Pour une raboteuse, 18 cm, de long, c'est limite limite, non ? attention, danger...
Avec une scie à ruban, aucun problème, puis rabot ou ponceuse.
Sinon, scie à main, rabot, ponceuse.
Ou scie sous table avec un gabarit, de préférence sur un chariot de coupe, lame montée au maximum, puis finir à la scie à main.
Le travail du mélaminé, du MDF ou du Valchrotruc, n'est pas des plus agréable... Cela génère de vilaines poussières pas bonnes du tout pour la santé... D'autre part, la durabilité à long terme du MDF ou du Valchrotruc (c'est pareil, mais du marketing en plus), n'est pas vraiment assurée. Cela s'abîme vite. C'est du carton. Un coin de porte en Valchro ne reste pas net très longtemps.
Peut-être pourrais- tu essayer de travailler un contreplaqué de qualité, hêtre ou bouleau, ou baubuche.
Le contreplaqué de hêtre ou de bouleau n'a rien à voir avec les cp de GSB en pseudo okumé ou peuplier.
C'est plus agréable à travailler et les chants peuvent donner un certain graphisme. On peut faire de très beaux meubles de style contemporain, scandinave ou mid-century avec.
Le bois est une matière naturelle, non homogène, avec des "défauts" que parfois on qualifie de "beaux" et d'autres que l'on a envie de faire disparaître... Tout cela dépend bien sûr de la personne, de l'époque, des goûts et des vents dominants...
Pour enlever le défaut, tu peux recouper les planches. C'est une solution radicale et efficace.
Tu peux aussi essayer de faire un travail sur toi, qui te permettra de faire en sorte d'accepter la tache, et qui sait, de lui trouver une beauté que tu n'avais pas vue à l'origine... Accepter les choses telles qu'elles sont, petit scarabé...
Le "chêne vert", c'est une espèce de chêne. Et il n'est pas très approprié pour faire du meuble, en effet.
Du temps de ma jeunesse folle, je me souviens qu'on avait à l'école primaire des cours de sciences naturelles, avec une belle et grande affiche suspendue au tableau, qui montrait différentes espèces de chênes, le chêne pédonculé, le chêne chevelu, le chêne vert...
Konnichi-wa !
Euh, tu es toujours au Japon, et tu fais ton atelier dans l'entrée, le Genkan ? Sais tu que le Genkan, c'est un endroit très particulier, l'entre-deux entre l'extérieur et l'intérieur de la maison. C'est ce qui "apparait" aux étrangers, le tatemae... Donc, il faut que cela soit impeccable... ;) Je comprends que Oku san commence à emettre des remarques... ;)
Voici une idée vite fait pour un établi à la fois déplaçable sur roues et pliant contre le mur.
Le plateau jaune est fixé sur la plaque orange avec de grosses charnières ou des gonds. Il est également fixé sur les pieds rouges par des boulons traversant les traverses jaunes.
Les pieds sont fixés sur la plaque orange par des gonds ou grosses charnières.
Des entretoises marron en diagonale rigidifient à l'avant. Egalement boulonnées dans les pieds.
Quand tout est boulonné, il est très rigide et stable (on peut faire les entretoises diagonales un peu plus épaisses que sur le dessin).
Il est déplaçable sur roues.
Quand on veut le replier contre le mur, on déboulonne les entretoises marron, et le plateau des pieds, on relève le plateau et on le fixe au mur (crochets ou autres). Les pieds sont alors repliés contre la plaque orange et le tout est alors gentiment replié contre le mur. Comme le plateau est fixé au mur, cela ne se renverse pas.
(il me semble que quelqu'un avait déjà montré la même idée du plateau qui se fixe au mur avant de replier le reste, mais je ne retrouve pas...)
(EDIT) J'ai rajouté des plaques à l'avant, en remplacement de l'entretoise, et sur les cotés des pieds. Quand on replie, tout est caché.
C'est aussi une machine qui peut être très dangereuse si elle est mal utilisée (retour de la pièce à usiner, blocage dans l'outil, morceau de l'outil qui casse et s'envole vers l'opérateur, etc...).
Il vaut donc mieux apprendre à s'en servir avec quelqu'un qui maîtrise la chose et cela prend un peu de temps... Apprendre sur un livre peut être assez risqué, il y a plein de choses qui n'y sont pas dites.
Un film ancien sur la sécurité à la toupie, qui me semble intéressant:
Le prix du bois varie pas mal en fonction des régions, mais aussi des scieries. Cela dépend si l'essence est plus ou moins cultivée localement et des volumes traités par la scierie en question.
Pour des ventes aux particuliers, sur des volumes réduits, c' est aussi parfois à la tête du client. Il faut y aller avec une vieille bagnole, vêtements de travail usagés, ne pas avoir l'air du parigo en goguette et ne pas dire que c'est pour une "table de jardin" (table de jardin, table de jardin, est-ce que j'ai une tête à avoir une "table de jardin", moi? pense le monsieur de la scierie...).
Il faut aussi négocier gentiment, sans nécessairement croire que le vendeur est un voleur (il doit vivre, lui aussi).
Si la question est financière, y a pas photo... Tu rentabiliseras bien mieux tes choux en dormant, avec la location d'appart à la mer, qu'en réalisant ton atelier...
Mais la question n'est peut-être pas que financière, et il y a la notion de "plaisir" à mettre en balance...
Pour l'investissement en machines, prend de l'ancien en occase, c'est bien moins cher, et souvent de meilleure qualité...
Une formation, cela dépend des formateurs, mais aussi et principalement de soi. Une formation, ce n'est pas quelque chose que l'on reçoit, mais quelque chose que l'on prend! Une formation, c'est nous-même qui faisons en sorte d'en extraire quelque chose. Donc, se préformer, apprendre autant que possible les bases avant de commencer, et toujours essayer d'aller plus loin, se surpasser.
L'école d'Avignon a bonne réputation. Je connais un ébéniste, ancien informaticien, qui a fait cette école. Il en était content. Il fait maintenant de superbes choses.
Mais c'est cher. Cela suppose un investissement en temps, en argent, vivre hors famille et amis pendant un an...