Beau projet!
N'hésite pas à surdimensionner, cela ne coûte pas grand chose en plus.
Le châssis a un fond ? ou des diagonales ? de manière à le rigidifier et éviter qu'il ne se déforme. Il faut que cela soit une vraie boite de torsion.
Pourquoi rajouter des profilé sur lesquels tu fixes les rails ? Le châssis sera bien assez rigide ainsi, tu peux fixer les rails directement sur les traverses en bois et tu économises le prix des profilés.
Le portique, la partie mobile transversale est totalement sous dimensionnée et bien trop frêle (c'est une erreur fréquente). Ce portique supporte tous les efforts, dans toutes les directions. Il faut qu'elle soit le plus rigide possible? et dans tous les sens. La poutre doit être plus large et les flancs doivent être bien bien plus épais et consolidés par des contreventements (sinon, cela va se déformer latéralement).
sur mon projet (en stand by par manque de temps), j'ai conçu un portique très large et bien rigide:
La rigidité d'une poutre dépend du cube de la hauteur de la section (une poutre de 20 cm de haut sera 8 fois plus rigide qu'une poutre de 10 cm). La largeur de la poutre a moins d'influence.
Donc, en théorie, une poutre "composite" en I, haute et étroite a un grand intérêt. La partie plate du haut agit en compression, et la partie plate du bas agit en tension. Elle est très rigide, et reste légère.
Ensuite, en pratique, tout dépend comment elle est réalisée et montée...
Comme ça, vite fait, je verrais plusieurs solutions:
1- Au rabot, à la main.
2- Avec une fraise sur un flexible (comme les dentistes) et finition à la ponceuse ou à la main.
3- Sur une scie sous table, lame inclinée, le plateau à la verticale, lui même sur un plan incliné dans la longueur.
Les lames, il suffit de les nettoyer et de les aiguiser...
Quant aux manches, ils sont superbes! Ils ont vécu, il y a de la patine, de la sueur qui est passée dans le bois, on sent les efforts, la passion, la patience... Surtout n'y touche pas, sauf s'ils ont vraiment du jeu ou s'ils tombent en morceau.
Il y a un principe fondamental dans l'univers, c'est le principe d'entropie.
En l'occurrence, l'entropie de l'univers augmente... C'est à dire que le désordre s'accroît, que la perfection est vouée à se désagréger, c'est la vie... ;)
(Pour répondre à ta question: laisse la poussière s'entasser et remplir les rayures, cela va les cacher... D'ailleurs, franchement, ces rayures, on les voit même pas...)
La plupart des billots de boucher anciens ou modernes, ont des équerres aux coins et pas de cerclage. Il suffit de faire une recherche sur Google.
Le bois de bout est entouré d'une alèse, qui n'est pas fermement collée, de manière à assurer les variations de dimension. Les équerres servent à maintenir cette alèse.
Bonjour,
Je crois que j'avais déjà donné le lien concernant l'histoire de ce monsieur, dans le Val d'Oise. Il a eu droit à plusieurs articles de journaux:
lesnouveauxaud...atelierduhibou/
cnp.fr/ATousNo...s/Julien-Legras
Sinon, j'ai eu en effet une carrière dans la banque, finance et assurance, avant de me lancer depuis 10 ans dans les constructions de machines en bois (des télescopes). Si tu as des questions, n'hésite pas!
Ce genre d'assemblage force beaucoup sur les planches, notamment la partie extérieure de la découpe. Or le noyer est un bois dur mais qui casse facilement le long du fil. La partie extérieure risque donc assez facilement de casser si le lit est soumis à des contraintes et mouvements "divers et variés" surtout si en plus, il y a des pieds, ce qui démultiplie les contraintes.
S'il n'y avait pas de pieds et si le cadre reposait directement sur le sol, ce serait déjà plus robuste.
La précision dans une scie sous table dépend du guide. C'est ce qui fait la différence entre les machines à 200/300 € et celles à 600 et plus.
Le coeur de la machine, le moteur et la lame est le même sur ces petites machines.
A mon sens, la différence dans le guide ne justifie pas du tout la différence de prix. Il est en effet extrêmement facile de se bricoler un guide qui tient la route, rigide, précis, etc. On peut bricoler un système de réglage fin avec une simple tige filetée, bien plus précis qu'une crémaillère.
