sont des escalier qui contournent ou pénètrent leurs support ,ce qui devrait être jour se retrouve mur d echiffre . La vue en plan de ce types d ouvrage nécessite de tracer en plan d abord la parois ou sera accolé l escalier .Ces ouvrages ont l avantage ,que l on peut y associer pratiquement toujours un faux limon (tout l escalier peut être pré monté à l atelier)
Exemples ci dessous.

fig 1 Escalier une volée à quartier tournant droite ,contournant un angle de mur , Entre limons , poteaux , mains courante et faux limons.
fig 2 Escalier une volée à 2 quartiers tournants droite au départ et à l arrivée ,contournant 2 angles de mur , Entre limons , poteaux , mains courante et faux limons.
fig 3 Escalier une volée à 2 1/8 tournants alternés gauche au départ et droite à l arrivée ,contournant 2 angles de mur , Entre limons , poteaux , mains courante et faux limons.
fig 4 Escalier une volée biaise Entre limon et faux limon .
fig 5 Escalier droit départ sur escalier en pierre Entre limon et faux limon .
fig 6 Escalier droit Entre limons , poteaux , mains courante départ sur margelle en pierre .
fig 7 Escalier une volée à 2 quartiers tournants droite contournant un pilier ,Entre limons , poteaux , mains courante et faux limons.
fig 8 Escalier droit entre limons traversant un mur .
fig 9 Escalier hélicoïdal sur crémaillères à l intérieur d une tour ronde .
fig 10 Escalier une volée courbe entre limons courbes débillardes contournant un mur circulaire .
fig 11 Escalier droit avec chevêtre (demi pilier ou cheminée) Entre limon et faux limon ,poteaux , mains courante.
fig 12 Escalier une volée à 2 quartiers tournants ,contournant un mur pyramidal. Entre limon et faux limon ,poteaux , mains courante.

En résumé ,avant de passer aux différentes applications du tracé de la vue en plan d un l escalier ,il est bon de savoir que nous n avons pas de limites pour le concevoir ,même les situations les plus ardues trouvent une solution .
Pour les escaliers meunier ,échelle meunière , ainsi que les pas japonais ,je ferais un chapitre à par entière !
En effet , la plupart de ces ouvrages ne nécessite pas d étude proprement dite , juste un plan sommaire pour le calcul et le débit ,puis le traçage des bois se fait au compas et la fausse équerre direct à l atelier.

Publié Mis à jour

Partager  

L étude de l escalier 1 la vue en plan suite et notions de développements

Étapes de traçage de la vue en plan

Le tracé de la vue en plan pour l étude est pratiquement le plus important !
En effet elle comportera tout ce qui est vu et non vu de l escalier en vue de dessus , de plus elle sert à calculer le module ainsi que le balancement des marches .Elle permet d apercevoir les déséquilibres et les fautes de proportions si il y en a !

Le reste de l étude n est que développement par rabattements depuis la vue en plan , c est pour cela que la vue en plan doit être très précise et son esthétique sera gage d un ouvrage réussi (elle sera la même chose au moment de l épure future).

nota Sur les exemples qui suivent , les éléments sont matérialisés fortement pour une bonne compréhension , dans la réalité les matérialisations sont faites à l aide de hachures de couleurs pour ne pas encombrer le dessin .

Etape 1

Les premières choses à tracer sont les maçonneries et éléments d architecture ou seront accolé un escalier ,ainsi que l arrivée ,et le départ si il y a lieu (cage précontrainte ou contrainte).

1 Les parois : Elles sont principalement des mur et des cloisons , elles peuvent être d équerre ,mais elles peuvent avoir des angles quelconques ,des courbes ,ou des déformations à retranscrire sur la vue en plan (voir prise de cote d un escalier) .elle peuvent aussi comporter des baies à distribuer par palier .

2 Les départs et arrivées au palier : Elles sont généralement tracées par simple arête hachuré si elles sont dans un chevêtre d équerre . Mais parfois ,il faut plus de détails à prendre en compte (tuyaux ,faux équerre ,support d arrivée ,etc ..).C est à cette arrête que sera accolée la marche palière ou plaquette .

3 Les dalles et leurs trémies : Elles font parties des contraintes ,en effet le tracé et le calcul se base sur ces éléments arbitraires .(dans le cas des planchers et leur chevêtre ,il est possible de modifier les mesures et la géométrie avant la prise de cotes pour étaler plus confortablement un ouvrage (rénovation).
Leurs tracés doit être complet ,et intégrer les angles ou courbes si il y a lieu (trémie circulaire).

4 Les éléments d échappée de tete : Leurs tracés se fera par trait hachuré , dans certains cas il faudra les faire apparaître au développement .

5 Les éléments d architecture prés existants : Par exemple un escalier en pierre ou une margelle qui constituerons le départ de l escalier .

6 Les éléments autres : Tous les éléments ""hors cage"" qui ne superposent pas la vue en plan (Par exemple, mur accueillant les de gardes corps sur le coté ) serons tracés ultérieurement pour ne pas encombrer le dessin .

Ci dessous quelques exemples de mise en place des ces éléments.

Etape 2

Maçonneries et trémies utiles étant matérialisées , il faut tracer les premiers contours des volées non calculées de l escalier .
Pour cela ,des droites ou courbes (escalier plan courbe) parallèles à la largeur désirée de l ouvrage ,venant s appuyer contre les tracés de maçonnerie.
Pour le cas des murs difformes , c est la moyenne ainsi que l angle si il y a lieu ,pris à la règle qui donne le contour de la cage .

attention , les poteaux doivent être pris en compte (dépassant ou intégrés à la largeur totale) car la plupart du temps ils dépassent des limons .
deux solutions à ce cas
1 Les débords de poteaux peuvent être en plus de la largeur de l escalier sans poser de problèmes.
2 Les débords de poteaux sont intégrés à la largeur totale de l escalier (par exemple largeur arbitraire de trémie).

En croisant les tracés au quartier tournant ,on obtient les emplacements théoriques des virages ou des paliers de repos .
A cette étape , seule l arrivée est définie, car la plupart du temps nous ne connaissons pas encore le reculée définitive (calcul d échappée , situations du départ ouvragé, etc ...) .
Les escaliers en cages contraintes et précontraintes peuvent avoir leurs départ et arrivées définis .
Les portions de droites sous dalle ou chevêtre sont aussi tracés en théorie .

Ci dessous quelques exemples de mise en place des largeurs sur emplacements .

Etape 3

Nous placerons maintenant les épaisseurs de bois des structures du projet , (limons ,faux limons ,crémaillères ,pilastre ),ainsi que les plaquettes de départ (giron) et les paliers théoriques (ils serons redéfinis au calcul).
IL faut dans cette action prendre en compte plusieurs paramètres .

1 La matière dont on dispose pour les limons et crémaillères (par exemple on ne trace pas un limon d épaisseur finie 60 mm si nos plateaux ne donnerons que 50 mm finis).

2 La résistance requise en fonction de l ouvrage (Les épaisseurs de bois ,peuvent devoir être augmentées en fonction de la longueur) .

3 la géométrie de l escalier (escalier chevêtre ,solivage de palier ,renforts , consoles ,etc ...).

4 De l emplacement des bois en fonction du style de l ouvrage (limons ou crémaillères centrales , escalier à l anglaise , etc ...).

5 Les pièces courbes (noyaux ,limons) ou il faudra définir les limites de la matière (débillardé bois massif).

6 Les plaquettes ou marches d arrivées en fonctions de réservations éventuelles (passage de tuyaux ,faux équerre de l arrivée ,habillage futur du dessous de l ouvrage).

7 L emplacement des paliers (arrivée sur dalle ,présence d une baie ,etc ...).

Ci dessous quelques exemples de mise en place des épaisseurs de bois sur le plan .

Etape 4

Nous pouvons tracer à ce stade , les poteaux et noyaux définitifs ,ainsi que la ligne de foulée .

1 Les poteaux définitifs doivent être positionnés judicieusement en fonction de leurs sections ,de leur futurs décors si il y a lieu ,et en fonction des amputations dues aux raccord en dalle ,chevêtre ,etc ...
Les poteaux définitifs peuvent être départ ,intermédiaires , ou à l arrivée suivant les cas .
La différence avec les autres poteaux d un ouvrage est que , ils ne serons plus déplaçable et que leurs emplacement n est pas à calculer en fonction de la distributions des marches .

2 Les noyaux doivent être tracés en fonction de la possibilité des bois disponibles , des rayons désirés ,du balancement futur (réserve de bois du bloc).
Certain noyaux au départ , serons définis après le calcul et distribution des marches ,ou au moment d y accoler des gardes corps .

3 La ligne de foulées est tracée ,entre la ligne de collets (intérieur des limons) ,et la ligne de queues de marches (intérieur de crémaillères).
Elle est tracée à l axe de l emmarchement (mesure entre la ligne de queues de marches et ligne de collets).
Si la mesure de l emmarchement est supérieure à 1 mètre ,la ligne de foulée se trace à 50 cm de la ligne de collets.
Dans un escalier hélicoïdal ,la ligne de foulée se trace à 60 cm de l axe de l escalier .

Ci dessous quelques exemples de mise en place .

Etape 5

Des que le module de l escalier est calculé , il convient de tracer les girons , ainsi que les marches droites et rayonnantes qui en sont issues .
Tous les professionnels ,savent qu il est compliqué de tracer au premier essai les girons !
En effet le compas à des 10 eme de millimètre en plus ou en moins à son ouverture ,ce qui se traduit par des petites variantes de mesure finale après le cheminement de celui ci sur la ligne de foulée .
ou encore la différence entre les segments de cercles et de droites au virages .

Il y à une solution pour n avoir à tracer les girons qu en une seule fois tout en respectant le départ ou l arrivée .
1 L arrivée est à respecter
Dans ce cas , il faut tracer les girons depuis l arête du giron de la marche palière ou plaquette ,et terminer son tracé dans la reculée au sol , cela allonge ou raccourci l escalier de quelque millimètre sans aucunes incidences .

2 Le départ est à respecter
Dans ce cas (bord d un palier ,présence d un angle de mur ou baie etc ..),on trace les girons depuis le départ et on ne matérialise définitivement le giron d arrivée (largeur de la plaquette) que après avoir cheminé le compas .
La plaquette ,qui était arbitraire de 10 cm ,se retrouvera réduite ou augmentée de quelques millimètres .
Si toutefois la différence est trop importante ,on renouvelle l opération en réglant le compas .

3 La reculée est libre
Dans ce cas ,on trace les girons depuis la plaquette (module), et on jouera comme l on désire sur les girons du départ pour modifier ou décorer celui ci (marches massives , marches cintrées ,volutes ,etc ...).

Ci dessous quelques exemples de tracés .

Etape 6

A cette étape ,nous balançons les marches à l aide des procédés de balancement ,puis nous installons définitivement sur la vue en plan les éléments qui nous sont donnés par le balancement .

1 Les balancements sont calculés et tracés sur la vue en plan ,ainsi que les emplacement de paliers définitifs.

2 Les poteaux et noyaux de départ sont placés en fonction (centrage ,décors éventuels , etc ...).

3 Les départs de marches (cintrage ,volutes ,marche massives ,perrons ,etc ...).

4 Certains éléments de gardes corps (cintres ,retours ,etc ...).

Ci dessous quelques exemples de mise en place de divers éléments définitifs .

Etape 7

C est la finition de la vue en plan ! A ce moment ,nous devons vérifier la cohésion de l ensemble ,puis nous traçons les nez de marches et les épaisseurs de contremarches (en fonction des épaisseurs finis du bois disponible).

Éventuellement ,nous affinons certains balancements qui peuvent être mal situés pour la fabrication future (ressaut ,angle de crémaillère, contremarche posant des problèmes pour les future entailles ,etc ...)

En résumé Notre vue en plan nous a permis de calculer l escalier ,d y installer tous les éléments définitifs , et nous donner une première idée de l esthétique future de l ouvrage .
Il faut ensuite procéder aux développements depuis la vue en plan pour révéler les pièces et assemblages divers de l architecture de notre projet .

Ci dessous quelques exemples de vues en plan terminées .

Notions de développements

Introduction :
Ce petit chapitre ,pour résumer la mise en oeuvre du tracé de développement d un escalier depuis la vue en plan . Les explications qui vont suivre ,sont très simplifiées pour pouvoir comprendre la marche à suivre .

Dans les chapitres suivant ,je vais faire des études complètes de plusieurs escaliers de différent types en situation qui pourraient être réelles !
La j expliquerai en détail les différents développements .

Ci dessous des notions explicatives du principe de développement depuis la vue en plan .

1 Le principe est simple !Il s agit de rabattre au sol les cotés de la vue de face (hauteur totale et hauteurs de marches).
Ce qui donne depuis la vue en plan les développements des futurs limons ,crémaillères ,mains courantes par l intersection de perpendiculaires (hauteur des marches et ligne de collets, et hauteurs de marches et ligne de queues de marches ).Le developpement à toujours comme base l emmarchement ,et seulement apres les epaisseurs de bois à reporter si il y a lieu (limon central , limons cremaillères,etc ..)

L exemple ci dessous montre de manière simple le principe

2 Ci dessous un développement assez complet d un escalier une volée quartier tournant à droite .
Les épaisseurs des limons et crémaillères se résume au seul trait de la vue en plan pour simplifier la lecture de cet exemple !

