Je ne comprends pas bien comment est intégrée la presse. On a l'impression que la vis va s'enfiler directement dans le plateau. Ce n'est pas évident à réaliser. Il vaudrait mieux que la vis passe sous le plateau. Il faut donc prévoir un espace et un bloc sous le plateau pour cette vis et fixer l'écrou. Donc, abaisser la hauteur de la porte du placard en dessous.
Un valet d'établi serait pratique (un planche verticale, avec des trous pour y placer des chevilles), qui coulisse à l'avant de l'établi, et permet de supporter de grosses pièces, quand elle sont fixées dans la presse).
As tu prévu des trous dans le plateau pour les bench dogs ( butées amovibles ) ?
On peut, bien sur, si on veut un rendu rustique, brut, genre "wabi sabi" très tendance... Mais le bois aura des noeuds, des fissures, des crevasses. Il va pas mal bouger. Mais tout est possible.
Attention, ne pas prendre des traverses qui ont été déjà traitées, notamment des traverses de chemin de fer.
Cela m'avait interpellé depuis longtemps, ces photos. Ces trous ne ressemblent en effet pas à des trous de vrillettes. Mais n'étant pas spécialiste de ces capricornes, je m'étais abstenu...
Mais j'ai une question au Maître des ptits trous et aux autres:
On dit souvent: "oh, ce bois piqué est là depuis 25 ou 30 ans, les vrillettes sont parties depuis longtemps... Je peux donc en faire un beau plateau pour ma table de salle à manger!"
Comment peut on dire que les vrillettes sont parties parce que le bois est sec depuis 25 ans ? si le fromage est bon, pourquoi les tites bêtes seraient elles parties (ou plutôt pourquoi les bêbêtes ne continueraient-elles pas de pondre des ptits oeufs dans ce beau matelas ?)
Si le fait d'avoir 25 ans suppose que les vers sont partis, pourquoi donc les vieilles armoires continuent elles de se piquer et pourquoi entend on les tites bêtes creuser dans les vieilles maisons ? et pourquoi les vieilles charpentes finissent-elles en poussière à force d'être bouffées au fil des siècles ?
Je pense qu'il faut aller voir la Chambre des métier et expliquer ton cas. Je ne suis pas certain que les conditions d'expérience et de diplôme soient absolument strictes.
Par contre, il faut être bien certain sur quelques points:
- Ce que tu sais faire,
- Ce que tu veux faire (agencements, meubles, autres...)
- Comment tu vas te faire connaître, trouver des clients ?
- De quels moyens (machines, etc) disposes-tu ou as-tu besoin pour démarrer ?
- Quels financements as-tu à disposition ? subventions, banques, aide de l'armée, etc.
- Penses tu avoir besoin de formations complémentaires ?
Tel qu'il est, le tourillons ne change rien. La queue d'aronde peut ressortir.
Si elles sont collées dans le montant, elles ne bougeront plus. Mais si tu veux quand même consolider, tu peux mettre des chevilles très fines (j'utilise des baguettes de bambou pour les brochettes, de 3 mm), fichées en biais (percer en biais dans le montant rose et en même temps, dans la queue d'aronde). Cela les immobilisera.
Quelque soit le système d'assemblage des plateaux aboutés, ce ne sera jamais très rigide. Il faut que le plateau soit supporté au niveau de la jonction, sinon, cela va plier, même si les (bons) vendeurs de chez Festool affirment que Yes, you can!...
Sinon, faire un assemblage en scarf: découpe en biais du plateau, et collage sur les biais, comme pour les bordés des bateaux en bois. Attention, il faut que l'angle du biais soit très aigu. IL y a des règles en fonction de la longueur et de l'épaisseur. Il me semble me souvenir que le Maître des Rampes en avait parlé.
Je préfère peindre les pièces peintes avant assemblages sur des pièces non peintes de manière à éviter les problèmes que tu soulèves (limite pas nette, etc).
Mais attention, la colle ne tient pas vraiment sur de la peinture. Si elle adhère à la peinture, ensuite, tout tient grâce à l'adhésion de la peinture sur le bois, ce qui n'est pas évident...