De même pour les systèmes de protection, traîneaux de coupe et poussoir.
Pour les lames, il suffit de se procurer de bonnes lames, quelque soit la machine.
Voir ce que j'ai fait sur mon Evolution Rage S 5 à 250 €. Avec les améliorations que j'ai apportées, j'ai une machines très précise, et entièrement sécurisée. Et cela m'a pris très peu de temps pour apporter ces améliorations.
Donc, pour moi, pour un amateur, mettre 500 € ou plus dans une machine ne se justifie pas du tout.
Mais bon, les Dewalt sont à la mode, ils ont su faire un bon marketing bien relayé par toute la bande des youtubeurs rémunérés, et les gens aiment bien consommer, se faire avoir et croire que parce qu'ils ont mis le prix, ils ont acheté un truc bien meilleur... C'est humain...
Cela ne paraît pas très compliqué à bricoler, cette machine, mais il faudrait y rajouter pas mal de protections et des guides qui soient de vrais guides et pas une simple cale au bout d'une tige filetée.
Telle qu'elle est montrée, cela me paraît très dangereux, cette machine. Je sais, on n'est pas des mauviettes et on est là pour prendre des risques, mais quand même... Avec une grosse fraise comme sur la photo, il suffit d'avoir un endroit dans le bois un peu plus dur, une irrégularité, ou une moment d'inattention, et la fraise accroche, broute, saute, et c'est toute la machine qui devient hors de contrôle...
Une idée... Je découperais à la scie à chantourner d'abord la partie sombre (femelle). Je ferais en sorte que tout soit bien propre et les courbes bien linéaires, en ponçant les bords avec une petite fraise douce cylindrique à la perceuse colonne (ou à la lime).
A partir de ces éléments, je tracerais les parties mâles. Je découpe en laissant 1 mm de plus et la encore, je ponce à la fraise sur la perceuse colonne, pour que tout soit bien linéaire.
Je retourne les pièces mâles, et avec une fraise douce en V, je ponce le mm qui reste et même un peu plus sur la partie supérieure de la pièce (chanfrein). On peut faire cela également à la lime.
J'ai donc des pièces mâles dont les chants sont en biseau (cône).
J'enfonce alors mes pièces mâles côniques dans les parties femelles, en forçant un peu (maillet, serre-joints, presse). Les pièces males ne s'enfoncent pas complètement, je ponce donc ce qui dépasse.
Normalement, cela devrait être pas trop mauvais...
Comme à l'arrière, les pièces mâles ne vont pas affleure,Je barbouille les parties en creux à la colle époxy, et je colle le tout sur une planche.
Sinon, faire comme moi: faire des trucs simples, et dire que "simple is beautiful"... ;)
On trouve des planches de chêne en GSB, longueur 2 m, largeur 18 cm, épaisseur 2 cm, pour 24 €.
bricodepot.fr/...0-mm/prod55688/
C'est cher, mais c'est moins cher que ce que j'obtiens en scierie pour la même chose... Le délignage, dégauchissage et rabotage sont dévoreurs de main d'oeuvre, donc, ont un coût, c'est normal. Sans parler des pertes (facteur 2 comme le dit Boris, quand on sait acheter, ce qui n'est pas si évident) et du coût d'investissement des machines.
Acheter du bois brut, pourquoi pas, mais vu l'investissement en machines, puis le temps passé au délignage, rabotage, etc, il peut être intéressant pour un amateur qui fait un truc de temps en temps, de payer pour avoir des planches rabotées prêtes à l'emploi. C'est même ce que je recommande.
Pour un professionnel, c'est différent. Et encore... Cela se discute: Une grande scierie, disposant de tout le matériel automatisé pour dégauchir et raboter, aura un coût de revient moindre qu'un artisan qui doit amortir ses machines sur un volume bien moins important, et sera moins efficace que la grosse scierie. Si l'artisan sait bien négocier avec la scierie, il devrait obtenir un coût final moins important que s'il le fait lui-même. Sachant qu'ensuite, il pourra se consacrer à ce qui fait vraiment sa valeur ajoutée, le travail affiné du bois, la conception, les assemblages, ajustages, etc... C'est une question de productivité relative et d'allocation de son temps.
Mais plus généralement, il faut bien se mettre dans la tête que le travail du bois en tant que bricoleur, c'est un passe temps qui coûte cher...