On peut y voir le soin qu il faut apporter à chaque tracés ,ainsi que l utilisation des couleurs pour matérialiser les éléments , sachant que un trait mal placé ou un bois mal situé constitue une erreur souvent fatale !

3 Pour l escalier courbe le développent servira à prendre la mesure des blocs capables pour le débillardés des portions de limons , et plus tard à l épure ,il faudra tracer les mêmes développements pour y mettre en situation les mêmes blocs pour leurs tracé de calibres rallongés ,et leurs génératrices (qui correspondent aux marches).

ci dessous ,le principe de développement pour les escaliers courbes .J y reviendrais très précisément dans les études d escaliers courbes des prochains chapitre .

fig 1 Développement très simplifié d un limon courbe coté jour et coté extérieur .

fig 2 Tracé des blocs capables par tangentes aux extrémité des vues (matérialisés en noir).

4 Pour les escaliers courbes en lamellé collé ,le développement servira à calculer les mesures des feuillets , leurs formes (courbes irrégulières),ainsi que leurs variations au cintrage ,de manière à avoir des feuillets capables à débiter.

la technique du développement passe par la division de la longueur courbe par secteurs ,Par rapport aux lignes de niveaux des hauteurs de marches .

fig ci dessous développement de la courbe et des variations induites par l épaisseur du limon.
Le tracé tangent représente la mesure moyenne des feuillets capables auxquels il faudra ajouter le bois au dessus des nez ainsi que le bois sous limon .

Prochain chapitre plusieurs études réalistes de différents types d escaliers droits et courbes

Publié Mis à jour

Partager  

Etude pratique d un escalier droit à deux volées et palier de repos

Présentation de l ouvrage

Je reprend pour cette étude d exemple ,la feuille de relevé de cotes du chapitre "prise de cotes d un escalier" .

Donc M et Mme X , m ont commandés un escalier pour leur habitation !
Celui ci au départ devait être balancé (quartier tournant ) et assemblé à la française traditionnel , marches contremarches ,mais style contemporain .

Suite au devis , M et Mme ,me demande une version moins chère !

Le choix définitif , c est fait sur un escalier droit à 2 volées et palier d angle , sans contremarches entre limons et faux limons .
Le style des balustrades et gardes corps ont été décidés par les clients ,en connaissance de cause des normes non respectées des écarts (reconnaissance signée))
Apres avoir rejeté un œil sur les cotes ,nous commençons l étude .

sur papier ou sur logiciel ??

De ma propre expérience , sur papier la saveur est autre ,cela prend un peu de temps ,et la visualisation de l ouvrage fini est faite par simple élévation (vision 2D) . Il est difficile pour certaines personnes de visualiser un ensemble en place depuis un dessin 2D (Un dessin 3D à la main est possible ,mais très très chronophage rien que pour un plan de vue).

Personnellement , l étude sur sketchup est un régal ,de précision et de visualisation d un ouvrage sur toutes ses coutures . Cela ne doit toutefois pas empêcher le fait de maîtriser la méthode traditionnelle avant de travailler par informatique , cqfd.

Etape 1

Cet escalier ,se trouve dans une cage contrainte , elle comporte des sous pentes ,et une reculée à ne pas dépasser à l angle d un mur !
Je doit donc calculer l échappée de tete !

1 Je trace le développement de la cage (Je n oublie pas d ajouter les 12 mm de l épaisseur du parquet flottant de l étage à ma hauteur à monter).
2 Je trace la largeur de l escalier et la ligne de foulée théorique .
3 Je trace l échappée minimale à ne pas dépasser (1900 mm) sur l axe du palier.
4 Je trace le palier d angle théorique .
5 Je calcule le module (attention , les largeurs de girons théoriques varient , il faut revérifier pour être dans le module , sinon on recalcule en enlevant ou ajoutant une hauteur).
6 Je redéfinis la hauteur du palier (hauteur de marches) et la reculée finale.
7 Je prend les mesures définitives de l escalier .

Etape 2

Je trace la vue en plan Complète en fonctions des mesure du calcul précédent !

1 Je trace les maçonneries .
2 Je trace les contours de l escalier .
3 Je trace les épaisseurs de bois (limons ,faux limons ,poteaux ,potelets ).
4 Je trace la ligne de foulée (axe de l emmanchement) ,et je trace les girons .
5 Je trace les nez de marches .
6 Je trace l arrivée (décors de la "marche massive")
7 Je trace l arrivée avec les raccords de retours des futures gardes corps pur bien situer le poteau d arrivée .

Etape 3

1 Depuis le vue en plan , je trace le premier développement (grande volée) et j y divise les hauteurs.
2 Je traces toutes les lignes de niveaux des marches et je les numérotes.
3 Je trace perpendiculairement toutes les génératrices (girons et nez de marches) depuis la vue en plan .
4 Je réitère l opération pour le développement à droite (petite volée).

Etape 4

1 Je trace les épaisseurs de marches ,et je matérialise toutes les marches et le palier (en rouge sur le
dessin).
2 Je trace les faux limons et leurs contours théoriques (couleur jaune sur le dessin ) ,(dans le cas de cet exemple d escalier , les limons et faux limons serons identiques
en termes de largeurs).
3 Je trace les largeur de solivage du palier et les potelets (orange sur le dessin) .

Etape 5

1 Je retourne la vue en plan (ou ma feuille de dessin)
2 Je réitère l opération pour les limons .
3 Je trace les poteaux en verticale .
4 Je trace les mains courantes en parallèle des limons (dessus de la main courante à 90 cm de le ligne des
nez de marches)

5 Je trace les largeurs de bois des mains courantes.
6 Je trace la hauteur des poteaux en fonction des raccords de mains courantes.

Etape 6

1 Je rabat au compas les hauteurs de marches sur le développement de la petite volée.
2 Je réitère l opération pour la petite volée .

Au final ,l escalier est développé sur les 4 faces ,cotés intérieur (emmarchement) ,je pourrait prendre les mesures mais je préfère attendre de faire l élévation ,car c est elle qui me donnera l esthétique est les assemblages finaux de l ouvrage .

Fig 5 développement complet , qu il faudra coter précisément (les mesures importantes) pour la future épure .

Etape 7

1 Je trace l élévation en 3D (sketchup) ou en 2D (papier).
2 Je trace l assemblage définitif du palier (J ai supprimés les potelets au profits de jambes de forces cintrées plus esthétiques et discrètes).
3 J y ajoute les éléments décoratifs (marche massive , moulures , tete de poteaux, garde corps , etc ...).
4 Je trace l environnement de l escalier pour la visualisation en situation .

En résumé :

L étude (sur papier ou numérique) ,nous donne une perception proche de la fabrication en elle même ,l ouvrage est assemblé virtuellement , sa situation dans l espace permet la modification des éléments qui serait déséquilibrés ou à déplacer .
Si il y à des demandes supplémentaires , le numérique facilite grandement le travail .

Des que le projet est ainsi accepté , en route vers l épure et la fabrication .

Publié Mis à jour

Partager  

Etude pratique d escalier une volée à quartier tournant à droite au depart

Présentation du projet

Mr et mme X me commandent un projet d escalier pour une maison de caractère style art deco en rénovation .
Le bois est fournis par le client qui a un gros stock de plateaux d orme en 70 mm d épaisseur .

Cet escalier devra être sobre , sans moulures ,et il doit recouvrir un escalier de sous sol .
Il faut prévoir l aménagement des panneaux d echiffre en pavés de verre translucides , ainsi que la fabrication de la porte d accès au sous sol.
La cage est libre , juste le quartier tournant à calculer en retrait de l angle du mur .
Les gardes corps étage à prévoir dans le même style .

L escalier arrive sur une loggia distributrice des pièces de l étage , en palier il est constitué du mur avec les dalles de plancher en aggloméré marine 22 mm le recouvrant .

La finition de l étage à prévoir un parquet stratifié 8 mm .
un habillage nez de marches fera la finition entre les gardes corps et le bord du palier (à la pose) .

Ci dessous une situation 3D et prise de cotes de l emplacement du futur ouvrage .

Etape 1 vue en plan

La prise de cotes vérifiée ainsi que la géométrie de l espace (tout est d équerre , d aplomb , et de niveau) ,Je peu commencer l étude .

1 Je trace les maçonneries (murs d echiffre et trémie de l escalier du sous sol).
2 Je trace les contours de la volée d escalier (1 mètre de largeur totale).
3 Je trace les épaisseurs de bois (au départ ,j ai tracé une crémaillère au mur , mais au final ce sera un faux limon de 60 mm d épaisseur ,car en traçant l élévation ,j ai vus que l esthétique serais impactée , çà sert à cela une étude ! ) .
4 Je trace la ligne de foulée .
5 je mesure la longueur théorique de la ligne de foulée , puis je calcule le module .

2745 + (3 x 234,2) + 1000 = 4447,6 mm 4447,6 : 16 = 277,97 arrondi à 278 mm

h (2964,8 arrondi) 2965 mm avec parquet 8 mm

2965 : 17 = 174,4 soit 17 hauteurs de marches

2965 : 17 = 174,4 mm

module( 174,4 x 2) + 277,97 = 626 mm - 62,6 cm ( bon au premier calcul).

6 Je trace la plaquette d arrivée , et depuis celle ci je trace les girons .
7 Je trace les marches rayonnantes (girons).

Etape 2 vue en plan suite

1 A l aide du procédé de la herse , je trace les girons balancés aux lignes de collets (fig 1 et 2).
2 Je trace tout les girons balancés , puis j efface les constructions (fig 3).
3 Je trace les nez de marches (25 mm dans ce projet) , ainsi que les contremarches (20 mm dans ce projet) ,enfin je numérote les marches (fig 4).

Cette étape démontre que la marche balancée de l angle n est pas dans la zone d exclusion , mais comme j ai retracé avec un faux limon de 60 mm d épaisseur ,le nez de marche échappera un peut plus l angle .
En résumé comme je suis en faux limon cela ne pose donc pas de problèmes de faiblesse des bois (contrairement à une crémaillère et stylobate) ,

Etape 4 le développement

Dans cette étape , je développe en élévation car je doit tracer les futures courbes de décors de l escalier pour le styler inspiration art déco .
Ce style est en général assez géométrique ,et dépourvu de décors exubérants .

1 Je développe de manière classique depuis les nez de marches , puis je trace les contours des bois de manière standard (escalier balancé traditionnel).
2 Depuis les arêtes standard , j estime et je trace les courbes à ma convenance ! (plusieurs essais ont été nécessaires avant d arriver à une forme équilibrée).
3 Je trace ensuite les autres éléments de finition (pavé de verre ,la porte, main courante ,etc ...).
4 Je matérialise en couleurs les différents éléments importants .

Etape 5 La vue de gauche

1 Apres rabattement des lignes de niveaux des hauteurs de marches , je développe de manière classique .
2 Depuis les arêtes standard , j estime et trace les courbes .
3 Je trace les éléments de décors (pavés de verre, main courante .
4 Des que le tracé est équilibré , je met en couleur pour matérialiser les divers éléments importants.

A cette étape j ai une inconnue ,c est la marche de départ et son décors ,car seule la perspective me permettra de visualiser quelque chose de correct !
Dans la méthode traditionnelle (sans informatique ) nous tracerions des croquis à la main pour estimer l équilibre , et ensuite nous affinions sur l épure à l atelier. Dans notre cas je la tracerai à l étude 3D .

Etape 6 La vue de droite

J applique le même principe que pour la vue de droite (fig 1-2).

1 Apres rabattement des ligne de niveaux des hauteurs de marches , je développe de manière classique .
2 Depuis les arêtes standard , j estime et trace les courbes .
3 Je trace les éléments de décors (pavés de verre, main courante .
4 Des que le tracé est rééquilibré , je met en couleur pour matérialiser les divers éléments importants.

En résumé , à cette étape j ai une idée générale de l ensemble ,maintenant il faut affiner en 3D ou par croquis à la main les différentes inconnues de construction.

a Les raccordements des bois , et des éléments entre eux .
b Les mesure exact de la porte et des garde corps .
c Les Eléments de décors , les balustres , la marche de départ , etc ...
d Le calepinage des pavés et leur agencements ( qui sera débattu plus tard avant la pose).

Ci dessous en fig 3 le dessin complet de la vue en plan et des développements .

Etape 7 Le projet en 3D

1 Depuis la vue en plan j élève toutes les marches et contremarches en perspective depuis les lignes des collets et les lignes des queues de marches .
2 Je procède comme dans l élévation et les vues droite et gauche ,en traçant le standard depuis les nez de marches .
3 En reprenant des mesures de points sur le dessin , je reproduit les courbes ,et je les affines si nécessaire.
4 Je trace les garde corps et la marche de départ que je peut maintenant visualiser .
5 Je trace les éléments de décors , les balustres (choix arrêté à du rondin de fer polis).3
6 Je déplace ma vue sur le plan pour visualiser les concordances et différences .
7 Je met en couleur pour le projet final à montrer au client ( contremarches en bois plus clair , ce qui allège l ensemble , l art déco mélange volontiers les essences ).

En résumé , le projet sera assez visuel pour un prochain usinage de l ensemble (gros travail de collage et de chantournage).
Je peut estimer le bois ,le temps ,les moyens à mettre en oeuvre pour cet ouvrage .

à suivre une autre étude !

Publié Mis à jour

Partager  

Etude pratique d escalier une volée demi tournant à gauche rampe sur rampe ou limon sur limon

Présentation du projet

Mr et mme X me commandent un projet d escalier pour une maison de caractère vintage années 70 .
L escalier sera situé dans un angle de mur , et l arrivée située sur une dalle au travers d une trémie (sol béton ciré).
Sans contrainte particulière ,si ce n est que le design à inventer pour un ouvrage épuré et élancé dépourvu de contremarches.