Donc à mon sens, ne pas peindre les parties qui vont être en contact, peindre seulement quelques mm au bord de la partie cachée à encoller, en faisant attention que cette couche soit très fine.
Je n'ai peut-être pas tout compris, mais pour suspendre quelque chose au plafond, je ferais:
- Une baguette en forme de queue d'aronde mâle vissée au plafond.
- Une queue d'aronde femelle vissée sur le haut du caisson,
- On enfile le caisson en le glissant par le coté dans la queue d'aronde (il faut avoir de la place sur le coté).
EN fait, c'est comme un french cleat, mais suspendu.
Personnellement, je ferai comme suit:
Un plan à 45° sur lequel est posé le plateau, qui peut tourner sur un axe en son centre.
Première découpe grossière à la scie à ruban.
Finition à la grande ponceuse lapidaire, toujours sur le plan incliné à 45°.
Si c'est une grande table, il vaut mieux être deux pour tenir l'ensemble.
Si je n'avais pas de grand lapidaire, je ferais un montage pour bien tenir une ponceuse à bande, et pareil, finition en faisant tourner le plateau.
Avec un peu d'imagination, il y a plein de méthodes possibles, plus ou moins faciles à mettre en place, et en fonction des outils que l'on a.
Pour avoir le même rendu que l'original, je ferais ... comme l'original...
Pieds verticaux ronds ( on trouve des tringles à rideaux, ou des manches d'outils déjà ronds en GSB), et les traverses non pas de section carrées comme sur ton plan, mais de section rectangulaires, plus hautes que larges (par exemple, 8x2, ou 10x3 cm). Le fait que les traverses soient plutôt hautes, c'est d'ailleurs ce qui donnera de la rigidité à l'assemblage avec les pieds verticaux.
Autre possibilité:
Des pieds en métal (tubes alu de 20 mm ) et des trous de 20mm dans les traverses ( de 10x3 cm), dans lesquels sont enfilés et collés les tubes. C'est même sans doute ce que je ferais car c'est l'assemblage qui sera de loin le plus rigide.
Pour l'assemblage au milieu, j'irais même plus loin que Sylvain: découper dans du cp fin une forme en étoile à 3 branches, un trait de scie dans les traverses, et assemblage en enfilant les branches de l'étoile dans le trait de scies des traverses. C'est encore plus rigide et robuste.
On peut arriver à quelque chose de pas mal avec une "boite" et une défonceuse qui coulisse dessus. Sur un "mat" de 3,5m, il vaut mieux être 2 pour le faire. Finition à la ponceuse et à la main.
Pour la finition à la main, coller du papier de verre à l'intérieur d'un tube pvc; et faire coulisser le tube pvc sur le "mat".
On peut aussi faire l'usinage en faisant tourner le "mat" au dessus d'une lame de scie circulaire, avec la "boite" adéquate.
Cela dépend de ton budget et si tu veux faire une oeuvre d'art ou pas.
Des chevrons ou bastaings en résineux coûtent bien moins cher que du chêne ou du hêtre. Le problème essentiel des résineux, c'est que c'est tendre. Cela va s'abîmer vite, avec les coups, etc. Mais si cela ne te gêne pas (d'ailleurs, l'établi en chêne s'abîmera aussi...), tu peux très bien utiliser du résineux de GSB.
Le résineux sera moins lourd que le bois "noble", et pour un établi, il faut qu'il soit lourd. Mais dans ce cas, il suffit de rajouter des poids en bas...
J'ai un projet d'établi (un autre ...), qui sera fait essentiellement en bastaings tout jaunes de pas très bonne qualité de chez le GSB du coin, car il n'est pas cher du tout. Ensuite, j'habillerai le tout (plateau, pieds et traverses), avec des planches peu épaisses en chêne ou en hêtre. Je pensais également à des lames de terrasse en bois exotique (cumaru ou autres). On en trouve d'occasion sur le bon coin à pas cher. De ce fait, j'optimise les coûts: du bois pas cher pour l'infrastructure cachée, et du bois plus noble pour l'habillage.