L escalier rampe sur rampe , a la particularité d avoir les limons et les rampes sur un même plan , et d ordinaire il s articule sur un poteau ,.

Dans ce projet il n y en aura pas ,la pièce maîtresse sera un limon unique avec des courbures canulées en fonction du balancement des marches .Les main courantes seront assemblées par moisement sur les poteaux et limon ,le tout solidarisé par vis à douilles .
Sur le mur d echiffre serons accolés des faux limons .

Ce projet sera fait en deux essences différentes et agrémenté de panneaux en verre securit pour les gardes corps .

Etape 1 la vue en plan

La prise de cotes vérifiée ainsi que la géométrie de l espace (tout est d équerre , d aplomb , et de niveau) ,Je peu commencer l étude .

1 Je trace les maçonneries (murs d echiffre ).(Fig 1)
2 Je trace les contours de la volée d escalier 2500 mm x 1900 mm.(Fig 1)
3 Je trace les épaisseurs de bois (limon 50 mm et faux limon de 35 mm d épaisseur)(Fig 1) .
4 Je trace la ligne de foulée .(Fig 2)
5 je mesure la longueur théorique de la ligne de foulée , puis je calcule le module (Fig 2).

hauteur à monter 2870 mm : 17 = 168,82 mm
ligne de foulée 4459,8 : 16 = 278,73 mm
module (168,82 x 2) = 337,64 mm
337,64 + 278,73 = 616,37 mm soit 61,6 cm (bon).

6 Je trace la marche d arrivée avec son nez de marche(théorique) .
Pourquoi ici je trace le nez de marche ?? La réponse est simple , dans le cadre du projet (limon continu) je doit avoir les courbures de départ et d arrivées le plus symétriques possible pour pouvoir avoir un tracé harmonieux de l ensemble .

7 depuis le nez de la plaquette , je trace une série de girons , jusque à l axe de l escalier ,sur lequel devra arriver le nez de marche rayonnante .(Fig 3)
nota On peut voir sur le dessin , que le dernier giron dépasse l axe de l escalier ,il faut donc recalculer le module en déduisant la mesure du segment dépassant l axe (79,2 mm Fig 3).

8 Je compte le nombre de marches depuis l axe de l escalier , 8 marches .

9 Je recalcule

278,7 x 8 marches = 2226,4 mm
2226,4 - 79,2 (segment dépassant l axe) = 2147,2 mm
2147,2 : 8 = 268,4 mm

Module 2h 337,6 mm + 268,4 mm 606 mm soit 60,6 Je suis encore dans le bon module ,donc je retrace avec ces nouvelles mesures .

10 Je retrace depuis le nez de marche de l axe en remontant vers la plaquette que je trace définitivement (nous remarquons que le dernier coup de compas arrive à quelques millimètres de la plaquette , donc nous prenons comme base définitive du nez cette mesure ). Ensuite, depuis l axe , je traces les autres girons en descendant vers la marche de départ (Fig 4).

Nous obtenons ainsi des girons de nez de marche symétriques dans les deux moitié de la volée.

Etape 2 vue en plan suite

1 Je trace les marches rayonnantes , ainsi que le cercle d estimation des marches balancées (Fig 1).
2 Je trace ma construction de divisions proportionnelle ,et je reporte les divisions sur la vue en plan (Fig 2).
3 J efface les marches rayonnantes , et je trace les marches balancées (Fig 3).
4 Je trace tout les nez de marches (25 mm) , je matérialise et les numérotes (Fig 4).

On s aperçois que toutes les arêtes des nez de marches , sont symétriques dans chaque partie de la volée depuis l axe , ce qui va me permettre d avoir au développement des courbures régulières au limon .

Etape 3 développement

Dans cette étape , je développe en élévation car je doit tracer les futures courbures de l escalier (limon et mains courantes) sachant que au final elles doivent se croiser harmonieusement .
.
1 Je développe de manière classique les marches , je les matérialises et les numérotes (Fig 1 et 2).

2 Depuis les nez de marches , puis je trace les courbures supérieurs données par les nez de marches (escalier balancé traditionnel) que j arrête à la marche de l axe de l escalier et je matérialise (Fig 3 en jaune).
3 Depuis les arêtes standard .

A cette étape , je connait déjà la forme générale du limon , maintenant il va falloir procéder à plusieurs essais pour tracer la courbure finale .

Etape 4 développement élévation suite

1 Je trace depuis les arêtes inférieures de l arrière des marches les coups de compas (100 mm) ,puis je trace les courbures inférieures (Fig 1).

A cette étape , on s aperçois qu il y a un étranglement disgracieux au niveau de l axe , il faut y remédier à l aide de courbes arbitraires ! (Fig 2 en bleu) . Important de souligner que la partie convexe ajoute du bois à la vue en plan , ce qui raccourcira un peu la marche d axe

2 Je trace depuis les nez de marches , des perpendiculaires à 900 mm (hauteur de main courante normée).
3 Je trace la courbure de la main courante , et j ajuste son raccordement central.
4 A l aide de coups de compas ,en joignant les sommets de ceux ci , je trace le parallèle de la main courante ( Fig 4).

A cette étape , j ai le bon tracé de l echiffre ,que je vais pouvoir utiliser par relevé de point pour l élévation 3D ainsi que la future épure à l atelier .

Etape 5 développement fin

1 Je trace de manière classique les autres développements (Fig 1-2-3).

En résumé , on s aperçois que le principe est toujours le même ,quand il s agit escalier à plans droits (vue en plan et développement par rabattements) .
Dans ce cas de figure , la difficulté est la rechercher des courbures finales .(fig 4 tracé complet)

Quand on se destine à pratiquer l art de l escalier , c est ce principe de base qu il faut assimiler avant de tenter l aventure sur des ouvrages plus complexes.

Etape 6 Élévation 3D

C est à cette étape , que j invente les éléments décoratifs ainsi que le mode d assemblage ! Le logiciel informatique est un formidable outil qui permet de visualiser la faisabilité des recherches .

1 Depuis la vue en plan j élève toutes les marches en perspective depuis les lignes des collets et les lignes des queues de marches .
2 Je procède comme dans l élévation et les vues droite et gauche ,en traçant le standard depuis les nez de marches .
3 En reprenant des mesures de points sur le dessin , je reproduit les courbes ,et je les affines si nécessaire.
4 Je trace les poteaux et garde corps .
5 Je raccorde les différents éléments
6 Je déplace ma vue sur le plan pour visualiser les concordances et différences .
7 Je met en couleur pour le projet final à montrer au client .

En résumé , le projet devait être très visuel et intéressant à construire .

Je referais d autres études en fonction de l avancement du traité (escaliers hélicoïdaux , noyaux et courbes ) .

Pour aider à la compréhension d une étude , je joint le pas à pas de Kajmed qui comporte une étude réelle ,et qui démontre toute la singularité de chaque ouvrage ains que l utilité avérée d une etude .!
https://www.lairdubois.fr/pas-...

Publié Mis à jour

Partager  

Les différents modes de conceptions d un escalier en bois

Introduction

Un escalier peut ce concevoir de multiples façons ! Avant de détailler les différents éléments qui le constitue , nous allons présenter les différentes conceptions d un escalier en bois pour pouvoir visualiser la place et l importance de chaque pièces .
Cette entrée en matière nous apprend qu il y à quatre grandes familles de techniques conceptuelles dans l art de l escalier .
Nous allons décrire ci dessous de manière générale celles ci .

Conception traditionnelle de l escalier

La conception traditionnelle , est historique à l escalier en bois , elle est constituée d éléments porteurs (limons , crémaillères , pilastres , poteaux , noyaux ) recevant les marches et contremarches ainsi que les éléments de protection au vide et décors .

De manière générale , ces ouvrages sont assemblés par tenons et mortaises pour les limons , mains courantes ,crémaillères et poteaux , dans ou sur lesquels les marches et contremarches viennent se loger par entailles et redans .

Photo 1 Un escalier traditionnel à la française , ce qui le caractérise , c est que les marches et contremarches viennent se loger en entaille dans le limon (droit ou courbe en plan) et viennent reposer sur crémaillère ou faux limon cote mur .
Le limon est lui même assemblé dans un poteau tout comme la main courante .
Des éléments alliant sécurité et décors le complète (pilastre ,balustres , marche massives , etc ..).

Photo 2 Un escalier traditionnel à l anglaise la conception diffère de l escalier à la française du fait que les marches sont débordantes à l extérieur d un limon crémaillère (droit ou courbe en plan), et que les contremarches s assemblent en coupes d onglet avec celui ci .
Dans le cas ou il se trouve accolé à un mur , les marches viennent sur crémaillères et stylobates ou faux limon .
généralement les éléments de sécurité viennent en applique contre le limon .
Des éléments de décors lui sont apporté comme dans l escalier à la française .
A l origine , l escalier dit "à l anglaise était fait des marches monoxyles empilées et assemblées "à coupe de pierre " unies par boulons long , avec retour de nez sur le coté , le but était d avoir le plafond de l escalier fini !
La méthode moderne avec des limon crémaillère se nommait escalier demi anglaise , puis et devenu dans de langage des métiers du bois simplement "à l anglaise ".

Photo 3 Un escalier à l américaine , est assemblé à l anglaise pour ce qui concerne les marches et contremarches , mais les balustres son fixés sur les marches et leur agencement est définis sur la vue en plan .
ces ouvrages ont la particularité d être souvent habillés sous la volée d espace de rangement , de plus seul la volée nue est posée dans le chantier , les balustrades et éléments de décors sont ajoutés seulement à la fin du chantier ,d ou l espace accessible sous l escalier pour la fixation des balustres et rampes .
les divers éléments (poteaux ,limons , etc ..) sont très souvent assemblés de plusieurs pièces de bois ou lamellé collé , rarement monoxyle . la finition est couramment en peinture ( d ou le mode assemblage vissé et tiges filetées) .

Photo 4 Un escalier à limon central , ou pourrait aussi être une double crémaillère centrale , tout est dans l énoncé ,les marches (rarement des contremarches ou purement décoratives pour le design) sont fixées à plat sur le limon ou la double crémaillère ,et de préférence entaillées de environ 2 cm au fond du redans afin d y accueillir l arrière de la marche.
le Limon est en bois grosse section (souvent lamellé collé (limon courbe)), la double crémaillère en bois épais .
Ces ouvrages allègent l espace par le dépouillement d éléments de sa morphologie .

Ci dessous deux exemples d escaliers traditionnels présents sur l air du bois

https://www.lairdubois.fr/crea...
https://www.lairdubois.fr/crea...

Conception suspendue

Photo 1 Un escalier à marches suspendues à la main courante faisant office de portique qui lui est en appuis sur le sol . On remarque l agencement des suspentes qui à la fois supportent les marches et font office d entretoises pour rigidifier l ensemble .

Photo 2 Un escalier suspendu à la trémie ,et les marches fixées au mur d echiffre .

Photo 3 Un escalier du même principe que la photo 2 mais avec les suspentes façonnées en bois .

En règle générale , les escaliers suspendus sont très léger d apparences et se fondent dans leur environnement de manière gracieuse ,il sont très courants dans notre époque , leur fabrication est moins onéreuse que le traditionnel.
les câbles et tiges filetées sont les éléments le plus souvent utilisés .Leur calcul est commun à tout les escaliers ,mais il faut étudier de près la solidité et la sécurité de l ensemble .
Ces ouvrages accuse souvent une certaine souplesse qui peut être stressante à l usage .

ci dessous deux exemples d escaliers suspendus présents sur l air du bois

https://www.lairdubois.fr/crea...
https://www.lairdubois.fr/crea...

Conception empilement

Les ouvrages en empilements , sont ceux qui se rapproche de l antique conceptions des escaliers issu de la taille de pierre!
Il existe d une multitude de concepts ,tout est réalisable l esprit peut se lâcher complètement sur ce genre d ouvrages.
leur conception nécessite souvent un gros débit de bois ! L usage de la colle laisse la voie libre à des sections monumentales .
Que ce soit des grosses sections empilées ou des briquettes de bois assemblées par collage pour former un bloc épais ,ces escaliers sont un gage de sûreté et de solidité à toutes épreuves .
Il existe des escaliers colimaçons empilés de manière plus traditionnelle (exemple lapeyre) dont chaque éléments est axés sur une grande tige filetée rigidifie l ensemble.

ci dessous deux exemples d escaliers en empilement hélicoïdaux présents sur l air du bois .

https://www.lairdubois.fr/crea...
https://www.lairdubois.fr/crea...

Photo 1 Un escalier hélicoïdal ,en empilement de feuilles de contre plaqué collées , on remarque aisément l analogie avec la taille de pierre .

Photo 2 Un escalier d architecte en empilement de très grosses section de chêne équarri .

Photo 3 et 4 Deux escaliers en empilement de marches reconstituée et monobloc assemblées par tige filetée centrale .

Conception autoportante

Conception très à la mode actuellement , ouvrages souvent minimalistes s exemptant le plus souvent des normes de sécurités .
La particularité de ce genre d escalier ,est que les marches seules matérialisent l ensemble .
Il peut y avoir les marches encastrées à la parois , lamellé collé , marches et contremarches unies ensembles en un même bloc , ou encore un meuble ou rayonnage faisant office d escalier .
Il faut cependant bien étudier la fixation des éléments .

Important
Les ouvrages contemporains ,ont souvent un design très épuré qui s affranchit des règles de sécurité de bases (gardes corps , rampes , balustrades , etc ...), ce faisant des problèmes juridiques peuvent être complexes en cas de chutes .
Le fait de faire signer une décharge par le donneur d ordre ne suffit pas toujours à garantir le fabricant ! Ces ouvrages ne peuvent être que d ordre privé , en aucuns cas en termes d escaliers publique et usage locatif la ou les règles élémentaires s appliquent obligatoirement
.

Photo 1 Un escalier autoportant minimaliste avec marches encastrées à la parois .

Photo 2 Un escalier autoportant minimaliste avec marches encastrées à la parois ,entretoises et main courante.

Photo 3 Un escalier autoportant en bloc formé de marches et contremarches solidarisées .

Photo 4 Un escalier autoportant avec marches en lamellé collé en forme .

Photo 5 Un escalier autoportant fait d une bibliothèque intégrée à l ensemble .

Ci dessous un exemple d escalier autoportant présents sur l air du bois .

https://www.lairdubois.fr/crea...

prochains articles ,les limons

Publié Mis à jour

Partager  

Etude des éléments constituants les escaliers : Les limons

Introduction:

Les prochains chapitres seront consacrés à la présentation en détail de tout les éléments constituant un escalier (limon ,crémaillères,poteaux,noyaux ,pilastres ,marches ,contremarches ,main courantes, balustres etc ...) .

Un limon est la pièce maîtresse d un escalier quand il s agit de conception traditionnelle !
A la base c est une grosse pièce de bois supportant les volées de marches (entaillées contre ou reposantes dessus) ainsi que les éléments de sécurités (balustrades).

Dans l histoire de l escalier en bois ,cette pièce à évoluée en passant de simple support scié ou entaillé ,à une géométrie qui peut s adapter à tout les cas de figures .
Avec l avènement des techniques lamellé collé , les mesures les galbes et courbes les plus audacieuses sont permises .

Dans ce chapitre des limons nous détaillerons plusieurs cas de figures ,ainsi que leur fabrication générale.
Par contre , traçage des limons ainsi que leur exécution ,sera approfondis dans les prochains chapitres traitant du traçé et de la construction de l escalier (complexité des diverses manières de développement).

Il y a quatre grandes familles de limons pour l escalier bois que nous allons étudier, de leurs formes à leurs conceptions !

1 Les limons droits (en plan et droit ou avec courbure de balancement au développement).
2 Les limons courbes (en plan et débillardé au développement).
3 Les limons crémaillères droits ou courbes (débillardé au développement) en plan (escalier à l anglaise et à l américaine).
4 Les limons crémaillères centraux droits ou courbes (débillardé au développement) en plan.

Les limons droits (en plan) à la française

Fig 1 schéma vue en plan et élévation

Ils représentent la majorité des limons ,et sont la base de la construction des escaliers en bois . Ils sont parallélépipédiques dans le cas des volées droite sans virage comme notamment les échelles meunière ou escalier meunier .

photo 2 Limon droit basique et rustique sur escalier populaire.
photo 3 Limon droit assemblé sur escalier de villa 19 eme.

Dans le cas ou l escalier accuse un virage ou à quartier tournant , le limon reste droit en plan mais adopte une courbure sur l élévation due à la distribution proportionnelle du collet des marches ou des queues de marches.

photo 4 Limon cintré par rapport au balancement (ici au queue de marches).

Ils peuvent être monoxyle , composite (collage lamellé ou empilé) , ou assemblés de plusieurs éléments (méthode souvent utilisée à l américaine) .
Ils se tracent depuis l épure , ou par relèvement au compas et l équerre (demande une grande maîtrise du praticien) .Ils s assemblent à des poteaux ,des noyaux ,ou peuvent être d un seul tenant .
L entaillage des marches et contremarche se fait à la défonceuse et sont repris à la main dans le façonnage traditionnel .
Ils accueillent généralement les balustres de rampe sur le chant supérieur ,et peuvent être cloisonné depuis le chant inférieur .

Les limons courbes (en plan) à la française

Historiquement ,ils représentent l aboutissement de l art escaliétal ,dérivé de l art du trait des tailleurs de pierre puis associé au travail du bois par les charpentiers de petite cognée .
Les limons courbes , sont reguliers (courbe issue d un arc de cercle) ou irréguliers (courbe à plusieurs centres comme l anse de panier ou elliptique) .

Fig 1 principe d un limon débillardé .

On appelle leur façonnage "débillardé" (sorti de la bille) ,car à l origine on partait de grosse pièces de bois monoxyle que l on assemblait entre deux poteaux en coupe d aplomb ,(on ne connaissait pas encore la technique d assemblage de plusieurs pièces pour avoir une courbe continue) (coupe à crochet alliée à des tiges filetées ou des renfort métalliques) .

Photo 1 Détail d une coupe ou joint à crochet .

Les limons courbes se sont réinventés avec l avènement des colles modernes aux propriétés mécaniques efficaces et durables dans le temps . Elles ont permis de composer des gros blocs capables en plusieurs pièces ou du lamellé collé serré sur un moule .
Photos 2 limon en lamellé collé en cours de séchage sur son moule .

Les limons courbes peuvent être très ornés ou nus , ils peuvent accueillir des balustres sur leur chant supérieur , et parfois un cloisonnement (cintré en plan) ou un plafond en partie inférieure .

Photos 4-5 limon très orné d une chaire à prêcher ,et limon nu d un escalier hélicoïdal.

Ils se tracent directement sur le bloc capable depuis l épure d une portion de courbe ,en relevant les traits des marches comme génératrices , ou encore par piquage depuis l épure avec le limon en élévation (lamellé collé.
L entaillage des marches et contremarches se fait à la défonceuse mais demande des gabarit souple pour épouser les courbes et sont repris à la main dans le façonnage traditionnel .
Ils s assemblent à des poteaux ,des noyaux ,ou peuvent être d un seul tenant .

Les limons crémaillères (à l anglaise et à l américaine)

Le limon à l anglaise à fait sont apparition au 17 eme siècle , il s apparente à une grosse pièce de bois à redans sur laquelle les marches viennent se poser ,et les contremarches arrivent d onglet avec le chant coté jour de celle ci .

Les limons crémaillères à l anglaise peuvent être droits ou courbes en plan ,leurs modes de traçages et d exécutions des pièces débillardées sont similaires au limon à la française .Par contre les assemblages entre portions de limons doivent être renforcées de pièces métalliques sous les marches , d ou le plâtrage sur lattis quasi systématique de leurs plafonds pour cacher les procédés de renforts et participent aussi à la consolidations.

La technique du limon à l anglaise à considérablement allégé les escaliers ,ce fondant ainsi dans l architecture de manière moins présente , et donnant plus de luminosité au cages .
Les marches débordes du limon et viennent en retours entaillés sur la face du limon .
Les balustres viennent se fixer sur la face du limon .

Le limon à l anglaise peut se concevoir de façon moderne facilement grâce au lamellé collé , d ailleurs très usité dans l escalier à l américaine .
Il n est pratiquement jamais décoré , seule l harmonie de ses courbes en font un décors apprécié .
Le départ d un limon à l anglaise est généralement en volute sur laquelle s appuie le poteau de départ le plus souvent en métal.

Photo 1 Limon à l anglaise et balustres en bois .
Photo 2 Limon à l anglaise et balustres en métal.
(Dans ces 2 exemples , on devine bien le plâtrage des plafonds)

Le limon à l américaine , est similaire à la conception à l anglaise , mais rarement monoxyle , il est généralement assemblé de plusieurs éléments pour dissimuler sa conception "démontable" ,en effet l usage de tiges filetées vis et tire fonds sont l apanage de sa construction.
La plupart du temps , le limon est une âme (monoxyle ou lamellé collé pour les courbes),qui sera brute dans le chantier , et il sera habillé de manière fine à la fin du chantier par des éléments de décors en applique voir replaqué .
Il est habituellement cloisonné au chant inférieur ,ou alors habillé d un plafond plâtré ou assemblé.

Photo 3 Limon à l américaine droit .
Photo 4 Limon à l armoricaine courbe .

Les limons crémaillères centraux (simples et doubles)

Les limons crémaillères centraux , se composent en général de grosses sections de bois ,sciées à redans pour accueillir en repos les marches d escalier .Ils ont été mis au gout du jours au 20 eme siècle ,pour rompre avec la monotonie et la lourdeur du classique , apportant une touche de modernité et d allègement dans l architecture.
Ils sont formés d une seule pièce monoxyle ,ou deux pièces juxtaposées plus ou moins écartées l une de l autre.
les marches sont entaillées au fond des redans pour résister au porte à faux de leurs extrémités .
Ils peuvent être monoxyle , en lamellé collé ,ou composite.
Ils sont droits , courbes ,ou sectionnels .
Les limons centraux sont entaillés par sciage dans la masse , ou sont une simple poutre sur laquelle ont ajoute des repos pour les marches en bois ou métalliques , alignés ou en travers .

Photo 1 Limon crémaillère central débillardé .
Photo 2 Limon crémaillère central double .
Photo 3 Limon central sectionnel .
Photo 4 Limon central droit avec repos rapportés (échantignoles).

Etant exempt d éléments d assemblages et de renforts , les fixations au départ et à l arrivée de ces limons doivent être prise en compte de manières réfléchies.

ci dessous un escalier à limon central présent sur l air du bois

https://www.lairdubois.fr/crea...

La conception des limons

Depuis la révolution industrielle , les possibilités pour fabriquer les objets en bois ,à évoluée de manière infini , grâce aux techniques sans cesses inventives .
Pour les conceptions des éléments notamment des limons d un escaliers , l éventail laisse le champ libre à toutes créations .

Les limons traditionnels

Ils sont conçut en bois massif droit (50 mm épaisseur moyenne) ou courbes (80 mm épaisseur moyenne) ,accueillant les marches et contremarches par entailles ou repos , monoxyles ou assemblés .
Les possibilités sont multiples nus ou travaillés , du traditionnel au contemporain .
Les décors peuvent être en applique , entaillés ou sculptés , ou encore assemblés .
Image 1 ci dessous

Les limons composites et lamellés collés

Ils sont conçut par assemblages ou collages de plusieurs pièces pour former l élément !

1 En empilement de pièces de bois horizontales , verticales ,ou en pente , par collage ou assemblage (tiges filetées) .Ces technique donnent de beaux résultats et permettent de mélanger plusieurs essences et ainsi donner des effets décoratifs assez spectaculaires . Généralement après collage un gros travail de raccord et de finition est demandé (courbes).
Pour les limons crémaillères , on peut assembler plusieurs gros éléments avec tiges filetées , ce qui allège le limon par rapport à la façon monoxyle .

2 En lamellé collé , surement la méthode la plus utilisée ,notamment pour les limons courbes en plan .Cette technique peut être utilisée à plat ou sur champs et permet toutes les variantes de cintres et courbes dans l espace.
La technique du lamellé collé permet de faire des pièces simples ou monumentales (exemple avec des limons larges faisant office de main courantes en un seul élément).
Le lamellé collé à plat , est plutôt appelé bois reconstitué ou recomposé .

3 Les limons sectionnels , sont fait de plusieurs portions assemblées à tiges filetées noyées .
Ces conception sont utilisées dans les escaliers en plans polygonaux principalement .
Au débit ils sont pris coupes dans coupes et conserver le fil du bois parallèle à la pente de l escalier .(Exemple photo 3 de l article limon centraux ci dessus).

Image 2 ci dessous représentation schématique des divers procédés .

ci dessous un pas à pas très détaillé de la technique d un limon en lamellé collé présent sur l air du bois.

https://www.lairdubois.fr/pas-...

Publié Mis à jour

Partager  

Etude des éléments constituants les escaliers : les crémaillères et faux limons

Introduction

Les crémaillères et les faux limons , sont les pièces de repos qui accueillent les marches et contremarches à l opposé des limons, généralement placé sur le mur d echiffre .
Ces éléments sont assez basiques ,mais demandent autant de soins que les limons pour un bon équilibre de l escalier final.
Comme pour les limons , le détail du tracé et de l exécution seront abordés au chapitres traçage et construction de l escalier .

Historiquement les marches d escaliers était prise directement dans les maçonneries ou des pièces de charpentes (colombages) ,ce qui obligeait de façonner l escalier en même temps que la construction des batisses.
Les crémaillères sont un peut l ancêtre des limons , car elles ont permis de façonner les escaliers en dehors du chantier ,et de le poser après le passage du gros oeuvre .
Il était pratique de fabriquer des ouvrages surtout usuels sans esthétiques réelles , avec du bois brut ,le façonnage se faisant par sciage .
La profondeur d un redans ,doit être inférieure ou égale au bois restant sous la crémaillère (exemple une crémaillère de largeur totale 300 mm ,le bois restant après la partie la plus profonde du redans doit être de 150 mm au minimum)

Traditionnellement les crémaillères se fixent aux parois avec des pattes en métal appelées corbeaux scellés dans la maçonnerie (photo 1) qui leur donnent une relative solidité sur lesquelles ont apposera les marches (les méthodes modernes de fixations ont remplacées presque complètement cette méthode ancestrale ).
Un combine très pratique tirée de la manière des anciens , est de fixer des planches debout en quilles de bois perdues en attente ,contre le derrière du placoplatre (chêne de 27 déclassé mais droit ) (attention de bien les repérer), ainsi à la pose vous n aurez qu à visser directement vos crémaillères et faux limons sans vous soucier de rien ,et la solidité sera à toute épreuve dans ce matériau très utilisé et peu porteur .

L utilisation des crémaillères , est surtout mis en oeuvre pour les emplacements ou les escaliers doivent être posés en ajustant les marches et contremarches sur place .
Dans la plupart des cas les escaliéteurs leurs préféreront les faux limons qui peuvent s ajuster dans le confort d un atelier ,donc faciliter la pose et gagner du temps .

(Photo 2) Crémaillère vue du dessous d un escalier .
(Photo 3) crémaillère vue de la face normalement accolée au mur d echiffre (maquette)

Crémaillères ,conceptions sur parois droites

Il existe plusieurs modes de fabrications des crémaillères pour les escaliers en bois , partant du principe que ce sont des pièces en attentes pour accueillir les futures marches et contremarches .

La crémaillère classique qui se trace depuis l épure ou par relevé ,est constituée d une planche de bois d environ 30 millimètres minimum d épaisseur et plus si la longueur l exige (J en ai vu de 60 mm dans des ouvrages anciens) , taillée à redans façonnée à la scie et ensuite chantournée en cintre par rapport au balancement des lignes collets ou de queues de marches.

Les crémaillères sont droites dans les volées droites. Elles s assemblent à mi bois dans les angles de mur , sachant que que chaque crémaillères repose sur la précédente depuis le sol .
Leur fabrication peut être à économie de bois par divers collages ,notamment aux pointes de celles ci ainsi que les chutes de cintres des nez recollés au dessous pour apporter du bois au cintre .
Les coupes sont d équerres en horizontal , mais à plusieurs angles entrants ou sortants en verticale dans le cas du balancement .

Generalement on choisi des planches qui accuse déjà un cintre naturel épousant au mieux le cintre induit par le balancement ce qui est gage de solidité .
Ces pièces étaient généralement cachée par plafonnement ou cage située entre plusieurs parois , c est pour cela qu elles sont très souvent brutes et de fabrication sommaire n ayant qu un rôle de soutènement dans les ouvrage anciens .

La crémaillère contemporaine reprend la conception traditionnelle tout en étant parfaitement finie ou prend des formes plus audacieuses du fait la place décoratives des escaliers dans l architecture des habitats présents.
Les techniques modernes laisse le champs libre à la création et finition ( contre collages , composites ,Multi matières ,fixation ,etc ...)
On allie la solidité et l esthétique , ce qui doit être réfléchis en aval sur l étude .

La crémaillère composée , est le fruit d un ensemble de plusieurs pièces de bois , les repos étant des tasseaux fixé sur une planche ou directement sur la parois .
Generalement présente dans les escaliers purement fonctionnels (ex :escalier meunier) , elles permettent de fabriquer des escaliers solides à bas coût avec ou sans contremarches .

La crémaillère sectionnelle se compose de planches de bois verticales ou horizontales fixée à la parois , leurs décalages faisant office de redans .
En verticale (bois debout), les pièces poinçonnent directement sur le sol ,et peuvent lambrisser la cage .

Ci dessous quelques exemples schématiques .

Crémaillères ,conceptions sur parois courbes

Pour les parois courbes , les oeuvriers des escaliers ont dut rivaliser d ingéniosité à trouver des systèmes pour fixer les ouvrages en parois courbes , n étant plus obligés de façonner et poser leurs marches à mesure de l avancement des maçonneries , et pouvant ainsi préparer leurs ouvrages dans de meilleurs conditions .

Les avants crémaillères étaient simplement le fait de monter les marches (généralement bloc massif) directement en les maçonnant dans la parois à mesure de leur élévations .
Il y a le cas ou les maçons laissaient des trous volontairement calculés (à la manière des trous de boulins pour échafaudage) , pour servir de réservation à des corbeaux en bois massifs (ou encore ils scellaient les corbeaux à mesure).
L escaliéteur pouvait alors faire reposer ses marches , ou avait un scellement tout prés pour y fixer son ouvrage.

La crémaillère sectionnelle fut ensuite la plus utilisée , elle permet de suivre la courbure d une parois de manière efficace , prenant comme génératrices , les largeurs de marches (au collet ou à la queue).
Les fixations de celles ci étaient assurées par corbeaux métalliques , ou coins de bois dur enfoncés en force dans les joints de maçonnerie contre lesquels ont venait clouer les sections de crémaillères.
Generalement , les sections prennent appuis sur les précédentes ,au fur et à mesures , en partant du sol évidemment .
Plusieurs cas de figures existent :

1 Les sections courbes en plan , donc courbes sur les deux faces de la pièces de bois (méthode reprise pour les stylobates courbes).
2 Les sections courbes seulement coté mur.
3 Les sections plates , prenant souvent deux marches à la fois .
4 Les sections verticales comme dans les crémaillères droites .

La crémaillère débillardée massive (très très rare) elle demande autant de travail qu un limon courbe , de ce fait pratiquement pas utilisée ,dut au coût de fabrication .

La crémaillère débillardée en lamellé collé est en usage moderne , elle se conçoit sur un moule comme les limons lamellé collé .
Elle fait souvent partie intégrante de décors contemporains ,et la méthode permet des fantaisies artistiques .

Ci dessous quelques exemples schématiques .

Les faux limons

A l origine , un faux limon étant lui même autoportant , est destiné à palier la non résistance d une parois ou sa face accidentée qui devrait normalement accueillir une crémaillère (Photo 1-2).
Ou pour permettre à l escalier de passer devant une baie présente dans la cage et ainsi préserver l intégrité en même temps que l esthétique de celui ci (Photo 3).

Les escaliéteurs , ont très vite compris l utilité de dévoyer la fonction première des faux limons ,par rapport au gain de temps qu il procure dans la construction d un escalier .
En effet le fait de pouvoir ajuster toutes les volées de marches à l atelier est très confortable en terme de travail , ne faisant qu un montage préfabriqué sur le chantier.

En résumé , la plupart des ouvrages des que c est possible , adoptent la réalisation de faux limons grâce à l outillage moderne (défonçage) , dans les premiers temps les ouvriers préféraient les crémaillères pour n avoir recours qu au sciage , car l entaillage lui était chronophage .

Conception des faux limons

Dans l absolut , la conception d un faux limon ne diffère guère de la conception d un limon .Il est néanmoins plus simple d aspect n étant qu une crémaillère améliorée !
Plusieurs conceptions peuvent être retenues pour sa fabrication .

Le faux limon traditionnel se compose d une planche de 30 mm d épaisseur minimum et souvent de même épaisseur que le limon , posée sur champs et entaillée dans la masse aux emplacement de marches et contremarches .
L appuis au sol et contre la trémie est similaire au limon , étant autoportant , il n y a généralement pas besoin de le fixer (contrairement à la crémaillère qui doit être maintenue) aux parois , seules des fixations pour le maintenir en place suffisent .

Son champs supérieur est fini à la manière d un stylobate , mais sera généralement plus épais en vue de dessus que celui d un vrai stylobate de crémaillère , ce qui induit parfois dans un même escalier plusieurs épaisseurs de champs coté mur .
Il peut aisément passer devant une baie et assembler solidement les marches et contremarche d un escalier et lui faire sa finition coté baie à la façon d un limon (schéma 1).

Le faux limon contemporain issu directement du principe de faux limon traditionnel , il peut être un élément décoratif très apprécié ,laissant libre court à l imagination ,tout en préservant ses principes mécaniques (assemblé , composite ,déstructuré ,etc ...) (schéma 1) .

Le faux limon crémaillère et composé d une simple planche sur champs , contre laquelle on vient apposer une crémaillère .La finition se fait ensuite par un stylobate ou parfois on ne fait qu ajuster les marches et contremarches contre le plat avec soins .

Ce faux limon devant une baie , sera à l intérieur du tableau de la baie , la crémaillère étant filante au mur .(schéma 2).
Ce faux limon sur une parois accidentée sera au plus prés de la parois , les marches et contremarches seront ,ou ajustées proprement ou finies d un stylobate (schéma 2 et photo 2 ci dessus).

En résumé du chapitre les faux limons sont en général préférés aux crémaillères , celles ci étant réservées aux emplacements sans autres choix (ex escalier couloir entre deux parois),et doivent être finies par la suite avec la pose d un stylobate ajusté sur le chantier.

Attention toutefois à bien étudier son ouvrage car un faux limon peut empêcher la pose d un escalier (si l on a pas anticipé le dégagement à l emboîtage des marches ou à la mise en place de l ensemble).
Dans ce cas ,il peut arriver d avoir à recouper en deux pièces le faux limon depuis l intérieur des entailles pour procéder à une pose traditionnelle crémaillère stylobate .

Publié Mis à jour

Partager  

Etude des éléments constituants les escaliers : Les noyaux

Introduction des noyaux d escaliers en bois

Les noyaux d escaliers , sont à l origine nommés par les charpentiers comme pièce de bois recreusée, placée au bas d'un escalier et formant la tête de l'échiffre: elle est assemblée avec le patin et le limon dont elle fait partie .
Ensuite par les menuisiers comme poteau arrondi ou en quart de cercle, qui pose sur le sol, sert d d'appui à un escalier hélicoïdal , ou reçoit l'assemblage d'un limon et main courante d'un quartier tournant, ou de deux limons et main courantes .

Les noyaux d escalier ont suivit une lente et intéressante évolution au cours des siècles , depuis le moyen age inspiré de la taille de pierre , jusqu à notre époque contemporaine ou tout est permis!

Les premiers noyaux centraux sont le point de repos d axe des marches massives en empilement issus de la taille de pierre et repris par les charpentiers (Photo 1) .

Puis ils sont devenus des pièces de bois monoxyles rondes polygonales ou en hélice ,appelées fûts ou parfois pilastres ,dans lesquels on entaille les marches et contremarches (Photo 2).

Les noyaux ont ensuite évolués en pièces de bois circulaire creusées verticales se substituants aux poteaux peu esthétiques pour donner de la courbe aux escaliers assemblant limons et mains courantes dans les virages.
Souvent travaillés en faux balustre et épousent le profil de main courante pour les fondre dans l ouvrage .Ils sont les prémices aux pièces débillardées qui seront mises en oeuvre plus tard avec la progression des techniques (Photo 3).

Enfin les noyaux les plus aboutis sont débillardés (limons et mains courantes indépendants) , tracés sur la même épure mais forment deux éléments distincts sur l escalier lui donnant une parfaite harmonie dans la continuités des courbes ,que cela soit dans les virage ou en noyaux centraux à jours (Photo 4).

ci dessous exceptionnelle restauration video d un escalier du 16 eme siècle par les compagnons du devoir charpentiers, On y vois bien les limons assemblé par noyaux creux !
https://www.lairdubois.fr/trou...

Les noyaux sont apparentés aux limons du au fait qu ils sont destinés à recevoir des marches et qu ils servent à assembler ceux ci dans la continuité d une volée d escalier .
Le large éventail des noyaux dans le langage escalietal moderne , représente toutes pièces de bois monoxyles ou composées , de sections circulaires , débillardées ou polygonales ou s articulent les marches et contremarches d un escalier ,dans les virages quartier tournant (noyaux intérieur ou extérieur) ou au centre de celui ci (plein ou à jours ).

Ci dessous (image 5) un schéma de différentes représentations et emplacements de noyaux sur une vue en plan .

1 Noyau en fut commun cylindrique.
2 Noyau à jour circulaire
3 Noyau en fut polygonal.
4 Noyau à jour polygonal.
5 Noyaux d angle (intérieur et extérieur) quartier tournant.
6 Noyaux d angle extérieur et noyau demi tournant intérieur jour .
7 Noyaux de départ
8 Noyaux d arrivée (garde corps et sur palier).

Les noyaux centraux pleins

Comme le nom l indique , les noyaux centraux pleins ,sont des éléments monoxyles ou composés , formant un fut central en axe autour duquel s articule les marches et contremarches d un escalier hélicoïdal .
Ces bois font de 15 cm à + de 20 cm de diamètre , suivant la complexité de leur façonnage .
Ils sont de toutes formes , la plus rependue étant cylindrique .
La longueur moyenne en une seule pièce (un étage) est de 4 mètres environ (escalier plus la partie poteau d arrivée) , mais il en existe de plus de 15 mètres dans des bâtiments historiques.
A notre époque ils sont souvent composés de plusieurs éléments recollés.

Noyaux centraux pleins de section carré (Photo 1) Ce sont le plus simples à fabriquer , mais il peuvent poser des problèmes au niveau des entailles de contremarches, en effet celles ci arrivent parfois en angle ,laissant peu de bois à certains endroit , donc des risques de fentes .Ces noyaux "poteaux" doivent être réservés de préférence aux escaliers sans contremarches .

Noyaux centraux pleins cylindriques (Photo 2) Ce sont les plus courants , efficaces et faciles de fabrication ,ils permettent l assemblage des marches et contremarches de manière rayonnantes ,toutes identiques en termes de collets et de forme trapézoïdale .Les entailles elles aussi sont constantes et ne présentent pas de faiblesses .

Noyaux centraux pleins polygonaux (Photo 3) Ce sont des fûts de section octogonale ou hexagonale la plupart du temps . Ils sont en fait le dégrossissage avant la finition pour le cylindre , mais laissé en l état .
Ils ne sont pas inesthétiques , mais peuvent poser des difficultés au tracé des marches , ils doivent être eux aussi préférés pour les escaliers sans contremarches .

Noyaux centraux pleins en hélices ou torsadés (Photos 4-5-6-7) Ces Eléments ouvragés sont les plus aboutit de la fabrication des noyaux centraux pleins , ils dérivent directement des travaux des tailleurs de pierres , transposés sur le bois!
Ils vont de la "simple torsade" , aux hélices les plus audacieuses , comprenant même le profil des mains courantes taillées dans la masse .L expression de ces usinages donnent des escaliers hélicoïdaux très harmonieux et un sentiment de légèreté apprécié . L entaillage est constant , car le débillardent des hélices est généré par le collet régulier des marches.

Noyaux centraux pleins en empilement (Photo 8) En usage très courant dans la grande distribution , Ils sont de factures très simples , ne demande que peu de matière à la fabrication et sont produit en série .
Ils donnent de bons résultats quand ils sont fabriqués avec soins .Ils peuvent être carrés , polygonaux ou cylindriques .
Seule la contremarche y est entaillée , les marches quant à elles sont posées et enserrée entre deux de ces noyaux.

Noyaux centraux avec jours

La technique de base d un noyau à jour (circulaire ou polygonal) à été le travail débillardé , qui à grandement allégé les escaliers hélicoïdaux en leurs donnant encore plus d élégance et de légèreté .
Les escaliéteurs ont toujours rivalisés d audaces et d inventivités pour arriver au top de la conception des ouvrages .Nous avons la chance d avoir cet héritage ,qui nous permet d y appliquer les techniques modernes pour concevoir des noyaux d escaliers tout à fait singuliers ,que ce soit traditionnel à la française ,à l anglaise ou design .

Le jour du noyau est donné par la vue en plan , ou l on trace la forme voulue de celui ci.
Ensuite les marches servants de génératrices , donnent la forme du jour matérialisé de la vue en plan en négatif sur le développement.
Ils sont apparentés aux limons courbes , et s assemblent de la même manière (joints ou coupes à crochets).
L épaisseur des bois correspondent aux limons ,et le diamètre de jour est en moyenne de 30 cm dans le traditionnel .

Dans les ouvrages traditionnels , les jours sont pour la plupart cylindriques ou polygonaux .
Dans les ouvrages plus modernes ,ils peuvent être en bois vertical (debout) recomposés collés ou lamellé collés
Dans les ouvrages plus sophistiqués , le jour peut être issus d un cône , ou de formes improbables (J ai vu des maquettes d escaliers autour de bouteilles en verre) tout est permis , ne manque souvent que la clientèle malheureusement . La Photo 1 nous démontre bien l aspect positif négatif du jour circulaire si l on enlève le fût .

Noyaux centraux à jours circulaires à la françaises (Photos 2-3)

Noyaux centraux à jours circulaires à l anglaise (Photo 4)

noyaux creux et débillardés d angles

Ce sont des éléments verticaux qui se sont substitués aux poteaux carrés dans les virages d escalier à quartiers tournants .Ils permettent d assembler deux limons et deux mains courantes sur un même élément ,tout en donnant une courbe aux angles des echiffres .
Ils sont matérialisés par quart de cercle ou demi cercle sur la vue en plan ,et sont creux en élévation , les uns sont des portions de cylindre de bois verticaux (creux) , les autres issus du développement du cylindre (débillardés) (fil dans le sens de la pente de l escalier) .

Les noyaux d angles creux , peuvent reposer au sol (Photos 1-2) ou être suspendu **(photo 3). Leurs parties inférieures sont alors débillardées en raccord avec les limons et leurs parties supérieures avec les mains courantes ainsi que leurs profils .
Ils peuvent être sculptés , chantournés ou évidés pour leurs enlever de la masse .

Les noyaux d angles débillardés , sont l aboutissement esthétique des noyaux d angles ,libérant la partie centrale de la masse de bois donnant une continuité des limons et des mains courantes tout en préservant la résistance mécanique dut au fil du bois en pente .
On parle donc de noyaux débillardés de limons et de noyaux débillardés de mains courantes indépendant les uns des autres mais ils sont tracés depuis la même épure .(Photos 4-5)

noyaux creux et débillardés excentrés départs et arrivées

Les noyaux de départ , qu ils soient en creux ou débillardés ont pour fonction d assembler tout les éléments à la base d un escalier formant l echiffre ,mais surtout d ancrer celui ci solidement au sol.
Souvent les noyaux de départ , se démarquent par des proportions plus conséquentes et une exécution plus travaillée (ex ,volutes pour le débillardé), donnant la plupart du temps le code stylistique d un escalier ,ils permettent en outre de donner de l étalement et des courbes au départ d un escalier .
Ils se façonnent de la même manière que tous les noyaux mais demandent plus de temps et un tracé plus complexe pour leurs usinages .

(Photos 1-2) Départs en noyaux creux .
)Photos 3-4-5) Départs en noyaux débillardés (3-4) en volutes et en poteau (5).

Les noyaux d arrivées , sont destinés à l articulation de l escalier avec le palier ,que ce soit pour un garde corps ,ou la reprise d une autre volée après le palier .
Leurs conceptions diffèrent peu des autres noyaux , mais il faut apporter un soin particulier à leurs jonctions avec le chevêtre ou la trémie , car ceux ci servent d appuis et de fixation supérieure de l echiffre .
De plus il est généralement visible sous la trémie ,dont il faut aussi débillarder la partie inférieure.
C est un un élément de liaison important ,qui peut être simple ou retravaillé avec les raccords de profils de mains courantes .

(Photos 6-7-8) Arrivée noyaux creux à la française.
(Photos 9-10) Arrivée noyaux débillardés à l anglaise .

En terme de conceptions , les noyaux peuvent se façonner d une multitude de techniques , ci dessous nous détaillerons de manière générale les diverses options .

Conception des noyaux centraux pleins

1 Les noyaux pleins Monoxyles:
A l origine ,ces Eléments sont tirés dans une seule pièce de bois , pouvant atteindre parfois plus d une dizaine de mètres .
Les escaliers contemporains, demande un fut d environ 4 mètres (hauteur à monter + longueur de poteau d arrivée).
Les noyaux monoxyles peuvent être façonnés d une section carrée , polygonale , ronde et torsadé , ces dernières ayant l avantage de pouvoir enlever de la matière ,ce qui permet de supprimer éventuellement des défauts du bois .
d un diamètre moyen de 15 cm , il est compliqué de trouver du bois hors cœur , ce qui induit des risques de gerces et de fentes dans le temps .
Ces noyaux massifs restent quand même l essence ancestrale des escaliers hélicoïdaux , leurs donnant une certaine authenticité.

2 Les noyaux pleins recomposés:
Comme le nom l indique , ces éléments sont construit avec plusieurs pièces de bois assemblées ensembles .
On distingue , les collage de plusieurs blocs , Les éléments en lamellés collés et les assemblages géométriques.
Ces techniques modernes , permettent de choisir ses bois en fonction de leur place et de leurs défauts , ce qui est un réel avantage pour avoir au final une pièce la plus propre possible .
Les noyaux de ce type sont un gage solidité , et du fait de la recomposition ont une tenue sans déformations majeures dans le temps.

Les noyaux pleins en empilement:
Sont de petites pièces de bois ,fabriquée en série , qui servent d entretoise entre deux marches consécutives .
Percées en leurs centre pour recevoir une grande tige filetée sur laquelle ils sont enfilés alternativement entre deux marches .
Comme dit plus haut , ils sont très utilisé dans l escalier de grande distribution , mais permettent aussi à l artisan de développer sa créativité de manière économique .
Ils peuvent être massif ou recomposés ,de toutes formes , et être d une autre essence que les marches pour multiplier les effets .
Ils sont parfois rainurés pour accueillir une contremarche si il y a lieu .

Ci dessous quelques exemples schématiques .

Conception des noyaux centraux à jours

Les noyaux à jours monoxyles:

Ces éléments sont fabriqués de manière ancestrale ,tirés d un bloc de bois capable ,et taillé en fonction d un développement spécifique .
Pour les noyaux creux verticaux , cela représente des pièces de bois de grosses sections ainsi que de longueurs conséquentes. De ce fait il n est pas aisé de trouver un bloc homogène .
Pour les noyaux débillardés (limons et mains courantes), la technique est la même que pour les limons courbes à la française ou à l anglaise),que ce soit pour la taille ou les assemblages par coupes ou joints à crochets liés par tiges filetées noyée .

Les noyaux à jours composés:

Pour les noyaux creux verticaux Il s agit de sectionner en deux ou plus la vue en plan de l élément en secteurs pour composer un noyaux un peu à la manière d un tonneau constitué de douelles collées et d ensuite profiler les courbes creuse et convexe aux cotes voulues.
Pour les noyaux débillardés , le lamellé collé ( la courbe de la pièce finie)ou le collage en empilement ( restera à calibrer après collage) restent les meilleurs moyens .

Les noyaux à jours assemblés:

assez commun dans les escaliers de notre époque , cela permet de faire des ouvrages de plan courbes avec l assemblage de pièces droites .Toutes les créations sont possibles , la seule règle étant de conserver la solidité des ouvrages .

Ci dessous quelques exemples schématiques .

1 A base de poteaux verticaux .
2 En bois debout ( les planches sont de largeur calculées avec les collets).
3 Polygonale en sections assemblées par tiges filetées .
4 En empilement .

Conception des noyaux excentrés et d angles

La conception des noyaux creux représente l ancêtre du débillardé , comme dit plus haut les premier virages courbes d escalier était fait avec cette technique .
Les pièces étaient monoxyles , et étaient souvent retravaillées pour les alléger.

Les noyaux creux sont encore bien utilisés à notre époque , mais rarement monoxyles .
Ils sont composés avec les procédés moderne comme les autres noyaux .
Les noyaux débillardés sont en rarement massif monoxyles ,les blocs capables sont , plutôt deux ou trois recollées (fil du bois respecté , débit sur deux ou trois plateaux consécutif superposés) , mais souvent en lamellé collé (très utilisé) ou collé en empilement et replaqué (placage).

Ci dessous quelques exemples schématiques .

En résumé: Les noyaux d escaliers sont incontournable des que l on construit des escalier sortit du basique sur poteaux , ils donnent une réelle esthétique aux ouvrages des que l on touche au débillardé .
Les noyaux creux donnent eux un sentiment d authenticité et de solidité très apprécié aussi .
Enfin pour le praticien que les exécutes , un plaisir de dompter la matière ,et une inépuisable source de création .

Publié Mis à jour

Partager  

Etude des éléments constituants les escaliers : Poteaux ,potelets ,pilastres

Introduction

Les Poteaux ,potelets , pilastres ,sont des éléments verticaux autres que les noyaux , qui servent à assembler et soutenir tous les éléments de l echiffre des escaliers , qu ils soient droit ,quartiers tournants ou courbes .

Les ancêtres des poteaux d un escalier , étaient au temps jadis , des éléments de charpente ,plus particulièrement des éléments du colombage d un mur ou la structure extérieure d une coursive ou dans un colombage intérieur servant à cloisonner et soutenir le solivage ,dans lequel étaient intégrés les limons et mains courantes .
Les charpentiers construisaient les escaliers généralement en même temps que leurs charpentes directement sur le chantier , ce qui ne les empêchaient aucunement d y allier de l esthétique .
Ces poteaux faisaient donc partie de la structure principale des constructions , souvent en galerie extérieure , ils étaient d une pièce de grande taille équarrie ,et parfois travaillée , partant du sol et arrivant à la sablière de la charpente proprement dite.(Photos 1-2-3)

Puis les escaliers petit à petit ont été construit en marge des structures principales ! Ce faisant ,des poteaux et potelet proprement dit ont été utilisés pour unir et soutenir les éléments d un ouvrage , sachant que les escaliers de ces époques lointaines , était construit dans la logique de charpente ,soit des marches en éléments équarrit et souvent avec des marches garde carreaux reposant sur potelets (photo 4)

Enfin logiquement pour apporter de la rigidité aux poteaux de départ simple , les anciens ont renforcé les départ par des sections de bois plus conséquentes ,ou des assemblages de plusieurs éléments (avec ou sans poteaux ou noyaux droit ou débillardés) , et retravaillées ,ce que l on appelle des pilastres (Def larousse Premier montant ou barreau vertical du bas d'une rampe d'escalier.
(Photo 5)

Les potelets:

(Appelés aussi quilles), sont des petits poteaux qui sont destinés surtout à soutenir en poinçonnant sur le sol ,des semelles ou des corbeaux diverses parties d un escaliers.
Ils sont directement issus de la technique du colombage pour des ouvrages fabriqué hors des structure principales .
On les retrouves souvent aux angles de crémaillères ,quand les parois ne sont pas porteuses , ainsi que pour supporter un palier.
Ils servent aussi à reprendre deux portions de crémaillères sur un même mur et reposer sur un corbeau.
Ils peuvent aussi supporter une main courante (escalier ancestraux à base de colombages).
Ils vont du plus simple appareil , ou être façonnés de manière esthétique en fonction de leurs emplacements ou du style d un escalier.
Ils sont utilisés aussi pour le remplissage de l echiffre , ou servant d huisserie pour y poser un placard ou une porte (ex descente de cave).

Ci dessous quelques exemples anciens et contemporains

Les poteaux

Pratiquement présents dans la plupart des escaliers traditionnels, ces éléments constituent la liaison de tout les éléments de l echiffre .A l origine dérivés de la charpente ,ils ont pris une place importante permettant de construire les escaliers extérieurement au gros oeuvre.
Puis ils sont devenus décoratifs tout en articulant les volées en rigidifiant l ensemble.
Leurs tetes dépassantes sont généralement finies à l aide de simples arrondis ou de manière très décorative (boules , chantournage ,tournage ,etc ...).
Les poteaux ,sont la plupart du temps entaillés pour accueillir marches et contremarches ,ce qui rigidifie de manière efficace l ensemble .

Ils se divisent en cinq fonctions principales .

1 Les poteaux de départ

(à ne pas confondre avec les pilastres expliqués plus bas) ,sont des pièces de bois équarries de même section et d usinage que les autres poteaux présents sur l escalier , souvent ouvragés suivant le style de l escalier (tournage , chantournage , sculpture ,défonçage etc ..),ils accueillent le départ d un ouvrage en assemblant généralement un limon et une main courante de manière classique ainsi que marches contremarches de départ .
Ils constituent l appuis principal au sol d un escalier et y sont fixés solidement (à l origine par broche percée à l axe) pour éviter tout glissement .
Ils sont parfois vus entiers depuis le sol , ou peuvent être englobés au pied par marche massive .

2 Les poteaux intermédiaires

La principale utilité des poteaux intermédiaires est d articuler le quartier tournant d une volée (jours et mur d echiffre).
Mais dans certains cas ils servent à reprendre des différences de niveaux par rapport à des paliers ou des volées différentes ,et ce en ligne droite .
De fait , ils accueillent deux limons et deux mains courantes ainsi que l entaillage marches contremarches , et sont similaires aux autres poteaux d un ouvrage en termes de section de bois et façonnages .
Ils sont soit suspendu (à deux tetes inférieur et supérieur) ,soit quelquefois poinçonnant sur le sol ce qui donne un appuis très solide à l escalier mais n est pas très esthétique (très fréquent dans les ouvrages de la grande distribution).
Les poteaux intermédiaires servent aussi aux gardes corps de l étage pour articuler ceux ci ,ou leurs liaisons en cas de grandes longueurs , leurs décors sont la continuité des autres poteaux de l escalier , ils posent sur le sol et y sont fortement fixés ,ils reçoivent mains courantes et semelles de balustrades .

3 Les poteaux d arrivée

En général ces poteaux ont la particularités d accueillir l arrivée du limon et la dernière marche d un escalier , puis de servir à assembler les gardes corps d étage .De fait ils font la jonction avec le palier .
Ils arborent souvent deux tètes (inférieur et supérieur) Ils participent à la finition esthétique sous un escalier.
Les éléments s assemblent donc principalement en retour , donnant une grande rigidité à l echiffre .

4 Les poteaux centraux

On les retrouves souvent dans le cas des escaliers quartier tournant et demi tournant ( limon sur limon) , ils sont d une pièce depuis le sol et articule les parties virages un peu à la manière d un noyau plein d escalier hélicoïdal.

5 Les demi poteaux et 3/4 de poteaux

Les premiers sont comme le nom l indique des poteaux refendu en deux , qui servent à l arrivée d un limon et main courante sur une parois , ils sont discret et esthétiques par rapport à un poteau entier que l on aurai fixé au mur. Ils peuvent être suspendu avec deux demi têtes ,ou arrivant sur un patin pour l assemblage avec panneaux d échiffre. On les retrouvent aussi pour la fixations au mur des gardes corps .là ils reposent sur le sol et accueillent une semelle.
Les seconds sont des poteaux ,dans lesquels on pratique une feuillure , ils servent à fixer en engueulement une partie d escalier arrivant sur un angle de mur .

ci dessous quelques exemples

Les pilastres

Les pilastres sont à l origine des poteaux et noyaux de départ ,que l on à volontairement grandis ,élargis , dévoyés ,ou avec des sections plus conséquentes que le reste des poteaux d un même ouvrage , pour solidifier et rigidifier le départ des escaliers ,ceux ci ayant étés progressivement sortit des éléments de charpente qui soutenaient alors leurs composants (limons , mains courantes , etc...).

En effet , on connais tous la souplesse d un simple poteaux de départ , qui nous laisse une impression de manque de sûreté et de solidité dans l action de monter ou descendre un escalier !
De ce fait , les escaliéteurs au cours des siècles ,ont imaginer des moyens de solidifier et de fixer fermement le départ des ouvrages , leurs confèrent en même temps un décors s accordant aux styles des époques pour en diminuer l aspect trop imposant .

A notre époque, le mot pilastre désigne une large part de tout éléments ou appareillages constituant la solidité départ et la décoration d un escalier , ce faisant un nombre important de possibilités .Dans ce large éventail , quelques types généraux se détachent de manière assez constantes !

1 Les pilastres poteaux

Sont de simples poteaux que l on équarrit plus fortement que les autres ou en leurs conférant une section rectangulaire , ci qui permet d y assembler plus de marches et contremarches , ainsi que d y pratiquer des assemblages plus forts (photo 1-2-3-4).
Ils sont en général travaillés comme éléments décoratifs et arborent souvent une tète de poteaux sur laquelle la main de l usagé vient pivoter (boule massive ou rapportée le plus souvent) , ou encore chantourné depuis la main courante ce qui donne une continuité .Les décors vont du plus simple et géométrique , à des travaux de sculptures assez somptueux .
Ils sont aussi souvent en fonte à partir du 19 eme siècle , dans ce cas les pilastres sont préfabriqués et se fixent sur la volute d un noyau de repart à la française , ou sur les marches massives à l anglaise , et dévoyant l arrivée de main courante pour la rigidité .
(ex escalier à l anglaise photo 5).

2 Les pilastre noyaux

Que ce soit des noyaux débillardés (très souvent avec volute), ou des noyaux verticaux creux , ils ont la particularité de dévoyer le départ de l escalier et d assembler en leurs seins plusieurs marches et contremarches .(photos 6-7).
Idem au poteaux pilastres , leurs fabrications vont du plus simple appareil ,à des ouvrages extrêmement ornés 'chantournage , moulures , sculpture ,etc ...) !

3 Les pilastres composés

Ils sont comme le noms l indiquent , composés de plusieurs éléments fixés ensembles , souvent un poteau sur lequel sont accolés des ajouts ( droit , noyau ,éléments divers , balustres et mains courante enroulée , etc ..).(photos 8-9) , en général tout ce qui peut élargir ou dévoyer pour rigidifier un départ d escalier ..

En résumé

Ce chapitre destiné aux éléments verticaux de la construction des escaliers , nous montre une fois encore l infinité de possibilités offertes ,pour réaliser un projet .
Tout étant possible , il ne faut pas oublier que la réalisation de tout ces éléments demande de la précision que ce soit en termes d exécution ainsi qu en termes d équilibres esthétiques , il est préférable de ne pas descendre en dessous de 80 mm x 80 mm dans les escaliers "standards".
Un poteaux , potelet , pilastre mal placé ou mal étudié , peut à lui seul gâcher l aspect final d un escalier .
Les emplacements des poteaux et potelets seront généralement tracés définitivement sur la vue en plan .

Les pilastres quant à eux seront généralement tracés définitivement après plusieurs étapes , partant du tracé théorique de départ sur la vue en plan ,en effets il existe beaucoup d inconnues pour la fabrications de pilastres qui seront déterminées tout au long de la construction d un escalier ( fixation , report de traçage , ajout , collage , moulure , réservations ,raccordements , etc ,etc ...) .

Publié Mis à jour

Partager  

Etude des éléments constituants les escaliers : Rampes et gardes corps

Introduction

Les rampes , sont des barrières établies le long d'une volée d'escalier à jour , et les garde corps sont sont des barrières élevées en bordure d'un plancher , pour empêcher les chutes des personnes dans le vide.(synonymes : garde-fou ,balustrade ,rambarde)
Les rampe et gardes corps traditionnels sont généralement constitué d un appareillage commun , une main courante assemblée sur poteaux ou soutenue par balustres (synonymes :palis ,fuseaux, barreaux) qui rejoignent les limons ou une semelle au sol.

A l origine tous les escaliers en bois non encaissés entre des parois , ont étés munis d éléments de sécurité face au vide !
Dans un premier temps de manière basique (assemblage charpente , colombage ).
Puis les ouvrages en bois ont étés rapidement dotés de balustrades et de gardes corps , rempruntant directement les techniques de la taille de pierres , avec des sections de bois conséquentes et des assemblages de charpentes ,et enfin s affinant avec le temps et les techniques .

Les photos ci dessous montre bien l influence des uns aux autres .

les différentes conceptions de rampes et gardes corps

Dans ce chapitre , je ne rentre pas en détail pour la conception de mains courantes (identiques pour part aux limons)ni pour leur façonnage (mouluration , cintre , debillardement) ,ainsi que les balustres et autres éléments garnissant les vides (formes , styles ,conceptions , etc ...),l éventail étant très large !
Les assemblages divers ainsi que les techniques de façonnage (ex balustres chantournés avec pente) serons débattus plus tard dans les chapitres de construction d escaliers .
Ci dessous je résume les différentes conceptions de manière générale.

Rampes et gardes corps à la française traditionnels

Ils sont très courants dans pratiquement tout les styles , le principe est que la main courante est reliée au limon ou une semelle par des balustres.
les rampes et gardes corps s assemblent entre eux par des poteaux ou des noyaux .(photo 1)

Rampes et gardes corps à barreaudages

A la française ou à l anglaise , la particularité est que la liaison de main courante avec le limon ou semelle se fait avec des éléments métalliques ,assemblés à vif ou fixés sur les coté et sous la main courante en bois .Fabrication courante depuis la fin du 18 eme siècle avec l avènement de la métallurgie moderne.
Le concept à vif est très utilisé de nos jours , à l anglaise un peu moins ! (photos 2-3)

Rampes et gardes corps pleins ou occultés

Ce type de rampe et garde corps à été très utilisé dans le passé pour les chaires à prêcher ,ou les escaliers en galerie extérieures ,pour préserver l intimité à la vue et surtout couper les courant d air au ras de sol . Ils sont en fait des élément assemblés traditionnellement auxquels ont a ajouté des panneaux.
Très simples d aspect ou richement sculptés suivant les cas .(photo 4)

Rampes et gardes corps à l américaine

Le principe de base est toujours le même , sachant que les balustres sont assemblés sous la main courante de manière traditionnelle tenon et mortaise , à vif ,ou encore vissé depuis le dessus de la main courante , chapeautée ensuite par une moulure pour cacher le vissage . Cette technique est souvent reprise dans les escalier de la grande distribution ou à bas coût pour la rapidité d exécution .
Par contre les balustres reposent directement sur les marches de l escalier .(photo 5)

Rampes et gardes corps à lisses et éléments parallèles

Que ce soit des lisses en bois , des tringles , des câbles ,ou autres les rampes et gardes corps sont dépourvus de balustres allégeant ainsi le visuel par rapport au traditionnel .
Ces éléments sont généralement assemblés dans ou contre les poteaux laissant la main courante dans son entier (une relative souplesse peut apparaître dans cette conception qui peut être dérangeante pour certaines personnes).
A l origine cette conception était souvent utilisée pour des escaliers d utilisation commune à cause de leur fabrication bon marché (escalier de service , échelles meunière ,mise en sécurité provisoire ,etc ...) .(photo 6)

Rampes et gardes corps à la française croisillons

Ce type de protection était connue et utilisé dès l antiquité (ex Pompéi) puis repris fin 18 eme début 19 eme en bois ou métal .
L assemblage est un croisillons assemblé à "mi bois" entre deux balustres droits , ce qui allège fortement les escaliers tout en leurs confèrent une bonne sécurité .
Ce principe à été beaucoup utilisé dans les usines et les bâtiments administratifs (directoire , consulat, empire).(photo 1)

Rampes et gardes corps assemblés

Comme l indique le nom , ce sont des modules assemblés , qui eux mêmes viennent s assembler dans la main courante et le limon ou la semelle .
Toutes combinaisons géométriques ou restructurée sont possibles ,avec ou sans panneaux , la seule contrainte est de respecter les règles de sécurité (gabarit ,voir plus bas) par rapport au vides laissés entres les éléments constituants .(photo 2)

Rampes et gardes corps ajourés ou sculptés

La conception massive ajourée, sculptée ou les deux ,se retrouve dès le moyen age jusqu au 19 eme siècle pour les ouvrages religieux le plus souvent (gothique , néogothique), et remis au gout du jour dans la brève période art nouveau.
L assemblage est fait de pièces de bois accolées qui forment un panneaux continu depuis le limon à la main courante , Puis celui ci est ajouré par chantournage et sculpté , donnant de beaux effets décoratifs stylés ,mais d une réelle charge visuelle . (photo 3)

Rampes et gardes corps contemporains et design

A part le respect des règles de sécurité , tout est permis grâce aux techniques modernes de fabrications et matériaux nouveaux !
Les rampes et gardes corps des escaliers deviennent Multi matières , et laisse la création sans limites.
(photos 4-5-6)

Les normes de sécurité des rampes et gardes corps

Communes à tous les escaliers , de toutes corporations confondues , ces mesures sont à respecter !
En cas d accident dut au manquement d applications des règles les poursuites peuvent être graves.
Elles s appliquent obligatoirement en cas de lieu public , escaliers à usage locatif , et doivent Etre appliquées en cas de réception de tiers chez soi dans le cadre professionnel ( exemple garde d enfant à domicile).

Les mains courantes ,leurs chants ou plats supérieurs doivent être posés à 900 mm minimum à l aplomb depuis la ligne de nez de marches pour les rampes , et à 1000 mm depuis le sol pour les gardes corps .

Les balustres et barreaudage ou éléments assemblés , ne doivent pas avoir plus de 110 mm entre eux (tolérance +3 mm), quand leurs chants sont droits .
Quand leurs profils est accidentés par moulure , tournage , chantournage , les jours crées ne doivent pas laisser passer un gabarit de 250 mm x 110 mm (tolérance +3 mm).

Les éléments parallèles au mains courantes (lisses , câbles tendus , tringles ,etc ...) ne doivent pas être espacés entre eux de plus de 180 mm !
110 mm maxi l espace entre le sol ou un limon et le dessous d une lisse ou autre pour un garde corps.
50 mm maxi entre la ligne de nez de marche et le dessous d une lisse ou autre pour une rampe .

Dans le domaine privé , certain s émancipent de ces règles ,souvent pour des raisons esthétiques .
Je rappelle ici que à priori une décharge ne garantit pas toujours les poursuites éventuelles contre le fabricant !

Ci dessous un schéma rappelant les règles de sécurité des rampes et gardes corps .

Publié Mis à jour

Partager  

Etude des éléments constituants les escaliers : Les marches et contremarches

Introduction

Les marches d escalier sont les éléments "actifs" de l ouvrage ,elles matérialisent une suite de degrés qui permettent de gravir un dénivelé .
Au haut moyen age , les marches en bois étaient souvent de simples poutres équarries superposées et scellées directement dans les mur pendant la construction des habitations , puis les techniques ce sont affinées , calquées sur la taille de pierre .
Les marches resteront monoxyles le plus souvent , mais allégées par des tailles en rampant dessous , ainsi que des moulures et nez en façade ,ou encore garde carreaux ,ce qui donne de beaux effets décoratifs tout en étant solide .
Les charpentiers de petite cognée puis les menuisiers , ont commencés de prendre des sections bois plus légères (plateaux et planches ) pour fabriquer les marches , et les occultant avec des contremarches brut ,généralement ajustées entres les marches en fin de fabrication , le gain de temps et d argent ayant eu raison des éléments monoxyles .

un exemple d escalier ancien ou l on aperçois bien le détail des marches et contremarches ancestrales ,présent sur l air du bois !
https://www.lairdubois.fr/crea...

Quelques illustrations ci dessous

Evolution et types de marches

Evolution des marches d escalier en bois (Dessin n° 1 depuis le sol)

1 Marche poutre équarrie .
2 Marche poutre équarrie avec taille de rampant dessous.
3 Marche monoxyle travaillée technique de la taille de pierre .
4 Marche garde carreaux face monoxyle.
5 Marche avec contremarche ajustée entre deux marches.
6 Marche avec contremarche clouée à l arrière .
7 Marche moderne avec contremarche embrevée .
8 Marche contemporaine , avec quart de rond toupillé sur toutes les arêtes pour emboîtement sans retouches.

Généralité des types de marches (Dessin n° 2 depuis le sol)

1 Marche balancée (escalier quartier tournant).
2 Marche cintrée convexe .
3 Marche rayonnante (escalier hélicoïdal).
4 Marche cintrée concave.
5 Marche à pas décalé .
6 Marche à ressaut (explication plus bas).
7 Marche à adouci (explication plus bas).
8 Marche droite .

conception des marches et contremarches

Il existe un large éventail de moyens techniques pour fabriquer des marches et des contremarches d escalier en bois (monoxyle , composition ,lamellé collé ,etc ...) ,de la plus basique à la plus élaborée . Tous ces procédés permettent ; résistance demandée , gain de temps , décorations variées , styles , design contemporain ,etc ...

Ci dessous un assortiment généraliste de diverses conceptions .

conception des marches monoxyles hélicoïdales

A l origine des escalier en bois , le type hélicoïdale était le plus représenté ,et découlait directement des principes de la taille de pierre . Les marches de ces ouvrages étaient façonnées dans des grosses section de bois !
Elles étaient assemblée au fut du noyau central ,et scellées dans la maçonnerie à mesure de l avance de la construction .
Le principe des marches monoxyles assemblées à coupes de pierre sera repris au 18 eme siecle pour l escalier à l anglaise (explications plus bas)

Ci dessous un schéma illustrant quelques procédés les plus courant

Assemblages des marches et contremarches

Les marches et contremarches anciennes étaient le plus souvent rentrées en force entre deux marches , ou clouées à l arrière de celles ci , laissant le bois brut sous l escalier .

Les ensembles de l époque moderne , ont étés sources de diverses manières d unir les marches aux contremarches .
Certaines sont chronophages , et d autres assez aventureuses !

La meilleure méthode à mon gout ,étant celle qui consiste à embrever à vif la contremarche sous la marches dans une rainure (ce qui permettra la mise en tension de l escalier) , et de façonner une feuillure de 5 mm de profondeur à la base de la contremarche et de largeur égale à l épaisseur de la marche (ce qui masquera les espaces de séchages éventuels entre ces deux éléments) .

Il faut toutefois garder à l esprit , que certains de ces exemples seront à réserver à des escaliers au montage entre limons et faux limons ,car ils ne permettent l emboîtement à la pose des marches et contremarches sur le chantier .

Ci dessous quelques exemples les plus courants .

Les marches anglaise et américaine

L escalier "à l anglaise" ,et surtout ses marches ont étés le sommet ultime et esthétique du façonnage des marches d escaliers , en effet ces ouvrages ont eu la particularités d être très aériens et allégés par la recherche exécutions finies très abouties .

Le véritable escalier à l anglaise :
Escalier conçut sans limons ,seulement fait de marches identiques ou pas ,monoxyles assemblées "à coupes de pierres" et liées les unes aux autres par de forts boulons ou tiges filetées .
Ces ouvrages étaient très à la mode a partir du 18 eme siècle , dans les cabinet de notables , ainsi que dans les bibliothèques . Le façonnage final des marches donnait un escalier d une grande élégance ,autoporteur travaillé sur toutes les faces y compris le plafond débillardé .
Avec les techniques de collage modernes et le principe de l empilement (en mélangeant les essences) , on peut obtenir des ouvrages très visuels et très intéressants à façonner !

(dessins 1 et 2) exemples d exécutions des marches à l anglaise traditionnelles .

Marches et contremarches demi anglaise :
De nos jours ce que l on appelle à l anglaise , se nomme en fait "demi anglaise" , façonné avec limons crémaillère , les marches débordantes à l extérieur , et les contremarches assemblées d onglet avec celui ci .
Les marches et contremarches à l arrières étaient le plus souvent brutes (gain de temps) car le plafond était généralement plâtré sur lattis.

(dessins 3 et 4) trois exemples d exécutions des marches et contremarches à l anglaise.

Marches et contremarches à l américaine :
Le principe est dérivé des marches demi anglaise , sauf que les éléments ne sont que de l habillage ,en effet la technique de base en Amérique du nord pour la fabrication des escaliers, en général diffère de celle du vieux continent .
Les charpentiers construisent l ossature des habitations et y incluent de manière brute (solivettes et clouage) la structure porteuse d un escalier .
Les menuisiers ou assimilés , ne font que de la pose de finition sur place , posant les marches ,et ensuite plaquant les contremarches avec coupes d onglet sur l habillage des limons .
Puis après fixation des balustres , ils rapportent un nez de marches sur l extérieur pour finaliser le travail.

(dessins 5 et 6) trois exemples d exécution de marches et contremarches à l américaine .

Les marches de départ

A l origine , beaucoup de marches de départ étaient faites en pierre de taille ,ce principe permettait une protection de la base d un escalier ,l isolant du sol et de l humidité .Cette marche se nommait margelle .Puis elle a été confectionnée en bois de manière monoxyle ,offrant encore une protection à la base d un ouvrage

Depuis les habitations ont gagnées en confort et chauffage , les escaliers modernes arborent une marche (inclus la contremarche) de départ que l on nomme "marche massive" .
Cette marche travaillée en bois ,de diverses manières aux grées des styles et des époques s enroule généralement autour du poteau ou pilastre de départ .
Le façonnage plus étalé d une marche de départ permet une meilleure esthétique de l escalier le symbolisant en lieu et place .

Les marches sont agrandies et travaillées indépendamment des autres ,laissant libre court au sens artistique des praticiens ou des donneurs d ordres, elles peuvent être simple (travaillée que d un coté) pour un départ contre une parois , ou double (travaillée des deux cotés) pour les escaliers centraux .

(Dessins 1) quatre exemples de marches de départ

Les contremarches , doivent quand à elles suivre le dessin de la marche tout en étant en retrait de manière classique , ce qui induit des assemblages divers pour les concevoir .

(Dessins 2) six conceptions principale de contremarches de départ .

Les marches à adoucis , à ressauts , et d arrivée

Les adoucis et les ressauts de marches :
Que l on nommes aussi "marches gironnées" ,sont des cintrages convexes ou concaves , qui permettent de décaler l entaillage d une marche et contremarche , en cas de balancement à déporter dans un angle de quartier tournant mal placé , ou de distribuer esthétiquement des marches et palier sur un noyau pour en préserver la solidité .

(dessin 1) marches et contremarche avec adoucis et ressauts

La marche palière ou plaquette d arrivée :
C est la dernière des marches d un escalier, placée sur l étage , elle est plus étroite que les autres , permettant de garder du bois à l appuis des crémaillères et limons , et de faire un raccord propre discret avec le plancher , matérialisant ainsi la frontière des deux .
Elle est dessinée en premier sur le plan d épure , on la place judicieusement en fonctions de tout éléments ( porteur portés , sol , biais , etc ...

(Dessin 2) exemple de marche d arrivée .

les marches d habillages, meunières et paliers

Les marches et contremarches d habillages sont comme leur noms l indiquent des éléments rapportés ,sur des escalier en maçonnerie ,ou des escaliers à rénover par recouvrements des éléments hors d usages.
Ceux ci se fixent aux bâtit existant par collage , scellement , vissage ,clouage , etc ..., .
Leur fabrication demandent autant de soins à la fabrication et à la pose pour un travail propre et durable.

(Dessin 1) quelques exemples d habillages

Les marches meunières sont des marches à usage commun principalement (escalier cave , garage , atelier ,etc ..)
On les trouves dans les échelles et escalier meunier ,elles sont de facture simple , mais peuvent être plus forte en épaisseur suivant les contraintes données aux escaliers et échelles suivant leur destination d usage .

(Dessin 2) quelques exemples de marches meunière

Les paliers sont assimilés aux marches dans le cas ou ils se trouvent inclus dans une volée d escalier , se sont des éléments qui demandent autant de soins à fabriquer que les marches ,par leurs assemblages similaires limons , crémaillères ,etc ...).
Leurs conceptions vont du simple panneautage à des assemblages complexes suivant les lieu et style de l escalier (genre parquet Versailles).

(Dessin 3) quelques exemples de paliers

Le nez de marche

Le nez est un élément important des marches ,car c est lui qui reçois le plus de contraintes dans l usage de l escalier .
En effet l appuis du pied se fait directement à cet endroit ,occasionnant usure ,et force mécanique .

Je reviendrais plus tard sur la fabrication des marches et les moyens de contrebalancer les contraintes!

Un nez de marche peut être laissé droit ou comporter une moulure , celle ci doit être placée sous le nez laissant l arête du dessus à vif , car le fait de moulurer l arête peut occasionner des dérapages source d accidents dans l escalier .

Nota Dans la fabrication moderne des escalier (numérique) les nez de marches sont usinés d un quart de rond sur toutes les arêtes pour s enserrer directement dans les entailles de défonçage , sans qu il y est besoin de retoucher les celles ci au ciseaux à bois pour les équarrir à l arête du nez.
DTU 31.1 Charpente et escaliers Bois mentionne ceci :
L'arête supérieure des nez de marche comporte un arrondi dont le rayon est au maximum de 8 mm
Le CTBA parle de 10mm (merci à @dam )

Les moulures à l origine , n ont pas un but décoratif en soi , elles sont destinées à alléger visuellement la masse de bois que représente les marches , ainsi que le rôle sécuritaire contre les chutes dut au fait d accrocher le bout du pied sous la marche .

Au final , il faut garder à l esprit que le choix d une moulure sophistiquée n est pas judicieux , car les ajustages manuels que cela implique dans les entailles peut être très chronophage (marches balancées = déformations des moulures).

Quelques mesures usuelles des marches et contremarches :

Les marches d escaliers traditionnelles se débitent généralement dans des planches de 41 mm , et les contremarches dans des planches de 22 à 27 mm .

Quand l enmarchement est supérieur à 800 mm ,les marches doivent être au minimum de 35 mm d épaisseur finie .Pour des escalier étroit , 30 mm minimum .

Quand l enmarchement est supérieur à 800 mm les contremarches ne doivent pas être à moins de 20 mm d épaisseur minimum !

La saillie d un nez de marche , dans les textes ancien doit être égale à l épaisseur de la marche , mais généralement en usage moderne , la saillie moyenne est de 25 mm à 30 mm .

En résumé , il n y a pas de cotations arrêtées chacun se fait sa propre opinion , et les habitudes change d un escaliéteur à l autre !

Personnellement je donnerais un ratio de 50 mm (saillie d un nez de marche plus épaisseur de contremarche)

Quelques exemples ci dessous

Publié Mis à jour

Partager